Bonjour à tous !
Je rentre de la piscine où j'ai pris mon premier cours d'aquabike. Je suis usée. Je n'ai mal nulle part mais je n'ai plus vraiment d'énergie. Pour une fois, je suis installée dans ma chambre, dans la cuisine, la machine à laver tourne et je n'ai pas très envie de l'entendre en écrivant.
Comme je ne peux plus manger de produits laitiers en dehors du déjeuner, je me suis rabattue sur le thé. En ce moment, j'en ai un qui s'appelle « Macaron ». Il est au cassis et à la violette. J'en suis folle et il faut bien le dire, ça réchauffe mes membres frigorifiés.
Dans la Nord, il fait tellement moche que je sens la déprime hivernale arrivée avant l'heure. Vite, une cure de magnésium…. Et comme je n'ai pas d'eau chaude chez moi depuis trois jours, je suis un peu bougonne. J'ai aussi un robinet qui fuit et un problème d'humidité dans ma salle de séjour.
Bref ! Tout va bien.
J'aborde avec beaucoup d'impatience le chapitre suivant qui verra peut-être la conclusion de ce procès qui met John si mal à l'aise.
Réponse aux commentaires :
Electre1964 : Il est vrai que je n'aime pas particulièrement l'avant dernier chapitre. Ceci dit, comme il vous plait à tous et à toutes, je serai bien idiote de le dénigrer plus longtemps.
Barjy02 : Du calme Barjy, J'avais juste envie de vous embêter un peu. Bon d'accord, j'ai pris un plaisir sadique à couper à cet instant car je savais que ça allait vous frustrer. Je sais, je suis un monstre. Le chapitre précédent, comme tous les autres, est d'une longueur de 6 pages word en termes de texte donc pas plus court que les autres. Tu t'es bien laissé emportée par ta lecture. C'est bien, ça veut dire que j'ai bien fait mon travail d'auteur et que tu as tout oublié l'espace d'un chapitre pour te plonger dans mon histoire.
Rhéa : Ok, je t'appellerai Rhéa le boxer à partir de maintenant. Quoique non, tu seras la fangirl boxer ! A ta question, la réponse est oui, John a accueillit le colonel à l'hôpital avant la soirée, je le dis dans cette phrase « Je l'ai accueilli à l'hôpital militaire le soir de sa tentative d'assassinat ».Chez moi, le soir commence à 17h, j'ai estimé que le colonel rentrait vers cette heure-là à l'hôpital. Si ce n'est pas clair, je rectifierais.
Glasgow : Voici la suite donc, je ne veux pas vous tenir en haleine trop longtemps, vous risqueriez de mourir d'apoplexie. Je vous aime !
Cyrise-sevens : J'ai lu avec beaucoup d'attention chacun de tes commentaires qui m'ont fait un très grand plaisir. Je suis heureuse que tu te sois laissé tenter par cette fic malgré un résumé par très alléchant c'est vrai. Je devrais penser à le changer mais je n'ai pas le courage de m'y consacrer.
Fishina : Le jour où John se mettra à parler aux plantes, tu pourras définitivement appeler l'asile le plus proche pour me prendre une chambre lol.
Sam-ZB : Merci d'avoir laissé un petit mot pour mon écrit. J'aime vous faire plaisir. Si tu as ressenti du plaisir à voir nos amis évoluer dans ce temps troublé, alors j'ai atteint mon objectif. Merci encore et bonne lecture.
Merci à tous pour vos vœux de bon anniversaire. Il fut très bon !
Résumé des chapitres précédents : John Watson, médecin militaire lors de la Seconde Guerre Mondiale, libère, avec sa division, le camp de concentration de Mauthausen dans le Nord de l'Autriche. Il y rencontre un prisonnier du nom de Sherlock Holmes. Cette histoire raconte les évènements qui suivent, depuis leur rencontre jusqu'à leur retour à Londres. John veille à la santé de Sherlock et Sherlock veille sur la vie sentimentale de John. Cette tâche sera facilitée par la colocation qu'ils vont entamer au 221b Baker Street. Lors d'une remise de médaille, John est blessé par balle en protégeant la Reine Elizabeth de l'attaque de l'un de ses patients. Inquiet et jaloux de l'intérêt que la famille royale porte à son colocataire, Sherlock parvient, avec l'aide de sa mère, à le faire transférer à Holmes Manor afin que le médecin y passe une convalescence au calme et près de lui et des siens. Mais le calme n'est pas nécessairement ce qu'il va avoir. Il découvrira que le métier de détective est plus dangereux que le métier de soldat.
Note de l'auteur : Apolitique et agnostique, je manipule les idées politiques et les croyances sans aucun problème de conscience. Ceci dit, certains passages peuvent vous choquer alors qu'ils me paraîtront parfaitement acceptables. Dans ce cas, faites donc une remarque et je m'efforcerai de me corriger au plus vite.
Je remercie les lecteurs anonymes, ceux qui ne laissent pas de commentaires, ceux qui placent mon histoire en favorite story ou qui la suivent. Je remercie également les gens qui me suivent depuis le début ou qui me découvrent en cours de route. Je vous embrasse tous, c'est aussi pour vous que j'écris cela.
A tout à l'heure en bas …
Bises
Magdaline.
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Chapitre 30
Le cœur de John battait vite, très vite. Il entendait le sang pulser dans ses oreilles alors qu'il cherchait un moyen de sortir le colonel de cette situation. L'analyse était vite faite. L'agent de police, présentement blessé, était le gardien qui accompagnait le prévenu dans tous ses déplacements dans l'enceinte de la Cour Royale de Justice. L'homme, un novice étant donné son jeune âge, s'était laissé surprendre par ce militaire de carrière qui était venu à bout de plus coriace que lui.
Le colonel, profitant d'un instant d'inattention de son gardien, lui avait dérobé son arme de service et l'avait retourné contre son propriétaire. Un mouvement brusque venu du gardien avait alerté son adversaire qui, par un reflexe conditionné, avait tiré sur son assaillant.
John doucement, fit le tour de la scène, ordonnant aux gardes hagards d'évacuer les quelques badauds qui satisfaisaient leur curiosité morbide. Le sang attirait toujours.
Les militaires présents firent sortir les badauds, réduisant considérablement la tension dans la salle d'audience. Il ne restait plus que John, le colonel Whitehall et le pauvre gardien blessé.
Ne souhaitant pas surprendre son patient, John le contourna pour se placer devant le blessé. Les mains bien en vue, il sourit au colonel qui le visait depuis son entrée dans son champ de vision.
John entama la conversation.
« -Bonjour Colonel. Vous vous souvenez de moi ? » Demanda-t-il d'un ton doux.
L'homme transpirait la peur et la confusion.
« -Oui Docteur, je me souviens de vous.
-Je peux vous poser une question ? » Demanda encore John.
Le militaire hocha la tête.
« -Pourquoi avez-vous tiré sur votre gardien ? »
Le colonel ouvrit de grands yeux étonnés, comme s'il découvrait l'identité de sa victime.
« -Cet homme est un nazi, il s'est infiltré dans la salle d'audience pour me tuer. »
Derrière John, le gardien balbutia une phrase incompréhensible que John ne prit pas la peine d'écouter.
« -Il n'y a pas de nazis dans cette salle colonel. Vous faites erreur. »
La main du militaire se mit à trembler.
« -Vous vous trompez. Cet homme derrière vous est un agent infiltré loyal à Hitler. Il est là pour me tuer. Il a déjà tué la moitié de mon unité, il me tuera sans scrupule dès qu'il en aura l'occasion. Il a déjà essayé de me faire sortir d'ici. »
John fronça les sourcils, curieux de schéma qui se développait dans le cerveau de son patient.
« -Vous avez déjà rencontré cet homme ? »
Le colonel ne répondit pas, clouant l'homme d'un regard glacial.
« -C'est lui qui a tué mon second. »
John détourna les yeux une seconde, interrogeant le blessé du regard. L'homme nia véhément, un signe de tête tellement rapide qu'il aurait pu passer inaperçu.
« -Vous affirmer qu'il a tué votre second, mais cet homme me parait bien jeune et bien peu marqué par la guerre pour avoir déjà vu un champ de bataille. Regardez-nous colonel, nous sommes tous deux des combattants. Nous connaissons la conduite à suivre en cas de blessure comme celle que vous lui avez infligé. Croyez-vous vraiment que cet homme ait fait la guerre ? »
Le doute s'installa dans le regard du militaire. Ses yeux passèrent d'un visage à l'autre, étudiant les différents points relevés par le médecin. La partie rationnel de son cerveau comprenait et admettait les arguments du médecin. La partie malade ne voyait que la vengeance, celle qu'il attendait depuis des semaines. Il ne voyait en ce jeune homme brun que la figure de ce traitre qui avait retourné sa veste et tué la moitié de son unité au beau milieu de la nuit.
« -Je… Je… »
La confusion était le pire sentiment dans ce genre de situation. Elle engendrait une réponse émotionnelle forte qui s'accompagnait d'une poussée d'anxiété et d'angoisse.
John la vit monter dans le regard du colonel. Bientôt, John le savait, la conscience du colonel allait lui faire défaut. A ce moment, plus rien ne l'arrêterait. Pas même le médecin qui tentait de l'aider.
Voyant que la situation lui échappait, John abattit sa dernière carte, jouant le tout pour le tout. Il fallait absolument que le colonel recouvre ses esprits.
« -J'ai une proposition à vous faire colonel. »
La prise sur l'arme se raffermit, le colonel sortait de sa psychose.
« -Durant la guerre, j'ai aidé à libérer le camp de Mauthausen, vous connaissez ? »
L'homme acquiesça.
« -J'y ai rencontré un homme qui possède une capacité de déduction inimaginable. A Londres, il résout des enquêtes. J'aimerai qu'il examine cette affaire et qu'il en tire les conclusions qui permettraient de retrouver l'homme qui s'en est prit à votre unité. »
Le militaire le regarda suspicieusement.
« -Je suppose que cela signifie que je vais devoir me rendre et laisser ce traître se faire soigner ? »
John eut un sourire sans joie.
« -Oui colonel, le temps que Sherlock tire ses conclusions, il serait préférable que vous vous rendiez. Un meurtre de sang-froid est une charge supplémentaire à votre accusation. »
Whitehall plongea dans ses pensées, son bras s'abaissant petit à petit. John pensa que l'incident était clos, que le colonel allait lui donner son arme et se rendre sans protester. Il fit un pas vers le colonel qui réagit vivement.
Pointant de nouveau son arme sur John, l'éclat de folie que le blond avait vu s'éloigner, reprit de l'ampleur.
« -Vous mentez ! Vous allez me tuer dès que mon arme sera baissée ! C'est vous le traître ! »
Son doigt se resserra sur la gâchette, John se recula, protégeant le gardien qui gisait toujours à terre puis ferma les yeux. Il allait mourir de la main de l'homme qu'il voulait protéger. Il pensa un instant à Sherlock, son visage apparu sur l'écran de ses paupières. Son visage fin et pâle comme la neige se tourna vers lui, ses lèvres fines s'étirèrent dans un sourire tendre, dans ses yeux apparut l'étincelle de désir qui hantait son regard ce matin. Il entendit sa voix lui murmurer qu'il était beau et qu'il l'aimait.
Il entendit le cliquetis de l'arme dont on enlève la sécurité. Cela n'allait plus être très long. Le colonel était réputé pour être un très bon tireur. Il ne loupera pas, pas cette fois.
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Dans le bureau du juge, Sherlock tournait en rond, obéissant avec difficulté à l'ordre de John. John qui, comme à son habitude, se laissait aller à une forme de courage et de loyauté envers les membres de l'armée qui dépassait l'entendement.
Le détective pesta une nouvelle fois contre son patriotisme forcené et se remit à faire les cent pas, martyrisant le tapis hors de prix qui recouvrait le parquet.
De leur côté, Maud et Elizabeth, assise dans des fauteuils à l'air confortable, le regardaient s'énerver et priaient pour qu'il ne lui prenne pas l'idée de rejoindre John.
Le juge et ses assesseurs avaient fait déplacer la sécurité jusque devant la porte, leur donnant l'ordre de tirer à vue sur le colonel s'il venait à pénétrer dans le couloir. La vie de sa Majesté la Reine était bien trop précieuse pour qu'ils pensent à épargner cet assassin en puissance.
La patience de Sherlock s'amenuisait à vue d'œil et Mycroft, debout derrière sa mère, vit l'exact moment où le vase déborda.
Sherlock craqua. Il ouvrit la porte à la volée, faisant sursauter les gardes en faction et s'engouffra dans le couloir en courant.
« -Onze minutes et vingt-huit secondes. »
Ce fut tout ce qui sortit de la bouche de Mycroft.
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Sherlock courrait, courrait, bousculant toutes les personnes sur son passage. Une seule chose importait : John.
John qui risquait sa vie alors qu'il n'était pas à ses côtés. John qu'il aimait tellement sans vraiment savoir le montrer. John, sans qui il ne pouvait plus vivre.
Il déboula dans le hall d'entrée et s'arrêta en glissant devant un détachement armé qui pointait leurs armes sur la porte de la salle d'audience. On lui interdit d'approcher plus avant mais il feinta et se précipita sur la porte. Sans aucune forme de précaution, il ouvrit la porte à la volée, projetant le battant dans le dos du colonel Whitehall.
Le militaire s'en trouva déséquilibré. John, à l'entente de la porte, avait rouvert les yeux. Par réflexe, il se précipita sur le gardien, le couvrant de son corps pour le protéger. Le colonel s'effondra sur le sol non sans avoir tiré une balle qui termina le bois plaqué sur les murs.
Sherlock se précipita sur le colonel qu'il désarma d'un coup de pied puis l'immobilisa sur le sol.
« -Cela suffit Colonel, vous avez déjà blessé John une fois, je ne vous laisserai pas faire une seconde fois. »
Le militaire grogna alors que le contingent militaire pénétrait dans la salle. Ils s'emparèrent de leur camarade et le firent se relever. John se releva à son tour, intervenant pour qu'on ne fasse pas de mal au prisonnier.
« -Je suis le médecin du Colonel. Faites-le amener à l'hôpital militaire de Londres, dans une chambre d'isolement, je dois l'examiner. »
Les gardes se regardèrent, incapable de prendre la décision de suivre les instructions du médecin.
« -Faites ce que le Docteur Watson vous demande ! »
L'ordre venait de la Reine qui venait aux nouvelles.
« - Et faites venir les secours pour ce pauvre diable. » Ajouta-t-elle en désignant le blessé qui aidait John à confectionner un garrot pour sa jambe.
On évacua le colonel et le blessé.
La Reine s'approcha de John, lui demandant dans quel état il se trouvait.
« -Je vais bien Votre Majesté. »
Le juge, qui avait suivit la Reine, déclara le procès ajourné pour des examens médicaux plus poussés et renvoya tout le monde chez soi.
John, Sherlock, Maud et Mycroft montèrent dans un taxi qui les amena à Holmes Manor. Le trajet se fit dans un silence de plomb. John réfléchissait aux symptômes du colonel et aux moyens de la faire soigner plutôt que condamner. Il comptait d'ailleurs sur Sherlock pour l'aider dans son enquête sur les circonstances du traumatisme initial.
Sherlock, lui, fulminait. John jouait au héro et mettait sa vie en danger. Il ne pouvait pas admettre qu'il mette sciemment sa vie entre parenthèses pour l'homme qui l'avait blessé. John était un militaire certes, mais le seul endroit où Sherlock l'autorisait à mettre sa vie en danger était un champ de bataille durant une guerre. Enfin, il ne l'autorisait pas vraiment, il n'avait pas le choix, il savait que John irait défendre sa patrie avec ou sans son autorisation. Mais en Angleterre, dans un contexte de paix retrouvée, il n'était pas question que le danger tourne autour de John.
Maud et Mycroft les regardaient, se demandant lequel craquerait le premier.
Mais le trajet se termina dans le même silence.
Le taxi s'engagea dans l'allée et les déposa devant la porte où William les attendait. Il annonça le thé qu'il avait servit dans le jardin d'hiver mais seuls Mycroft et Maud y firent honneur. Dès leur entrée dans le manoir, Sherlock avait attrapé John par le poignet et l'avait conduit jusqu'à sa chambre. Il avait deux mots à lui dire.
Il fit entrer John dans la pièce avant de fermer la porte et de le fusiller du regard.
« -Pourquoi as-tu fait ça ? » demanda Sherlock.
« -De quoi tu parles ?
-Pourquoi as-tu été te mettre entre l'arme et ce gardien ! Sa vie n'a aucune espèce d'importance alors que la tienne est ce qui me permet de vivre ! »
Sherlock était rouge de frustration, à bout de souffle et à bout de nerfs. La panique montait, maintenant que son self-control n'était plus nécessaire.
John s'approcha, l'arrêtant dans son va-et-vient en se mettant dans son chemin.
« -Je l'ai fait parce que je le devais. » répondit le médecin d'une voix douce.
« -Mais … Mais… » Bafouilla le détective de colère.
« -Tu n'aurais rien pu faire pour m'en empêcher. Je suis médecin et tu sais comment je suis quand je prends la pathologie d'un patient à cœur. »
Sherlock baissa la tête.
« -Si je n'étais pas comme ça, tu serais mort à Mauthausen.
-Parce que tu crois que je ne le sais pas ! » S'exclama Sherlock en se détournant, la colère revenant à grand pas.
John soupira de dépit.
« -Je ne te demande pas de changer pour moi Sherlock. Je t'aime comme tu es : froid, distant, génial, irrévérencieux et capricieux. Si je t'accepte comme cela, c'est parce que je t'aime et j'attends de toi que tu fasses la même chose. Je suis comme je suis, un idiot peut-être mais ma vie passera toujours après celle des autres. C'est mon devoir de médecin et mon éducation.»
Sherlock resta sans voix, incapable de répliquer à cela. John avait raison, il le savait. Mais comment lui faire comprendre que cette obstination à faire passer les autres avant lui, lui coûtait à lui, Sherlock, l'homme de glace qui fondait entre ses bras.
Il n'était pas bon à montrer ses sentiments, les gestes devinrent bientôt son seul moyen de communication.
Il se précipita vers John, attrapa son visage entre ses mains de violoniste et écrasa ses lèvres contre celles du médecin. Ca au moins, c'était leur langage commun.
John se perdit dans ce baiser qui en disait tellement sur la peur qu'avait eut Sherlock de le voir blessé une seconde fois.
John posa sa main sur la nuque de son compagnon, glissant l'autre dans ses boucles brunes. Il titilla les lèvres de son compagnon de sa langue, lui demanda l'accès à sa bouche qu'il rêvait d'explorer de nouveau. Sherlock comprit le message, entrouvrit les lèvres et se laissa envahir. John était un conquérant en matière de baiser. Il avait toujours aimé mener la danse, donner du plaisir au destinataire de ses attentions.
Sherlock se laissait faire, savourant l'instant. Dans ses moments d'intimité, si rares, John était tout à lui.
Il descendit sa main gauche, gardant la droite sur la joue de son amour. L'autre se posa sur la hanche du blond, le rapprochant de lui, collant leurs corps l'un à l'autre.
Ils en frémirent, le souvenir des évènements du matin leur revenant en mémoire. A quelques détails près, la position était identique.
Sauf qu'au grand désespoir de Sherlock, John portait une quantité incroyable de vêtement qui l'empêchait de profiter de son corps comme il l'avait fait ce matin. Grognant de frustration, il fit glisser sa main sous la veste du médecin, sortit la chemise et le maillot de corps du pantalon et plaqua sa main dans le creux du dos de John.
Le dit-John frémit, Sherlock avait les mains froides. Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale, faisant dresser les cheveux à la base de son crâne.
Ils se séparèrent contraint par le manque d'oxygène. John plongea ses yeux dans les orbes gris-bleues de Sherlock et lui sourit.
« -Tu as une belle façon de me faire comprendre que tu as eu peur. »
Sherlock grogna. John se moquait de lui. Il allait voir de quel bois il se chauffait.
Replongeant sur ses lèvres, il agrippa les cheveux de son amant de sa main droite, le forçant à pencher un peu plus la tête en arrière.
John se perdit dans ce baiser, se colla un peu plus contre Sherlock, voulant ressentir encore ce sentiment d'appartenance et de sécurité qu'il éprouvait dans les bras de Sherlock.
Le détective accentua la pression sur le dos de son amant. Leurs érections se pressèrent l'une contre l'autre envoyant une onde de plaisir dans leur corps. Ils se voulaient, ne savaient pas comment se le dire, ne savaient pas vraiment comment faire mais ils y arriveraient, ils en étaient sûrs.
Mais pour arriver à cela, il fallait d'abord un endroit confortable où vivre cette expérience nouvelle.
Sherlock serra John plus fort dans ses bras, les dirigeants doucement vers son lit où ils tombèrent, enlacés.
A SUIVRE…
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J'imagine que vous savez ce qui vient ensuite. Il y a-t-il donc nécessité de vous l'écrire ? En voilà une bonne question.
Sachez donc être convaincant !
Je vous retrouve la semaine prochaine pour de nouvelles aventures, sexuelles ou non. Je garde à l'esprit que vous ne savez toujours pas comment Sherlock a découvert que le patron était le violeur et que certains d'entre vous veulent revoir Ivan.
Il faudrait d'ailleurs que je pense à mettre un terme à cette fic à un moment mais comme je le disais à mon père ce midi, j'ai du mal à en voir la fin.
S'il reste des fautes d'orthographe, je m'en excuse.
Je vous dis à bientôt
Bises
Magdaline.
