Bonjour à tous.

Ou bonsoir, c'est à vous de voir.

Je n'ai pas grand-chose à vous dire cette semaine, je prépare la fête d'anniversaire d'un ami et passe mes soirées à faire des guirlandes en crépon et en origami.

Mes problèmes de chauffage et de robinetterie ne se sont pas réglés, je vais faire un massacre dans pas longtemps. Si vous entendez parler d'un triple homicide dans le Nord dans les jours à venir, c'est moi !

Réponses aux commentaires :

Choupette50 : J'espère que tes problèmes de santé et personnels se sont résolus ou, du moins, que les chapitres que je publie te mettent du baume au cœur. A la lecture de ta seconde review, je me suis dis : Ah bah non, en fait Choupette va bien ! Toujours aussi démonstrative et un poil survolté. Je sais, je te laisse dans une mare de liquéfaction mais j'ai suivi les conseils de certains de mes lecteurs qui ont raison pour le coup. Pas de sexe pour ce chapitre. Je vous l'échange contre Ivan. Ca ira comme lot de consolation ?

Liseron : Je pense que Sherlock aimerait bien jouer au Docteur avec le Docteur. Il va devoir attendre un peu, mais il aura aussi un grand moment de fluff !

Theincredibleinkspitter : Si tu prends plaisir à lire cet écrit, alors j'en suis tout à fait ravie. Je ne sais pas si je suis une artiste avec les mots, ce que je sais, c'est que j'aime les manier et en faire de belles histoires.

Barjy02 : Je me doute bien que vous ne voulez pas voir le mot fin. C'est un mot très dur au final. Et oui, je suis vraiment sûre que les chapitres sont de la même longueur. Je suis heureuse que tu ais aimé la scène du procès, elle a été très dure à écrire car je n'arrivais pas à la visualiser.

ChocolatePeanut : Ne t'excuses pas d'un petit oubli, je te pardonne de bon cœur. Je pense que Sherlock ne pourrait pas dévoiler ses sentiments sans la peur de perdre John. Tu auras ton chapitre sur les garçons. Pas entièrement dédié à Sherlock et John mais en grande partie.

Rhéa : Et oui, j'ose penser à mettre un terme à cette fic. Il faut bien mettre un point final, sinon on délaye la soupe et le résultat serait vraiment trop fade. Très bonne maîtrise de tes glandes salivaires, je suis fière de toi.

Electre1964 : J'apprécie que tu aimes mon John et la manière dont il ressort. Tu as raison, « lemoniser » n'est pas une bonne idée. Plus tard peut-être.

Glasgow : Pas de lemon pour ce chapitre, désolée, juste beaucoup de fluff ! Merci encore de ta fidélité.

Cyrise-sevens : Le soulagement est une bonne chose mais le but de ce chapitre n'était pas de te soulager mais d'installer un climat plus apaisé pour le retour d'Ivan. Ceci étant, si soulagement il y a alors je suis heureuse.

Vera Spurnes : Mon père est comédien de théâtre, alors l'écriture, c'est une chose que nous avons en commun. Et oui, je parle de mes écrits à mon père, je ne lui fais pas lire mais je lui raconte mes difficultés et mes questionnements. Il me conseille et m'a encouragé à reprendre cette fic une fois terminée, à la retravailler et de la faire éditer un jour. J'hésite toujours. Et puis, trouver un éditeur, c'est pas une mince affaire.

Fishina : Effectivement, ça ne fait pas un seul mot mais pour Ivan, promesse tenue. Par contre, pas de lemon cette fois-ci. Pas trop déçue j'espère ? John restera John, c'est pour cela qu'on l'aime.

Résumé des chapitres précédents : John Watson, médecin militaire lors de la Seconde Guerre Mondiale, libère, avec sa division, le camp de concentration de Mauthausen dans le Nord de l'Autriche. Il y rencontre un prisonnier du nom de Sherlock Holmes. Cette histoire raconte les évènements qui suivent, depuis leur rencontre jusqu'à leur retour à Londres. John veille à la santé de Sherlock et Sherlock veille sur la vie sentimentale de John. Cette tâche sera facilitée par la colocation qu'ils vont entamer au 221b Baker Street. Lors d'une remise de médaille, John est blessé par balle en protégeant la Reine Elizabeth de l'attaque de l'un de ses patients. Inquiet et jaloux de l'intérêt que la famille royale porte à son colocataire, Sherlock parvient, avec l'aide de sa mère, à le faire transférer à Holmes Manor afin que le médecin y passe une convalescence au calme et près de lui et des siens. Mais le calme n'est pas nécessairement ce qu'il va avoir. Il découvrira que le métier de détective est plus dangereux que le métier de soldat.

Note de l'auteur : Apolitique et agnostique, je manipule les idées politiques et les croyances sans aucun problème de conscience. Ceci dit, certains passages peuvent vous choquer alors qu'ils me paraîtront parfaitement acceptables. Dans ce cas, faites donc une remarque et je m'efforcerai de me corriger au plus vite.

Je remercie les lecteurs anonymes, ceux qui ne laissent pas de commentaires, ceux qui placent mon histoire en favorite story ou qui la suivent. Je remercie également les gens qui me suivent depuis le début ou qui me découvrent en cours de route. Je vous embrasse tous, c'est aussi pour vous que j'écris cela.

A tout à l'heure en bas …

Bises

Magdaline.

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Chapitre 31

Durant ses quelques mois à l'armée, John avait fait l'expérience de la vie entre hommes. Ces camarades, tous de bonne famille, avaient pris l'habitude d'aller voir les filles à chaque occasion. Ils en revenaient toujours joyeux et pleins d'anecdotes croustillantes pour ceux qui, par chance, tomberaient sur la même perle rare qu'eux.

John avait toujours écouté avec beaucoup de curiosité les histoires de ses camarades sans pour autant en faire de même. Son éducation et les principes qu'on lui avait inculqués lui interdisaient la fréquentation des filles de joies qui peuplaient les rues autour de la caserne.

Une fois le champ de bataille rejoint, il n'y avait plus lieu de penser au badinage. Rester en vie était le seul leitmotiv qui valait, reléguant au second plan toute considération purement physique relevant de la faim, de la soif ou du sexe. Il fallait survivre à tout prix pour pouvoir vivre encore.

De là à dire que John était totalement vierge, il ne fallait pas non plus exagérer. John avait déjà connu l'amour. L'amour physique était une étrangeté dans son monde bien rangé et avait pris l'aspect d'une jolie rousse dont les taches de rousseur étaient innombrables.

Pas plus expérimentée que lui, elle s'était offerte un soir alors qu'il revenait chez lui à l'aube de son dix-huitième anniversaire. John n'en avait pas tiré une grande satisfaction mais avait su apprécier ce cadeau offert par une jeune femme amoureuse alors qu'il ne connaissait même pas son prénom. Rétrospectivement, il se jugea goujat mais ne regrettait pas de s'être laissé aller de la sorte.

Aujourd'hui, les choses étaient différentes. Dans ses bras résidait un homme. Un homme comme tous ceux qu'il avait côtoyé au combat. Un homme courageux qui cherchait des réponses à cette guerre qui lui avait volé une partie de sa liberté et la dernière once d'innocence qu'il possédait. Sherlock était aussi un homme hors du commun. Un homme capable de lire en vous et d'en faire ressortir le meilleur. Un homme impitoyable avec la médiocrité, un homme incapable douceur ou de compassion quand la résolution d'une énigme était en jeu. Mais un homme doux et rassurant quand il s'agissait de sa famille et des gens qu'il aimait.

John était heureux de faire partie de ce cercle très fermé.

Il aurait certainement aimé prendre le chemin que Sherlock lui indiquait quelques minutes plus tôt. Il aurait adoré faire passer leur relation au stade supérieur. Il s'était vite rendu à l'évidence. Ni lui, ni Sherlock n'étaient prêt pour cela. Ils en avaient envie, le problème n'était pas là. Mais rien ne leur paraissait naturel dans ces mouvements qui pourtant l'étaient.

Ils s'étaient donc arrêtés là, serrés l'un contre l'autre d'un commun accord tacite. Ils profitaient de l'instant. Sherlock savourait la sensation d'un John en vie dans ses bras, John, la sensation d'une Sherlock tout en douceur et en amour.

Les vêtements de travers, ils se contentaient d'effleurements comme une forme de reconnaissance. Le silence avait repris ses droits, apaisant les craintes et les mots d'amour.

Ils profitaient du moment.

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Dans le jardin d'hiver, l'ambiance n'était pas aussi apaisée.

Mycroft et Maud, assis l'un en face de l'autre, se regardaient en chien de faïence. Le sujet de cet affrontement se trouvait à quelques pas d'eux en la personne d'Ivan qui, après un très long voyage depuis sa Russie natale, s'était présenté à la porte de Holmes Manor qu'on lui avait indiqué à la gare.

Le pauvre bougre, sans argent, avait fait le voyage depuis Saint Petersburg en calèche puis en bateau pour finir son voyage à pied. Avec ses maigres économies datant d'avant la guerre, il avait prit une chambre dans une pension de famille voisine et s'était présenté afin d'avoir des nouvelles de ses amis.

Mais là n'était pas le sujet de la dispute. Maud, qui parlait parfaitement le russe, s'était engagée à héberger le malheureux homme. Mycroft, lui, n'était pas d'accord. Holmes Manor n'était pas un hôtel bon marché nom d'un chien !

Malheureusement pour Mycroft, sa mère avait plus de pratique au jeu du regard pénétrant et c'est lui qui finit par baisser les yeux.

Maud fit appeler William qu'elle somma de préparer une chambre pour leur invité. Elle invita ensuite Ivan à s'asseoir, engageant la conversation comme s'il s'agissait d'un ami de longue date. Mycroft se retrouva donc à l'écart, rongeant son frein.

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« -Crois-tu que nous y arriverons ? »

Cette question, sortie de la bouche de John, rompit le silence qui entourait les deux amoureux.

« -Oui. »

La réponse précise et sans fioriture du détective fit sourire le médecin qui poussa le jeu un peu plus loin.

« -Quand ? »

Sherlock se replaça convenablement sur l'oreiller.

« -Quand il sera temps. » Répondit-il.

John sourit.

« -Et si le temps ne venait pas ? » Demanda encore John, anxieux tout d'un coup.

« -Le temps viendra John. » Répondit le détective en resserrant son étreinte. « Le temps viendra car je ne supporterai pas de t'avoir près de moi ainsi sans que rien ne se passe entre nous. »

John soupira.

« -Tu en as envie ?

-Oui. »

John soupira de nouveau.

« -Je devrais peut-être…

-Non ! »

L'éclat de voix fit sursauter le blond qui se redressa.

« -Je... »

Sherlock l'interrompit, un doigt sur les lèvres.

« -Tu ne dois rien du tout. Tu n'es pas prêt à passer ce cap et moi non plus. Cela ne signifie pas que je n'en ai pas envie. Cela signifie simplement que nous sommes deux adultes conscients de leurs limites et de leur désir. Je pense pouvoir affirmer que nous travaillerons sur ce point de notre relation afin de parvenir à une entente sexuelle tout à fait plaisante et épanouissante pour chacune des parties. »

John ouvrit de grands yeux ronds. Avait-il vraiment entendu ce qu'il venait d'entendre ? Sherlock rationnalisait l'évolution de leur relation jusqu'à l'aboutissement de l'acte sexuel ?

Devant la mine étonnée de son compagnon, Sherlock sourit.

« -Cela vous pose-t-il un problème Docteur Watson ? »

La taquinerie avait toujours fonctionné sur John et cette fois-ci n'échappa pas à la règle. Le blond pouffa, se replaçant sur le torse de son compagnon.

« -Aucun Monsieur Holmes ! J'aime cette idée ! J'ai… J'ai juste peur de la réaction des autres. Comment va-t-on faire ? Notre relation ne sera pas acceptée, nous allons devoir nous cacher, nous seront hors-la-loi. Comment allons-nous faire ? Je suis médecin. Si mes collègues comprennent que j'aime un autre homme, je serai renvoyé de l'hôpital au mieux. Au pire, on m'arrêtera et je serai pendu. »

Sherlock resserra son étreinte, laissant John aller jusqu'au bout.

« -Toi tu ne seras peut-être pas inquiété, tu es le filleul de la reine après tout. Mais moi. Je ne suis rien, rien qu'un soldat blessé qu'ils accuseront d'avoir perverti un homme de bonne société. »

Un silence lourd s'installa.

« -Alors je mourrai avec toi. J'irai avec toi dans ce cachot sombre que tu occuperas, je me tiendrai à tes côtés dans ce tribunal qui te jugera et je serai accroché la corde à côté de la tienne parce qu'il n'est pas question que je te quitte, même dans la mort. Tu m'as sauvé, si je ne peux pas te sauver, alors je mourrai avec toi. » Finit par répondre le détective.

John prit une grande inspiration, retenant les larmes qui menaçaient de couler.

« -Je… Non Sherlock, non. »

La voix tremblante de John fit mal au détective.

« -Tu ne peux pas dire cela. Je refuse que tu meures. Si je venais à être condamné pour t'aimer, je veux que tu restes en vie. Je veux que tu te battes pour vivre et pour continuer ton travail de détective. »

Sherlock ne répondit pas tout de suite, incapable de poser des mots sur ses sentiments. Il continua à caresser les courts cheveux blonds du médecin, essayant de s'imaginer sans John.

Les scènes qu'il créait étaient toutes fades, sans goûts et sans couleurs. Il se voyait évoluer à travers la masse sombre des passants. Il se voyait résoudre des enquêtes comme il le faisait avant l'arrivée de John. Il déblatérait des faits, trouverait des preuves, les servirait sur un plateau à Lestrade et rentrait chez lui. La vie n'aurait aucun sens.

John avait apporté à sa vie juste ce qu'il fallait de couleur et de douceur afin de la rendre plus supportable. John était sa drogue. Bien plus forte que l'héroïne, la présence du médecin l'électrisait, le faisait sombrer dans une bienheureuse torpeur dont il ne se passerait pour rien au monde. Dans ses bras, il avait enfin l'impression de retrouver la sécurité dont il avait été privé enfant, à la mort de son père. Sa douce chaleur l'enveloppait comme un cocon et calmait ses angoisses.

Sherlock sentait que dans ces bras si forts, il pourrait dormir tout son saoul, reposer enfin son cerveau fatigué des horreurs de Mauthausen et des tortures qu'il y avait subi.

Il en rêvait toutes les nuits, perdant le peu de repos qu'il trouvait dans ces quelques heures d'inconscience. Mais dans les bras de John, il sentait que ce repos lui reviendrait. Il sentait que son compagnon tiendrait, par sa simple présence, les cauchemars à distance.

Mais si John venait à partir ? Si John venait, comme il venait de le dire, à être arrêté puis pendu pour un crime qui n'en était pas un ? Comment ferait-il alors ?

« -Je ne sais pas si j'y arriverai. Tu es mon rempart contre le monde John. Tu es l'intermédiaire entre moi et le commun des mortels. Tu es celui qui mets les formes et qui attache tant d'importance à la forme plutôt qu'au fond. Ta capacité à être simplement un homme pourra faire avancer mes enquêtes beaucoup plus vite et tes compétences de médecin pourront venir en aide à beaucoup de victimes. Tu pourras faire avec eux, ce que tu as fait avec moi. »

John haussa les épaules.

« -Je vais déjà tout cela avec mes patients, il est normal de te faire profiter de mes compétences. »

Sherlock desserra son étreinte.

« -Dans ce cas, je suis rassuré. Tu ne penses plus à mourir. »

John secoua la tête de dépit.

« -J'irai avec toi tant que tu voudras de moi. Je sais qu'en dehors de cette maison ou de l'appartement, je n'ai pas à craindre de démonstration d'affection publique de ta part mais… Je ne suis pas sûr de pouvoir me retenir si tu en viens à être blessé. »

Sherlock déposa un baiser sur la chevelure blonde de son compagnon avant de se dégager de la douce étreinte de John.

« -Dans ce cas, je veillerais à ne pas être blessé. »

John resta allongé un moment, le nez encore enfouit dans l'oreiller du brun.

« -Le thé est sans doute froid à l'heure qu'il est mais ne pas se présenter au jardin d'hiver serait un affront. »

Il envoya un sourire radieux à son compagnon qui s'empressa de sortir du lit et de rajuster sa mise. Décidément, Sherlock avait le chic pour souffler le chaud et le froid.

Ils descendirent les escaliers avec lenteur, profitant encore des quelques minutes de solitude que le trajet leur accordait.

Ces quelques minutes leur parurent trop courtes. La déception de la perte d'intimité laissa vite place à autre chose, une surprise qu'ils n'attendaient pas.

Le son de la voix de Maud était différent à leurs oreilles alors qu'ils approchaient du jardin d'hiver.

John reconnu des sonorités familières.

Passant la porte, quelle ne fut pas leur surprise de voir Ivan, une tasse de thé à la main et en grande conversation avec Maud.

L'homme, après quelques semaines de bon traitement, avait reprit de la force. Son corps musculeux avait reprit des formes et sa voix grave avait perdu de son vibrato maladif.

« -Ivan ? » Appela John, n'en croyant pas ses yeux.

« -John ! Dobri Den ! »

Et John se retrouva soudain enseveli sous une montagne de muscle russe qui le serrait tellement fort qu'il faillit étouffer.

Le rire de Mummy et quelques mots russes firent desserrer l'étreinte sans pour autant qu'Ivan ne le lâche. Puis le géant russe se mit à parler à toute vitesse, fixant les yeux de John comme s'ils pouvaient communiquer par de simples regards.

Voyant John en difficulté, Sherlock jeta un regard plein d'espoir à sa mère.

Maud s'empressa de faire comprendre à leur invité que son sauveur de parlait pas un mot de sa langue natale et que, par conséquent, il ne comprenait pas un traitre mot de son monologue.

L'échange entre Ivan et Maud s'intensifia alors qu'ils cherchaient une solution à leur problème.

Sherlock s'assit à la table, partagé entre l'amusement de voir son compagnon aux prises avec son ami du nord et l'inquiétude de le voir encore entre les grandes mains du russe.

« -Je traduirais autant que je pourrais. » Finit par annoncer Maud alors qu'elle se resservait une tasse de thé.

John et Ivan allèrent s'asseoir autour de la table alors que Maud leur servait le thé.

La conversation s'engagea et se fit animée.

Ivan était bien retourné en Russie, souhaitant retrouver les parents de Patya pour leur annoncer sa mort. Il avait toujours trouvé la vérité préférable au mensonge ou à l'incertitude.

Sa mère l'avait accueillit avec le sourire, inconsciente des nouvelles que lui portait l'ami de son fils.

Il était ressortit de la maison la tête basse, incapable de retenir les larmes qui dévalaient le long de ses joues. Annoncer à une mère la mort de son enfant était une chose parfaitement ignoble. Annoncer la mort de son enfant à la mère de la personne que l'on aime, était la chose la plus dure qu'Ivan ait eu à faire. A cet instant, Mauthausen lui avait paru bien doux.

Le père de Patya l'avait chassé, rejetant cet homme qui disait aimer son fils et qui ne lui avait pas épargné la peur et la mort.

Ivan était alors rentré chez lui, retrouvant sa petite chambre pillé et humide. Il y avait passé de nombreux jours, attendant on ne sait quoi. La mort peut-être.

Puis il s'était décidé. L'université ne voudrait certainement plus de lui, un ancien détenu, et enseigner était au dessus de ses forces.

Un matin, sur un coup de tête, il avait fait ses bagages, prit ses maigres économies et avait prit la route de l'Angleterre.

Le voyage avait été très long, mais sans se décourager, Ivan avait avancé, à pied ou en calèche, parfois même en voiture à travers les paysages dévastés de sa Russie natale.

En chemin, les habitants, marqués par des affrontements sanglants offraient volontiers le gîte et le couvert à cet ancien soldat qui s'était battu pour son pays. Comme il refusait de parler de son expérience de guerre, ses hôtes partageaient avec lui leur vécu, leur ressenti.

Se mêlant aux siens, les souvenirs des uns et des autres avaient, peu à peu, formés un kaléidoscope d'émotions qu'Ivan avait été incapable de gérer seul.

Après plusieurs jours de dépression, il s'était mis à écrire. A écrire les souffrances des uns, les espoirs des autres et ses propres émotions. Tout cela, il l'avait fait durant les haltes qu'il s'accordait, noircissant des pages et des pages de papier de mauvaise qualité.

Son fusain, seul vestige de sa passion pour le dessin, s'était désagrégé dans les souffrances du peuple russe.

Alors qu'il arrivait à Londres, des centaines de pages reposaient dans son sac, bien à l'abri de l'humidité, attendant simplement que quelqu'un veuille bien se faire dépositaire de leur histoire.

Ce voyage à travers son pays avait montré à Ivan ce qu'il devait faire.

Puisque peu de gens avait le courage de dire les horreurs de cette guerre qu'ils avaient vécu, il se ferait le porte-parole des victimes et il espérait, à travers son histoire, apaiser la souffrance de milliers d'autres, trop blessés pour exprimer la douleur d'une époque troublée.

A SUIVRE….

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Et oui, pas de lemon. J'ai suivit l'avis de certains d'entre vous qui ne pensait pas cela utile.

Finalement, je suis d'accord avec vous. Ce sera pour plus tard, ou pas du tout dans la fin de cette fic, ou alors dans une autre.

Enfin, ce sera quand j'en aurai envie et quand cela nous paraitra approprié (Oui oui, j'ai bien dis nous. Nous sommes plusieurs dans ma tête !)

Bon, je viens de plier 30 grues en origami pour faire des guirlandes pour l'anniversaire d'un ami. Le résultat est trop beau, par contre, j'ai mal aux doigts. Et dire que je dois refaire la même chose demain. A moins que je ne me décide à faire mon ménage. Non pas que ça urge mais ils seront enfin passé purger les radiateurs et j'aurai potentiellement du chauffage. Le séchage de mes sols sera donc plus rapide.

Bon, c'est pas tout ça, mais je vous laisse en espérant qu'internet sera revenu demain, sinon je vous posterai ce chapitre du boulot après l'avoir corrigé.

Je vous aime, je vous embrasse, à bientôt

Magdaline.

PS : Milles excuses s'il reste des fautes d'orthographe.