Bonjour à tous !
Oh la semaine que je viens de passer ! Elle a commencée par un accrochage avec un autre automobiliste qui ne voulait pas faire de constat et voilà que maintenant il veut que je paye les réparations de sa voiture… Mais ça se règle dans la semaine et en ma faveur !
Ensuite, j'ai déchiré ma robe préférée et enfin, il fait vraiment trop chaud !
Mais bon, je vais en sortir sans problème ! Enfin j'espère.
Réponses aux commentaires :
Liseron : Professeur Magdaline ! J'adore ! Alors comme ça on a le moral dans les chaussettes ? Que se passe-t-il donc ? En tous cas, je suis heureuse de te remonter le moral.
Choupette50 : Le problème des carcans, c'est qu'il est très difficile d'en sortir, surtout à l'époque. Ta rôtisserie ? Ah carrément ? Bon, j'espère qu'il te restera plus que les os quand cette fic se terminera.
Barjy02 : Pas de gros mots Barjy, nous sommes sur une fic tout public (Dis la fille qui a placé sa fic en rating M lol).
Theincredibleinkspitter : Non décidément, je n'y arriverai jamais ! Mon cerveau ne veut pas aligner les lettres de ton pseudo dans le bon ordre ! Ferais-tu partie de la famille du poulpe de Jamaïque ? Celui qui absorbe tout ce qui s'apparente à une histoire ?
Celtica1 : Je n'ai pas pu m'en empêcher. Je trouve que c'est juste en fait. Sachant que Maud a passé une grande partie de sa vie auprès de la Reine, qu'elle soit la marraine de Sherlock est logique.
Nikkita68 : Même sans se prendre une balle à la place de la Reine, John mérite une médaille selon moi. Comme tout le personnel soignant des armées à travers le monde et les époques.
Glasgow : Je sais, je suis une vilaine fille ! J'aime vous torturer ! Oui, Mary passe pour vraiment inutile. C'est dommage, c'est un personnage que j'aime bien au fond. Je ne vais par torturer Sherlock trop longtemps. Enfin, je crois.
Vera Spurnes : Pas besoin d'empêcher Sherlock de se jeter sur Mary. Il a une marraine tout à fait disposée à la faire disparaitre d'une pichenette ! J'aime travailler le personnage de John, il est fascinant, pas encore suffisamment délimité par les scénaristes pour qu'on puisse jouer avec. Sherlock est déjà trop connoter.
Alex : Bienvenue à bord Alex. Je suis heureuse que tu aimes mon travail, c'est un très gros travail à la fois historique et artistique qui me prend beaucoup de temps et d'énergie. J'aime que cela plaise. La référence à Gotye n'est pas faite exprès, je ne l'avais même pas vu. Je voulais juste trouver un titre en anglais, parce qu'en français cela ne sonnait pas terrible. Sherlock est OCC, je sais, mais j'ai du mal à entrer dans la psychologie du personnage et à en tirer le meilleur. Il est tellement complexe qu'il me manque des clés essentielles pour comprendre le personnage fascinant que Moffat, Gattiss et surtout Conan Doyle ont imaginé. Quant aux détails, c'est ça qui fait qu'une fic est crédible. Je suis historienne de l'art, je me considère comme historienne avant tout, et il est essentiel pour moi que les histoires raconte aussi l'Histoire de manière ludique. C'est comme cela qu'on apprend. Même si vous apprendre des choses n'est pas mo, but premier. Merci d'avoir lu malgré les aprioris. J'espère que ce chapitre te conviendra.
Disclaimer : Rien ne m'appartient, j'emprunte les personnages soit à l'histoire soit à Sir Arthur Conan Doyle soit à Mark Gatiss et Steven Moffat. Je ne touche aucune rémunération pour ce que j'écris.
Résumé des chapitres précédents : John Watson, fils de la bourgeoisie anglaise, s'engage dans l'armée afin de prouver à son père qu'il vaut mieux que ce qu'il pense. Au lendemain de la déclaration de guerre par le roi Georges VI, il est envoyé comme médecin dans un hôpital militaire du sud de l'Angleterre. Alors qu'il pensait finir la guerre dans cet hôpital, il est appelé au front, rejoignant la 11ème division blindé de l'armée américaine. Il vivra, en tant que médecin de l'unité, le débarquement de Normandie, la bataille des Ardennes et l'avancée en territoire allemand et autrichien. Il participe à la libération du camp de Mauthausen, camp de concentration de niveau III. Il y rencontre Sherlock Holmes, qu'il prend sous sa protection. Le voyage de retour vers la France est chaotique mais l'intervention de Mycroft l'adoucira suffisamment pour laisser entrevoir un rapprochement entre les deux hommes. Nous les avons quittés alors qu'ils s'en allaient de Holmes Manor, John pour le QG des armées et Sherlock pour le 221 B Baker Street. John ayant trois semaines pour se trouver un logement, son logeur, Mike Stanford lui donne l'adresse de trois appartements qui pourraient lui convenir. Et dans le dernier appartement, il retrouve Sherlock. Le début de leur colocation voit les deux hommes se rendre à Buckingham Palace pour une commémoration. La cérémonie se termine par une blessure pour John et une peur de tous les diables pour Sherlock.
Apolitique et agnostique, je manipule les idées politiques et les croyances sans aucun problème de conscience. Ceci dit, certains passages peuvent vous choquer alors qu'ils me paraîtront parfaitement acceptables. Dans ce cas, faites donc une remarque et je m'efforcerai de me corriger au plus vite.
Je remercie les lecteurs anonymes, ceux qui ne laissent pas de commentaires, ceux qui placent mon histoire en favorite story ou qui la suivent. Je remercie également les gens qui me suivent depuis le début ou qui me découvrent en cours de route. Je vous embrasse tous, c'est aussi pour vous que j'écris cela.
Bonne lecture et on se retrouve en bas.
Magdaline
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Chapitre 20
La patience de Sherlock s'épuisait au fil des heures passées sur ce fauteuil. En trois heures, il n'avait pas changé de position, serrant de plus en plus fort ses bras autour de ses jambes afin d'arrêter de trembler.
Les heures et les minutes passants, le personnel médical entrait et sortait, de cette chambre interdite à tous visiteurs. La famille de Sherlock s'était relayée à ses côtés afin de le soutenir mais la fatigue était tombée, les emportant vers le sommeil réparateur que leur corps leur demandait.
Vers trois heures du matin, le médecin de la famille royale passa la porte, une serviette tâchée de sang entre ses mains et les traits tirés.
Il se dirigea vers le brun en terminant de s'essuyer les mains.
« -Monsieur Holmes ? » Demanda-t-il en soupirant.
Sherlock leva les yeux vers l'homme qu'il n'avait pas vu arriver, malgré son regard fixé sur la porte. Paradoxalement alors que tout le personnel médical ouvrait la porte de droite, le médecin était sorti par la porte de gauche, d'où l'inattention du brun.
« -Comment va John ? » Demanda-t-il en se relavant précipitamment.
Il était plus grand que le Docteur Hartwood. Ce dernier dût lever la tête pour voir son interlocuteur.
« -Le Docteur Watson va aussi bien que possible. »
Le soupir qui échappa de Sherlock fut tout à fait inconscient et très bruyant.
« -La balle était destinée à la Reine, elle est allée se ficher dans l'épaule et a transpercé l'omoplate. Mais elle y est restée. Nous avons dû l'extraire sans endommager l'os. C'est cela qui nous a pris le plus de temps. Il a fallu ensuite réparer les tissus. Nous avons fait ce que nous pouvions mais il a perdu beaucoup de sang. Il doit se reposer. »
Sherlock ne s'était pas aperçu qu'il s'était arrêté de respirer pendant la tirade du médecin. La grande inspiration qu'il prit avant de reprendre la parole lui fit prendre conscience de son arrêt respiratoire.
« -Va-t-il s'en sortir ?
-Il va lui falloir du temps et beaucoup de repos. »
Une idée traversa l'esprit du détective à ces mots.
« -Peut-il rentrer à la maison ? »
Le médecin fronça les sourcils instantanément.
« -Il aura besoin de soin constants durant les prochaines heures. » Répondit-il. « Il pourra rentrer chez lui ensuite. Mais je vous déconseille un déplacement dans les heures à venir. Où habite-t-il ? » Demanda le praticien, curieux.
Sherlock allait répondre vertement que ce n'était pas ses affaires, quand la porte de l'antichambre s'ouvrit et laissa passer la Reine et les Princesses, prévenue de la fin de l'intervention par un majordome.
« -Il y a-t-il un problème avec votre patient Docteur Hartwood ? »
Le médecin ouvrit la bouche mais rien n'en sortit.
« -Ma mère vous a posé une question Docteur ! » s'exclama la Princesse Margareth.
Le médecin connaissait les liens qui unissaient la famille royale à la famille Holmes et il craignait que ses doutes, exprimés à haute voix, ne lui vaillent sa place.
« -J'interrogeais Monsieur Holmes sur le logement actuel du Docteur Watson.
-Le Docteur Watson loge au 221 B Baker Street auprès de mon filleul en tant que son colocataire et médecin. »
Le médecin réprima une nouvelle grimace.
Colocataire ? Vraiment ? La Reine et les Princesses n'avaient pas eu l'air de comprendre ce qu'il se cachait derrière le mot colocataire. Ne voulant pas se mettre en porte-à-faux, le médecin donna ses recommandations à la Reine.
« -Le Docteur Watson pourra rentrer chez lui dans quelques heures mais il devra rester alité. Je lui prescris le repos total jusqu'à la cicatrisation complète de sa blessure. En tant que médecin, il devrait approuver ce choix. »
La Reine hocha la tête.
« -Peut-on lui parler Docteur ? J'aimerai le remercier de m'avoir sauvé la vie. »
Le médecin acquiesça.
« -Bien sûr Majesté mais je ne peux que vous demander, dans l'intérêt du patient, de ne pas rester trop longtemps. »
La Reine le toisa.
« -Je l'avais bien compris Docteur. Si vous n'avez plus rien à faire auprès du blessé, vous pouvez aller vous reposer. Nous vous ferons appeler en cas de problème. Bonne nuit Docteur. »
Le médecin s'inclina avant de disparaître.
La Reine passa devant un Sherlock terrifié. Ce fut Margareth qui, ne voyant pas son ami d'enfance les suivre, se retourna et l'appela.
« -Sherlock ! Si tu veux voir le Docteur Watson, c'est maintenant. »
Le brun accrocha le regard de la princesse. Pétrifié à l'idée de voir son sauveur mal en point, il n'osait pas bouger.
Intriguée, la jeune femme s'approcha du brun.
« -Sherlock ? »
Mais il ne répondait pas.
« -Sherlock ! Le Docteur Watson va bien. Il est sauf et tu pourras le ramener chez vous dans peu de temps. Tout va bien Sherlock ! Tout va bien ! »
Ce fut à ce moment que Sherlock réalisa. Son cerveau, tournant à plein régime, avait déjà imaginé l'issue fatale et s'était préparé à entendre le pire des diagnostics. Seulement voilà, le pire des diagnostics n'était pas tombé et John était en vie et bien en vie. Il allait s'en sortir et Sherlock allait pouvoir le ramener chez eux dans les heures à venir.
Se rappelant de son plan initial pour ramener John avec lui à Baker Street, il se dit qu'il aurait certainement préféré laisser John partir avec Mary plutôt que de le voir prendre une balle à la place de sa marraine. Il l'aimait beaucoup certes, mais il tenait bien plus à John.
Sortant de sa transe, il suivit Margareth qui pénétrait à son tour dans la chambre du blessé.
Au début, il ne vit rien d'autre que le dos des robes imposantes des femmes de la famille royale. Il entendit sa marraine parler et les princesses remercier le médecin pour son courage. Sans lui, elles seraient orphelines à l'heure qu'il était.
La voix faible de John s'éleva pour contester ce fait. Il n'était pas un héro, juste un patriote.
Le voyant s'épuiser rapidement, elles le remercièrent une fois de plus, lui promirent de revenir et se détournèrent prêtes à sortir.
Alors qu'elles allaient franchir le pas de la porte, la Princesse Elizabeth glissa un mot au brun.
« -Ne le fatigue pas trop. Plus vite il sera reposé, plus vite il rentrera. »
Et elles sortirent sans un bruit, refermant la porte derrière elles.
Sherlock avait maintenant une vue dégagée sur la chambre et surtout sur le lit dans lequel John était allongé.
Il était aussi pâle que les draps, preuve qu'il avait perdu beaucoup de sang. Ses yeux cernés et ses traits tirés firent de la peine au détective qui ne connaissait que le médecin combattif de Mauthausen.
Un faible sourire étira les lèvres du médecin.
« -Il fallait bien que je rentre de la guerre avec une blessure non ? »
Sherlock grogna.
« -Je l'aurais simplement eu en sauvant ma Reine ! »
John eut un rire d'épuisement.
« -Ce n'est pas drôle John ! Tu aurais pu en mourir ! »
Le regard du médecin se fit plus doux.
« -J'aurai pu mourir tellement de fois Sherlock… »
Cette constatation frappa le détective en plein cœur.
« -Je suis un soldat autant qu'un médecin. Tu aurais été sauvé par un autre si j'étais mort avant d'atteindre Mauthausen. »
Sherlock secoua vigoureusement la tête. Non, il refusait cette idée.
« -Pourquoi t'es-tu jeté devant cette balle ? » demanda-t-il finalement.
John haussa les épaules.
« -Me croiras-tu si je prétends que c'était un réflexe ?
-Non !
-Alors dis-toi que je ne pensais pas mériter de médaille avant de sauver ma Reine. Maintenant, je la mérite vraiment ! »
Sherlock secoua la tête doucement. John n'avait vraiment pas conscience de sa valeur. Il faudrait lui en faire prendre conscience avant qu'il ne brade sa vie pour je ne sais quel acte de bravoure infondé.
Voyant son colocataire bailler, John l'interrogea :
« -As-tu dormi ? »
Sherlock pouffa.
« -C'est tout ce que tu trouves à dire ? Tu es blessé et tu t'occupes de ma santé ? »
Ce fut au tour de John de pouffer.
« -Si je ne le fais pas, qui le fera ? »
Les deux hommes se sourirent alors, laissant passer le soulagement entre eux.
Sherlock finit par s'approcher du lit quand il vit les yeux de son colocataire papillonner.
« -Tu devrais dormir. » Conseilla-t-il au médecin amusé.
« -Oui Maman ! » répondit ce dernier en lui tirant la langue après coup.
« -Tu n'as besoin de rien ? » demanda encore le détective.
Le médecin ferma les yeux, se sentant partir.
« -Non Sherlock, je n'ai besoin de ri… »
Le détective regarda son compagnon s'endormir. Il tira un fauteuil jusqu'au pied du lit et s'y installa, regardant son compagnon de voyage dormir. Il s'attendait à le voir se réveiller en sursaut suite à un cauchemar ou aux bons soins d'une infirmière trop prévenante mais même lorsqu'il aida la jeune infirmière à changer le bandage taché du médecin, ce dernier ne s'éveilla pas.
Le calme du palais, la respiration régulière de John et les évènements avaient fatigué le détective qui posa les bras sur le matelas avant d'y poser sa tête. Il n'avait pas l'intention de s'endormir, non. Il voulait juste alléger la charge de son dos. Il se dit que poser la tête sur ses bras ne serait pas une bonne idée pour rester éveillé mais dans cette position il pourrait surveiller John de plus près.
Et comme il l'avait prévu, cette position fut fatale à sa concentration. Il plongea si vite dans les bras de Morphée qu'il s'en rendit à peine compte.
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L'infirmière repassa deux fois cette nuit-là afin de vérifier les constantes de son patient ainsi que son pansement. Elle s'amusa de trouver le jeune homme brun assoupi auprès du blessé mais n'en dit rien. Après tout, chacun avait droit à sa vie non ?
C'est au matin, alors qu'elle avait été envoyée en éclaireur par le médecin de la famille royale, qu'elle se décida à réveiller le jeune homme. Posant sa main sur son épaule, elle voulut le secouer doucement. Elle n'en eut pas l'occasion. A peine la main posée sur l'épaule du brun que ce dernier se redressait d'un bond en la toisant froidement.
« -Que voulez-vous ? » demanda-t-il, la voix dure.
« -Le médecin va arriver ainsi que leurs Majestés. Je pensais que vous réveiller était une bonne idée. »
Sherlock n'eut pas le temps de répondre que la porte de la chambre s'ouvrit sur le médecin. Avant même que ce dernier ait eu le temps d'ouvrir la bouche, il fut coupé par la Roi Georges.
« -Sherlock ! Je vois que tu as retrouvé le chemin de ta chambre au palais ! »
Le regard insistant du monarque fit le reste.
« -Oui, et je vous remercie de l'avoir laissé en l'état. » Répondit-il, sarcastique.
L'infirmière allait rectifier l'erreur quand elle aperçut le regard insistant de la Princesse Margareth. Elle se tut en voyant que certaines choses n'étaient pas bonne à dire. Pour le Docteur Hartwood, Sherlock Holmes avait dormi dans une chambre du palais et non pas au chevet de son colocataire.
Le bruit de cette brève conversation réveilla John. Groggy, il voulut d'abord fuir la lumière du jour, bien trop agressive pour ses yeux fatigués.
Son médecin, le voyant réveillé, ne prit pas la peine de le traiter avec égard, il avait besoin de renseignement pour donner un avis favorable ou non, à son retour à Baker Street.
L'interrogatoire dura longtemps et sous le regard bienveillant de la première famille d'Angleterre. John répondit honnêtement à toutes les questions mais biaisa sur celles qu'il savait primordiales à son retour chez lui.
Le médecin l'examina puis demanda à tous de sortir afin qu'il change de nouveau le pansement de son patient.
Ils sortirent docilement, après avoir renouvelé leurs vœux de bons rétablissements.
Sherlock sortit également. Il n'avait aucune obligation et comptait bien rester auprès de John jusqu'à son retour à Baker Street. La famille royale le quitta en lui assurant toute l'aide nécessaire au rétablissement de son ami. La Reine lui apprit aussi que Maud allait arriver et qu'elle insistait pour que John vienne passer sa convalescence à Holmes Manor.
Sherlock ne montra aucune émotion, mais à l'intérieur de lui, il bouillait d'impatience, heureux de retrouver John dans un environnement familier.
Quand Maud entra, il l'embrassa avec toute la chaleur dont il était capable. Elle lui apprit également qu'elle avait demandé à Mrs Hudson de revenir vivre à Holmes Manor, le temps de la convalescence du médecin. Elle savait son fils très attaché à son ancienne nourrice et elle était la plus à même de s'occuper des garçons comme elle le faisait depuis qu'il avait emménagé.
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Dans la chambre, les tractations entre John et son médecin allaient bon train.
John ne voulait pas rester au Palais et le médecin ne voulait pas qu'il bouge plus que nécessaire. Les escaliers du 221B lui paraissaient un obstacle insurmontable pour un homme récemment blessé.
John insista pour rentrer chez lui. Il faillit renoncer quand le médecin haussa la voix, lui signalant qu'il était le médecin pour aujourd'hui et que John devait se plier à ses ordres pour cette fois.
Sherlock, qui discutait des modalités d'installation de son colocataire à Holmes Manor entendit crier.
Inquiet, il entra dans la chambre sans frapper, suivit de sa mère.
« -John ? Un problème ? » Demanda-t-il, ignorant superbement le médecin.
« -Le docteur Hartwood ici présent refuse de me laisser rentrer ! » Répondit-il en désignant le médecin de la main.
Ce dernier, bien campé sur sa position, affichait un air sévère. Tout dans sa position de son dos droit à ses bras croisés, indiquait sa résolution.
Maud, sentant son fils prêt à dire toute la vérité sur le médecin, prit la parole.
« -Quelles sont les contrindications Docteur ? »
Le Docteur Hartwood décroisa les bras, surprit du ton doux qu'employait Maud avec lui.
« -Ce sont les escaliers Lady Holmes. Ce n'est pas bon, il est encore trop faible. »
La vieille femme sourit.
« -Tout s'arrange donc. Puisque le Docteur Watson vient s'installer à Holmes Manor. Il prendra la chambre du bas.
-Mais… » Voulut intervenir John, bientôt réduit au silence par un regard du détective.
« -Dans ce cas Lady Holmes, je ne peux pas lui interdire de quitter cette chambre. »
Maud afficha un franc sourire.
« -Voilà qui est mieux ! John, vous viendrez vous rétablir au Manoir ! Sherlock, rentre à Baker Street avec la voiture, tu amèneras Mrs Hudon avec ses affaires et veille à ce que celles du Docteur Watson soient amenées à la maison le plus vite possible. Quant à vous Docteur Hartwood, j'aimerai que le Docteur Watson sorte au plus vite de cette chambre. Je dois être auprès de sa Majesté la Reine en début d'après-midi, j'entends bien installer notre blessé avant cela. »
Et elle sortit de la pièce dans un mouvement de robe, sous le regard amusé de son fils et médusé des deux médecins.
A SUIVRE….
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Fais chaud ! J'ai franchement trop chaud pour me pousser à écrire plus que cela. Petit chapitre donc, vu le nombre de mots. Mais avec cette chaleur, je ne peux pas faire autrement.
Petite précision :
D'après les journaux mondains et les spécialistes de la monarchie anglaise, la Reine Elizabeth, ici Princesse, n'a jamais prononcé le mot homosexuel et, de fait, on pense qu'elle n'admet absolument pas le fait que deux personnes de même sexe puissent avoir d'autres rapports que ceux de l'amitié.
Je m'excuse des fautes d'orthographes laissées ça et là !
J'attends vos commentaires si vous en avez.
Sherlock est vraiment très OCC quand même !
Bises
Magdaline.
