A/N: bonsoir chers amis lecteurs. Voici un nouveau chapitre. Il n'en reste plus que deux avant la fin de cette fic. Merci a tous pour vos commentaires et votre patience. J'espère que vous aimerez ce nouveau chapitre. Vous pouvez également laissé un petit mot a l'auteur de cette fic dont vous trouverez le nom sur le prologue.
Bonne lecture a tous,
Sweety
Teresa, une jeune esclave, est acheté par Jane, un homme riche, contre l'esclave. Se passe au milieu du 19eme siècle. Univers Alternatif.
Chapitre 26
Jamais elle n'avait passé une nuit plus désagréable dans un lit, pensa Teresa. Comme il n'avait pas été utilisé pendant environ deux ans, le matelas sentait si mauvais que même un putois n'en voudrait pas. Il était si dur qu'elle ne pouvait pas supporter d'y rester une seconde de plus, même le petit canapé était plus confortable! Depuis qu'elle avait été enfermée, personne ne lui avait rendu visite, sauf pour lui apporter de la nourriture et des vêtements, qu'elle ne mettrait certainement pas . Elle se glissa tout de même dans sa chemise de nuit, pas vraiment prête à se coucher dans sa robe actuelle.
Il y avait un petit bruit, pourtant elle le remarqua. L'expérience d'années passées dans cette chambre lui avait enseigné tout ce qu'elle avait besoin d'un savoir lorsqu'elle entendait du bruit. Et ce bruit particulier lui donna des frissons. La poignée de la porte tourna. Quelqu'un avait ouvert la porte et voulait entrer pour une visite nocturne. Teresa respira profondément avant de regarder autour d'elle. Peu importe qui était l'intrus, elle avait besoin de quelque chose pour se défendre. Elle se tourna vers le bureau le plus proche, pensant que -si rien n'avait été changé depuis son départ- un petit couteau y était caché. Samuel lui en avait donné un quand ils étaient encore jeunes, et cela l'attristait un peu de penser qu'elle pourrait avoir à l'utiliser contre lui aujourd'hui. Heureusement, il était toujours là, caché sous un tas de vieux vêtements poussiéreux et malodorants.
La poignée finit de tourner et la porte grinça lorsqu'elle s'ouvrit. Elle s'approcha de la porte, la petite lame brillante, fermement tenue dans sa main, et s'appuya contre le mur, en attendant que l'intrus entre. Ce à quoi elle ne s'attendait pas, c'est que l'intrus lui attrape son poignet et la désarme en quelques secondes. Elle recula immédiatement et fut sous le choc quand elle reconnu le "visiteur". Souriant fièrement comme un chat de Cheshire et habillé dans des vêtements noirs, un cuisinier très familier se tenait dans l'encadrement de la porte.
-" Julian ? Que fais-tu ici ? Et ... et comment es-tu entré ici ? " demanda-t-elle, les yeux écarquillés de surprise.
-" Pour la première question : je pensais que tu pourrais avoir besoin d'une licence de mariage pour te protéger. Deuxième question : ancien voleur." Sourit-il, les yeux riant et jouant avec une clé. " C'est dur de perdre les vieilles habitudes, mais je suis sûr que tu ne diras rien à ce sujet maintenant. Cho m'a dit où était chambre."
-" Tu as vu Cho ?" dit-elle avec de grands yeux.
-" Ouais. Quand j'ai vu que vous n'étiez pas à l'auberge comme vous étiez censé l'être, je me suis précipité ici et un ami m'a dit où les quartiers des serviteurs se trouvait. Je suis allé le voir d'abord, il va bien. Un peu énervé par ta décision, mais bien."
Teresa poussa un soupir de soulagement. Si l'homme asiatique avait été blessé, elle ne se le serait jamais pardonné.
-" Il m'a dit la moitié de ce qui s'est passé parce qu'il a entendu la vieille commère parler - c'est comme ça qu'il a sut où tu étais d'ailleurs. Je ne suis pas sûr que tu as bien géré les choses Teresa."
-" Je l'ai réalisé." elle lui tourna le dos, agacée. " Et comme je sais que je suis juste une enfant pour mon père, rien ne me retient maintenant. Je pourrais m'éclipser d'ici et maintenant, mais je me sentirais comme si je prenais la fuite réellement, tout comme il l'a dit à mes frères. Je… Je ne sais pas quoi faire pour le convaincre de me laisser partir."
Il fronça les sourcils en réfléchissant profondément, ses lèvres se tordant d'une drôle de façon.
-" Je pourrais avoir une option" déclara-t-il finalement. " Tu lui as dit que tu étais la fiancée de M. Jane, non ?" Elle hocha la tête, se demandant ce que l'homme avait en tête. " Dans ce cas, utilise l'indicible « pourquoi », et mens à ce sujet."
Teresa fronça les sourcils à ses paroles. Que voulait-il dire exactement ? Julian sourit à sa question silencieuse
-" Lorsque j'ai vu Cho à l'auberge, il m'a dit que tu avais été malade pendant tout le voyage jusqu'ici. Dis-leur que tu es enceinte. Même des hommes d'affaires comme Bosco ou ton père n'aimeront pas. Cela me fera gagner du temps pour obtenir ces maudits papiers officiels. J'ai un ami qui m'en doit une et ... Teresa ? Tu vas bien ? "
A ces mots, la jeune femme avait pâli et se tourna vers son lit alors qu'une vague de nausées la frappait. Le peu de nourriture qu'elle avait mangé finit sur le sol et quand elle se retourna vers Julien pour s'excuser, il semblait très, très mal à l'aise.
-" Oh mon Dieu, Elise pourrait avoir raison alors. Tu es vraiment ... "
-Slave-
Van Pelt était assise sur le lit dans l'infirmerie, attendant patiemment le diagnostic d'Elise. Quelques heures plus tôt, elle s'était évanouie tout en donnant des ordres à Emma dans la salle de séjour et Rigsby l'avait immédiatement portée à l'infirmerie. Après un examen rapide (et coups de pied au grand homme pour être trop énervant), la femme asiatique eut sourire rassurant.
-" Tout va bien. Je suppose que votre évanouissement est dû au surmenage. Vous devez ralentir un peu. M. Jane n'est pas là pour le moment, vous devriez prendre un peu de repos."
La rouquine gémit et secoua la tête, en boutonnant sa robe de femme de chambre.
-" Ne le dites pas à Wayne, il va me traîner hors de la ville à la campagne. Depuis l'incident, John Rouge, il est trop protecteur !"
Elise rit, amusé. S'il y avait une chose que le grand homme n'avait pas cédé à Van Pelt, c'était tout ce qui concernait sa santé et le stress. Malgré ses sautes d'humeur, personne ne savait vraiment comment traiter avec elle. Quelques secondes plus tard, Rigsby fut autorisé à revenir dans la salle.
-" Est-ce que tout va bien ? " demanda-t-il immédiatement.
-" C'est juste un évanouissement dû à la grossesse," répondit calmement la femme asiatique. " Ne vous inquiétez pas, ça arrive."
Dire que l'homme était soulagé était un euphémisme. Ses épaules tombèrent alors qu'il soupirait, laissant la tension quitter son corps.
-" Désolé de ma façon de parler Elise" dit-il alors. " J'étais un peu..."
-" Stressé, j'ai remarqué" le coupa-t-elle et elle fini avec un sourire amusé. " Ne vous inquiétez pas, je ne m'attendais pas à moins de vous."
Elise se dirigea alors vers le bureau le plus proche et rangea les outils qu'elle avait utilisé dans un récipient.
-" Puis-je vous poser une question ? " Demanda soudain Van Pelt. " Pourquoi avez- vous encouragez Julian à suivre Teresa ? Cho est avec elle, n'est-ce pas assez ?"
La femme asiatique haussa les épaules pendant qu'elle se lavait les mains.
-" Je sentais qu'elle aurait besoin de la présence de quelqu'un avec... les capacités qu'il a gagnées de son ancien métier. Et garder un œil supplémentaire sur elle. Je suis sûr que vous n'avez pas remarqué, mais ces derniers temps, elle prit un peu de poids et a perdu son appétit."
-" Et alors ?" la femme de ménage fronça les sourcils. Pour une fois, Rigsby n'était pas le seul à ne pas comprendre le message d'Elise. La femme se tourna vers elle et sourit avec indulgence.
-" Elle avait l'air aussi très fatigué. Même M. Jane était prudent avec elle ces derniers temps."
Les deux hochèrent la tête, reconnaissant le fait.
-" Maintenant que vous le dites" Rigsby prit la parole. " Elle était épuisée..."
-" Mais cette rencontre avec son ancien fiancé l'a secouée, non ? Je veux dire, elle n'est pas malade, n'est-ce pas ?"
Elise rit de bon cœur à ses paroles.
-" Chère, chère Grâce. Vous agissiez de la même façon il y a quelques mois, vous avez déjà oublié ?"
Les yeux de Van Pelt s'élargirent de surprise.
-" Vous voulez dire qu'elle est..."
-Slave-
Enceinte. Dès que le mot avait passé la bouche de Julian, Teresa sentit une vague de nausées, mais cette fois n'essaya pas de la combattre et laissa sortir quelques restes de ... tout ce qui vint. Lui dire qu'elle pourrait être enceinte... la pris au dépourvu, encore plus quand cette idée ne pouvait être vraie. Elle couchait avec Jane depuis quelques mois déjà - plus ou moins selon les circonstances. Elle n'était pas stupide, elle savait qu'une fois mariée à Jane, porter les enfants serait son devoir- bien que cette idée ne la dérangeait pas. Elle serait mariée à un étranger, ce serait une histoire totalement différente... Mais enfin si tôt ?
Lorsque la nausée passa enfin, elle se leva pour répondre au regard du cuisinier.
-" Es-tu sûr ? " demanda-t-elle, sa voix si faible qu'il l'entendit à peine. Julian haussa les épaules.
-" C'est ce que dit Elise du moins. Et puisque cette femme a un sixième sens ou quelque chose de ce genre, je ne peux que la croire."
Teresa acquiesça distraitement. L'homme lui tapota l'épaule avec un petit sourire.
-" Hey, sourit. Je suis sûr que tu seras une super maman. Je sais par Miss Van Pelt que M. Jane était très proche de sa fille…" Il fronça les sourcils devant son manque de réaction. " Teresa ? Tu vas bien ?"
Elle rencontra de nouveau ses yeux et se mordit la lèvre inférieure.
-" Je ne sais pas si ... Julian, je ne suis pas prête. Je ne peux pas avoir d'enfants maintenant. Je ne..."
Le cuisinier lui frotta l'épaule maladroitement.
-" Tu auras cette conversation avec M. Jane. J'ai peur de ne pas être de bon conseil."
Teresa mit à rire nerveusement et hocha la tête.
-" Bien sûr... oui, je... je comprends. Désolée c'est…" Elle respira profondément et compta jusqu'à cinq avant d'expirer. Elle se sentait encore un peu mal, mais plus calme. " C'est troublant. Ma mère... Elle avait dix-huit quand elle a épousé mon père. Je suis née peu après, " une autre profonde inspiration et elle était de nouveau calme. " Quoi qu'il en soit, ce certificat de mariage ?"
L'expression de panique sur le visage de Julian s'évapora quand elle changea de sujet et il sortit d'un sac qu'il avait sur son épaule -noir aussi... oh, c'est pourquoi elle n'avait pas le vu tout de suite- une feuille de papier roulé en parchemin.
-" Rappelle toi ce que M. Jane a dit sur le mariage qui pourrait te protéger de ton père. Eh bien après avoir parlé de ça, j'ai eu ce sentiment qu'il pourrait t'être utile d'avoir la preuve de ton mariage à venir avec lui. Je connais quelqu'un qui peut s'en occuper en quelques heures si je lui demande. J'ai juste besoin de ta signature en bas à droite."
Julian lui tendit le papier, une plume et un encrier qui se trouvaient sur le bureau le plus proche. Cette fois, elle n'hésita pas et, après une lecture rapide (pas qu'elle n'ait pas confiance en Julian, elle voulait juste savoir de quoi il s'agissait si elle devait faire face à son père à ce sujet), signa au bon endroit. Le contrat fut plié dans le sac de l'homme et il ne perdit pas de temps, il verrouilla la porte de l'intérieur et s'assit en face d'elle. Quand elle pencha la tête en signe d'interrogation, il sourit.
-" Dors" ordonna-t-il doucement. " Je vais m'assurer que personne d'autre ne vienne pendant la nuit. Si j'entends quelque chose de suspect je te réveillerai d'accord ?"
Elle hocha la tête, trop fatigué pour refuser une telle offre, et se glissa dans le lit.
Le lendemain matin arriva trop vite à son goût. Quand elle ouvrit les yeux, Julian était déjà parti. Au lieu de lui, elle trouva un plateau avec une tarte aux pommes et des œufs parfaitement en vue sur son bureau. Sans perdre une seconde, elle mangea le tout et cacha le plat derrière son placard. Elle s'habilla de sa robe de la veille et s'assit sur le coin du lit, attendant que Mme Klein ou quelqu'un ouvre la porte pour la conduire au « petit déjeuner familial». A neuf heures, elle entendit la femme de ménage ouvrir la porte et entrer, s'attendant certainement à ce qu'elle soit endormie. À la grande satisfaction de Teresa, la vieille femme fut très déçue de la voir prête à y aller.
-" Le petit déjeuner est servi" grommela-t- elle sans aucune forme de salutation.
-" Bonjour à vous Mme Klein" répondit froidement Teresa. " Je vous remercie. Et avant de partir, ma chambre doit être nettoyée."
Elle passa devant la femme de chambre et se dirigea vers l'escalier, l'esprit focalisé sur la façon de mettre un terme à cette situation absurde.
-Slave-
Quand elle arriva dans la salle à manger, la table était prête et sa famille était déjà en train de manger. Peter Lisbon au bout de la table, et à sa droite, il y avait- elle grimaça -Bosco, Thomas et Christopher. Sur sa gauche, une chaise vide avait été laissée entre lui et Raymond. Au moins, elle savait où il voulait qu'elle s'asseye. Une autre façon de lui faire comprendre qu'il voulait la marier à Bosco. Quand il l'aperçut, il arrêta de parler et s'adressa solennellement à elle:
-" Bonjour Teresa. Pourquoi ne te joindrais-tu pas à nous pour le petit déjeuner ?"
La réaction générale fut plus ou moins ap l'image de ce qu'elle attendait: Ray et Tommy la regardaient avec des yeux grands comme des soucoupes, Chris souriait largement et Bosco laissa tomber sa fourchette de surprise. Aucun d'entre eux ne parla au début, et elle ne pris pas la peine dire quoi que ce soit en retour.
-" Teresa ! " L'appela joyeusement l'enfant. Il se tut immédiatement sous les regards d'alerte de ses deux frères et rapporta à contrecœur son attention sur son assiette à moitié mangée. Le moment de surprise passé, le frère aîné la fixa d'un air menaçant et Thomas reporta son attention sur son petit déjeuner. Alors Mashburn avait raison, Ray la voulait morte et Tommy ne s'en souciait pas. Elle parvint à se reprendre et ne pas éclater en larmes à leurs réactions. Tout était tellement ... froid et peu engageant. Personne ne voulait d'elle ici sauf Chris qui ne savait même pas pourquoi elle était partie.
-" Non merci père" répondit-elle froidement. " Je ne veux pas abuser de votre hospitalité plus longtemps. M. Cho et moi allons partir maintenant."
Peter Lisbon éclata de rire.
-" Partir ? Ne me fais pas rire. Tu nous as quittés sans arrière-pensée et maintenant tu veux repartir après avoir balancé -pardonne-moi l'expression- des conneries à travers la maison ?" Son expression durcit à ses paroles, croyait-il vraiment ce qu'il a disait, qu'elle les avait abandonnés quand elle était la victime ? " Ne me regarde pas avec ces yeux accusateurs" avertit son père. " Tu t'es mies toi-même dans cette situation."
La colère de la jeune femme ne diminua pas. Il était celui qui l'avait remise à un marchand d'esclaves et pourtant il jetait le blâme sur elle. Et ça la dégoûtait. Avait-il répandu le mensonge avec une telle conviction qu'il espérait qu'elle allait lui emboîter le pas sans se plaindre ? Intérieurement, elle savait que s'il l'avait ramenée pendant l'année précédente, elle serait revenue pour le bien de ses frères. Maintenant, elle n'était plus seule.
-" Vous m'avez vendu. Je suis actuellement fiancée à un autre homme et que vous n'avez rien à dire à ce sujet."
Ses frères et Bosco la dévisagèrent, incrédules, abasourdis par sa façon de répondre à son père. L'homme lui envoya un regard sévère et prononça:
-" Je suis ton père et j'aurai toujours un droit sur toi."
Elle ouvrit la bouche pour protester lorsque ça la frappa de nouveau. L'envie de vomir, à cause d'un enfant à venir. Elle saisit le plat le plus proche et rendit la tarte aux pommes et les œufs qu'elle venait d'avaler. Vomir l'a fit sentir faible de nouveau, et elle ferma les yeux pour tenter de calmer ses sens. Elle voulait rentrer à la maison. Elle voulait retourner auprès de Jane. Elle voulait se coucher à côté de lui, le tenir serré et ne plus jamais le quitter.
Dieu, comme il lui manquait soudainement…
-" Teresa !"
Sa tête était engourdie et pendant quelques secondes, elle pouvait à peine penser. Elle laissa simplement des bras forts, indésirables la tenir alors qu'elle se sentait tellement étourdie, les bras de Bosco. Ce n'était pas le parfum qu'elle voulait sentir. Ce n'était pas la façon dont il la tenait, la seule façon dont elle voulait être tenue. Dès que le vertige disparu, elle repoussa l'homme à moitié chauve et soutint le regard de son père de défi.
-" Tu es enceinte" dit-il, la regardant d'un air absent.
-" Je vous ai dit que j'allais épouser quelqu'un. Ça, " elle indiqua son ventre plat, " est l'une des raisons. Maintenant, vous allez nous laisser quitter cet endroit et ne jamais revenir."
La réaction de Peter fut immédiate. Il sauta de sa chaise et la regarda fixement, menaçant :
-" Je ne permettrai pas que tu partes."
-" Ma famille est à Sacramento en Californie" répondit-elle sèchement. " C'était une erreur de venir ici. Adieu père."
Il sortit un pistolet de sa ceinture et la visa.
-" Je ne te permettrai pas de me quitter encore Mary" grogna-t-il. " Ne me force pas à faire ça, tu sais que je vais tirer." Elle ne bougea pas. Il appuya sur la gâchette.
TBC…
A/N2: et voilà pour aujourd'hui. N'hésitez pas a laisser un petit mot.
Bonne nuit,
Sweety 10/12/13
