Bien le bonjour à tous.
Je suis heureuse de vous retrouver pour cet avant-dernier chapitre. Et oui, pour une fois je me tiens à ma résolution et je mets un point final à cette fanfiction dans le prochain chapitre qui sera l'épilogue. Ce chapitre et/ou le suivant est classé NC-17, pour ceux qui ne connaissent pas ce rating, cela correspond à un rating M voire même MA vu ce que j'écris d'habitude dans ce genre de chapitre.
Comme je me suis attaqué à l'électricité de mon appartement, j'ai dû couper le disjoncteur et ma box n'a pas apprécié. Elle cherche à se stabiliser. Je n'ai donc pas de connexion internet pour le moment. Mais en tout cas, je n'ai pas grillé tout le système électrique de mon chez moi, ce qui est déjà un grand pas.
J'ai aussi commencé mon apprentissage du tricot. C'est une très grande aventure pour moi. Ma grand-mère a tricoté pendant plus de 50 ans et la voir faire me fascine, elle va à une vitesse ahurissante. J'espère pouvoir un jour travailler comme elle. Elle savait faire des choses magnifiques. Aujourd'hui, elle ne tricote plus mais à accepter de m'apprendre. J'ai des amies également qui tricotent. Je suis donc bien entourée et je sais faire les deux points de base (endroit et envers) et peut donc partir dans pleins de délires de tricot.
Voilà donc ma petite vie de chômeuse, entre réaménagement de mon chez moi, préparation de mon appartement pour l'hiver et nettoyage à fond, je ne m'ennuie pas.
Mais passons aux choses sérieuses.
Réponses aux commentaires :
Liseron : Tu t'entendrais bien avec mon Sherlock alors Liseron.
Electre1964 : Est-il possible que Sherlock soit plus horrible qu'au naturel ? Oui, c'est possible. Ivan est un professeur, il doit avoir la pédagogie nécessaire pour faire rentrer des choses dans la tête de bois de notre détective.
Dephtilopilus : Bienvenue à toi dans mon monde. Je suis heureuse que tu ais pris cet écrit en cours. Ce n'est pas toujours facile. Je suis également heureuse que mon écriture ce soit améliorée et te donne entière satisfaction. J'espère juste que tu arriveras à la fin.
Rhéa : Toutes les bonnes choses ont une fin, surtout les bons écrits. Il vaut mieux que je le termine ici sinon, je risque d'en faire de la soupe et ce serait dommage.
Ellanather : Merci de ton enthousiasme, c'est un plaisir sans cesse renouvelé de lire vos réactions.
Glasgow : Sherlock est un type bien finalement non ? C'est juste que sa bonne éducation à du mal à refaire surface la plupart du temps. Et voilà, c'est fini pour moi puisque le dernier chapitre est déjà écrit. Je te remercie de ta fidélité. J'écrirai certainement autre chose, peut-être pas aussi long parce que c'est quand même assez dur à tenir.
Barjy02 : C'est vraiment une page qui se tourne, c'est déroutant et un peu triste, mais c'est vrai que je suis très fière de mon bébé. J'aime vous faire douter de la fin, c'est un moment de vous garder attentifs. Merci vraiment pour tous ces compliments qui me vont droit au cœur.
Fishina : C'est une très grande histoire d'amour entre la pelouse et moi. Allez, j'ai mis un peu (beaucoup) de fluffy dans ce chapitre, pour te faire plaisir.
Cyrise-sevens : Ivan est un homme relativement âgé qui possède la sagesse des hommes de son âge. Il ressemble un peu à mon papa dans ces réactions. Je l'aime pour cela. Merci de ta fidélité.
Choupette50 : Un NC-17, ma poule, c'est une scène très, très osée ! *Sourire sadique*. Maud a bien élevé ses enfants, c'est juste que, parfois, Sherlock tourne mal. Lol. Comme on dit chez moi : »Bien éduqué, mal tourné. »
Shilar : Beaucoup, beaucoup de compliments. Je ne dirais pas que cela me gène mais bon, j'en rougis. Il est vrai que le pari de les transposer dans les événements de la Seconde Guerre Mondiale était très risqué et j'en ai bavé des ronds de chapeaux. Mais je suis si fière de moi et d'elle.
Résumé des chapitres précédents : John Watson, médecin militaire lors de la Seconde Guerre Mondiale, libère, avec sa division, le camp de concentration de Mauthausen dans le Nord de l'Autriche. Il y rencontre un prisonnier du nom de Sherlock Holmes. Cette histoire raconte les évènements qui suivent, depuis leur rencontre jusqu'à leur retour à Londres. John veille à la santé de Sherlock et Sherlock veille sur la vie sentimentale de John. Cette tâche sera facilitée par la colocation qu'ils vont entamer au 221b Baker Street. Lors d'une remise de médaille, John est blessé par balle en protégeant la Reine Elizabeth de l'attaque de l'un de ses patients. Inquiet et jaloux de l'intérêt que la famille royale porte à son colocataire, Sherlock parvient, avec l'aide de sa mère, à le faire transférer à Holmes Manor afin que le médecin y passe une convalescence au calme et près de lui et des siens. Mais le calme n'est pas nécessairement ce qu'il va avoir. Il découvrira que le métier de détective est plus dangereux que le métier de soldat.
Note de l'auteur : Apolitique et agnostique, je manipule les idées politiques et les croyances sans aucun problème de conscience. Ceci dit, certains passages peuvent vous choquer alors qu'ils me paraîtront parfaitement acceptables. Dans ce cas, faites donc une remarque et je m'efforcerai de me corriger au plus vite.
Je remercie les lecteurs anonymes, ceux qui ne laissent pas de commentaires, ceux qui placent mon histoire en favorite story ou qui la suivent. Je remercie également les gens qui me suivent depuis le début ou qui me découvrent en cours de route. Je vous embrasse tous, c'est aussi pour vous que j'écris cela.
A tout à l'heure en bas …
Bises
Magdaline.
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Chapitre 34
Le lendemain matin, quand John se prépara à aller à l'hôpital, il avait pris la résolution d'aller chercher Sherlock à la fin de son service. Il repasserai par l'appartement, chargerai de vêtements pour ne pas avoir l'air négligé et irai récupérer Sherlock à Holmes Manor pour le ramener là où était sa place, au 221B Baker Street.
Fort de ce programme, il se donna la journée pour trouver un angle d'attaque dans la future conversation qu'il voulait avoir avec son compagnon. Mais avant tout, il devait assurer son service à l'hôpital et s'occuper de ses patients.
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De son côté, Sherlock se morfondait encore et toujours à Holmes Manor. Ivan était parti quelques heures plus tôt en lui serrant la main et avec ce conseil :
« -Ne cherchez pas à l'impressionner Monsieur Holmes, il vous aime déjà trop pour son propre bien. »
Il avait embrassé Maud et s'était engouffré dans le taxi qui l'amènerai à Saint Pancras. De là, un bateau en partance pour l'Allemagne occupée le déposerai à Hambourg. Et d'Allemagne, il partirai pour la Russie où il espérait que son voyage serai bénéfique à son pays en reconstruction. Ivan s'était juré de participer au redressement de son pays et de s'occuper de l'acceptation et de l'intégration des homosexuels. La tâche n'était pas aisée et le combat serai long. Mais Ivan avait la foi. La foi en l'être humain capable de soulever des montagnes au nom d'une idéologie portée par un être charismatique.
Depuis son départ, Sherlock, enfermé dans sa chambre, avait pris la décision de réintégrer l'appartement dans la soirée. Le manque de John, s'il était lancinant depuis quelques jours, devenait peu à peu insupportable. Le plan nommé « La reconquête du soldat » était arrivé à son terme en ce qui concernait Holmes Manor.
Depuis le départ de John, Maud avait fait remettre la chambre du rez-de-chaussée en état, chassant toute présence réconfortante de la pièce, chassant John en quelque sorte. Plus rien ici ne lui rappelait son compagnon. Comme on tourne une page, Maud avait effacé toute trace de sa présence pour qu'enfin Holmes Manor redevienne l'endroit où tout le monde pouvait venir sans avoir l'impression de déranger.
Sherlock ne pouvait pas vivre dans un endroit où toute trace de John serait effacée. Il avait besoin de son compagnon aussi surement qu'il avait besoin d'air pour respirer. « Ennuyeux » se dit Sherlock en maugréant.
Seulement voilà, John n'était pas ennuyeux, il n'avait rien d'ennuyeux ni même de détestable. John était passionnant. Un terrain d'investigation à lui seul. Un être dont les réactions étaient aussi inattendues qu'inexplicables. Sherlock n'avait pas fini de faire le tour de sa personnalité. Le calme et la sérénité qui émanaient du médecin calmait ses crises d'angoisses ou de mauvaise humeur. Le fait que John ne se mette jamais en colère, ou très rarement, calmait ses excès de mauvaise humeur. Sherlock n'avait jamais réussit à calmer son esprit bouillonnant. Seuls les baisers de John avaient eu ce pouvoir. Jamais il n'avait réussi à se concentrer uniquement sur les sensations ressenties par son corps. D'ailleurs, tout cela n'était que désagrément dans d'autres circonstances.
Mais les baisers de John, dans toute leur douceur, avait cette capacité formidable de mettre son cerveau en veille et de l'obliger à ressentir. Sherlock ne s'était jamais aussi bien sentit que dans les bras du médecin.
La sensation de sécurité qui l'avait quitté à la mort de son père lui était revenu en un éclair, alors que John, dans sa tenue de combat, s'était approché de la paillasse sur laquelle il agonisait. Les jours qui avaient suivi lui avait apporté autant sinon plus de cette chaleur perdue, et il en était rapidement devenu dépendant.
Il devait retrouver John le plus vite possible avant que la crise de manque ne soit trop dure à gérer.
Sur le coup de dix-sept heures, alors que John avait encore deux heures de service, Sherlock monta dans un taxi et prit la direction de Baker Street, impatient de mettre au point sa surprise. Le paysage défilait à travers la fenêtre de la voiture mais Sherlock n'y faisait pas attention. Il réfléchissait.
La voiture s'arrêta au feu rouge dans un violent coup de frein, sortant Sherlock de sa transe. Il se regarda rapidement autour de lui et sortit du taxi après avoir réglé la course. Il avait des achats à faire avant de rentrer chez lui.
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John passait une journée des plus ordinaires. Entre deux patients, il réfléchissait à la manière d'introduire le sujet des relations intimes dans la conversation. Il fallait en passer par là pour qu'il n'y ait plus de zone d'ombre dans le tableau de leur relation.
Il était dix-sept heures, il lui restait deux heures de service avant de rentrer se changer. Il passa au patient suivant, un homme qui, depuis la guerre, souffrait de troubles nerveux. Il était agité de tremblements sans discontinuer. Il était traité pour cela.
John vérifia la fiche du patient, l'interrogeant sur son traitement en cours et sur ses effets ressentis. Avec un sourire compréhensif, John écouta une fois de plus, l'histoire compliquée de cet homme qui semblait avoir vécu l'enfer.
En s'absorbant dans le récit de son patient afin de déterminer le meilleur traitement, John oublia un moment ses interrogations.
A dix-neuf heures, il enleva sa blouse sans avoir trouvé de réponses à ses questions. Sortant de l'hôpital, il se dirigea vers la station de taxi toute proche.
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Au 221B Baker Street, Sherlock finissait de prendre une douche, évacuant tout le stress de la préparation de sa surprise. Il avait réussi à faire quelque chose d'à peu près convenable… et mangeable pour le peu qu'il en sache.
Il sortit de la salle de bain, une serviette autour des hanches et une autre dans les mains, prête à s'activer dans sa chevelure brune.
Perdu dans ses pensées, il resta debout devant son armoire ouverte. Le choix était difficile. Il voulait être à son avantage sans savoir où étaient ses atouts. Dépité de se connaître si peu, il attrapa une chemise de coton blanc qu'il agrémenta d'une cravate au nœud lâche. Après avoir enfilé un pantalon de costume noir, il resta pieds nus, et remonta ses manches de chemise jusqu'aux coudes. Il portait déjà une cravate, il ne voulait pas avoir l'air plus guindé que cela.
Le bruit de la porte d'entrée se fit entendre et les pas lourds de fatigue qui montèrent les escaliers le renseignèrent sur la personne qui montait.
John était rentré.
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Alors qu'il descendait du taxi qui le ramenait chez lui, John s'inquiéta de voir de la lumière à travers les carreaux de leur salon. La nuit n'était pourtant pas prête de tomber et cette lumière, diffuse, ne provenait pas des pièces de devant. Mrs Hudson avait dû passer et sa vue était tellement mauvaise qu'elle avait dû ouvrir la lumière et oublié de la refermer.
Il fit jouer la serrure avant de rentrer. De cela aussi, il faudrait s'occuper. Plus tard. Pour le moment, il avait un plan à mener à bien. Se délestant de son manteau sur la rambarde de l'escalier, il monta à pas lourd jusqu'à l'appartement dont il ouvrit la porte avec un soupir de satisfaction.
Son sourire se transforma en grimace de consternation quand il vit la table basse, dressée pour deux personnes et Sherlock, la tête basse, qui regardait ses pieds.
« -Bonsoir John. » Dit-il en relevant des yeux apeurés vers son compagnon. La peur d'être rejeté était plus forte que le bonheur de sentir de nouveau son odeur.
Fermant les yeux, Sherlock inspira à plein poumon l'odeur diffuse de la ville se mêlant à celle de John.
Enfin, il était à la maison.
John observait le manège de son compagnon, lisant en lui comme dans un livre ouvert pour la première fois. Sherlock avait peur de lui. Sherlock avait peur de sa réaction. Mais dieu qu'il était beau ainsi, dans cette tenue, les pieds nus et avec cet air perdu sur le visage. Il avait l'air d'un enfant. John donnerait tout pour pouvoir réconforter cet enfant qu'il savait cacher en Sherlock depuis des années.
Incapable de résister à l'air de Sherlock, John ouvrit les bras en souriant, l'invitant implicitement à s'y blottir.
Retenant un sanglot de bonheur, Sherlock se précipita dans cette étreinte accueillante. John était enfin là.
Sherlock souleva son compagnon, les bras sous les épaules, pour avoir sa bouche à disposition. John, les bras autour du cou de Sherlock, le nez enfouit dans son cou, se délectait de la sensation des boucles brunes sous ses doigts.
Les doigts de John passaient encore et encore dans ses cheveux, Sherlock ronronnait presque de plaisir. La sensation merveilleuse de son corps contre le sien, de l'odeur intoxicante du médecin qui envahissait ses poumons lui faisaient l'impression d'être enfin chez lui. Et la voix de John, qui soufflait de doux mots à son oreille, délia pour de bon la boule de nerfs qui avait élue domicile dans son ventre. Il était enfin entier. John était rentré.
Le médecin, dont les pieds ne touchaient toujours pas terre, finit par briser cette étreinte, demandant au détective de le poser au sol. Si Sherlock accéda à sa demande, il n'en libéra pas moins John de ses bras.
« -C'est toi qui a fait ça ? » demanda le blond sur le ton de la confidence.
Sherlock se tourna vers la table basse.
« -Oui. » Répondit-il d'une petite voix. « J'ai même fait le repas. » admit-il ensuite.
John sourit en lui caressant la joue.
« -J'allais venir te chercher ce soir. Je voulais te ramener à la maison. »
Sherlock soupira sous la caresse, inclinant la tête pour plus de contact avec la peau du militaire.
« -Je ne pouvais pas rester à Holmes Manor sans toi. »
John posa sa seconde main sur la joue de son compagnon, encadrant son visage.
« -Je suis heureux que tu sois rentré, j'aimerai aborder un sujet important avec toi.
-Bien sûr, je t'écoute. »
John posa ses lèvres sur celles de son compagnon et lui dit, un sourire au coin des lèvres.
« -Et si nous discutions en mangeant. La journée a été particulièrement pénible. »
Le sourire qui illumina le visage de Sherlock valait toutes les réponses.
« -Installes-toi dans le canapé, j'arrive avec le repas. »
John prit place dans son fauteuil, se relaxant en écoutant les sons provenant de la cuisine. Les pas du détective se rapprochèrent, et John se leva en le voyant arriver, un plat dans les mains et une bouteille sous le bras. Il attrapa le plat qu'il posa sur la table alors que Sherlock le remerciait de son aide.
Le brun ouvrit la bouteille de vin qu'il avait amené avant de les servir et de s'asseoir. John fit le service et le repas commença dans le silence. Les deux hommes s'observaient amoureusement, n'osant pas briser la douce atmosphère qui régnait entre eux.
Pourtant, John fut le premier à rompre ce silence sans pour autant regarder son compagnon.
« -Je n'ai pas été très présent pour toi ces derniers temps. »
Cette phrase tomba comme un couperet sur la bonne humeur de Sherlock qui ne répondit rien.
« -Je suis désolé de t'avoir délaissé. »
Le brun ne répondit toujours pas. Et John soupira en reposant sa fourchette dans son assiette.
« -Je me pose tellement de questions, Sherlock. Pas sur tes sentiments ou les miens, mais sur la façon dont notre relation doit évoluer. »
Sherlock grimaça.
« -Il n'est pas nécessaire qu'elle évolue. »
John regarda son compagnon, interloqué.
« -Tu préfères qu'on arrête ? »
Catastrophé par la tournure que prenait la conversation, Sherlock se dépêcha de démentir.
« -Non, non, pas du tout. L'idée même de me séparer de toi m'est insupportable. Je pense juste que si tu ne veux pas qu'elle évolue, je suis d'accord avec cela. »
John chercha le regard de son compagnon. Ne le trouvant pas, il se leva et fit le tour de la table. S'agenouillant devant le détective, il lui releva la tête d'un doigt sous le menton.
« -Je VEUX que cette relation évolue Sherlock, je ne sais simplement pas comment faire pour qu'elle évolue. »
Dans l'expectative, le brun repensa aux paroles d'Ivan. La réponse était là. Il devait aller vers John, car John ne viendrait pas à lui.
« -Je ne connais pas grand-chose en matière de relation amoureuse, et cela m'en coûte de l'avouer. Tu es le premier et certainement le dernier à me faire ressentir autant de choses. Mais il me semble que l'étape suivante à ce type de relation est l'expérimentation sexuelle. »
Si le moment n'avait été aussi important, John aurait certainement pouffé. Le terme d'expérimentation était pourtant parfaitement approprié dans leur cas. Mais il ne pouvait pas dissocier ce mot des expériences folles que Sherlock entreprenait dans la cuisine. Il espérait que sa première expérience sexuelle et homosexuelle ne se terminerait pas comme la moitié des expériences de Sherlock, dans un couac retentissant.
« -C'est pour cela que je passais tellement de temps avec Ivan. »
Sherlock se renfrogna à la mention du professeur.
« -Ne sois pas jaloux Sherlock. Ivan est un ami très cher à mon cœur mais il n'est qu'un ami. J'avais besoin de lui, de son expérience dans ce domaine pour m'aiguiller, pour me rassurer. Tu comprends ? »
Si Sherlock s'était montré renfrogner tout au long de sa tirade, il eut l'air bien plus contrarié ensuite.
« -J'aurai pu t'aiguiller, te rassurer. C'est mon rôle. »
John laissa tomber les mains sur les genoux de son compagnon. Il les suivit du regard.
« -Sais-tu tout ce qu'il m'a appris sur les relations entre hommes ? »
Le médecin ne perçu que le mouvement négatif de Sherlock.
« -C'est ton rôle, je le sais. C'est également le mien mais, Sherlock, Ivan a l'expérience de cela. Avec Patya, ils se sont donné l'un à l'autre un nombre incalculable de fois, ils ont vécu une histoire d'amour rare et cachée. Je voulais connaitre cette partie de sa vie pour éviter de faire les mêmes erreurs que lui. Je voulais savoir comment être heureux tout en vivant caché. Pour le reste, il est vrai que les quelques indications qu'il m'a donné concernant les relations physiques m'ont aiguillé sur le chemin à prendre. »
Il releva la tête, croisant le regard de Sherlock.
« -Ceci étant, les découvertes que l'ont fait par soi-même sont toujours les plus instructives. » Rappela-t-il, un sourire coquin aux lèvres.
L'étincelle de désir qui s'alluma dans les yeux de Sherlock ne passa pas inaperçue.
« -Quand allons-nous faire ces découvertes ? » demanda le brun avec un sourire séducteur.
John, toujours à genoux à côté de son compagnon, leva le visage, approchant ses lèvres de celles de son compagnon. Ce dernier ne se fit pas prier, heureux de retrouver la sensation merveilleuse que faisait naître en lui le moindre baiser de John.
Les lèvres de John vinrent bien à se poser sur la peau de Sherlock. Mais uniquement sur sa joue au grand désespoir du brun qui se révolta.
Avant même qu'il puisse attraper son compagnon par le bras, John s'était levé dans un éclat de rire en lui lançant.
« -Mais avant de faire ce type de découverte, il faut faire la vaisselle. »
Et il avait attrapé les assiettes qui trônaient sur la table et était entré dans la cuisine.
Abasourdi, le détective regarda son compagnon s'esquiver sans pouvoir réagir.
A SUIVRE…
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Voici la fin de ce chapitre.
Le suivant est déjà écrit et attend bien gentiment que je le corrige et que lui rajoute les réponses à vos commentaires.
Je m'excuse des fautes d'orthographe restantes.
Je vous embrasse.
Magdaline.
