Bonjour les gens !
Comment allez-vous ? Je vais plutôt bien pour ma part. Je n'irai pas au Cambodge cette année puisque ma grand-mère, avec qui je devais partir, s'est cassé une jambe mais je me suis réservé un week-end (en semaine lol) de quatre jours à Rome début Novembre et ça, ça fait plaisir. C'est donc toute requinquée et bien contente de mon achat, que je vous écris ce chapitre très important pour nos tourtereaux en devenir. Que dis-je ! Pour nos tourtereaux qui s'ignorent.
Comme vous voyez, je suis plutôt remontée et toute excitée, j'espère juste qu'il ne va rien arriver de désagréable avant mes vacances tardives.
J'ai été agréablement surprise de voir que vous aimiez le chapitre précédent qui, à mon sens, est nul. Les lecteurs ayant toujours raison, je me range à votre avis.
Ah oui, j'oubliais, nous sommes Lundi. Je sais, j'avais dis que j'écrirai plus tôt dans la semaine mais que voulez vous, les voies de la tapisserie sont impénétrables et refaire ma chambre était une priorité (depuis 9 ans, d'accord, mais une priorité tout de même !). Et voilà, j'ai donc une jolie tapisserie sur mes murs et je ne fuis plus ma chambre parce qu'elle est trop laide. Et ça aussi, ça fait plaisir.
Assez de parlote, venons-en aux choses sérieuses.
Réponses aux commentaires :
Choupette50 : Ne te précipites pas trop, tu risques de tomber ! Si en plus tu dégénères neuronalement, tu vas bientôt ressembler à ma grand-mère avec son pied dans le plâtre et ses petits problèmes de mémoire. Et oui, je suis une bougresse qui joue avec vos nerfs et je le revendique. J'aime vous mettre dans tous vos états. Sherlock est un enfant quand il s'agit de sentiments, pas étonnant que sa mère en sache plus que lui et comprenne plus vite que lui. Tu n'es pas la seule à attendre le face-à-face entre John et Sherlock. Dans quelle galère me suis-je encore fourrée moi ? J'ai des idées parfois, j'te jure. Le problème avec les militaires c'est qu'ils ont un sens de l'honneur tellement développé que ça en devient délirant et handicapant dans certains aspects de leur vie. Voyons si John saura s'en défaire… J'espère !
Vera Spurnes : J'espère que tes vacances se sont bien passées et que tu en as profité un maximum. Personnellement, je les prendrais en Novembre, à la fin de mon contrat et je vais à Rome ! Je trépigne d'impatience rien que de l'imaginer. J'imagine mal Maud louvoyé pour parler à son fils. Il faut bien que le côté direct de Sherlock lui vienne de quelque part non ?
Liseron : Maud est une maman comme j'aimerai l'être et comme l'est la mienne, à quelques détails près. Je te laisse avec le chapitre suivant. Bonne lecture.
Alex : Tiens, un revenant ! Comment vas-tu Alex ? Je ne connais pas le fandom Hannibal. En vérité, je ne suis pas vraiment attirée par les séries comme celle-ci, un peu… gore ? Non vraiment, au-delà d'une certaine dose de sang, cela devient insupportable pour moi. Remarque, je me suis bien mise à Game of throne, peut-être que j'en viendrais à Hannibal, qui sait ?
Theincredibleinspitter : Pauvre de ton amoureux, vraiment je le plains de devoir se montrer si silencieux quand tu lis mes chapitres. Tu m'excuseras auprès de lui, ce n'est pas volontaire de ma part. Je crains qu'il faille redevenir silencieux pour les minutes à venir. Encore désolée lol.
Instictus dominum est : C'est parce que je pars à Rome que tu te sens obligée d'avoir ce pseudo ? lol. C'est que tu me donnerais des idées avec ton mort… Ca pourrait faire un rebondissement intéressant. Non, c'est pas prévu pour le moment. Et effectivement, je vais me concentrer sur John durant ce chapitre. Je ne sais pas pour combien de temps mais c'est vraiment le moment de lui laisser l'occasion de s'exprimer. Et qui de mieux pour cela que Maud ? Je te remercie pour ces compliments. J'ai tendance à penser que je ne les mérite pas (maudit manque de confiance en mes écrits et en moi !). J'espère que ce chapitre répondra à tes attentes.
Wealling : Faut pas avoir peur comme ça, je ne mange pas les revieweurs, même ceux qui n'aiment pas mon histoire. Bon d'accord, je peux être un peu méchante sur les bords à vouloir défendre mon écrit mais quel auteur ne le fait pas ? Merci pour ton petit mot d'encouragement. J'espère que ce chapitre te plaira tout autant.
Nikitta68 : Merci pour ce résumé parfaitement complet de la situation Nikitta ! Tu as raison ceci dit, il fallait au moins cela pour qu'il se l'avoue.
Barjy02 : C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai vu ta fic se terminait cette semaine. Je l'aimais beaucoup malgré un sujet grave. Je n'irai pas jusqu'à dire que les évènements décris me parlaient mais j'avais l'impression de mieux comprendre un problème grave que je n'arrivais pas à cerner jusqu'alors. Ma grand-mère en a pour 4 mois minimum de plâtre et de rééducation. Adieu donc Cambodge et bonjour Rome. C'est pas pareil mais ça fait plaisir. En fait, je me laisse porter et parfois même dépasser par les personnages qui n'en font qu'à leur tête. Allez, le prochain ne va pas s'écrire tout seul (même si j'aimerai bien). Je retourne au boulot !
Glasgow : Je sais surtout comment me mettre dans ses situations inextricables lol. J'espère quand même pouvoir m'en sortir avec les honneurs et on verra ensuite. Mais que John s'en sorte sans culpabilité, ça ce n'est pas possible !
Fishina : Je ne voulais pas mettre les deux conversations dans le même chapitre. Cela aurait embrouillé le lecteur et l'auteur par la même occasion. Mais cette conversation arrive, la fin du chapitre et ce cliffhanger plus que pitoyable a dû te mettre sur la voix non ?
Celtica1 : L'exécution n'avait plus court à cette époque pour homosexualité, tu as raison. Mais en imaginant que leur relation soit découverte et connaissant les liens de la famille Holmes avec la famille royale, il est possible que ce genre de sentence soit prononcée pour l'exemple. Ma grand-mère s'est cassée la jambe le dernier jour de son voyage. Elle est juste rentré par un autre avion que celui qu'elle devait prendre. Elle aurait dû regarder où elle mettait les pieds aussi. Je lui ai dis qu'elle n'était plus capable de faire deux choses en même temps mais elle ne veut pas l'entendre.
Clina9 : La réaction va certainement être un peu violente je le crains. Mais c'est comme ça, on ne va pas changer John. On l'aime trop comme cela.
Résumé des chapitres précédents : John Watson, médecin militaire lors de la Seconde Guerre Mondiale, libère, avec sa division, le camp de concentration de Mauthausen dans le Nord de l'Autriche. Il y rencontre un prisonnier du nom de Sherlock Holmes. Cette histoire raconte les évènements qui suivent, depuis leur rencontre jusqu'à leur retour à Londres. John veille à la santé de Sherlock et Sherlock veille sur la vie sentimentale de John. Cette tâche sera facilitée par la colocation qu'ils vont entamer au 221b Baker Street. Lors d'une remise de médaille, John est blessé par balle en protégeant la Reine Elizabeth de l'attaque de l'un de ses patients. Inquiet et jaloux de l'intérêt que la famille royale porte à son colocataire, Sherlock parvient, avec l'aide de sa mère, à le faire transférer à Holmes Manor afin que le médecin y passe une convalescence au calme et près de lui et des siens. Mais le calme n'est pas nécessairement ce qu'il va avoir.
Note de l'auteur : Apolitique et agnostique, je manipule les idées politiques et les croyances sans aucun problème de conscience. Ceci dit, certains passages peuvent vous choquer alors qu'ils me paraîtront parfaitement acceptables. Dans ce cas, faites donc une remarque et je m'efforcerai de me corriger au plus vite.
Je remercie les lecteurs anonymes, ceux qui ne laissent pas de commentaires, ceux qui placent mon histoire en favorite story ou qui la suivent. Je remercie également les gens qui me suivent depuis le début ou qui me découvrent en cours de route. Je vous embrasse tous, c'est aussi pour vous que j'écris cela.
A tout à l'heure en bas …
Bisous
Magdaline.
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Chapitre 24
A l'entente du nom de son agresseur, John resta un moment sans réaction, incapable de mettre un visage sur ce nom.
Maud pensa qu'il ne reconnaissait pas son patient et se dit que c'était pour un bien. La blessure psychologique d'avoir été blessé hors du champ de bataille était suffisante pour un soldat. Il était inutile d'y ajouter la culpabilité de ne pas avoir su aider le tireur.
L'espoir s'éteignit dans le corps de Maud quand elle vit l'étincelle de compréhension s'allumer dans le regard du médecin. John avait comprit. Il avait comprit et reconnu le nom de son agresseur. La culpabilité ne tarderait pas à faire son apparition dans les orbes marron du militaire.
Et bien entendu, elle fit son apparition. D'abord discrète, elle s'imposa jusqu'à cacher toute autre trace d'émotion dans le regard du blond. Le regard lointain, John se détourna de sa compagne de promenade, lui cachant son malaise.
« -Le colonel… Henry… Henry Whitehall ? » Demanda John, butant sur le nom de son patient.
« -Oui mon garçon. » Répondit simplement Lady Holmes, peu désireuse de perturber davantage son invité par des détails sans importance.
« -Il… Il… Il s'est enfuit de l'hôpital. Il… Scotland Yard devait le retrouver. Ils me l'avaient promis. Je… Je n'aurais pas dû cesser les recherches. Je n'aurai pas dû aller à cette réception. »
Maud resta droite, muette alors que John déversait sa culpabilité en flots continus.
« -J'aurai pu le retrouver et le ramener à l'hôpital. Il souffre d'un trouble que je n'ai jamais vu mais j'aurai pu le calmer. Je savais qu'il avait des tendances dangereuses. Je l'ai vu dans ses yeux mais personne ne voulait me croire. Quelle bande d'incompétents ! Même pas capable de garder un malade dans l'enceinte de l'établissement ! »
Maud pensa intervenir, endiguer ce flot de paroles négatives par une question qui remettrait le blond dans le chemin d'une réflexion cessée mais elle préféra laisser le militaire s'exprimer. La culpabilité était moins dangereuse une fois exprimée clairement.
« -Mais non ! Ils ne se remettent jamais en question, ils se reposent sur leur savoir et ne cherchent pas à le remettre à jour quand de nouveaux cas se présentent à eux. Ils l'auraient renvoyé chez lui sans plus d'examens, sans chercher à comprendre et il aurait tué un voisin ou un inconnu dans la rue ! J'aurai dû continuer à chercher. Je ne mérite vraiment pas cette médaille. » Finit-il en mettant la tête dans ses mains.
Le débit de parole de John avait augmenté avec l'anxiété et la colère rendant le discours du jeune homme presque incompréhensible sur la fin. Maud, habituée aux déductions à toute vitesse de ses fils, en avait compris la substance. Elle s'empressa de la ramener sur le chemin de la raison.
« -Si vous n'étiez pas aller à cette réception, la Reine Elizabeth serait morte sous les balles de ce malade ! »
La pointe de haine que Maud ressentait pour l'homme qui avait voulu tuer son amie ne passa pas inaperçu.
« -Ce malade comme vous dites est mon patient ! » Répliqua vertement le blond, sortant de sa léthargie. « Il était de mon devoir de veiller sur lui et de le soigner !
-Tout comme il était de votre devoir de protéger votre Reine. »
Cette remarque eut pour effet de faire retomber brusquement la colère de John.
Maud s'approcha, mécontente d'avoir dû hausser la voix.
« -Quelque soit ce qui aurait pu se passer hier soir, vous avez fait ce que vous deviez John. Que ce pauvre homme soit malade n'y change rien. Il sera jugé pour son acte. Il finira sa vie en prison et vous ne pourrez rien y faire. »
John plongea son regard dans celui de Maud.
« -Cet homme est malade, je refuse qu'il soit jugé comme un vulgaire assassin alors que la nation représentée par la famille royale n'a pas été capable de le soigner correctement ! Je l'accompagnerai tout au long de son procès s'il le faut mais la prison ne sera pas sa destination finale, pas plus que l'échafaud. Je refuse qu'il soit jugé pour un acte dont il n'est pas responsable ! »
Cette réplique cloua Maud sur place. Pas responsable ?
« -Je ne comprends pas John. Vous voulez aider l'homme qui vous a blessé ? »
Le médecin hocha la tête avec conviction.
« -Il n'est pas question que je l'abandonne à son sort. »
Le ton calme du jeune homme fit comprendre à Maud qu'il ne changerait pas d'avis. La blessure était encore trop fraîche de toute façon. Elle décida de changer de sujet. Attrapant le médecin par le bras, elle l'amena à continuer leur balade.
« -Je ne vous remercierais jamais assez de m'avoir ramené mon fils John. Ces semaines sans nouvelles de sa part ont été une véritable torture. »
John soupira. Maud ne comprenait pas son point de vue et changeait de sujet. Puisqu'elle le voulait ainsi, tant pis, ils changeraient de sujet.
« -Vous ne saviez pas qu'il était en Allemagne ? » Demanda-t-il.
« -Mes fils ne me disent rien de leur métier. Je ne saurais pas vous dire lequel est le plus secret des deux.
-Cela a dû être terrible pour vous. » Constata le médecin.
Maud haussa les épaules, geste bien peu aristocratique qu'elle avait pris de Sherlock au fil des années.
« -Les premiers temps, je ne m'inquiétais pas. Sherlock disparait ainsi assez souvent. Ce n'est que lorsque Mycroft m'a dit qu'il n'arrivait pas à retrouver son frère que je me suis inquiétée. J'espère qu'il n'a pas été trop dur avec vous quand vous l'avez trouvé. »
John se demanda s'il devait dévoiler les détails de la captivité du cadet Holmes. Après tout, ce ne sont pas des choses faciles à entendre.
« -Mon fils m'a déjà fait part des détails de sa captivité. Je crois qu'il m'en a épargné quelques-uns. Ceci étant, j'aimerai connaître les implications sur sa santé.
-Sherlock n'aura aucune séquelle de sa captivité si c'est de cela dont il est question. Et si c'est de son comportement dont il est question, votre fils était trop mal en point quand je l'ai trouvé pour être une réelle gêne lors des soins que je lui ai prodigués. »
Maud acquiesça, pensive.
« -Il est tellement ingérable quand il est malade. » Avoua-t-elle.
« -Il n'a pas été un patient modèle si vous voulez tout savoir. Mais j'ai eu des patients bien pires. Je le soupçonne d'ailleurs d'avoir fait plusieurs fois semblant de dormir lors de mes visites ou de mes moments de repos.
-Dans quel but ? » S'intéressa la vieille dame.
« -Il était installé dans mon bureau, peut-être pour me laisser souffler entre deux urgences. »
Maud sourit.
« -Cela lui ressemble assez. Il a ce genre d'attention pour les personnes qui lui sont chères. C'est à ce demander ce que vous lui avez fait. » Sourit Maud.
John rougit.
« -Je… je ne sais pas… » Répondit-il.
« -Il faisait cela quand son père venait lui souhaiter bonne nuit. Il faisait semblant de dormir pour qu'il lui passe une main dans les cheveux. »
John rougit un peu plus.
« -C'est un geste qui l'a toujours apaisé. Auriez-vous eu ce genre de geste envers lui ? »
John baissa les yeux sur ses chaussures, embarrassé.
« -Ce ne serait pas professionnel. » Répondit-il.
Maud sourit.
« -La guerre n'est pas un évènement comme les autres. » Répondit-elle doucement.
« -Il était le seul à qui on n'avait pas coupé les cheveux malgré les poux. Tous les autres étaient rasés et cela apaisait ses cauchemars. »
Maud hocha la tête.
« -Un peu d'humanité dans un monde de terreur. » Résuma fort bien la vieille dame.
« -Oui. Ma mère me disait souvent que la tendresse ne coûtait rien quand elle était adressée à une personne qui en avait besoin. »
Maud pouffa.
« -Une femme de bon sens votre maman ! »
John rit.
« -Oui, vous avez raison.
-Mon fils a besoin de tendresse même s'il le nie. Il s'est coupé de toute forme d'émotion quand son père est décédé. Les gestes que vous avez envers lui le rassurent. Je suis heureuse que vous ayez décidé de vous installer avec lui. Cela me rassure. »
Le silence reprit sa place pendant un moment puis Maud réattaqua :
« -Avez-vous quelqu'un dans votre vie John ? »
Le médecin la regarda, surprit de l'audace de la question venant d'une femme de cette qualité. Voyant son air surprit, elle s'empressa d'ajouter.
« -Vous n'êtes pas obligé de me répondre bien entendu, mais j'aime faire la conversation quand je me balade dans ce parc. »
John se tut un moment avant de répondre franchement.
« -Je n'ai jamais eu le temps à y consacrer.
-Est-ce à dire que cela ne vous intéresse pas ? »
Maud était curieuse de nature, qualité dont ses fils avaient hérité. Mais aujourd'hui cette curiosité était à son comble et servait une cause qui lui tenait tout particulièrement à cœur.
« -Non, ce n'est pas cela. Je n'ai simplement pas eu l'occasion de me consacrer à trouver une épouse. Mon métier me prend trop de temps. » Répondit sincèrement le médecin.
« -Et cette jeune femme qui paradait à votre bras hier soir ?
-Mary est une collègue. Elle est infirmière à l'hôpital. Elle a accepté de m'accompagner. C'est une amie. »
Le sourire en coin que lui adressa son hôte le déstabilisa.
« -Je ne suis pas sûre que le mot « amie » soit ce qui la qualifie le mieux. Du moins à ses yeux. »
John fronça les sourcils.
« -Que voulez-vous dire ? »
Maud partit dans un éclat de rire.
« -John vous êtes aussi aveugle aux sentiments des autres qu'aux vôtre ! Mary ne vous considère pas comme un ami mais bien comme un potentiel mari. Elle est amoureuse de vous ! Enfin, elle est plutôt intéressée par votre statut de médecin et par la renommée que vous a apportée la guerre.
-Mary ? » Demanda John incrédule.
« -Mary oui. Quel âge a-t-elle ? Une trentaine d'année ? Une femme de cet âge encore célibataire est mal-vue par la société. Elle devait chercher l'amour. Elle ne l'a pas trouvé et se rabat sur une bonne situation. La vôtre. »
John s'arrêta.
« -Vous la pensez intéresser ? » Demanda timidement le médecin.
« -Encore plus depuis que vous avez sauvé la Reine. »
John resta silencieux un moment.
« -Ce n'est pas ce genre de relation que je cherche. » Déclara-t-il
« -Et que cherchez-vous très cher ? » Demanda Maud d'une voix douce.
« -Le respect, la tendresse, la compréhension.
-Avez-vous trouvé ces qualités chez quelqu'un de votre entourage. » Demanda encore la vieille dame.
Décidément, John comme Sherlock ne voyait rien sauf si on mettait les informations sous leur nez.
John ne répondit pas immédiatement, sondant toutes les personnes de son entourage capable d'avoir ce genre de qualité dans leur relation. Bien sûr, il pensait trouver ces qualités chez Mary. Mais au regard des paroles de Maud, il dû admettre qu'elles étaient toutes plus ou moins feintes. Non décidément, dans toutes ses relations, il ne trouvait aucune femme capable de faire preuve de toutes ces qualités envers lui.
Mais son entourage n'était pas composé que de femmes. La soirée de la veille lui revint en mémoire, faisant rougir le médecin qui se dit qu'il était décidément trop transparent pour son propre bien. Sherlock lui avait montré respect et tendresse alors qu'il l'avait soigné. Respect de son intimité quand il l'avait aidé à sortir de la baignoire et tendresse dans ses gestes quand il l'avait pansé. La compréhension était un peu moins flagrante. Pourtant, John voyait de la compréhension dans toutes les marques de respect de Sherlock. Ce dernier respectait son besoin d'être utile et de soigner les autres. Il l'avait prouvé en le laissant agir sur le bateau qui les ramenait en Angleterre.
Sherlock possédait toutes les qualités qu'il recherchait chez une femme. Il y avait pourtant un obstacle majeur à l'approfondissement de leur relation. Sherlock était un homme et il n'envisageait pas une seconde une relation autre qu'amicale avec Sherlock.
La loi l'interdisait et son honneur de soldat aussi. Son éducation, des plus strictes ne supportait pas l'image de deux hommes dans une relation autre qu'amicale. Une amitié virile était la plus belle preuve de respect envers l'autre.
Il n'était pas question de s'engager dans une relation plus approfondie avec le détective. Il voulait bien l'aider dans ses enquêtes, le soigner, veiller sur lui comme lui avait demandé Mrs Hudson et Maud, lui sauver la vie un nombre incalculable de fois mais il était hors de question que leur relation aille au-delà de cela.
Pourtant Sherlock s'était occupé de lui avec plus d'amour que d'amitié cette nuit, mettant dans ses gestes tellement de douceur que John s'était senti aimé. Il s'était senti important aux yeux d'un autre homme. Important pour la première fois de sa vie. Ce n'était pas ses compétences en tant que médecin ou que militaire qui étaient importante à ce moment. C'était son bien-être. Sherlock s'était occupé de lui avec patience et douceur, s'attachant à le soigner avec déférence.
Si John avait dû comparer sa manière de prendre soin de Sherlock et la manière dont le détective avait pris soin de lui, il aurait pu dire qu'ils s'y étaient pris de la même manière. Donc si Sherlock s'était occupé de lui avec amour et que John s'était occupé de lui de la même manière. John s'était occupé de Sherlock avec amour.
Il avait donc expérimenté à travers ses gestes l'attachement qu'il prêtait à Sherlock et que Sherlock lui portait. Cela voulait-il dire qu'il était amoureux de Sherlock ?
Il rejeta cette idée en bloc, refusant de paraitre anormal aux yeux des autres. Mais les autres étaient-ils vraiment importants. Là était la question. Paraître normal pour un héro de la nation était essentiel, être rejeté par sa profession serait le meilleur moyen de le mettre au ban de la société. Et une relation avec un homme était le meilleur moyen d'être mit au ban de la société.
A ce stade de ses réflexions, les sensations qu'il ressentait au contact de Sherlock le transportèrent dans un autre monde. Il se sentait bien, à sa place dans les bras de cet homme qu'il n'aurait jamais dû connaître mais que le destin avait placé sur son chemin.
« -Il y a bien quelqu'un… » Commença John à voix basse.
Tout à sa réflexion, il en avait oublié que Maud était la mère de ce quelqu'un et il s'apprêtait à lui révéler ses sentiments.
« -Je peux tout entendre John. J'ai élevé Mycroft et Sherlock. » Répondit Maud.
-« Vous allez me haïr. » Répliqua John en secouant la tête.
Maud sourit.
« -Je pourrais difficilement vous haïr John, vous avez sauvé mon fils, vous prenez soin de lui et je suis certaine que vous le rendrez heureux.
-Que… » S'étrangla John, incapable de finir sa phrase.
« -Vous aimez mon fils John, je le vois aussi clairement que je vois les sentiments de Sherlock à votre égard. Mais votre relation est interdite par la loi. Je ne voudrais pas vous voir arrêté de traîner dans la boue pour des sentiments aussi beaux que ceux-là. »
John resta sans voix avant de répondre, tête baissée, le rouge aux joues et la gorge serrée.
« -Vous avez raison. J'aime Sherlock.
-Je sais mon garçon. » Répondit Lady Holmes en resserrant sa prise sur le bras du militaire. « Et je suis heureuse que se soit vous. Car vous avez suffisamment d'amour en vous pour combler mon fils comme il le mérite et suffisamment de jugeote pour le remettre sur le droit chemin au besoin. Je vous demande juste de faire attention à vous et de prendre soin de mon fils. J'ai confiance en vous John. »
Maud lâcha le bras de son compagnon de balade, se dirigeant vers le manoir.
« -Prenez votre temps mon garçon, je vous ferais appeler pour le déjeuner si vous n'êtes pas rentré. »
Et elle s'éloigna, laissant John pantois, perdu dans les possibilités qui s'offraient à lui.
A SUIVRE…
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Et voilà ! Je ne pensais faire si long. Et je pensais inclure la confrontation entre Sherlock et John. Mais finalement c'est très bien comme cela.
Et vous savez quoi ? J'ai des précisions historiques pour vous !
Waltheof de Northumbrie est le seul lord qui ait été légalement exécuté pendant le règne de Guillaume Ier d'Angleterre. Guillaume II d'Angleterre (William Rufus) réinstitue la pendaison mais uniquement pour avoir braconné les cerfs royaux. On sait qu'il n'a fait exécuter qu'un seul aristocrate, Guillaume d'Aldrie pour rébellion. Henri Ier d'Angleterre restaure la pendaison pour la punition de nombreux crimes. La première exécution à Tyburn est celle de William Fitz Osbern , bourgeois de Londres qui avait dirigé une révolte populaire, en 1196. La potence de Tynburn, située près de l'actuel Marble Arch dans Hyde Park, devient célèbre. On estime que durant le règne de Henri VIII 72 000 personnes ont été exécutées par divers procédés, y compris la pendaison, la décapitation, le bûcher, et l'huile bouillante, le condamné étant parfois démembré vivant à titre de peine complémentaire.
Sir Samuel Romilly, dans son discours sur la peine de mort à la Chambre des communes en 1810, déclare qu'« ... il n'y a pas d'autre pays sur terre où autant de délits sont punis de mort par la loi. ». Connue sous le nom de « code sanglant », à son sommet le recueil de la loi criminelle comprenait 220 crimes passibles de la peine capitale, y compris « vivre en compagnie de Gitans pendant un mois », « preuves certaines d'une nature mauvaise chez un enfant de 7 à 14 ans », et « commettre un crime en ayant noirci son visage ou en s'étant déguisé ». Beaucoup de ces dispositions ont été introduites pour protéger les biens de la classe riche qui a émergé dans la première moitié du XVIIIe siècle, un exemple remarquable étant le Black Act de 1723, qui définit 50 crimes capitaux pour des faits de vol simple, de braconnage ou de noircissement du visage la nuit en vue de commettre un crime.
Même si les exécutions pour meurtre, cambriolage avec effraction (burglary), vol avec violence, sont courantes, les sentences de mort visant les petits délinquants ne sont souvent pas suivies d'effet. Pourtant, des enfants étaient couramment exécutés pour des crimes mineurs comme le vol simple. Une sentence de mort pouvait être commuée ou suspendue (différée indéfiniment) pour des raisons comme le privilège du clerc (en), la grâce officielle, l'état de grossesse de la condamnée, ou l'engagement dans l'armée ou la marine. Entre 1770 et 1830, environ 35 000 sentences de mort ont été prononcées en Angleterre et au Pays de Galles, mais il y a eu seulement 7 000 exécutions.
En 1808, Romilly obtient la suppression de la peine de mort pour les voleurs à la tire et d'autres petits délinquants, engageant ainsi une démarche de réforme qui se poursuit pendant les 50 années suivantes. Même si le pouvoir civil accordait facilement la grâce, la peine de mort était obligatoire jusqu'à ce que la loi du Parlement Judgement of Death Act de 1823 donne au juge le pouvoir de commuer la peine de mort, sauf pour le meurtre et la trahison. Le Punishment of Death de 1832 réduit des deux tiers la liste des crimes passibles de la peine capitale. L'exposition publique du corps après l'exécution (gibbeting) est abolie en 1832 et la pendaison par des chaînes en 1834. En 1861, plusieurs lois du Parlement réduisent le nombre de crimes passibles de la peine de mort dans la loi civile à cinq: meurtre, haute trahison, espionnage, incendie volontaire dans un arsenal royal, et piraterie avec violence; il y avait d'autres crimes dans la loi militaire. La peine de mort demeure obligatoire pour le meurtre et la trahison sauf grâce.
La commission royale sur la peine capitale (1864-1866) arrive à la conclusion (avec un avis minoritaire) qu'il n'y a pas lieu de l'abolir, mais recommande qu'il n'y ait plus d'exécutions publiques. La proposition est reprise par la loi du Parlement Capital Punishment (Amendment) Act de 1868. À partir de ce moment, les exécutions en Grande-Bretagne ont lieu à l'intérieur de la prison. La décapitation avec démembrement après l'exécution des condamnés pour trahison cesse en 1870.
En 1885, John Babbacombe Lee est convaincu de meurtre et condamné à être pendu, alors qu'il affirmait être innocent. Le 23 février, à la prison d'Exeter (Devon), trois tentatives pour procéder à l'exécution échouent. La potence a été remontée dans un nouveau bâtiment; la barre de déclenchement de la trappe est à un huitième de pouce hors d'alignement et une des charnières s'engage dans la barre, ce qui empêche la trappe de descendre (selon le document officiel du ministère de l'Intérieur). En conséquence, le ministre de l'Intérieur William Harcourt (en) commue la sentence en prison à vie. Lee continue ses démarches auprès des ministres successifs, et est finalement libéré en 1907, ayant accédé à la notoriété comme l'homme qu'on n'est pas arrivé à pendre.
Le Children Act de 1908 interdit l'exécution des mineurs de 16 ans. En 1922, un nouveau crime d'infanticide est défini en remplacement du meurtre pour les mères qui tuent leur propre enfant dans sa première année. En 1930, une commission parlementaire ad hoc recommande la suspension de la peine capitale pour une période d'épreuve de cinq ans, mais n'aboutit pas. À partir de 1931, les femmes enceintes ne peuvent plus être pendues (après la naissance de l'enfant), et en 1933 l'âge minimum pour être condamné est porté à 18 ans par le Chidren and Young Persons Act de 1933. La dernière exécution d'une personne de moins de 18 ans en application de la loi civile est celle de Charles Dobel, 17 ans, pendu à Maidstone en même temps que son complice William Gower, 18 ans, en janvier 1889.
En 1938, la question de l'abolition de la peine de mort est discutée au Parlement. Un article de l'ordonnance sur la justice pénale prévoit de suspendre les condamnations à mort pour une période expérimentale de cinq ans. Quand la guerre éclate en 1939, l'application est différée. La loi est présentée à nouveau au Parlement après la guerre, et adoptée à la majorité (245 contre 222) par la Chambre des Communes, à la surprise générale. A la Chambre des Lords, l'article sur l'abolition est rejeté mais le reste de la loi est adopté. Il n'y a pas de soutien de l'opinion publique en faveur de l'abolition, et le gouvernement décide qu'il n'est pas opportun de faire jouer le pouvoir de décision que lui donnent les Parliament Acts de 1911 et 1949, sur un sujet aussi peu populaire.
Le ministre de l'Intérieur, James Chuter Ede, préféra créer une nouvelle commission royale (Royal Commission on Capital Punishment 1949-1953)) avec pour mission de déterminer « si la possibilité de subir la peine capitale doit être limitée ou modifiée ». Le rapport de la commission discute un certain nombre d'alternatives à l'exécution par pendaison (y compris les techniques américaines d'électrocution et de chambre à gaz, et l'injection mortelle alors encore théorique) mais les écarte. Il y a davantage de difficultés avec le principe de la peine capitale. L'opinion publique pense que la peine de mort dissuade les criminels de passer à l'acte, mais les statistiques ne sont pas convaincantes. Le rapport recommande l'abolition pour des raisons d'éthique, mais ne fait pas mention de possibles erreurs judiciaires. À ce moment, le mécontentement public s'était exprimé au sujet de la condamnation de Timothy Evans, qui est condamné et pendu pour avoir tué sa fille encore bébé en 1949. On découvre en 1953 que John Christie a étranglé au moins six personnes dans la même maison si le jury du procès d'Evans l'avait su, Evans n'aurait peut-être pas été jugé coupable. Dans deux autres causes à la même période, des doutes s'élèvent sur d'autres condamnations suivies d'exécution, comme dans le célèbre cas de Derek Bentley.
La commission conclut que, sauf si l'opinion publique est de façon écrasante en faveur de l'abolition, la peine capitale doit être conservée.
Entre 1900 et 1949, 621 hommes et 11 femmes sont exécutés en Angleterre et au Pays de Galles. Dix agents allemands sont exécutés pendant la Première Guerre mondiale en application du Defence of the Realm Act de 1914 et 16 espions sont exécutés pendant la Seconde Guerre mondiale en application du Treachery Act de 1940.
Un jour après l'exécution de William Joyce pour trahison le 3 janvier 1945, Theodore Schurch est exécuté pour treachery et est le dernier à être exécuté pour un crime autre qu'un meurtre; la dernière exécution pour des faits civils autre qu'un meurtre est celle de Martin Doyle pour tentative de meurtre le 27 aout 1861.
À partir de 1957, plusieurs procès controversés mettent de nouveau en avant la question de la peine capitale. La campagne pour l'abolition obtient une satisfaction partielle avec le Homicide Act de 1957. La nouvelle loi distingue entre l'homicide punissable et non punissable de mort. Six catégories d'homicide volontaire sont désormais passibles de la peine capitale:
pendant ou après un vol
par arme à feu ou explosif
pour empêcher une arrestation ou pendant une évasion
meurtre d'un policier
meurtre d'un gardien de prison par un détenu
deuxième meurtre dans des circonstances indépendantes du premier (si les deux crimes sont commis en Grande-Bretagne)
La police et le gouvernement sont d'avis que la menace de la peine de mort dissuadera les délinquants de porter des armes à feu, et c'est pour cela que ce genre de crime reste puni de mort.
En 1965, le député du parti travailliste Sydney Silverman, qui s'était voué à la cause de l'abolition depuis plus de 20 ans, dépose une proposition de loi (private member's bill) qui est adoptée par un vote non partisan de la Chambre des Communes, 200 voix contre 98. La loi est ensuite approuvée par la Chambre des Lords, 204 voix contre 104.
La loi Murder (Abolition of Death Penalty) Act de 1965 suspend la peine capitale pour cinq ans en Angleterre, Pays de Galles et Écosse, mais pas en Irlande du Nord, et lui substitue une peine obligatoire de réclusion à vie. La loi prévoit aussi que si avant la fin du délai de cinq ans chaque chambre du Parlement vote une résolution qui la rend permanente, elle deviendra aussitôt permanente. En 1969 le ministre de l'Intérieur James Callaghan dépose une motion pour rendre la loi permanente, qui est votée par la Chambre des Communes le 16 décembre 1969 et une motion semblable est votée par la Chambre des Lords le 18 décembre. La peine de mort pour meurtre est abolie en Irlande du Nord le 25 juillet 1973 par le Northern Ireland (Emergency Provisions) Act qui établit une juridiction d'exception pour les faits de terrorisme.
Après l'abolition de la peine de mort pour meurtre, quelques convaincus créent une tradition qui veut qu'un vote non-partisan ait lieu à Chambre des Communes à chaque session, sur une motion de rétablissement de la peine capitale. La motion a toujours été rejetée. Pourtant, la peine de mort reste maintenue pour d'autres crimes :
Incendie volontaire dans un arsenal royal (incendie ou explosion dans un port militaire, un navire, un entrepôt), jusqu'en 1971
Espionnage jusqu'en 1981
Piraterie avec violence jusqu'en 1988
Haute trahison jusqu'en 1998
Certains crimes purement militaires sous la juridiction des tribunaux des forces armées, comme la mutinerie, jusqu'en 1998. Avant son abolition complète, la peine de mort reste en vigueur dans les armées pour six crimes :
grave manquement pendant une action,
assistance à l'ennemi,
obstruction des opérations,
faux messages radio,
mutinerie ou incitation,
non répression d'une mutinerie avec intention d'assistance à l'ennemi.
Il n'y a aucune exécution en application de ces lois.
Une potence est maintenue en état de marche à la prison de Wandsworth à Londres jusqu'en 1994. Elle est essayée tous les six mois jusqu'en 1992. Cette potence est maintenant exposée au musée de la Cour de Justice à Nottingham.
Le Criminal Damage Act de 1971 supprime le crime d'« incendie volontaire dans un arsenal royal ».
Le Naval Discipline Act de 1971 réduit le champ de la peine de mort pour espionnage, de « tous les espions de l'ennemi » aux seuls espions dans les bases militaires et sur les navires de guerre. Plus tard, le Armed Forces Act de 1981 supprime la peine de mort pour espionnage (en 1911, le Official Secrets Act avait énoncé une nouvelle définition de l'espionnage, passible de 14 ans de prison au maximum).
La Chambre des Lords, dans un amendement au Crime and Disorder Act de 1998 proposé par Lord Archer of Sandwell, abolit la peine de mort pour trahison et piraterie, la remplaçant par une peine discrétionnaire jusqu'à la prison à vie. C'étaient les derniers crimes punissables de mort dans la loi civile.
Le 20 mai 1998, la Chambre des Communes vote la ratification du sixième protocole de la Convention européenne des droits de l'homme qui prohibe la peine capitale sauf en temps de guerre ou de menace imminente de guerre. Les derniers cas de peine de mort dans la justice militaire, y compris en temps de guerre, sont supprimés quand la section 21.5 du Human Rights Act de 1998 est mise en application le 9 novembre 1998. Le 10 octobre 2003, avec effet le 1e février 2004, le Royaume-Uni adhère au 13e protocole, qui prohibe la peine de mort en toutes circonstances ce qui fait que le Royaume-Uni ne peut plus restaurer la peine de mort par la loi tant qu'il adhère à la Convention. Il ne peut restaurer la peine de mort que s'il se retire du Conseil de l'Europe.
Héritage de l'époque coloniale, plusieurs îles de l'espace caraïbe conservent le Comité judiciaire du Conseil privé comme cour suprême d'appel. Bien que la peine de mort ait été conservée dans ces îles, le Conseil privé peut différer ou refuser l'exécution. Certaines îles ont coupé ce lien avec le système judiciaire britannique en 2001, pour accélérer les exécutions.
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Je suis navrée s'il reste des fautes d'orthographe.
Je vous retrouve au prochain chapitre, laissez-moi un commentaire si le cœur vous en dit.
Je vous embrasse.
Magdaline
