Bonjour a tous, voici un nouveau chapitre.
Merci encore a tous pour vos commentaires et n'hésitez pas a en laisser d'autres.
Bonne lecture,
Sweety
Résumé: Teresa, une jeune esclave, est acheté par Jane, un homme riche, contre l'esclave. Se passe au milieu du 19eme siècle. Univers Alternatif.
Chapitre 22
Les yeux de Jane étaient clos, mais il ne dormait pas. En fait, il le prétendait parce qu'il avait besoin de réfléchir. Depuis son réveil une semaine plus tôt, il devait absorber un tas d'informations sur les derniers événements en cours. Heureusement, Van Pelt et Cho avaient fait un résumé de celles concernant la maisonnée. C'était l'affaire de la Triade, et les changements que Mashburn et Harper avaient à faire qui lui donnaient mal à la tête.
Le point positif -pour ses docteurs- était que de se mettre à jour lui occupait l'esprit. Elise et un médecin de la ville avaient particulièrement recommandé qu'il reste au lit et évite de parler autant que possible, afin que la blessure guérisse bien. Maintenant, il avait besoin de paix pour absorber les mouvements les plus récents d'une société concurrente, et comprendre comment ils pouvaient garder la tête du marché sans perdre trop d'argent. C'était son rôle dans le trio après tout…
La porte s'ouvrit et un pas familier franchit le seuil. Il oublia aussitôt les stratégies, ses paupières s'ouvrirent automatiquement alors qu'un sourire grandissait sur son visage à la vue de sa brunette favorite. Depuis son retour parmi les vivants, Teresa avait toujours été à ses côtés. Elle avait encore la charge du linge et devait aider Florin et Julian à l'écurie ou à la cuisine, mais elle revenait toujours vers lui quand elle avait quelques minutes de libre, et il lui était reconnaissant pour ça. Sa présence le calmait et elle parvenait toujours à le divertir en parlant de sa journée ou des différents événements qui avaient lieu dans la maison au lieu de le laisser se noyer dans ses pensées infinies et parfois inutiles. Ce qu'il aimait le plus, c'était la nuit, quand elle finissait son travail et qu'elle venait s'installer près de lui. Elle dormait quelques heures tout en se serrant contre lui, et il observait ses traits fatigués et paisibles, le froncement de ses sourcils ou son sourire quand elle rêvait. Sa présence et sa chaleur lui rappelait qu'il était vivant et pas seul.
Teresa avait un petit sourire lorsqu'elle s'approcha, mais ses yeux gardaient un peu d'inquiétude. Elle était hésitante quand elle s'assit à côté de lui et prit sa main. Il resserra sa prise sur sa main et demanda gentiment
-" Tu as l'air contrarié aujourd'hui. Que s'est-il passé ?" Teresa serra sa main en retour et secoua la tête.
-" Je ne suis pas contrariée. Elisa va venir pour une dernière visite et tu seras autorisé à quitter le lit dans l'après-midi. Plus de petits pas" ajouta-t-elle taquine, se référant à tous ses exercices de marche qu'il avait dû traverser pour muscler ses jambes petit à petit.
Il attrapa sa joue d'une main, se rapprocha d'elle et l'embrassa doucement. Son corps se tendit un peu avant de se détendre. C'était autre chose qui lui manquait beaucoup. La toucher librement, sans qu'elle n'ait peur de lui faire mal involontairement. Il connaissait le regard dans ses yeux, quand elle regardait la cicatrice rosie dans son cou. La seule trace de sa presque mort était un souvenir amer de tout ce qu'ils auraient put perdre. Chaque fois qu'elle lui rendait visite, Teresa la caressait doucement, juste pour repousser cette peur qu'elle s'ouvre de nouveau, et que cette fois il ne survive pas.
Jane ne se leurrait pas. Il savait qu'il avait eut de la chance et selon le médecin de la ville, c'était un miracle qu'il soit encore en vie, qu'il respire et qu'il soit capable de respirer.
-" Voilà de bonnes nouvelles" répondit-il gaiement et elle rit. L'homme n'avait pas arrêté de se plaindre au sujet de son immobilité et son incapacité de se promener librement sans quelqu'un autour. Il avait erré seul dans la maison une fois et après avoir rencontré la colère de Van Pelt, dont l'humeur changeait rapidement dans son état, il n'avait jamais réessayé. Ça voulait aussi dire qu'il pourrait quitter le lit de l'infirmerie et, à en juger l'éclat sombre dans ses yeux, leur petite histoire allait reprendre là où elle s'était arrêtée.
-" Si tu te sens bien, je peux venir dans ta chambre ce soir ?" Demanda-t-elle doucement. Ses yeux croisèrent les siens et il capta un reflet de désir que lui-même ressentait. Il était sur le point de répondre quand la poignée de la porte commença à tourner, et leurs mains se séparèrent en même temps. Elle se leva, annonçant qu'elle avait des choses à faire -l'habituel- et commença à se tourner quand il lança un lent et rauque
-" J'attendrai."
Ce serait la première fois qu'elle mettrait les pieds dans sa chambre, mais il s'en fichait. Lorsqu'Elise entra avec le médecin de la ville, il ne les accueillit pas immédiatement. Il était bien plus concentré sur la rougeur de ses joues et le fantôme d'un sourire sur son visage, et la promesse silencieuse qu'il tenait.
- Slave -
Lorsque Teresa roula finalement de la forme allongée de Jane, elle fut immédiatement tirée contre lui. Ses muscles étaient douloureux et sa respiration erratique et incontrôlable. Pour la première fois depuis qu'elle avait commencé à coucher avec lui, et elle se sentait tout à fait, complètement vidée. Un petit sourire grandit sur son visage alors qu'elle caressait son corps. Il ne l'avait pas repoussée.
Flash-back
Aussitôt que Teresa ouvrit la porte, il effleura son épaule et l'enlaça, le besoin d'elle était devenu insupportable. L'avoir dans son lit pendant sa convalescence, sentir sa chaleur, l'odeur de son parfum et la sensation dans son cou l'avait toujours empêché d'aller trop loin et l'avait poussé à vouloir plus, et ce soir, Jane allait rattraper les longues semaines sans elle.
Il la plaqua contre la porte et l'embrassa furieusement. La douleur imprévue la fit grimacer, aussitôt remplacée par la sensation de ses lèvres contre les siennes. Il grogna dans sa bouche et glissa sa main dans le bas de son dos, la rapprochant de lui. Une douleur soudaine et le désir réchauffa son corps entier. Ses dents plongèrent et mordirent sauvagement son épaule lorsqu'elle tenta de calmer ses murmures. Il n'était ni tendre ni gentil. Il n'était pas attentionné ni attentif. Il était cru et passionné, fort et impulsif. Le mal en valait la peine toutefois, il lui rappelait qu'elle ne rêvait pas, qu'il était vraiment dans ses bras.
Ses hanches se collant contre les siennes la convainquirent que la chose la plus importante à cet instant était de se débarrasser de son pantalon. Ses mains étaient partout, demandant, arrachant sa tenue pièce par pièce. Le lendemain matin elle serait couverte de bleus et aurait besoin d'une nouvelle robe mais elle s'en fichait. Il était vivant, vivant et respirant et le reste n'importait pas. La douleur physique n'était rien en comparaison de l'anxiété et de la réelle terreur qui l'avait prise quand elle l'avait vu la première fois, si pâle, allongé dans le lit de l'infirmerie après qu'Elise soit partie. Lorsqu'elle avait pensé, pour une seconde, qu'il était partit. Son pantalon tomba au sol. Il releva sa jupe et se plaça entre ses jambes. Teresa dut s'accrocher à lui, ses genoux menaçant de ne plus supporter son poids. Elle respira profondément dans son cou et souffla de contentement, comment pourrait-elle lui faire comprendre à quel point il lui avait manqué ?
-" Patrick…" murmura-t-elle, alors qu'elle le sentait prêt à la pénétrer. Il se figea et la fixa, complètement abasourdi. Teresa elle-même se gifla intérieurement et détourna les yeux, des larmes se formant aux coins de ses yeux. Il l'avait entendu cette fois. Il l'avait entendu et elle fut soudain terrifiée. Et s'il ne voulait pas qu'ils soient si proches ? Il ne lui laissa pas le temps de se questionner trop sur le sujet. Des doigts attrapèrent son menton et forcèrent ses yeux à rencontrer les siens. Elle fut celle à se figer sur place. Les fortes émotions avec lesquelles elle fut accueillit la secouèrent comme une puissante vague. Tristesse, regret, joie, désir, luxure… Beaucoup de sentiments dansaient dans ces orbes bleus, mais le plus dominant était l'espoir.
-" Dis-le encore."
Son visage était tendu, perçant son âme avec seulement ses yeux. Sa respiration était trop irrégulière, mais surprise par ce puissant regard, elle ne lui résista pas. A cet instant, il aurait put lui demander n'importe quoi, elle ne pouvait dire 'non'.
-" Dis-le encore" répéta-t-il, l'impatience ou le désespoir envahissant ses traits. Avait-il mal prit ses mots ? Son imagination lui jouait-elle un cruel tour ? Teresa ne pouvait que lire ces questions dans ses yeux et sourit pour elle-même. Ils étaient allés trop loin. Au début, ça n'était pas supposé durer si longtemps, elle n'avait pas imaginé qu'elle pourrait le laisser la connaître si bien, et après sa confession, elle n'avait jamais pensé qu'elle serait autre chose qu'une maîtresse pour lui, avec une certaine indépendance.
Maintenant, elle était tombée au point qu'elle ne s'en souciait plus. Aussi longtemps qu'elle pourrait rester près de lui et le faire sourire, elle s'en contenterait. Le perdre avait été son pire cauchemar récemment et elle ne voulait pas lui cacher ses sentiments. Donc pour mettre un terme à son agonie, elle glissa sa main dans ces boucles qui lui avait tant manquées et murmura d'une voix basse et rauque, avec toutes les émotions dont elle était capable:
-" Patrick."
Au moment où le mot franchit ses lèvres, son regard gagna en intensité, et elle ferma les yeux pour seulement ressentir.
Fin du Flash-back
L'homme blond avait continué à la faire crier son nom avec ses lèvres et ses mains. Sa sauvagerie était quelque chose de nouveau tout comme l'étaient les taches violet foncé sur sa peau, mais c'étaient les preuves que John Le Rouge était hors de leurs vies pour de bon, donc elle s'en fichait. Elle avait dut laisser quelques cicatrices aussi. Elle se souvenait de ses sifflements de douleur quand elle avait enfoncé ses ongles dans son dos, laissant des marques profondes…
Jane se redressa contre son oreiller, la ramena contre son torse et embrassa gentiment sa tempe. Teresa pouvait encore sentir ses battements rapides, alors qu'il redescendait doucement de ses nuages.
-" Si quelqu'un avait encore des doutes sur nous" parvint-il encore à commenter, " ils savent maintenant."
Teresa grogna et cacha son visage dans son cou, s'assurant de ne pas effleurer la zone sensible.
-" Mince" jura-t-elle, les joues rougissantes. Il rit, amusé.
-" Et bien, tu es vraiment très expressive Teresa."
Elle le fixa, perplexe.
-" Oh oui ? Pourrais-tu me rappeler qui m'a fait 'crier' comme ça, Patrick ?" Elle ne pouvait pas s'arrêter de le répéter. Elle aimait le son de son prénom sur ses lèvres. " Et tu m'as littéralement tuée. Je ne suis pas sûr de pouvoir marcher correctement demain."
L'homme éclata de rire et souffla.
-" Désolé… Je suis juste si heureux que tu ailles bien… que nous allions tous les deux bien. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si… si tu partais ou quoi que ce soit."
Sa voix se fana. Teresa nota immédiatement l'incertitude avec les derniers mots et toussa presque. Et il pensait être le seul sur le bateau de l'amour ? Il était temps de mettre un terme à ça. Elle chevaucha ses hanches et, se penchant vers lui, effleura ses lèvres avec les siennes pour chasser ses doutes et attirer son attention. Il sourit de nouveau, et attrapa son visage de sa main droite, demandant silencieusement ce qu'elle voulait.
-" Je ne pars pas" murmura-t-elle doucement, se penchant dans sa main chaude. " Je n'ai plus de raison de partir et je veux rester ici" elle hésita une seconde avant d'ajouter d'une voix douce: " Je suis à toi Patrick. Toute à toi. Donc arrêtes de penser que je te quitterais."
Elle ne pouvait pas dire qu'elle l'aimait. Ne sachant pas comment il réagirait. Malgré ses appréhensions, la brillance dans ses yeux la convainquit que c'était la bonne chose à dire. Il se redressa pour la rencontrer à mi chemin et l'embrassa doucement.
-" Epouses-moi, Teresa."
Ses yeux s'ouvrirent en grand, son cœur battit furieusement et elle ne put dire un mot. Elle n'avait jamais -ou très rarement- vu une expression si sérieuse sur son visage. Donc elle attendit qu'il continue. Jane s'éclaircit la gorge un peu mal à l'aise mais déterminé.
-" Je l'ai réalisé alors que j'étais sur le point de mourir… tu comptes plus que tout pour moi" commença-t-il, n'évitant pas son regard. " Je te veux à mes côtés. Je veux me réveiller et voir ton visage le matin, je veux dormir et te sentir à côté de moi" il se redressa, prenant son visage de ses deux mains. Teresa se demanda comment elle pouvait encore respirer avec des yeux si intenses la fixant. " Je veux te faire rire, je veux te calmer quand tu es en colère, je veux te serrer quand tu pleures, je veux voir cette lueur dans ton regard quand je te fais l'amour, je veux que tu sois la mère de mes enfants et avoir un vrai futur avec toi" sa voix mourut dans sa gorge, et… étaient-ce des larmes qu'elle voyait se former dans ses yeux ? " Tu es une des premières à savoir que je me fiche de ce que pensent les gens. Tu n'étais pas une esclave pour commencer, et tu n'en as jamais été une dans mon esprit. Je… je t'aime Teresa. S'il te plait, fais-moi l'honneur de devenir ton époux."
La jeune femme se demanda comment il pouvait ne pas entendre son cœur, quand il battait si fort. Diverses émotions courraient dans ces yeux bleus. Peur, surprise, flatterie, inquiétude, bonheur, anxiété… mais c'était l'adoration et la sincérité qui la fit sourire. Il pensait vraiment ses paroles. Ces brillants et tendres yeux ne pouvaient pas mentir. Elle serait aimée et chérie si elle acceptait. Et plus important, Teresa savait qu'elle le lui rendrait complètement. Elle anéantie la distance en se penchant en avant et l'embrassa légèrement sur les lèvres.
-" Oui" murmura-t-elle en retour. " Je le veux."
Les fiançailles ne furent pas un secret bien longtemps, pas que ce soit supposé être un secret pour commencer. Aussitôt qu'Emma surprit l'ombre d'un sourire rêveur sur le visage de Teresa, elle ne voulut pas la laisser en paix jusqu'à ce que la brunette confesse qu'elle et Jane étaient fiancés. La nouvelle se répandit dans la minute et à midi, tout le monde savait que bientôt la maison aurait une maîtresse. Julian feignit avoir le cœur brisé, Florin, Rigsby et Van Pelt les félicitèrent chaleureusement, et Emma -dont la réaction fut la pire dans son esprit- n'arrêta pas de rire et de couiner toute la journée quand elle était près d'eux.
Malgré leurs protestations et taquineries comme quoi bientôt elle n'aurait plus rien à faire, elle garda néanmoins ses activités de femme de ménage. Après quelques discussions et disputes, la date fut choisie pour mi Mars, le jour exact où leur marché était supposé prendre fin. Jane lui donna plus tard dans la journée une bague de fiançailles qu'elle avait déjà vue - et porté en Angleterre- et une chaîne en or pour l'attacher. Bien qu'elle veuille continuer son travail, Jane insista pour qu'elle arrête, qu'importe comment. Les gens aux alentours commenceraient à parler de toute façon, et il semblait désireux de mettre un terme aux spéculations en prouvant que l'ancienne esclave qu'il avait acheté était à lui.
Quelques jours passèrent sans grands changements, autres que Jane soit maintenant sur ses pieds et commence à sortir de nouveau. Teresa remarqua aussi que les quelques fois où elle quittait la maison, les regards curieux des voisins la suivaient, mais personne n'osait lui parler. Dans ces moments, elle souriait simplement, sachant que la nouvelle causait des tracas dans la ville voisine. Perdue au milieu de rumeurs et spéculations, ça l'amusait de voir qu'ils ne savaient pas comment se comporter en sa présence. Après tout, malgré ses manières, Jane était toujours un puissant homme d'affaire et personne ne voulait être dans son mauvais côté.
Teresa mangeait avec Van Pelt et Florin quand Jane fit irruption dans la pièce, une expression sinistre sur le visage. Il tenait une lettre et quelque part, elle savait qu'elle était concernée. Il avait le même regard quand il avait fait irruption dans la cuisine quelques mois plus tôt, annonçant qu'ils partaient pour l'Angleterre, mais bien moins amusé.
-" Je suis invité à une fête avec ma fiancée, les nouvelles vont vite…" annonça-t-il en grognant. " Un de nos partenaires l'organise, et les directeurs de la Triade y sont invités… spécialement moi, puisque que je suis tout juste de retour."
Teresa hocha la tête de compréhension. Maintenant qu'elle allait devenir sa femme, elle devait l'accompagner la plupart du temps. Peut-être qu'elle devrait commencer à tenter de comprendre ce qu'il faisait exactement. Elle ne voulait pas être une de ces femmes qui ne savaient pas quoi faire de leurs jours et attendaient patiemment le retour de leurs maris… pas qu'elle s'attende à être d'une grande aide mais qui sait ?
-" C'est dans le Colorado, donc un genre de grand voyage. Ça ira pour toi ?" Une fois que son accord fut clair, il continua " Nous devons partir ce soir pour y être à temps. As-tu encore tes robes du dernier voyage ?" Quand elle hocha la tête, il finit avec un rapide " Ça ira… Puisque Van Pelt est enceinte et Rigsby ne voyagera pas loin, Elise et Cho viendront avec nous cette fois… L'homme que nous allons voir utilise des esclaves pour son service, même s'il les traite bien, j'ai entendu qu'Elias pourrait être de la fête, mais ce n'est pas sûr. Ça ira ?"
Les mots la firent frissonner intérieurement, mais elle chassa la sensation. Ce n'est pas comme si elle pouvait échapper à ce genre de réunion pour toujours… Elle était protégée par sa position maintenant.
-" Patrick, tu es le premier à savoir que je ne suis pas une enfant" répondit-elle taquine, recevant un sourire de son amant. Puisque ça ne dérangeait pas le personnel, Teresa continuait d'appeler son futur mari par son prénom. " Je sais dans quoi je me lance en t'épousant, donc laisses-moi juste préparer mes affaires et nous pourrons y aller."
- Slave -
Le voyage dura une semaine entière, avec peu de repos pour les deux couples. Ils passèrent leur temps sur la route, changeant de voiture à chaque stop et dormant à l'intérieur. Ils ne passèrent qu'une nuit à l'hôtel avant de reprendre de nouveau la route. Heureusement, ils n'eurent pas trop de problèmes, donc avant huit jours, ils arrivèrent à la maison du partenaire de Jane. Jane ne prit pas trop de temps pour se reposer avant la fête, supposée être dans deux jours. Il partait toute la journée avec Mashburn et Harper, et le seul moment qu'elle passait avec lui était la nuit quand il revenait dans leur lit et embrassait son cou avant de plonger dans un profond sommeil.
La seule fois où Teresa parvint à attraper Mashburn et Harper, ils s'arrêtèrent pour la féliciter chaudement, la femme lui fit un clin d'œil et lui murmura un 'bon travail' taquin qui fit rire tout le monde pendant que Mashburn feignait, tout comme Julian, la plus grande déception de sa vie. A son grand regret, mais elle comprenait, elle savait qu'ils n'avaient pas beaucoup de temps pour elle, donc elle tint compagnie à Cho et Elise et écouta leurs anecdotes. Bientôt, le jour fatidique arriva, et elle eut à glisser de nouveau dans cette horrible robe à couper le souffle.
-" Je ne sais pas si je tiendrais toute la nuit" parvint-elle à peine à dire à Jane dans la voiture qui les conduisait à la fête. " Elise est pire que Van Pelt avec les corsets. J'ai du prendre un peu de poids dernièrement.
A ça, Jane rit, embrassa sa tempe et serra sa main plus fort. Lorsqu'ils se trouvèrent à la porte d'entrée, l'homme blond remarqua que la main de sa compagne tremblait un peu. Il caressa son cou, l'effleura à la jonction de son épaule, attirant son attention en même temps.
-" Ce sera notre première soirée dans le monde en tant que vrai couple" dit-il, souriant. Elle lui rendit son sourire et resserra sa prise. " Nerveuse ?"
-" Et bien, si on considère le fait que je ne pensais pas que je serais de retour dans le monde des hypocrites avant longtemps, oui je le suis."
Jane rit.
-" Ne t'inquiètes pas ma chère, je t'autorise à asperger chaque personne qui t'ennuie avec ta boisson. Tu sais que j'ai déjà une réputation d'homme excentrique, avoir une femme avec du tempérament comme fiancée ne choquera pas."
-" Hélas, tu as raison" souffla-t-elle et elle laissa sa tête reposer sur son épaule.
-" Brooke et Walter seront là aussi. Restes juste avec elle si tu t'ennuies avec mes connaissances, elle aime jouer avec l'esprit des gens et jouer les hypocrites avec les invités dans la salle. C'est tellement évident pour Walter et moi que ça en est hilarant."
-" J'ai remarqué qu'elle était douée à faire faire ce qu'elle veut aux gens" répondit la jeune femme en grimaçant. Le baiser de Noël revint de plein fouet dans son esprit.
-" C'est-ce qui en fait une bonne escroc" rétorqua-t-il, amusé. Si maintenant je n'avais pas remarqué qu'elle écrit doucement et qu'elle contrôle son langage quand nous sommes là, elle serait partit avec pas mal d'argent. Ne t'inquiètes pas, si tu es de son côté, tu n'as rien à craindre" ajouta-t-il avant d'avancer vers la porte du bâtiment.
Et Teresa dut admettre que Jane avait raison. Lorsque Brooke n'agissait pas comme une rivale, elle était d'agréable compagnie et une intéressante personne avec qui parler. Sa confession cette nuit-là avait fait fondre la glace entre les deux femmes, et la plus âgée ne tenta pas de prendre l'avantage dans leur conversation, l'acceptant comme une égale et la traitant dans la conversation comme les autres invités ce soir. Jane l'avait abandonnée rapidement -avec regret- au bénéfice de potentiels partenaires et pour saluer ses associés. Harper valsait autour de la salle, saluant de vieilles connaissances et se créant de nouvelles.
Assez rapidement, Teresa comprit ce que Jane voulait dire quand il avait déclaré que Brooke riait au visage des gens. Un compliment ne semblait jamais en être un -spécialement quand elle faisait trop d'éloge à quelqu'un- un petit commentaire brisant le charme n'était jamais loin derrière. Comme maintenant, par exemple, la femme escroc embarrassait un vieil homme gros en lui demandant 'si son docteur- un très bon, elle en était certaine- lui avait ordonné des senteurs d'eucalyptus, parce que non seulement c'était supposé aider à se détendre, mais couvrait aussi des odeurs indésirables'. Teresa dû se mordre les joues pour ne pas rire et était sur le point de sauver le pauvre homme des griffes de Miss Harper quand…
-" T… Teresa, c'est toi ?"
La jeune femme se figea. Elle connaissait cette voix. Elle connaissait trop bien cette voix. Brooke remarqua son malaise soudain et posa une main sur son bras pour montrer son soutien. Le geste la réveilla. Elle n'avait pas besoin de soutien. Elle était la fiancée de Jane et une Lisbon pour l'amour du ciel ! Elle n'était pas la faible fille à pleurnicher qu'elle était avant. Elle avait été esclave, avait enduré des humiliations et des cicatrices à cause de lui, et en aucune façon elle ne devrait être intimidée par lui, ou lui permettre de l'appeler par son prénom, comme si rien n'était arrivé.
Donc quand elle se tourna, elle ne cligna même pas des yeux à la vue de l'homme à moitié chauve debout en état de choc, un verre de champagne menaçant de tomber d'entre ses mains. Elle baissa simplement la tête de salutation et dit trop calmement
-" Bonsoir Samuel Bosco. Ça faisait longtemps."
TBC…
A/N: je posterais le prochain chapitre d'ici le week-end. N'oubliez pas de me laisser un petit mot.
Bonne journée,
Sweety 18/09/13
