Bonjour à tous !

Comment allez-vous ? Je me sens très bien, je sors d'une séance de hammam de 3 heures avec massage et ça c'est le pied intégral !

Je risque donc d'écrire un chapitre un peu… fluff ! Voire même très fluff puisque la séance m'a fait autant de bien qu'une séance chez l'Ostéopathe. Autant dire que les personnages vont faire ce qu'ils veulent de moi. Je n'ai absolument aucun contrôle sur mes doigts aujourd'hui. J'espère juste que ce sera rattrapable dans les jours à venir… ou pas.

Pour me changer les idées, j'ai ouvert la télévision et je suis tombé sur la 12. C'est « Tellement vrai » sur les enfants qui ne quittent pas le cocon familial. Dire que j'ai quitté mes parents à 17 ans ! Ca me fait bizarre vraiment.

Enfin, à chacun son histoire comme on dit.

Réponses aux commentaires :

Clina9 : Il fallait bien que je remette Sherlock dans son élément, le pauvre allait être perdu sinon. Et on sait tous qu'un Sherlock perdu, ce n'est pas bon pour les murs. Je te remercie de ta fidélité et j'espère que ce chapitre te plaira tout autant.

Liseron : Le jour où Sherlock sera diplomate, il n'aura plus besoin de John. Je n'ai pas vraiment envie qu'il change. Ce ne serait plus Sherlock sinon. Et puis John lui est tellement indispensable qu'il serait capable de devenir pire pour ne pas le voir partir.

Glasgow : Lestrade n'aura malheureusement qu'un rôle minime dans cette fic. J'aimerai le mettre en couple avec Mycroft mais deux couples homosexuels dans la même famille à cette époque, c'est vraiment trop. J'ai toujours vu John comme un conciliateur mais surtout comme le meilleur père qu'un enfant peut avoir. Et comme il n'a pas d'enfants, il s'occupe de ceux des autres. CQFD

ChocolatePeanut : J'aime cette dichotomie qui fait le caractère de Sherlock. J'aime ces deux côtés totalement opposés qui font de lui un être très difficile à cerner. Quand au sujet délicat du viol et bien, je n'en suis plus à un sujet délicat près si ?

Choupette50 : Une petite question Choupette : A quoi tu carbures ? Parce que ça a l'air super fort. J'avoue m'être beaucoup amusée à jouer avec ce Sherlock qui me met extrêmement mal à l'aise. Il est absolument horrible et je le déteste quand il est comme ça et en même temps, je l'adore. Va savoir, je suis certainement maso.

Alex : Je n'ai pas vu Polisse. Et je ne peux malheureusement pas gommer le côté année 50 puisque c'est dans la chronologie des évènements. Le viol sur mineur faisait aussi partie des crimes reconnus à l'époque, même si on en parlait pas. Merci pour le compliment et bonne lecture.

Guest : C'est une bonne idée ça ! Une petite leçon de savoir vivre de John pour Sherlock. J'y penserai merci.

Barjy02 : Oui tu as dis que Mary ne méritait pas ça ! C'est vrai qu'elle ne méritait pas ça en plus ! La pauvre ! Je me demande si John va retourner voir ses parents, j'hésite. Peut-être, nous verrons ce qu'ils me laisseront faire.

Rhéa : Sherlock is back donc. J'en suis heureuse, j'avais peur de ne pas y être arrivé. Merci de ta confirmation et bonne lecture.

Amako-sama : J'ai toujours trouvé les cocottes-minutes assez sexy, surtout quand elles sont du genre de Sherlock. Oui, je sais, j'ai de drôle de fétichismes.

Electre1964 : John, le retour, c'est fou comme ça fait du bien en fait !

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Chapitre 28

Malgré les informations précieuses que le médecin lui avait apportées, Sherlock n'arrivait pas à mettre la main sur le coupable. L'individu, relativement intelligent, même d'après les critères de Sherlock, était une véritable anguille qui lui glissait entre les mains.

Et cela agaçait grandement le détective dont l'humeur se dégradait au fil des jours.

John, Maud et Mrs Hudson, qui n'allait pas tarder à rentrer au 221b Baker Street, faisaient le dos rond, minimisant leurs propres problèmes pour se plier aux sautes d'humeur de plus en plus violente du brun. Il n'était pas rare de voir une ombre se faufiler d'une pièce à l'autre, conséquence d'une personne qui rasait les murs.

John prenait sur lui, mettant parfois tellement de distance entre lui et son compagnon que ce dernier en venait à se poser des questions. Et s'énervait encore plus. Mais John avait d'autres choses à penser. Demain s'ouvrait le procès du colonel Whitehall et il voulait à tout prix y assister. Il voulait qu'on l'écoute et entendait bien y arriver. Quelque soit le moyen.

Il avait échafaudé tout un tas de plans qu'il avait détruit aussitôt puisqu'ils incluaient tous un flirt avec illégalité qui ne satisfaisait pas le militaire en lui.

Dès que Sherlock s'enfermait dans son monde, John entrait dans le sien, cherchant une solution légale et peu dangereuse pour se faire entendre.

Il savait que Maud œuvrait aussi dans son sens, de même que la Reine Elizabeth qu'il avait sauvé. Mais la constitution de Grande-Bretagne faisait de la justice un organe indépendant du pouvoir royal. Elle n'avait donc pas beaucoup de poids dans l'affaire en cours. Seul le fait qu'elle ait été la cible entrait en ligne de compte.

Mais les deux femmes faisaient de leur mieux pour lui venir en aide et John leur en était très reconnaissant.

Il gardait une routine régulière afin d'éviter toute crise d'existentialisme alors que Sherlock sombrait dans un agacement profond. Quand l'un était mal, l'autre devait à tous prix le soutenir. C'était un accord tacite qu'ils respectaient.

En ce matin d'Août, trois semaines après le viol de la petite Maggie, la porte de la chambre du bas s'ouvrit à la volée. Sherlock entra dans un tourbillon de fraîcheur qui déplut instantanément à John.

Le blond, du brouillard dans les yeux, jeta un coup d'œil au réveil qui ornait sa table de nuit. Il était 5h30. Bien que matinal, le médecin n'apprécia pas ce réveil en fanfare qui dérogeait à ses habitudes.

« -Qu'est-ce que tu fais là Sherlock ? » Maugréa-t-il, incapable de cacher sa mauvaise humeur.

« Je sais qui a violé ses enfants ! » Répondit le jeune homme en agitant les bras.

John soupira, retombant sur les oreillers. Il n'avait vraiment pas besoin de ça aujourd'hui.

« -Debout John ! Il faut aller l'arrêter. »

Sherlock, dans un tourbillon, lui balança un costume à la figure après avoir arraché les couvertures du lit. John ne devait pas y trouver un quelconque refuge, il devait se lever, il avait besoin de lui pour arrêter ce violeur d'enfant.

Le blond s'agaça de l'impétuosité de son compagnon alors qu'il voulait encore dormir une petite heure avant de se préparer à aller au procès. Mais Sherlock ne lui en laissa pas l'occasion.

« -Sherlock, je n'irai pas avec toi ! Et rends moi mes couvertures, j'ai froid. » S'agaça le médecin, voyant que son compagnon de comprenait pas le message de ses sourcils fronçés et de son air patibulaire.

« -J'ai besoin de toi sur le terrain John ! » S'exclama le cadet. « Il faut que tu viennes avec moi.

-Et pourquoi ? » Demanda encore le médecin.

« -Que deviendrais-je sans mon médecin ? » Répondit Sherlock, un sourire au coin des lèvres.

John soupira une nouvelle fois avant de se lever.

« -Donne-moi deux minutes. »

Sherlock sortit en sautillant, heureux d'avoir obtenu gain de cause.

« -Je t'attends dehors ! » S'enthousiasma le détective en refermant la porte.

« Autant pour le petit déjeuner. » Pensa le médecin en se déshabillant.

Concentré sur ses vêtements, il ne remarqua pas que Sherlock n'avait pas fermé la porte. Par l'embrasure de celle-ci, Le brun espionnait son compagnon. Contrairement à ce qu'on pourrait pensé, l'espionnage n'était pas l'activité favorite du détective. Il ne s'y adonnait qu'en cas de nécessité. S'immisser dans la vie des gens par le biais de l'espionnage était, certes, source d'information mais toutes n'étaient pas bonne à prendre et les circonstances n'étaient pas toujours favorables.

Sherlock vit le haut du pyjama tomber, révélant le dos et les épaules musclées du militaire. Sur l'épaule gauche, la cicatrice, plus blanche que le reste de la peau bronzée du soldat, laissa au détective un sentiment de culpabilité qu'il eut du mal à réprimer. S'il avait été plus attentif, le médecin n'aurait pas été blessé. Il aurait cent fois préféré prendre cette balle à sa place. Mais John étant ce qu'il était, il aurait certainement culpabilisé et son état psychologique en aurait pâti.

Descendant plus bas, il suivit le tracé de la colonne vertébrale découverte mais se heurta au pantalon de pyjama que le médecin portait encore. Frustré, Sherlock n'en arrêta pas pour autant son inspection. Il ne connaissait la peau de John que par les rares touchés qu'ils s'étaient accordés, les examens médicaux que John continuait à pratiquer sur lui et ses rêves.

Ce qu'il voyait là était tout aussi appétissant que dans ses souvenirs. Il se gorgeait de cette splendide vue comme un assoiffé buvait à la rivière. Il analysa rapidement le grain de peau, se perdit dans le courbes du dos et se fixa sur un grain de beauté planté là, au milieu de cette peau parfaite.

Que faisait donc cet impertinent sur cette étendue dorée ?

Sherlock éprouva soudain l'envie de poser ses lèvres dessus. Une envie irrésistible à laquelle il faillit céder. Pour le cacher, l'escamoter à sa vue ne serait-ce qu'un instant. La main sur la poignée de la porte, il s'apprêta à entrer dans la chambre quand John fit quelque chose d'impensable pour son cerveau déjà bien sollicité.

Les pouces sous l'élastique de son pantalon de pyjama, John l'abaissa, entraînant avec lui le caleçon qui préservait son intimité des regards. Se baissant pour se débarrasser de ses vêtements, il offrit à Sherlock une vue imprenable sur son postérieur.

Le souffle de brun se coupa, John était parfait. Parfait pour lui. Parfait en tout point. Il n'aurait pas pu trouver une personne qui lui corresponde aussi bien que le médecin.

Il n'avait jamais aimé avant de l'aimer lui et il comprit qu'il n'aimerait plus après lui. Cette constatation, loin de l'angoisser, l'apaisa au contraire. Il ne ressentirait cette attirance pour aucun autre et c'était bien mieux comme cela.

Alors que le blond se relevait lentement, tendant un bras vers l'armoire contenant ses sous-vêtements, Le regard de Sherlock se posa sur les muscles de son compagnon jouant sous sa peau. Il imagina un instant ce dos se cambrer de plaisir sous ses caresses, ces muscles se tendre de plaisir et cette peau glisser sous ses mains.

L'image alléchante du militaire se tordant sous l'effet du plaisir firent un effet incroyable au détective qui, non content d'imaginer les réactions de son partenaire à chacun de ses gestes, sentait les mains imaginaires du médecin lui retourner ses attentions. Le souvenir des sensations ressenties durant ses rêves le submergea.

Un violent frisson le traversa, lui faisant fermer les yeux et ouvrir la bouche dans un souffle haletant. Les images qui passaient sur l'écran de ses paupières étaient toutes plus excitantes les unes que les autres et incluaient toutes son corps nu se frottant à la peau délicieusement douce du médecin.

Une image, plus érotique que les autres, fit gémir le brun qui ouvrit les brusquement les yeux quand le son de son gémissement lui parvint aux oreilles.

Dans la chambre, John s'était retourné, son caleçon à la main, à l'affût du moindre indice pouvant l'aiguiller sur la provenance de ce son incongru.

Son instinct militaire lui fit remarquer la porte non-verrouillée et l'ombre humaine qui s'y dessinait. Quand un autre gémissement se fit entendre, John s'inquiéta d'une éventuelle détresse.. L'ombre aux cheveux bouclés était appuyée contre le chambranle de la porte, les épaules voutées et le dos raide , signe évident de douleur pour un médecin.

N'écoutant que son instinct, John se précipita vers la porte qu'il ouvrit à la volée, dévoilant Sherlock qui s'était redressé.

« - Sherlock, qu'est-ce qu'il se passe ? Tu ne te sens pas bien ? » S'inquiéta le médecin.

Sherlock ouvrit la bouche pour répondre mais rien n'en sortit, toute réponse bloquée au fond de la gorge alors que son regard détaillait le blond, entièrement nu, le regard inquiet.

N'obtenant pas de réponses de son compagnon, John posa sa main sur le front de Sherlock afin d'en tester la température.

Ce geste sortit le brun de son immobilité. Incapable de se contrôler, il posa ses mains sur la peau nue de John.

Le médecin sursauta, les mains de Sherlock étaient froides sur sa peau. Baissant la tête, il contempla les longs doigts pâles contrastant avec sa peau bronzée. Sherlock était son exact opposé et cela le fit sourire.

Relevant la tête vers le détective, il vit son visage s'approcher dangereusement. Avant même qu'il ai pu dire ou faire quoique ce soit, les lèvres de Sherlock avaient rencontré les siennes, lui coupant toute forme de réplique.

Le cerveau de John s'arrêta. Tout entier tourné vers les sensations que lui procuraient les lèvres de son compagnon. Il sentit que Sherlock n'était pas habitué à donner ce genre de marque d'affection. Il était gauche et hésitant mais la passion qu'il y mettait compensait largement le manque d'expérience.

John posa le bout des doigts sur les mains du brun, remontant vers ses épaules et son cou dans une langoureuse caresse. Ils se fixèrent dans le cou du détective qui gémit en les sentant se glisser dans ses cheveux.

John ouvrit la bouche, léchant doucement les lèvres de Sherlock qui s'ouvrirent instinctivement. Le médecin plongea sa langue dans la bouche ainsi offerte, jouant avec celle de son compagnon. Sherlock se laissa faire, apprenant et reproduisant les gestes en un temps record.

Mais bientôt, le contact de leurs lèvres et de leurs langues ne fut plus suffisant. Plaquant ses mains contre les fesses du blond, Sherlock le tira contre lui, faisant entrer en contact leur deux corps échauffés par un simple baiser.

John gémit quand son érection rencontra celle, encore couverte de Sherlock. Ce n'est qu'à ce moment qu'il se rendit compte que son corps parlait à sa place. L'érection qui pulsait entre ses jambes était incontrôlable. Il avait envie de Sherlock. Il avait physiquement envie de Sherlock. D'un homme.

Finalement, cela n'avait pas d'importance, il aimait Sherlock. Et que Sherlock soit un homme n'avait absolument aucune incidence sur son comportement. Il se montrerai tout aussi amoureux et tout aussi câlin.

John plaqua son amant contre le chambranle de la porte. Il n'était pas dit qu'il laisserait Sherlock faire de lui ce qu'il voulait.

Gémissant doucement à la sensation de son corps pressé contre celui du brun, John voulu soulager la pression qui habitait son bas-ventre. Conscient que ses mains ne lui serait pas d'une grande utilité et que celles de Sherlock étaient très bien là où elles étaient, John appuya un peu plus son bas-ventre contre celui du brun.

Ce dernier laissa échapper un gémissement appréciateur et glissa une de ses mains dans le creux du dos de son bienfaiteur, accentuant la cambrure de celui-ci et par-là même la pression de leurs érections l'une contre l'autre.

John fut le premier à revenir à la réalité. S'éloignant avec difficultés des lèvres du brun, il ferma les yeux, posant son front contre l'épaule de Sherlock, il ne voulait pas perdre ce contact si apaisant tout de suite.

Respirant l'odeur boisée du détective, il enfouit son nez dans son cou. Sherlock relâcha son étreinte le temps de faire reculer le militaire dans la chambre et de fermer la porte derrière eux.

« -John… » Souffla le jeune homme.

« -Hmm ? » Répondit le militaire.

« -Tu es nu. »

John pouffa dans le cou de Sherlock.

« -Je crois que tu es le mieux placé pour en juger. Tu es le seul à avoir les yeux ouverts. » Répondit le blond.

« -Et j'aime ce qu'ils voient. Tu es beau John. »

Le soupir qui caressa la peau de Sherlock n'avait rien de plaisant.

« -Je suis blessé. »

Sherlock haussa les épaules, entraînant la tête de John avec elles.

« -Cela n'a pas d'importance. » Chuchota-t-il à son oreille. « Tu es parfait pour moi et je t'aime. »

John rougit, incapable de lui retourner sa déclaration.

Il était encore trop tôt, il avait encore peur de ses réactions et l'idée de perdre Sherlock le terrifiait. Il leva pourtant la tête, confrontant son regard à celui de son compagnon. Il aurait aimé que Sherlock puisse lire dans son regard toutes les émotions qu'il souhaitait y faire passer.

Malheureusement, Sherlock ne savait pas lire dans les yeux des autres. Il savait déduire toutes sortes de choses en un quart de seconde, dépouillant son interlocuteur de ses secrets sans aucune considération pour lui. Mais il ne savait pas lire dans les yeux.

John ouvrit la bouche, tentant une réponse mais Sherlock l'en empêcha en posant un doigt sur ses lèvres.

« -Je sais que tu veux me répondre. Mais ne le fait pas. »

John fronça les sourcils alors que Sherlock caressait ses lèvres de son doigt.

« -Je sais que tu rêves de me dire la même chose. Tu n'as pas à le faire si tu ne sens pas prêt. Je ne veux pas que tu te sentes mal à l'aise. Tu me répondras quand tu seras prêt, quand tu sentiras que tes mots ne déclencheront pas une crise de panique ou de dépression. »

John sourit à son compagnon, heureux que Sherlock prenne en compte ses états d'âmes et sa santé morale.

Le médecin frissonna, le froid de ce début de matinée s'insinuait dans ses veines. Seule la peau couverte par les bras de Sherlock était réchauffée.

Le brun s'inquiéta.

« -Tu as froid ? » Demanda-t-il.

John pouffa.

« -Je suis nu dans tes bras. »

Sherlock sourit à son tour.

« -Va donc t'habiller. »

John grogna en quittant l'étreinte du détective. Il se dirigeait vers la penderie quand Sherlock le rattrapa, le pressant contre son torse et enfouit son nez dans les courts cheveux blonds.

John soupira de plaisir mais se dégagea.

« -Je dois m'habiller si tu veux que l'on aille arrêter ce tueur. »

Le soupir de frustration de Sherlock aurait pu coucher une forêt tant il était fort. Mais il laissa le médecin recouvrir son corps si tentant. Le crime n'attendait pas et le coupable finirait par disparaitre. Il décida qu'il s'occuperait de John dès leur retour du centre de Londres.

Sherlock connaissait les projets de son médecin pour la journée mais il comptait bien les lui faire oublier dès leur retour.

John recouvrit sa raison en recouvrant son corps de plusieurs couches de tissus. Il avait des choses à faire. Il irait avec Sherlock puis se rendrait au tribunal où il assisterait au procès public du colonel Whitehall. Rien ne le détournerai de sa route.

Les deux hommes sortirent de Holmes Manor sur la pointe de pied. Toute la maisonnée dormait encore. Sherlock arrêta un taxi qui passait par là et ils se mirent en route.

Ils arrivèrent peu de temps après devant une usine qui jetait son ombre noire sur les eaux tumultueuses de la Tamise. Le bruit tonitruant des machines couvrait toute forme de conversation. Les ouvriers, comme des pièces de ces machines, se confondaient dans l'ombre graisseuse de l'aube.

L'inspecteur Lestrade les avait rejoints à l'entrée des entrepôts. Ils avancèrent au travers des allées sombres qui menaient aux bureaux de la direction. Les escaliers grinçèrent sous le poids des trois hommes.

Ils demandèrent à voir le patron. L'homme, la quarantaine bedonnante et réformé de complaisance, les accueillit chaleureusement, heureux d'avoir le fameux détective consultant devant lui. Il avait d'ailleurs une affaire de vol à lui confier. L'un de ses employés le volait.

Lestrade ne laissa pas au patron le temps d'aller plus loin. Il arrêta ce dernier pour viols sur mineurs. L'homme nia farouchement, se débattant alors que Lestrade lui passait les menottes.

Il argumenta, retraçant son emploi du temps heure par heure et balançant ses alibis à la face du détective. Quand Sherlock lui démontra qu'il était incapable de lâcher prise et que son sentiment de toute puissance le poussait à maintenir sous sa domination ses employés autant que leur famille, le dirigeant laissa tomber le masque.

Toutes ses petites filles lui appartenaient, disait-il, tout comme leurs parents. Leur vie était en sa possession et il dirigeait tout. Il était celui qui mariait et celui qui autorisait les enfants à naître. Il était Dieu en son pays et personne, pas même la justice des hommes ne pourrait l'arrêter.

Déstabilisé par la violence de ces propos, John laissa Lestrade s'éloigner avec le suspect, incapable d'assumer alors son rôle de médecin spécialisé dans les pathologies psychiques. Finalement, cette guerre avait fait autant de mal aux combattants qu'aux non-combattants.

Alors que la voiture de police s'éloignait, Sherlock attrapa un taxi pour les reconduire à Holmes Manor. L'enquête était terminée, les langues se déliraient, faisant tomber les alibis les uns après les autres. Les employés n'avaient plus peur, leur patron n'était plus un danger.

La police n'avait plus besoin de lui.

Il appela John, le pressant de monter dans ce taxi pour qu'ils puissent rentrer mais le blond refusa.

« -Le procès du colonel Whitehall débute dans une heure, je dois y assister. »

Et il tourna le dos à l'usine, se dirigeant vers ce tribunal où il comptait bien faire entendre sa voix..

A SUIVRE…

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Ca y est ! Enfin terminé. Il m'a fallut trois jours pour l'écrire celui-ci. Il me reste à le corriger et je vous le soumets.

Je n'en suis pas satisfaite, j'ai l'impression de tourner en rond et même s'il y a enfin eu un vrai baiser entre John et Sherlock, ce chapitre est trop long pour si peu d'avancée.

Le chapitre suivant sera encore plus pénible à écrire, je le crains puisqu'il s'agira, je l'espère, du procès du colonel. Pour l'écrire, je m'inspirerai du procès de John Bates dans la série « Downton Abbey » qui est une très bonne série cela dit.

Je n'ai pas publié hier pour une très bonne raison. D'abord, je suis rentrée à 8h30 chez moi et ensuite il y avait « rendez-vous en terre inconnue » et il n'était pas question que je rate ça.:J'ai d'ailleurs tout coupé : Téléphone, ordinateur et même mon interphone.

Pour info, j'ai écrit ce chapitre en écoutant « Formidable » de Stromae

A la prochaine

Bises

Magdaline