Bonjour à tous ! Ou bonsoir d'ailleurs, je ne sais pas à quel moment de la journée vous lisez vos fics. Cela m'intéresse d'ailleurs. Pourriez-vous me le dire ?
Pour être tout à fait honnête avec vous, j'ai un petit souci de freebox. Elle déraille totalement. C'est pour cela que je me retrouve devant mon écran aussi vite après la publication du chapitre précédent (que j'ai réussi à publier sur il y a moins d'une heure, heure locale lol).
Elle n'a pas apprécié le changement d'aménagement de ma chambre, je l'ai perturbé. Mais moi, cela me convient mieux. J'ai plus de place pour déplier mon bureau et travailler dessus. C'est quand même bête d'avoir un bureau et de travailler sur la table de la cuisine non ?
Enfin bref, on verra bien comment cela va se passer. Est-ce que, comme d'habitude, elle va bugger toute la nuit pour se remettre à fonctionner demain matin ou alors j'aurai le droit à un passage de technicien ? A voir. En attendant, je prends de l'avance.
J'ai été agréablement surprise devant les statistiques de lecture de mes écrits. Même les plus anciens sont visités alors qu'ils sont assez mauvais pour la plupart. Je pense aussi profiter de ce calme sans internet pour écrire un OS ou entamer une autre fic à chapitres. J'hésite.
Au final, je ne suis pas mécontente que cette box buggue. Je peux faire autre chose sans me sentir attiré par la télévision ou le net et ça me vide la tête pour l'emplir de plein d'autres choses.
Réponses aux commentaires (Que j'écris après ce chapitre pour une fois !) :
Liseron : C'est agréable de se faire chouchouter non ? Je suis certaine que ce chapitre va te contenter tout autant.
Rhéa : Welcome Back ! Je suis ravie de te revoir après ta si longue absence. Ah oui, les coquilles ! J'en ai vu une dès que j'ai posé les yeux sur ce chapitre publié. Mais c'est tellement chaotique en ce moment que je me relierai quand j'aurai terminé de l'écrire. Margareth est effectivement le prénom de Mrs Hudson. Je sais que cela fait doublon avec la princesse mais c'est un mon courant à l'époque. Oui, un baiser, reste à savoir si ce qu'il va se passer avant te plaira autant que le baiser. Merci pour ta lecture assidue et tes gentils commentaires.
Glasgow : J'essaie vraiment d'être subtile dans ma description des sentiments. Ce n'est pas facile de rester fine dans les expressions tout en gardant une certaine intensité. Je ne pensais pas y arriver si bien. Mais ton commentaire me rassure. Je n'ai pas perdu mon temps à me triturer les méninges.
Liseron : C'est vrai que ce n'est pas très bon mais Sherlock préfère qu'il soit propre pour retourner dans le lit aux draps frais qu'il a refait pour le docteur. Et puis, c'est le docteur qui est blessé et le détective (qui n'est pas officiellement docteur) qui s'occupe des soins. On ne peut pas leur demander de tout faire bien…
Yeeleen : Si tu lis les chapitres sans les commenter, ça me va aussi. Si tu commente de temps à autre, ça me va aussi. Bonne lecture.
Choupette50 : Dis-moi petite guimauve, tu veux bien ne pas fondre tout de suite ? Non parce qu'il ne restera rien de toi après ce chapitre. Merci pour tous ces si jolis compliments qui me vont droits au cœur. J'espère continuer sur cette voix et t'apporter autant de bonheur avec ce chapitre.
Nikitta68 : Si cela valait le coup d'attendre alors c'est que j'ai bien fait mon boulot. J'essaye de me dégager du temps pour vous mais cela n'arrive pas souvent. Je vais essayer de me bloquer une soirée par semaine pour écrire. Espérons que je vais m'y tenir.
Barjy02 : Mycroft est un politicien, le mensonge est son arme la plus redoutable. Mais en effet, Sherlock, pour gagner la confiance de John, il n'ira pas jusqu'à lui cacher l'identité de son agresseur. J'espère juste que sa réaction ne sera pas aussi vive que je l'imagine.
Electre1964 : Et oui Electre. Sir Arthur Conan Doyle a fait de Sherlock Holmes un descendant du peintre Horace Vernet. C'était un petit clin d'œil à l'original.
Disclaimer : Rien ne m'appartient, j'emprunte les personnages soit à l'Histoire, soit à Sir Arthur Conan Doyle, soit à Mark Gatiss et Steven Moffat. Je ne touche aucune rémunération pour ce que j'écris.
Résumé des chapitres précédents : John Watson, médecin militaire lors de la Seconde Guerre Mondiale, libère, avec sa division, le camp de concentration de Mauthausen dans le Nord de l'Autriche. Il y rencontre un prisonnier du nom de Sherlock Holmes. Cette histoire raconte les évènements qui suivent, depuis leur rencontre jusqu'à leur retour à Londres. John veille à la santé de Sherlock et Sherlock veille sur la vie sentimentale de John. Cette tâche sera facilitée par la colocation qu'ils vont entamer au 221b Baker Street. Lors d'une remise de médaille, John est blessé par balle en protégeant la Reine Elizabeth de l'attaque de l'un de ses patients. Inquiet et jaloux de l'intérêt que la famille royale porte à son colocataire, Sherlock parvient, avec l'aide de sa mère, à le faire transférer à Holmes Manor afin que le médecin y passe une convalescence au calme et près de lui et des siens.
Note de l'auteur : Apolitique et agnostique, je manipule les idées politiques et les croyances sans aucun problème de conscience. Ceci dit, certains passages peuvent vous choquer alors qu'ils me paraîtront parfaitement acceptables. Dans ce cas, faites donc une remarque et je m'efforcerai de me corriger au plus vite.
Je remercie les lecteurs anonymes, ceux qui ne laissent pas de commentaires, ceux qui placent mon histoire en favorite story ou qui la suivent. Je remercie également les gens qui me suivent depuis le début ou qui me découvrent en cours de route. Je vous embrasse tous, c'est aussi pour vous que j'écris cela.
Allez, assez de bavardage, j'ai un chapitre à vous livrer.
Bonne lecture et on se retrouve en bas.
Bises
Magdaline
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Chapitre 22
Sherlock aurait pu se poser tout un tas de question. Il s'était d'ailleurs posé tout un tas de question. Mais au final, le boudeur Morphée avait réussi à le prendre dans ses bras bienveillants et à l'emmener au pays des rêves.
Sherlock n'avait jamais rêvé. Du moins, il s'était attaché à supprimer toute trace de rêves de son cerveau. En commençant celui-ci, il pensa qu'il le supprimerait aussi. De toute façon, les rêves étaient inutiles.
Celui-ci ne le laissa pourtant pas de glace, bien au contraire. Il était dans une grande chambre d'hôtel, une chambre qui ressemblait beaucoup à celle qui les avaient abrités, John et lui, à Paris. Les différences étaient minimes. Ils n'y avaient séjournée qu'une nuit. Le soleil chimérique qui éclairait la pièce laissait à penser que le jour était bien entamé.
Toutes les marques de la guerre et des restrictions avaient disparues. La corbeille de fruit et les peignoirs sur le lit en étaient la preuve.
Le lit… LE LIT ?
A la place des deux lits qui occupaient la chambre de Paris, il n'y avait qu'un très grand lit couvrant une bonne partie de la pièce. Les chevets en bois noble encadraient le meuble tel deux sentinelles silencieuses veillant sur le sommeil des clients.
Sherlock se déplaça, heureux de constater que, même dans son rêve, il avait l'usage de ses membres. Le brun s'approcha de la fenêtre et en ouvrit les rideaux.
Derrière la vitre, Paris étendait sa beauté. Comment une ville pouvait être aussi belle même en temps de guerre ? Comment les Parisiens pouvaient-ils être aussi fiers de leur ville alors que les destructions, comme des cicatrices dans le tissu urbain, enlaidissaient le visage de la capitale française ?
Le détective vit passer une femme à bicyclette. Elle portait un tailleur sombre et de petites chaussures à talons rouge. Sur sa tête, un béret protégeait sa chevelure d'une rafale de vent si vite arrivée. Le vent était joueur à Paris. Il s'infiltrait partout, surtout là où il ne fallait pas et, de son souffle taquin, rendait le sourire aux pauvres parisiens fatigués par quatre années de conflit.
Paris portait le surnom de « Plus belle ville du monde ». Et elle l'était aujourd'hui pour Sherlock.
Un bruit le détourna de son observation.
Dans l'encadrement de la porte, un homme en costume apportait une coupe de fruits supplémentaire. Il la posa sur le lit et se retira, aussi silencieux qu'un fantôme.
Observant la coupe d'argent sur les draps, Sherlock s'approcha afin d'y prélever une grappe de raisin bien mûre qui lui faisait de l'œil. Il se rendait compte qu'il avait faim et les fruits lui parurent le meilleur remède à son mal.
Alors que ses longs doigts atteignaient leur objectif, une tape sèche sur la main le fit reculer.
« -Si tu veux manger ses fruits, il faudra venir les chercher. » Dit une voix rauque bien connue du détective.
Remontant le long du bras auquel appartenait cette main, Sherlock découvrit une peau qu'il avait déjà eu le privilège d'observer. La main était petite et trapue, le poignet délicat. Le bras tendu mettait en valeur la musculature fine de son propriétaire.
L'épaule était musclée quoique marquée par une cicatrice fort disgracieuse. L'homme était nu.
Au lieu de continuer son chemin vers le haut du corps, il préféra descendre sur le torse large et musclé dont la musculature bougeait au rythme d'une respiration maitrisé. Les pectoraux discrets montraient une pratique régulière mais non intensive du sport. Les poils blonds qui les recouvraient semblaient soyeux et offraient certainement un appui confortable.
Le regard de Sherlock descendit encore, croisant le nombril au milieu d'abdominaux tout aussi discrets que leurs cousins pectoraux. Une goutte d'eau tomba sur ce ventre ferme et glissa vers le bas sous le regard appréciateur du détective qui ne la lâchait pas des yeux. Cette goutte le conduisit directement à l'aine qu'il admira sans plus de cérémonie.
Son compagnon de rêve était bien fait de sa personne. Très bien fait de sa personne. Le sexe dressé et de bonne taille le fit haleter alors qu'il tendait la main dans sa direction.
L'inconnu étouffa un rire avant de faire basculer ses hanches contre le matelas, privant Sherlock de sa gourmandise mais le gratifiant d'un spectacle tout aussi appétissant.
Les deux globes ronds et fermes qui s'offraient à son regard étaient la plus belle chose qu'il avait vue. Sherlock n'était pas un féru de l'anatomie pour rien. Et celle qui se présentait à lui était tout bonnement splendide.
Cette fois-ci, l'inconnu ne se déroba pas quand il tendit la main vers cette peau dorée qui l'attirait. D'abord en une caresse aérienne, sa peau entra en contact avec le velouté de celle qu'il admirait. Il la laissa errer un moment, appréciant particulièrement le frisson qu'il provoquait par ses attouchements. Aérien, un doigt vint caresser la séparation entre les deux fesses.
L'inconnu gémit de plaisir quand il descendit encore sa main pour caresser l'intérieur des cuisses. La peau, plus fine à cet endroit, réagit rapidement à la sollicitation de son admirateur et fit remonter tout un tas de sensations exquises à son propriétaire.
Sherlock, les jambes tremblantes d'être autorisé à poser ses mains sur cette peau convoitée, s'assit au bord du lit, près des fesses de son partenaire.
Il releva la tête vers le haut du corps.
Il ne vit qu'une chevelure blonde coupée court qui l'aiguilla un peu plus que la voix de la révélation de l'identité de son partenaire de jeux.
Remontant doucement les mains le long du dos convoité, il s'empara de la grappe de raisins avant de la faire glisser dans le creux de la colonne. Le frisson qu'il récolta le fit sourire. Le grognement qui accompagna le frisson lui fit penser qu'il avait gagné le droit de voir le visage de son compagnon. Mais ce dernier ne fit pas grand cas de son impatience. Le visage restait sagement enfoui dans l'oreiller de plumes.
Sherlock s'enhardit alors, s'il disposait de deux mains, il disposait aussi de deux lèvres qu'il s'empressa de mettre à contribution. La grappe fit donc place à la bouche du détective qui s'amusa d'abord à déposer un baiser sur chaque vertèbre. Le gémissement de plaisir qu'il récolta se répercuta directement dans son entrejambe.
Ses doigts touchaient tellement de choses qu'ils étaient devenus calleux, maniement de l'archer et du violon oblige. Mais avec ses lèvres… Ses lèvres ne touchaient rien d'autres que de la vaisselle et de la nourriture. Le contact entre ces deux charnues et la peau brûlante de son partenaire lui procura un plaisir inégalé.
Pressé de renouveler l'expérience et d'y ajouter quelques nouveautés, Sherlock décrocha un grain de raisin qu'il écrasa délicatement sur le dos ainsi offert.
Son partenaire haleta, le bassin partant en arrière. Sherlock n'eut aucun mal à deviner la raison de ce mouvement. Le contact répété et compressif du matelas contre une érection pouvait être aussi jouissif que douloureux.
Faisant fi de l'inconfort de l'inconnu, Sherlock se délecta de ce fruit frais à même la peau de son partenaire.
« -Je devais aller les chercher, c'est cela ? » Demanda-t-il en remontant lécher le lobe de l'oreille de l'homme couché sous lui, un bras de chaque côté de l'inconnu.
Ainsi placé, Sherlock surplombait son amant de toute sa hauteur. S'il baissait les bras, il pouvait entrer en contact avec cette peau qu'il désirait.
L'inconnu hocha la tête dans son oreiller, gémissant de nouveau au contact du souffle de Sherlock sur sa peau brûlante.
La position était inconfortable. Cédant aux impératifs de ses muscles, Sherlock se résigna à se relever.
Le soupir de frustration que sa manœuvre tira au blond le fit sourire. De nouveau debout, Sherlock en profita pour déboucler sa ceinture qui lui compressait le bas ventre et l'enlever. Il ouvrit également sa chemise humide de sueur.
Voyant que son compagnon ne se décidait pas à révéler son identité et malgré les certitudes de Sherlock à son sujet, le jeune homme tenta une nouvelle expérience.
Le pantalon bien accroché aux hanches et la chemise ouverte, il contourna le lit pour s'arrêter à son pied. Félin, il y grimpa, faisant passer le corps de son compagnon entre des bras et ses jambes. La tête à hauteur des épaules de son amant, il y déposa un baiser aérien avant d'abaisser doucement le bassin.
L'inconnu sursauta, lâchant un gémissement bien plus audible que les précédents.
Sherlock mordit la lèvre pour ne pas l'imiter. Son érection pressée contre les fesses de son compagnon lui donnait un avant-goût savoureux de ce qui l'attendait si son inconnu se laissait faire. Incapable de résister à la tentation, il entama un mouvement de va-et-vient lent et appuyé qui fit enfin sortir le visage tant désiré de sa cachette.
L'homme, les mains accrochées à son oreiller, la tête en arrière et le bassin relevé poussa un cri de plaisir.
Sherlock profita de cette ouverture pour plonger dans son cou. Les lèvres caressantes du détective s'appliquèrent à marquer son partenaire de la plus belle des façons. L'action combinée du bassin et des lèvres du détective fit perdre toute réserve à l'homme étendu sous lui.
« -Sherlock ! »
Le détective sourit sans quitter le cou de ses lèvres.
« -Oui John ? » Demanda-t-il, taquin et fier de sa réussite.
« -Sherlock … »
Le vocabulaire de John s'était réduit à ce seul nom sous les vagues de plaisir successives. Sherlock accéléra le mouvement de ses hanches. Le tissu râpeux frottait de plus en plus vite contre les fesses de son amant. La friction l'excitait au plus haut point et les vagues de chaleur prenant naissance dans ses reins ne l'aidait pas à garder son calme. A travers le tissu de son pantalon, il pouvait sentir la chaire de John entrer en contact avec sa propre érection et rien que cela l'aurait amené au paradis s'il n'avait pas décidé d'y emmener John en premier.
Profitant d'un recul plus prononcé de John, Sherlock s'appuya sur sa main gauche et glissa la droite sous le corps de son amant.
John hoqueta sous la caresse. La main de Sherlock était ferme et chaude sur sa virilité. Le pouce alla chercher le peu de semence qui s'était déjà échappé de son sexe pour l'étaler plus loin sur son érection.
John rugit quand le mouvement de poignet se cala sur le mouvement de bassin. Il cambra le dos et ce fut au tour de Sherlock de gémir son plaisir quand son érection rencontra les fesses de son compagnon plus intensément.
Sherlock, essoufflé par l'effort qu'il produisait, accéléra encore le rythme. John devait venir avant lui, c'était impératif. C'était sa punition pour l'avoir ainsi chauffé.
Perdu dans ses sensations, il entendit à peine John pousser un rugissement quand il se libéra dans sa main.
Le blond retomba sur le matelas, pantelant de plaisir, le souffle court et le corps alangui.
Fier de lui, Sherlock se redressa. Ignorant sa propre érection, il s'appliqua à faire retourner son amant qui avait bien du mal à redescendre de son paradis. La vision qui s'imposa à lui le fit presque venir dans son sous-vêtement.
John, nu et luisant de sueur, le visage détendu, les pupilles dilatées, la bouche ouverte et les cheveux collés au front, était l'image même de la luxure. Il n'y aurait eu son sexe mou et la trace de sperme sur son ventre, on aurait pu le croire près à jouir dans l'instant.
Sherlock n'hésita pas. Se baissant doucement, il posa ses lèvres sur celles de son compagnon de lit.
John ne perdit pas plus de temps. Répondant avec ardeur à son baiser, il demanda l'accès à la bouche de son compagnon dès qu'il le pu. Il avait faim de ces lèvres et de cette langue qui lui donnait tant de plaisir.
Ce fut un baiser affamé, une bataille de dents et de langue pour la domination de l'échange. Ce n'était pas violent, c'était juste intense.
Le besoin vital d'air les sépara, mais pas pour très longtemps. Irrité par ce besoin physique élémentaire qui l'empêchait de garder ses lèvres sur celles de son compagnon, Sherlock en vint à la conclusion logique qu'il devait apprendre, ainsi que John, l'apnée.
Il chassa vite cette idée quand le dit-John récupéra ses lèvres trop longtemps délaissées par les siennes.
Affamé d'amour, Sherlock n'en oubliait pas pour autant que lui n'avait pas atteint son paradis. Et il était impensable qu'il reste ainsi.
John semblait avoir eu la même idée que lui car les mains caressantes du blond descendaient lentement mais surement vers le sud, région hautement demandeuse de caresses.
Sherlock se laissa faire, malmenant les lèvres de son amant dans le même temps. John arriva bien vite à la partie qui l'intéressait.
Déboutonnant habilement le pantalon, il n'attendit pas de l'avoir baissé pour faufiler sa main à l'intérieur et la poser sur l'objet de sa convoitise.
Sherlock gémit dans le baiser, abaissant le bassin pour plus de contact mais malheureux de cette barrière de tissu qui séparait encore son érection de la main habile de son compagnon. Cette frustration ne dura pas longtemps car John, en bon médecin, avait compris le désir de son patient et s'employait à glisser l'inquisitrice sous le dernier rempart de tissu.
Quand la peau douce de son sexe entra en contact avec celle plus rugueuse de la main de son compagnon, Sherlock ne put retenir un halètement.
Il ne tiendrait pas longtemps si le simple contact de la main de son aimé lui faisait cet effet. N'obéissant qu'à son corps, ce fut son bassin qui prit le rythme. John ne bougeait pas, il n'y avait que lui qui se donnait du plaisir avec la main de son compagnon.
Il s'arrêta pourtant rapidement, ce n'est pas cela qu'il voulait. Il voulait plus, bien plus.
Devant le regard interrogateur de son partenaire, il eut un sourire tendre qui mourut sur les lèvres de John en un baiser amoureux.
« -Ce n'est pas comme cela que je veux venir. » Chuchota-t-il à l'oreille de son amant.
Malgré la rougeur de ses joues, John acquiesça, heureux d'offrir cela à son compagnon.
Il allait se retourner quand Sherlock l'arrêta.
« -Je sais que ce n'est pas la position la plus confortable, mais je veux te voir quand je te ferais l'amour. »
Cette remarque descendit directement au centre des plaisirs de John qui reprit de la vigueur sous l'allusion.
Heureux de la réaction positive de son amant, Sherlock n'en oublia pas ses leçons d'anatomie. L'homme n'était pas fait pour ce genre de rapport. Toute pénétration demandait une préparation préalable afin de détendre les muscles et de ne pas blesser son partenaire.
S'attelant à la tâche, le détective s'agenouilla entre les cuisses de son amant. Avec douceur, il les caressa avant de lui faire plier les genoux. Ainsi installé, John était vulnérable aux yeux de son amant mais il savait que Sherlock n'en abuserait pas.
Prêt à recevoir ce membre qu'il attendait depuis trop longtemps, il fit surprit de voir son amant mettre son index à la bouche et le lécher savamment. La lueur de lubricité qui brillait dans les yeux de Sherlock à cet instant ne lui échappa pas non plus. La réaction de son corps n'en fut pas moins perceptible. Déjà bien visible, son érection se durcit encore face à l'image plus qu'érotique de cet homme féru de maîtrise de soi qui se laissait aller à l'exciter rien qu'avec un doigt et sa bouche.
Si les pupilles de John n'étaient pas déjà dilatées au maximum, rendant ses yeux noirs de désir, Sherlock aurait pu voir les yeux du médecin changer de couleur instantanément à la vue de son manège.
« -Sherlock… » Gémit le médecin en espérant que le détective comprendrait.
Et le détective comprit.
Doucement, jouant avec les courbes de son amant, Sherlock amena son doigt au bord de l'antre tant convoitée de John. L'endroit était chaud et serré, il allait devoir s'appliquer et de contenir pour ne pas blesser son aimé. Doucement, il poussa contre l'entrée forçant le muscle à s'ouvrir et à le laisser passer.
John haleta un moment, sans savoir si c'était de douleur ou d'anticipation, peut-être un peu des deux. Il laissa le doigt entrer et le masser de l'intérieur. La sensation n'était pas très agréable mais pas très douloureuse non plus.
Sherlock joua un moment à le détendre, déposant au passage des baisers et des caresses à l'intérieur des cuisses musclées. Il posa de nouveau la main sur l'érection quelque peu redescendue de John avant d'ajouter un deuxième doigt.
John se fit franchement hostile à cette intrusion bien plus douloureuse que la première. Sherlock ne céda pas de terrain pour autant, immobilisant uniquement ses doigts alors qu'il continuait à caresser la virilité du médecin.
En sentant l'étau se desserrer autour de ses doigts, Sherlock en profita pour les écarter, plongeant plus loin dans l'intimité de son compagnon tout en continuant à le détendre. Le mouvement de ciseau qui l'ouvrait eut un effet inattendu sur le blond. Alors que Sherlock poussait encore plus loin son exploration, ses deux doigts se refermèrent sur une glande charnue au fond de John.
Le blond se cambra en gémissant fortement.
Sherlock sourit en ajoutant un dernier doigt. Malmenant toujours l'érection du médecin, il s'amusait aussi à effleurer le plus souvent possible la prostate de son amant, heureux de le voir aussi perdu dans ses sensations.
Jugeant le médecin suffisamment détendu, il regarda autour de lui à la recherche d'un lubrifiant quelconque.
« -C'est ça que tu cherches ? »Demanda le médecin, un tube de vaseline à la main et un éclat d'amusement dans le regard.
Sherlock allait l'attraper mais le blond le mit hors de portée. Adressant un clin d'œil à son compagnon, il s'enduisit les mains de vaseline avant de se redresser.
« -Je crois que je vais faire cela moi-même. » Argua-t-il en levant un sourcil coquin.
La respiration coupée, Sherlock laissa son amant s'occuper de lubrifier son érection. Les mains du médecin glissaient tellement facilement sur sa virilité qu'on aurait cru qu'elles la survolaient. La sensation était exquise, laissant Sherlock à bout de souffle.
Jugeant son amant parfaitement prêt, John se rallongea et posa un pied sur l'entrejambe du détective, séducteur.
« -Je suis tout à toi. »
Sherlock, paralysé depuis l'initiative de son ami, sortit enfin de sa torpeur. Se penchant sur le médecin, il prit son sexe en main en posant sa bouche contre celle de son amant. Ce dernier déplaça sa jambe pour la poser, en miroir de l'autre, sur la hanche du détective.
Il allait entrer quand une idée lui vint. Il attrapa un oreiller qu'il plaça sous les hanches de son compagnon puis, sans plus de cérémonie, il appuya contre son entrée qui céda petit à petit.
John serra les poings, les yeux fermés alors que Sherlock glissait en lui. C'était douloureux mais le plaisir qu'il savait suivre le convainquit de prendre son mal en patience.
Sherlock s'inséra jusqu'à la garde, les mains sur les hanches de son amant et s'immobilisa, attendant patiemment que John rouvre les yeux.
Le visage du blond se décrispa au fur et à mesure des caresses que Sherlock appliquait sur l'ensemble de son corps. Quand il rouvrit les yeux, il rencontra le regard envieux du détective. John bougea légèrement, trouvant une position moins douloureuse pour lui. En initiant ce geste, il n'imaginait pas qu'il provoquerait un élan de plaisir aussi fort. Les quelques millimètres de différence firent se rencontrer la prostate de John et le sexe de Sherlock.
Le gémissement de plaisir que poussa John fut le signal qu'attendait Sherlock. Se retirant presque totalement de son écrin, il y retourna d'une forte poussée. Son sexe était moulé dans une gaine chaude et humide qui lui donnait un plaisir fou. Personne, pas même lui n'avait réussi à lui donner autant de plaisir en un toucher.
N'écoutant plus que son plaisir, il entama un va-et-vient doux qui l'envahit de sensations. John haletait, John gémissait, John en demandait encore alors qu'il frappait régulièrement sa prostate. John suait de plaisir, les paupières fermées et le souffle court. John voulait jouir mais Sherlock se promit qu'ils jouiraient ensemble.
Accélérant son mouvement, Sherlock fit passer les jambes de John sur ses épaules. Attrapant les hanches de son amant, il s'en servit comme point d'appui pour se propulser plus loin encore et frapper plus fort le centre des plaisirs du médecin.
Alors qu'il sentait la jouissance monter au son des gémissements de bonheur de John, Sherlock tendit la main vers son érection. Y appliquant la même cadence que ses coups de reins, Sherlock s'appliqua à les faire atteindre l'orgasme en même temps.
La délivrance les cueillit dans un cri commun. Chacun hurlant le prénom de l'autre.
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Sherlock se réveilla en sursaut, tremblant de désir et en sueur.
Dans ses bras, John dormait paisiblement, pas le moins du monde perturbé par l'érection pressée contre son dos.
Déglutissant, Sherlock chercha un moyen de s'extraire de la poigne de fer qui le maintenait autour de John. Mais ce dernier ne le lâcha pas. En désespoir de cause, Sherlock prit la parole.
Doucement, à l'oreille de son ami, il souffla :
« -Il faut que tu me lâches John, s'il te plait. Si tu ne me lâches pas maintenant, je ne réponds plus de mes actes. »
Conscient ou non de ce qui se jouait derrière lui, John resserra sa prise autour des mains du détective.
« -Je ne veux pas que tu répondes de tes actes. » Murmura le médecin dans son sommeil.
Estomaqué, le détective s'empressa pourtant de trouver une autre parade.
« -John, il faut vraiment que je me lève… Je dois aller aux toilettes. »
Et comme par magie, l'étreinte de John se relâcha, permettant au détective de s'en défaire et de sortir du lit à toute vitesse.
Il aurait pu entrer dans la salle de bain et s'occuper de son érection brûlante mais il décida de regagner sa chambre.
Incapable de se maîtriser, il fit le tour du lit et s'approcha du blond. Accroupit en face de l'homme qu'il aimait, Sherlock chuchota de nouveau.
« -Ne dit pas des choses pareilles John, je risque de te prendre au mot. »
Puis caressant le front du médecin, Sherlock se pencha vers le visage de l'endormi.
« -Je t'aime John, et je ne peux pas lutter contre ça. »
Posant délicatement ses lèvres sur celles du blond, Sherlock lui donna son premier baiser.
Honteux et pressé par cette érection qui pulsait entre ses jambes, Sherlock se releva et quitta la chambre à toute vitesse, refermant doucement la porte derrière lui.
S'il était resté plus longtemps, il aurait entendu ceci :
« Moi aussi je t'aime Sherlock. »
Dans son sommeil, John venait d'avouer ce que Sherlock attendait sans oser l'espérer depuis des jours.
A SUIVRE…
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Gniark ! Ouhlalala je suis fière de moi tiens !
J'avais promis un baiser et vous l'avez. Je suis même certaine que vous vous êtes laissé embarqué dans cette scène plutôt torride jusqu'à en oublier que Sherlock dormait.
J'aime bien vous faire ce genre de tour !
Et j'en suis à plus de 100 000 mots ! Champagne !
Bon allez, je vais me coucher, je travaille demain, c'est fini les congés.
Comme toujours, si vous avez des remarques, n'hésitez pas à me les communiquer.
Et comme toujours, s'il reste des fautes d'orthographe, j'en suis navrée.
Au prochain chapitre si le cœur vous en dit.
Bises
Magdaline.
