Bonjour à tous et à toute !

Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour tous vos messages et j'aimerai vous rassurer. J'ai fait un gros travail sur moi il y a un an déjà. Le petit travail que je souhaite faire c'est juste par curiosité. Je n'ai absolument pas l'intention de changer ! Imaginez si je suis pire après !

Comme pour le dernier chapitre, j'écris les réponses aux commentaires un jour ou deux avant d'écrire le chapitre, cela me permet de me concentrer uniquement sur mon chapitre en cas de panne d'inspiration.

Disclaimer : Rien ne m'appartient, j'emprunte les personnages soit à l'histoire soit à Sir Arthur Conan Doyle soit à Mark Gatiss et Steven Moffat. Je ne touche aucune rémunération pour ce que j'écris.

Résumé des chapitres précédents : John Watson, fils de la bourgeoisie anglaise, s'engage dans l'armée afin de prouver à son père qu'il vaut mieux que ce qu'il pense. Au lendemain de la déclaration de guerre par le roi Georges VI, il est envoyé comme médecin dans un hôpital militaire du sud de l'Angleterre. Alors qu'il pensait finir la guerre dans cet hôpital, il est appelé au front, rejoignant la 11ème division blindé de l'armée américaine. Il vivra, en tant que médecin de l'unité, le débarquement de Normandie, la bataille des Ardennes et l'avancée en territoire allemand et autrichien. Il participe à la libération du camp de Mauthausen, camp de concentration de niveau III. Il y rencontre Sherlock Holmes, qu'il prend sous sa protection. Le voyage de retour vers la France est chaotique mais l'intervention de Mycroft l'adoucira suffisamment pour laisser entrevoir un rapprochement entre les deux hommes. Nous les avons quittés alors qu'ils s'en allaient de Holmes Manor, John pour le QG des armées et Sherlock pour le 221 B Baker Street. John ayant trois semaines pour se trouver un logement, son logeur, Mike Stanford lui donne l'adresse de trois appartements qui pourraient lui convenir. Et dans le dernier appartement, il retrouve Sherlock. Le début de leur colocation voit les deux hommes se rendre à Buckingham Palace pour une commémoration.

Réponse aux commentaires :

Liseron : Si tu aimes les sous-entendus, tu vas être servie avec ce qu'il va se passer dans ce chapitre !

Choupette50 : Ne reste pas trop longtemps sur ton bûcher Choupette, on ne retrouvera rien de toi sinon. Mais dis-moi, tu t'en poses des questions ! Pour moi, il n'y a rien de plus simple. L'amour c'est de l'amour, quel que soit le sexe de la personne qu'on aime.

Theincredibleinkspitter : Arriverais-je un jour à écrire ton pseudo sans devoir le vérifier deux fois ? Quel pauvre amoureux tu as. Il accepte de te laisser dans le silence ? Tu en as de la chance !

Barjy02 : Alors comme cela, tu me découvres à travers mes petits prologues ? J'aime cette idée ! Oh ne t'inquiète pas, tu vas aimer ce qu'il va se passer dans ce chapitre. Des larmes, des rires, de l'action et peut-être une révélation. Peut-être hein !

Nikitta68 : Sherlock peut être adorable quand il le veut. La preuve avec Maud !

Clina9 : La jalousie est un vilain défaut parait-il. Mais il se pourrait bien que ce soit une bonne chose finalement.

Electre1964 : Pour ma part, je préfère les bruns mais c'est vrai que John est beau dans son genre. Vraiment le genre de force tranquille qui m'attire en général.

Glasgow : Ce n'est pas lui qui va gâcher la soirée de John ! C'est lui qui l'a voulu et puis, il n'aura pas le temps !

Apolitique et agnostique, je manipule les idées politiques et les croyances sans aucun problème de conscience. Ceci dit, certains passages peuvent vous choquer alors qu'ils me paraîtront parfaitement acceptables. Dans ce cas, faites donc une remarque et je m'efforcerai de me corriger au plus vite.

Je remercie les lecteurs anonymes, ceux qui ne laissent pas de commentaires, ceux qui placent mon histoire en favorite story ou qui la suivent. Je remercie également les gens qui me suivent depuis le début ou qui me découvrent en cours de route. Je vous embrasse tous, c'est aussi pour vous que j'écris cela.

Bonne lecture et on se retrouve en bas.

Magdaline

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Chapitre 19 :

La cérémonie avait commencé depuis plus d'une heure. Le couple royal avait fait son entrée peut après la séparation des deux femmes et Sherlock n'avait toujours pas bougé.

John, plongé dans ses souvenirs et écrasé par la solennité du moment, avait baissé la tête afin de cacher ses larmes. Il ne se souvenait que trop bien des morts qu'ils avaient dû laisser sur le bord de la route.

Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il n'avait vu arriver ni Maud, ni Mycroft et encore moins Sherlock.

La présence rassurante de Mary à ses côtés et la douceur et la tendresse de sa main dans la sienne lui apportait l'ancrage nécessaire afin de ne pas se perdre dans cette vague de souvenirs. Etrangement, ce n'était pas les bons souvenirs qui revenaient. Il en avait pourtant vécu un certain nombre dans son régiment. A cet instant, il ne revoyait que les mauvais souvenirs. Les corps calcinés de ses camarades morts au combat. Les cadavres de plusieurs dizaines de civils laissés là après leur exécution par les forces nazis en débâcle.

En entendant les noms de ses camarades scandés par le Général Patton, il ferma les yeux, souhaitant pour la première fois être mort à la place de ses camarades et de ces millions de personnes qui, parce qu'elles n'étaient pas conformes au canon nazi, n'avaient pas eu le droit de vivre. Pourquoi donc, lui avait survécu alors que des autres étaient morts au nom d'un idéal qu'auquel ils n'avaient jamais cessé de croire ? Pourquoi étaient-ils morts au nom de la liberté ?

Plus les discours et les énumérations avançaient, plus John se perdait dans ses souvenirs et plus il se perdait dans ses souvenirs, moins il sentait les regards posés sur lui.

Pourtant, il y avait plus de regards qui le scrutaient à ce moment que de personnes, tête haute, qui regardaient devant eux.

Chaque regard semblait absorbé par larmes qui coulaient encore librement sur les joues du médecin.

Il y avait d'abord Mary qui, dans un élan de tendresse, les essuya. Elle avait accepté l'invitation d'abord parce que cela lui permettait de passer un peu de temps auprès de lui mais aussi et surtout pour comprendre cette partie de la vie du médecin qu'il s'obstinait à cacher. De la guerre, il ne disait pas grand-chose. Il préférait parler des patients qu'il avait rencontrés en chemin, entre deux bombardements. Elle ne savait pas quel était le quotidien de cet homme doux et pourtant terriblement marqué par son expérience au combat. Elle souhaitait partager cela afin de comprendre comment John, malgré les horreurs de la guerre, avait pu survivre et garder le sourire en toute circonstance. En le voyant se fermer au fil de la cérémonie, elle se fit à l'idée qu'elle ne saurait jamais.

Derrière la Reine, assise sur un tabouret, Maud Holmes observait elle aussi le jeune médecin. Son visage marqué par les évènements s'était creusé et ses traits étaient devenus durs au fil de la cérémonie. Son attitude figée quand Mary avait posé sa main sur sa joue lui avait confirmé que le médecin n'était pas plus amoureux de la jeune femme que cela. Il avait juste trouvé en elle le réconfort adéquate et surtout convenable qu'il cherchait.

Dans un coin de la salle, Mycroft laissait passer son regard de John à Sherlock sans interruption. S'il avait été sur un cours de tennis, on aurait pu croire qu'il suivait la balle des yeux. Mais non. Mycroft observait le médecin puis les réactions de son frère quand un geste trahissait la douleur du soldat.

Pour le moment, le détective n'avait pas bougé. Tout dans sa posture nonchalante indiquait son dédain pour ce genre de cérémonie. Mais à y regarder de plus près, Sherlock avait ce regard de profonde concentration qu'il arborait quand un sujet l'intéressait particulièrement. Et ce sujet, c'était le Docteur Watson en personne.

S'il avait été plus près, Mycroft aurait pu voir les mâchoires de son frère se serrer à intervalle régulier. Sherlock bouillait intérieurement. Comment cette femelle, qui ne connaissait John que depuis peu, pouvait se permettre de le réconforter. De toute cette assemblée, le seul pouvant le faire, c'était lui ! Lui seul le connaissait depuis suffisamment longtemps et il n'y a qu'à lui qu'allait les gestes de tendresse du médecin. N'étais-ce pas dans ses cheveux que le médecin passait ses mains afin de le réconforter ? Non décidément, cette femme n'avait aucun droit sur son ami ! Bouillant de rage mais incapable de changer les choses sous peine de se dévoiler et de porter le déshonneur sur sa famille, Sherlock se morfondait dans son coin, attendant son heure. Quand il pourrait, sans risques, approcher John, il mettrait son plan en action. Et rien ni personne ne pourrait lui résister.

De son trône, sur l'estrade, la Reine Elizabeth d'Angleterre voyait tout ce petit monde s'agiter intérieurement. Elle écoutait son époux d'une oreille distraite et se concentrait sur les personnes qui siégeaient en face d'elle. Sherlock n'avait pas bougé depuis le début de la cérémonie. Pas même pour changer de position. Son regard fixé sur le blond en disait long.

Le discours de son époux s'acheva et elle se leva afin de prononcer le sien. A la fin de son texte, elle appellerait plusieurs militaires méritants, dont John, afin de leur remettre la Croix Militaire. Elle lut son discours sans même y penser, feignant la concentration presque aussi bien que l'amusement. Elle expliqua la raison de cette distinction et le chemin parcouru afin de l'obtenir. Elle expliqua également que sa famille n'avait pas prévu cette remise de récompense de longue date mais qu'une amie lui avait fait comprendre que beaucoup d'homme, non commandant, la méritaient. Elle termina son discours en citant les récipiendaires de la Croix Militaire.

Les nommés, étonnés, passèrent les uns après les autres devant le roi. Ce dernier accrocha la Croix sur leur poitrine et ils saluèrent avant de retourner à leur place. Quand la Reine prononça le nom du médecin, ce dernier releva la tête de surprise. Il ne s'attendait pas à être décoré.

A peine remis de sa surprise, il s'approcha de l'estrade avant d'y monter. Le Roi George lui épingla la récompense sur le torse avant de le saluer.

Sherlock ne l'avait pas lâché des yeux. Un léger sourire aux lèvres, il remarqua l'inconfort de son colocataire à se tenir ainsi, à la vue de tous. John n'avait jamais aimé être le centre de l'attention. Il vit son camarade descendre de l'estrade bien plus vite que les autres et aller se rasseoir auprès de Mary. Le brun grogna en remarquant la position de la main de la jeune femme. Non décidément, il ne l'aimait pas.

Le roi clôtura la cérémonie en les remerciant et leur indiqua la pièce où se tenait la réception en l'honneur des héros. Il les invita à passer dans l'autre pièce avant de descendre lui-même de l'estrade, la main de sa femme dans la sienne et ses filles les suivants.

John était resté assis un moment, attendant que la foule passe et que son cœur retrouve un rythme normal. Le roi l'avait décoré. Sur sa poitrine, brillait la Croix Militaire. Il n'en revenait toujours pas. Qu'avait dit son souverain ? Pour le courage et l'abnégation dont vous avez fait preuve sur le théâtre des opérations et dont vous continuez à faire preuve au service des malades. A côté de lui, Mary babillait, assurant qu'il méritait cette médaille autant que les autres. Lui ne se sentait pas méritant. Les seules personnes qui auraient pu le convaincre étaient ses patients. Mais pas un n'était présent et c'était pour le mieux.

Il pensait ne pas mériter cette médaille et n'en démordait pas.

Lorsque le flux des invités fut moins dense, il se leva, invitant Mary qui babillait toujours à le suivre dans la salle de réception. Il ne pouvait pas s'échapper. Cette réception était organisée en l'honneur des nouveaux médaillés et il en faisait partie.

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La salle de réception, comme toutes les salles de ce palais, était somptueusement meublée, la lumière faisait briller les dorures et donnait à la pièce une ambiance feutrée et majestueuse qui laissa John sans voix.

Un domestique s'approcha du couple, un plateau à la main et leur présenta deux coupes de champagne. Il repartit aussi vite qu'il était venu quand ils se servirent. Silencieux comme un chat, il semblait flotter tant sa démarche était souple et régulière.

Buvant une gorgée, John chercha un visage familier dans l'assemblée. Il reconnut sans peine Maud qui discutait avec la Reine. Il connaissait sa profession et les liens qui l'unissait à la souveraine mais savoir et voir de ses propres yeux étaient deux choses différentes.

La voir ainsi, parée de ses plus beaux atours, un coupe de champagne à la main, elle ne dénotait absolument pas dans le paysage. Il aurait voulu aller la saluer mais sa compagne était beaucoup trop prestigieuse pour qu'il ose s'approcher.

Il se détourna donc d'elle afin de continuer son observation.

Dans un coin, parlant à un homme bedonnant, Mycroft Holmes, le visage grave, semblait régler un problème de la plus haute importance. Son air sévère ne l'avait pas quitté et l'expression de son visage promettait mille souffrances à son interlocuteur si ce dernier n'était pas de son avis.

En apercevant le médecin qui l'observait, Mycroft leva sa coupe en sa direction, le saluant d'un mouvement de tête. Puis il retourna à sa conversation en voyant sa mère se diriger vers le médecin, la Reine sur les talons.

« -John ! » l'appela-t-elle

Le jeune homme et sa compagne blanchirent, anxieux de se retrouver face à une personne aussi majestueuse.

« -John, laissez-moi vous présenter sa Majesté, la Reine Elizabeth. »

John s'inclina, suivit par sa compagne qui se pencha si bas qu'elle faillit en tomber.

« -Relevez-vous Docteur Watson. »

John se releva et observa la femme qui se dressait devant lui.

« -Je suis heureuse de vous rencontrer Docteur Watson, votre courage et votre dévouement fait honneur à notre pays. »

Mary sourit, heureuse de se retrouver au bras d'un héros de guerre reconnu par la Reine. Son sourire s'agrandit quand cette dernière se tourna vers elle.

« -Vous êtes ravissante Mademoiselle, vous devez être fière de votre ami. »

Mary carra les épaules.

« -Je suis très fière de lui votre Majesté… »

La Reine se détourna rapidement d'elle, peu intéressée par le discours de cette oie blanche qui n'avait aucun intérêt.

« -Docteur, j'aimerai vous présenter un ami, il peut vous être utile. Il est très intéressé par votre méthode de diagnostic et de traitement des patients atteints de troubles psychologiques. »

Et elle emmena John avec elle, Maud dans son sillage, laissant Mary sur place, toujours inclinée dans une révérence exagérée.

Dans son coin, Sherlock souriait aux manigances de sa marraine. Décidément, il l'aimait de plus en plus.

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La réception battait son plein depuis un moment. A l'entrée, un homme en uniforme militaire observait la scène, cherchant des yeux une personne qu'il ne trouvait pas.

S'avançant dans la foule, il croisa nombre de militaires, dont la plupart avait été récemment décorés. Son attention fut momentanément détournée par un rire clair qui s'éleva à côté de lui. Portant son regard vers la source de ce bruit, il vit une femme en fourreau vert qui lui rappela quelqu'un. Mais ce n'était pas là sa cible.

Un éclat violet apparu dans son champ de vision avant de disparaitre, absorbé par la foule.

Son objectif se dévoila soudain, quand la foule, momentanément séparée en deux, dévoila une robe blanche et une écharpe bleue tout à fait caractéristique.

Il passa sa main sous sa veste militaire, attrapant l'arme coincée dans sa ceinture. Lui, un officier décoré de la Victoria Cross, n'avait pas eu de mal à entrer dans le palais. Il avait simplement arboré sa médaille, fait les gros yeux aux militaires qui gardait l'entrée quand ils avaient voulu le fouiller puis avait passé la grille sans entraves.

L'arme à la main, il visa sa cible, masquée par la marée humaine refermée. Un cri signala la présence de l'arme quand Mary, qui avait aperçu un éclat argenté, avait découvert l'homme en arme qui se tenait au milieu de la foule.

Le cri se propagea dans la salle, faisant se reculer les femmes que les hommes avaient fait passées derrière eux afin de leur offrir la protection de leur corps.

Le coup partit si vite que John eut à peine le temps de réagir. Son cerveau analysa la scène en un quart de seconde. L'homme qui n'était autre que le colonel Henry Whitehall, avait tiré en direction de la Reine.

Ses réflexes lui permirent de réagir rapidement. Il se jeta sur la Reine, la protégeant du projectile et tomba sous l'impact, emportant sa Majesté dans sa chute.

Un mouvement de panique se forma, paralysant les militaires déjà présents et faisant monter le volume sonore. La foule des gens, pressée contre les murs de la salle afin d'éviter un tir, empêchait les gardes d'entrer dans la salle.

En un instant, Mycroft prit le contrôle. Aboyant des ordres, il fit réagir les soldats qui se précipitèrent sur le colonel afin de le désarmer. L'homme, hébété, se laissa faire sans réagir. On le plaqua sur le sol alors que Mycroft continuait à donner des ordres, demandant à tous d'évacuer la salle, à sa mère de faire sortir la Reine et de s'enfermer, avec elle dans sa chambre. Le Roi, qui s'était retiré quelques instants plus tôt, pénétra en courant dans la salle, il réceptionna sa femme et sa dame de compagnie et les accompagna en lieu sûr. Les gardes du palais purent enfin arriver jusqu'au colonel qui ne bougeait toujours pas.

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De toute cette agitation, Sherlock ne vit rien, rien du tout. Tout ce qu'il vit, fut le corps de John, tombant sur la Reine pour la protéger. Il vit le masque de douleur sur le visage de son compagnon puis ses yeux se fermer dans le vain espoir de faire fuir la douleur.

Il vit le corps de son ami s'affaisser quand on dégagea la Reine de son emprise et du sang se répandit autour de lui.

Blessé.

John était blessé.

Cette simple constatation lui coupa le souffle. John, l'homme qui lui avait sauvé la vie dans ce camp de concentration, avait été blessé dans l'un des endroits les plus sécurisé de tout Londres. La vie de John, son ami fidèle et l'homme qu'il avait appris à aimer, s'écoulait pour finir dans la mare de sang qui s'étendait sur la moquette.

Comme si cette constatation pouvait le ramener à la vie plus que les cris stridents de Mary qui était passée entre les mailles du filet, Sherlock se propulsa du mur sur lequel il était appuyé depuis le début de la réception et se précipita vers le corps de son ami inconscient.

La balle, destinée à la souveraine avait traversée l'épaule du blond, le plongeant momentanément dans l'inconscience et lui faisant perdre une grande quantité de sang. Mary avait déjà les mains posées sur la plaie, tentant, de ses petites mains de femme, de faire un point de compression suffisamment fort pour ralentir l'hémorragie.

Quand Sherlock était arrivé près d'elle, il avait placé ces grandes mains sur la plaie, chassant celle de la jeune femme par la même occasion. Il était le seul à pouvoir soigner John. Il en était persuadé. Ce n'était pas cette femme qui l'empêcherait de prendre soin de son ami.

Dans son brouillard, il entendit son frère crier pour un médecin mais ses yeux étaient fixés sur le visage de John qui pâlissait à vue d'œil. Les pleurs de Mary s'estompèrent alors qu'il se concentrait pour apercevoir le moindre signe de réveil. Il n'existait plus rien autour de lui. Il n'y avait plus rien du tout à part John et ses mains qui comprimaient la plaie.

Dans sa tête, les pensées s'embrouillaient, rien de ce qu'il connaissait sur le corps humain ne lui revenait. Il était totalement perdu. La seule chose à laquelle il pouvait penser était :

« -Non, ne me l'enlevez pas. John, ne meurt pas. Pas avant que j'ai pu te dire ce que je ressentais pour toi. Ne meurt pas. John, reste avec moi. »

Un médecin de la famille royale, s'agenouilla près de John. Il prit rapidement des constantes du patient avant de demander à Sherlock d'ôter ses mains afin d'examiner la plaie.

Mais Sherlock se refusait à enlever ses mains. S'il ne continuait pas à faire pression, le sang se remettait à couler et John en perdrait trop. Si John n'avait pas assez de sang, Sherlock le perdrait. Il le perdrait pour toujours. Et il ne pouvait pas se résoudre à cela. Gardant obstinément les mains que la plaie, il appela John, voulant le faire réagir et revenir vers eux.

Mais rien n'y fit, le médecin insistait et John ne se réveillait pas.

Une main se posa sur son épaule, la serrant afin d'appuyer les propos qui allaient suivre.

« -Tu dois lâcher Sherlock. »

Secouant la tête, le détective se refusa à lâcher son ami.

« -Le Docteur Becker doit examiner la plaie. Il perd trop de sang, il fait que tu le lâches. Il faut qu'il soit examiné. »

Mais Sherlock s'y refusait toujours.

Prenant sur elle malgré l'urgence de la situation, la voix renchérit.

« -Sherlock, lâche le Docteur Watson, sa vie en dépend. »

A cette phrase, le sang de Sherlock ne fit qu'un tour. Il devait le lâcher. S'il voulait que John vive, il devait le lâcher.

Retirant précipitamment ses mains, il fut relevé et éloigné par une paire de bras fins. Il se retourna et croisa le regard clair de la Princesse Margareth.

« -Laisse le Docteur Becker s'occuper de lui. C'est un très bon médecin. Le Docteur Watson est entre de très bonnes mains. »

Incapable de garder son regard loin de John plus d'une minute, Sherlock ignora son ami d'enfance et planta ses yeux gris sur la scène qui se déroulait devant lui.

Il vit le médecin s'entretenir avec deux jeunes femmes qu'il identifia comme des infirmières. Son regard passa de l'une à l'autre alors qu'un brancard militaire entrait dans la pièce, porté par deux jeunes hommes.

Ils placèrent John sur le brancard, laissèrent le médecin poser une dernière compresse sur la plaie et sortirent de la salle.

« -Allez viens, suivons-les. »

Sherlock suivit la Princesse Margareth dans les couloirs du palais, sur les traces du médecin. La main dans celle de son amie d'enfance, il se laissa guider jusqu'à une antichambre pleine de sièges confortables.

La princesse le fit s'asseoir, murmura un mot et partit.

Sherlock était hébété. John, son John était dans la pièce attenante et lui ne pouvait rien faire pour l'aider. Pour soigner ses blessures.

Impuissant, il amena ses jambes contre sa poitrine et attendit, les yeux fixés sur la porte.

Dans les minutes qui suivirent, Maud, Mycroft, Margareth et la Reine Elizabeth le rejoignirent, prenant place à ses côtés afin de veiller avec lui. Sherlock ne leur accorda pas un regard.

C'est ainsi que commença la longue attente, celle que Sherlock n'oublierait jamais.

A SUIVRE…

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Bon bah voilà, encore un de cuit. On est le 13 Juillet, il est 21h22 et je vais au feu d'artifice de ma ville ! Qu'est-ce-que je sors en ce moment, c'est dingue !

Quelques précisions sur la croix militaire :

La Military Cross (MC) est la troisième plus haute décoration militaire décernée aux officiers et, depuis 1993 aux autres catégories de grades de la British Army et auparavant aux officiers des autres pays du Commonwealth.

La Croix Militaire (Military Cross (MC)), est créée le 28 décembre 1915 par le roi George V (1965-1936). À l'origine, elle est décernée aux officiers subalternes, c'est-à-dire d'un rang ne dépassant pas le grade effectif de capitaine (les commandants à titre temporaire et par intérim y sont admissibles) ou aux sous-officiers supérieurs (Warrant Officer)(adjudant, adjudant-chef et adjudant-major), en reconnaissance de services distingués et méritoires au combat ("distinguished and meritorious services").

En 1916, la décoration est autorisée pour les marins et les pilotes (de la Royal Air Force).

En 1920, les conditions sont modifiées. Elles précisent clairement que la croix doit reconnaître les services courageux et distingués en présence de l'ennemi ("distinguished services in action"), et que les officiers de la marine et de l'aviation peuvent l'obtenir pour des services courageux et distingués au sol.

À partir de 1953, les commandants (Major) peuvent la recevoir.

Pour chaque acte supplémentaire de bravoure, une barrette en argent est ajoutée sur le ruban de la médaille. On dit alors MC and bar. En petite tenue, la barrette est représentée par une rosette d'argent sur le ruban. Par contre les lettres post-nominales restent MC.

10 000 Military Cross furent décernées pendant la Deuxième Guerre mondiale dont 500 seulement avec une barrette.

Depuis 1993 et la suppression de la Médaille Militaire (Military Medal), elle est admissible aux militaires de tout grade et de toute arme.

La Military Cross est désormais la troisième décoration pour bravoure après la Victoria Cross et la Conspicuous Gallantry Cross.

La MC, qui ne peut pas être décernée à titre posthume, est donnée au personnel militaire en reconnaissance de leur « … noblesse lors d'opérations actives contre l'ennemi » (… gallantry during active operations against the enemy)

S'il reste des fautes d'orthographes, j'en suis navrée.

J'espère vous revoir au prochain chapitre.

Bises

Magdaline.