Bonjour à tous,

Nous voici à la fin de l'aventure, je termine cet écrit par un chapitre très chaud. Il fallait bien que cela arrive non ?

Je vous remercie de votre fidélité et de vos encouragements, ils m'ont beaucoup aidé et supporté dans cet exercice, ma foi fort intéressant et très prenant. J'en ressors épuisé mais heureuse, très fière de ce que j'ai accomplis et en peine de devoir les laisser aller de leur propres ailes. Je comprends maintenant ce que peut ressentir une mère qui a passer des années à s'occuper de ses enfants et qui doit les laisser partir et faire leur vie comme ils l'entendent.

Je dois alors la laisser vivre par elle-même. Elle évoluera dans vos esprits et j'espère qu'elle vous apportera encore du rêve.

Je publierai une version corrigée de ce texte dans les semaines à venir. Je changerai certainement un chapitre par semaine, ne vous étonnez donc pas de la voir remonter dans la liste des fics, il n'y aura pas de chapitre supplémentaire, juste des corrections apportées à l'orthographe et la grammaire.

Je réponds pour l'avant-dernière fois à vos commentaires :

Fishina : Le coup de l'intoxication alimentaire, je ne l'ai pas vu venir. Ca m'a fait bien rire. En réalité, je me voyais mal passer de la froideur de la relation entre ces deux là, à une scène des plus érotiques sans passage de transition. Je pensais le faire un peu plus court mais non. C'est bien comme ça.

Choupette50 : Je suis une vilaine fifille, je sais. Ah non, pas de sortie de chewing-gum intempestive, j'ai déjà vu assez d'horreur chewingumesque aujourd'hui. Ah oui, j'ai oublié de te dire que John était un chaud lapin. « User de la langue » ? Oui, au sens propre comme au figuré. *Sourire sadique*.

Glasgow : J'ai réussis à convaincre une convaincu, c'est fort ça non ?

Barjy02 : Je me demande comment ils auraient réagit si on leur avait dit qu'ils seraient dans cette situation quelques mois plus tôt. Je suppose que la personne serait, en ce moment même, interner. J'ai vraiment galérer à faire tenir ce pairing sur plus de trente chapitres, je suppose que j'ai bien gérer mon truc. Benedict est le meilleur, je l'ai toujours dit ! Pas d'adieu Barjy, juste un au revoir.

Cyrise-sevens : La vaisselle est une malédiction, je l'ai toujours dis !

Liseron : John est un soldat, un poil maniaque.

Electre1964 : Ne couines pas, c'est la fin d'une belle aventure et le début d'une autre encore plus belle.

ChocolatePeanut : Je suis la reine de la frustration lol.

Rhéa : Il faut donc que je me remette à écrire des fluff pour cet hiver. Je ne voudrais pas que tu meures de froid.

Vera Spurnes : Aurais-tu une dent contre la vaisselle Vera ? lol.

Résumé des chapitres précédents : John Watson, médecin militaire lors de la Seconde Guerre Mondiale, libère, avec sa division, le camp de concentration de Mauthausen dans le Nord de l'Autriche. Il y rencontre un prisonnier du nom de Sherlock Holmes. Cette histoire raconte les évènements qui suivent, depuis leur rencontre jusqu'à leur retour à Londres. John veille à la santé de Sherlock et Sherlock veille sur la vie sentimentale de John. Cette tâche sera facilitée par la colocation qu'ils vont entamer au 221b Baker Street. Lors d'une remise de médaille, John est blessé par balle en protégeant la Reine Elizabeth de l'attaque de l'un de ses patients. Inquiet et jaloux de l'intérêt que la famille royale porte à son colocataire, Sherlock parvient, avec l'aide de sa mère, à le faire transférer à Holmes Manor afin que le médecin y passe une convalescence au calme et près de lui et des siens. Mais le calme n'est pas nécessairement ce qu'il va avoir. Il découvrira que le métier de détective est plus dangereux que le métier de soldat.

Note de l'auteur : Apolitique et agnostique, je manipule les idées politiques et les croyances sans aucun problème de conscience. Ceci dit, certains passages peuvent vous choquer alors qu'ils me paraîtront parfaitement acceptables. Dans ce cas, faites donc une remarque et je m'efforcerai de me corriger au plus vite.

Je remercie les lecteurs anonymes, ceux qui ne laissent pas de commentaires, ceux qui placent mon histoire en favorite story ou qui la suivent. Je remercie également les gens qui me suivent depuis le début ou qui me découvrent en cours de route. Je vous embrasse tous, c'est aussi pour vous que j'écris cela.

A tout à l'heure en bas …

Bises

Magdaline.

PS : Je vous poste ce chapitre aujourd'hui, ce n'était pas prévu comme ça. Je devais vous laisser patienter jusqu'à la fin de la semaine. Mais depuis ce matin, il y a comme une voix dans ma tête qui me dit que je dois finir. Finir quoi ? Je n'en sais rien. Cette fic est la seule chose à laquelle je pense pour une fin imminente. J'espère que cela apaisera la migraine qui me tenaille depuis des heures.

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Epilogue

Encore heureux de son mauvais tour, John faisait la vaisselle en sifflotant alors que Sherlock ne semblait pas s'être encore remis de son habile esquive. Décidément, John était un homme habile.

Il se concentrait sur un plat particulièrement sale quand une paire de main aux longs doigts se posa sur sa taille. John ne put réprimer un frisson. Sherlock était enfin sorti de sa torpeur. Les mains du détective glissèrent vers l'avant pour trouver leur ancrage sur le ventre du médecin qui sentit sa respiration s'accélérer un peu plus. Immobile, les mains mouillées sur le rebord de l'évier, John savourait les sensations qu'il sentait naître en lui.

Sherlock était, étonnement, assez loin de lui et seules ses mains étaient en contact avec son corps. Cela ne dura pas. D'un pas en avant, il se rapprocha, jusqu'à que John puisse sentir la chaleur du détective à travers la fine couche de vêtement qu'il portait.

Le brun se pencha à son oreille, lui murmurant dans un souffle.

« -Les découvertes n'attendent pas John. Il faut les faire tant que le sujet est encore chaud. »

La voix rauque du détective fit violemment frissonner le médecin, réveillant par là même la libido endormi du soldat.

Mon dieu, Sherlock le provoquait, l'allumait. Et cela marchait très bien, trop bien même. Le nœud de désir qui commençait à se former dans son ventre était bien trop gros pour être ignoré.

Réprimant un soupir de frustration, John ferma les yeux et fit tomber la tête en arrière, à la recherche de l'épaule du détective. Sherlock, prédisant sa réaction, avait avancé le buste, collant son torse au dos du médecin, lui permettant ainsi, de reposer sa tête.

« -Et le sujet est-il chaud ? » demanda le médecin d'une voix rauque.

Le grondement qui résonna dans la gorge du brun ne laissait pas de place à l'incertitude. Et si John avait encore un doute quand à l'envie que Sherlock avait de lui, le dit-Sherlock vint coller le bas de son corps aux fesses du blond.

John laissa échapper un gémissement de contentement. L'une de ses mains quitta l'évier pour se placer sur la nuque de Sherlock. Prenant ce geste pour un signe d'encouragement, Sherlock posa ses lèvres sur la peau dorée du cou de son compagnon.

Le nez dans son cou, il se repaissait de l'odeur si particulière de John. La main dans ses cheveux le guidait vers les zones plus sensibles de son cou. La tête penchée sur le côté, John savourait les attentions dont il était le destinataire.

Sherlock décida de s'occuper ensuite du lobe d'oreille de son compagnon, zone très sensible de l'anatomie humaine. Il le mordilla et le suçota, envoyant des ondes électriques jusqu'au bas-ventre du médecin. Dieu qu'il était doué à ce jeu.

John se laissa faire avec un plaisir non-feint, oubliant la vaisselle pour, finalement, faire face à Sherlock.

« -Tu n'as pas répondu à ma question. » gémit-il alors que le brun, le plaquant de nouveau contre son bas-ventre, s'attaquait à sa chemise.

Pour toute réponse, Sherlock lui ravit les lèvres, l'entraînant dans un baiser vorace et passionné. John, décidemment très attaché à la chevelure de son compagnon, y passait et repassait les doigts, guidant Sherlock dans leur échange. Ils ne se séparèrent que lorsque l'air se mit à manquer.

« -Cela répond-il à ta question ?

-Oh Dieu oui. »

John reprit les lèvres de son détective, reprenant leur baiser là où il s'était arrêté. Sherlock le rompit à nouveau. A bout de souffle, il s'expliqua :

« -Il me semble que, pour ce genre d'activité, une pièce avec un lit serait plus appropriée. »

Le médecin hocha la tête, comprenant l'argument de son amant. Bien décidé à continuer ses expérimentations au plus vite, le blond se détacha de Sherlock, lui attrapa une main et entra dans la chambre la plus proche. Celle du détective.

L'endroit était rangé, pour une fois. John, dans sa folie de ménage, s'était également attaqué au rangement de la chambre du bas. Ni John, ni Sherlock n'en fit la remarque cependant. Trop occupés qu'ils étaient à se dévorer des yeux.

John prit l'initiative cette fois-ci. Remontant doucement ses mains qu'il avait posé sur les bras de son amant, il redessina les épaules de son compagnon jusqu'à ce qu'elle se pose sur le nœud de cravate que Sherlock portait lâche.

Doucement, il desserra le nœud jusqu'à le défaire. Il tira ensuite le bout de tissu qui tomba dans un bruit feutré. Il plongea ses yeux dans les iris presque noirs de son compagnon. Le désir s'y lisait aussi clairement que la peur. Mais c'est la confiance qui dominait dans ce regard. La confiance brute en la personne qui nous aime.

Alors que ses mains reposaient sur le torse de Sherlock, John attendait qu'il fasse le prochain mouvement. Ce ne fut pas celui qu'il croyait. Le détective, toujours effrayé, posa ses mains sur les siennes et les fit descendre vers les boutons de sa chemise, lui donnant ainsi la direction à suivre.

John s'attacha à le satisfaire, déboutonnant la chemise du détective avec lenteur, l'arrière de ses doigts effleurant la peau douce du brun au fur et à mesure de son effeuillage.

Sherlock retenait son souffle, les yeux rivés sur les mains du médecin qui dévoilaient sa poitrine. John se mordait la lèvre inférieure. La peau pâle de Sherlock faisait un saisissant contraste avec sa peau brune, tannée par les intempéries et le soleil. Complètement absorbé par sa contemplation, John ne pu résister à la tentation d'y poser ses lèvres.

D'un effleurement d'abord, le contact se transforma en baisers s'aventurant à découvrir chaque parcelle de ce torse de marbre. Les traces des mauvais traitements n'avaient pas totalement disparus et ne disparaitraient certainement jamais, mais elles n'entachaient pas la beauté du détective. Tout à sa dévotion, John ne se rendit pas compte que sa veste de costume était tombée et que Sherlock, loin de rester inactif, s'était attaché à sortir sa chemise de son pantalon. Quand ce fut fait, le brun fit tomber sa propre chemise avant de ramener les lèvres de John aux siennes.

Le baiser se fit dévorant, bien loin de l'adoration de ceux qui avaient précédés. Sherlock, dans son envie de découvrir le corps de son compagnon, n'avait pas épargné sa chemise qu'il avait déchirée dans la précipitation.

Il s'attaqua ensuite au pantalon du médecin qui, même s'il le mettait terriblement en valeur, n'avait rien à faire sur son propriétaire à ce moment.

Les sensations qui naissaient sous les doigts de Sherlock étaient incroyables. En un toucher, il allumait un brasier ardent sous la peau du médecin, bien incapable de le contrôler. Alors que ses mains passaient et repassaient sur l'étendue de son dos, John avait plaqué les siennes sur le postérieur de son amant, obligeant ce dernier à se presser contre lui.

La rencontre de leur érection travers le tissu de leurs pantalons laissa présager de sensations beaucoup plus fortes.

Haletant, John se sépara de la bouche du détective, pour y replonger aussitôt. Sherlock avait beau être plus grand que lui, c'est lui qui dominait leur étreinte pour le moment.

Cela ne dura pas. Emporté dans un élan qui le poussait vers l'avant, Sherlock les fit tomber sur le lit où ils atterrirent dans un grand éclat de rire.

Sherlock, au-dessus de John, lui adressa le plus beau sourire qu'il ai jamais vu. Par pur esprit de vengeance et sans crier gare, le blond s'attaqua au bouton qui maintenait le pantalon du détective. C'est à ce moment que le cerveau du dit-détective court-circuita. Ainsi placé, pratiquement nu et à quatre pattes au-dessus de l'homme qu'il aimait, Sherlock se rendit compte de ce qui allait arriver.

Il n'eut pas le temps de réfléchir plus avant que son pantalon et son caleçon tombaient sur ses mollets, dévoilant une virilité fièrement dressée aux yeux de John. Le sourire satisfait qu'afficha John à cette vue se perdit dans un baiser désespéré qui fut vite rompu.

Sherlock se leva pour se débarrasser de ses vêtements. John en fit de même avant de se rallonger. Le détective, dans toute sa glorieuse nudité, s'avança au-dessus du médecin, leurs érections à quelques centimètres l'une de l'autre.

Ce n'était absolument pas comme dans ses fantasmes, se dit Sherlock. Il n'y avait pas de fruits et le grand miroir en pied ne reflétait que la lumière de cette fin de journée. Non, ce n'était pas comme dans ses fantasmes. C'était bien mieux.

John l'attira à lui pour un nouveau baiser tout en profondeur. Faisant basculer le brun sous lui, il s'assit sur ses genoux. Sherlock avait posé ses mains sur les hanches du médecin qu'il caressait paresseusement.

« -Tu es tellement beau. » Déclara le blond en attrapant ses mains pour les porter à ses lèvres.

« -Je suis maigre et couvert de cicatrices. » Objecta le brun, en détournant la tête, gêné.

John ramena son regard vers lui.

« -Moi aussi. » Il désigna son épaule. « Regarde. »

Le détective se redressa brusquement pour poser ses lèvres sur la peau martyrisée. Il ne la quitta que lorsqu'il estima sa couardise, à ce moment, pardonnée. Il ne quitta pas le torse de John pour autant, redessinant ses muscles de centaines de baisers. Plus il descendait, plus la respiration de son compagnon s'accélérait. Il remonta pour s'occuper des tétons bruns qui se tendaient sous la caresse. John gémissait, haletait de plaisir et de désir, les mains sur les épaules du brun.

Il lui fit lâcher prise, l'obligeant à se rallonger, le dominant.

D'une voix rauque, il demanda :

« -Comment veux-tu que cela se passe ? »

Sherlock le fixa droit dans les yeux et lui répondit d'une voix suave :

« -Prends-moi John. »

John poussa un gémissement presque douloureux puis fondit sur ses lèvres. Abaissant son bassin, il fit se rencontrer leurs érections demandeuses. C'est un autre gémissement, commun cette fois, qui se fit entendre. Demandeur de plus de plaisir, Sherlock entama un mouvement régulier d'avant en arrière qui lui arracha un gémissement supplémentaire.

« -John. » Gémit-il entre deux baisers. « John, prends-moi John. »

Le médecin ne demandait pas mieux que de répondre à l'exigence de son amant. Mais pour le prendre, un détail était encore à régler. Lâchant la bouche de Sherlock à contre cœur, John descendit vers le bas-ventre du brun, suivant la ligne sombre qui menait à son désir.

Sherlock se tendit, aussi curieux qu'apeuré. John tourna longtemps autour du membre dressé de son compagnon, embrassant l'aine et l'intérieur des cuisses blanches. Sherlock sentait la bouche se rapprocher lentement, le souffle de John glisser sur la peau en feu. Il haletait, les talons plantés dans le matelas et le dos cambré.

John commença par poser ses lèvres en une caresse sur le membre du détective. Ce dernier eut un gémissement plaintif. Les caresses s'accentuèrent pour devenir des baisers. Puis les baisers devinrent de longues caresses linguales qui s'étiraient sur toute la longueur de Sherlock.

Le détective pensait arriver au summum de plaisir quand John le prit dans sa bouche. D'abord le gland puis tout son sexe. Sherlock ne pu s'en empêcher. Il plaqua les mains sur le crâne de son amant, l'obligeant à le prendre plus profondément dans sa bouche.

Un mouvement de hanches plus fort que les autres, dû à un éclair de plaisir plus fort que les autres, obligea John à plaquer son compagnon contre le matelas.

Il continua son traitement un long moment, amenant Sherlock aux portes du plaisir plus d'une fois. Le brun, les mains crispées sur les draps, la tête tournant de gauche à droite sans interruption, n'était plus que gémissements de plaisir et souffles saccadés.

Mais le gémissement le plus fort qu'il poussa fut au moment où John le relâcha, le laissant pantelant sur le matelas, orphelin de cette bouche qui lui faisant tant de bien.

Elle fut rapidement remplacée par une main qui, tout en continuant à le masturber, récolta la salive qui coulait sur le membre turgescent. Il n'y en avait pas beaucoup, mais suffisamment pour que John en enduise son propre sexe envieux.

A bout de souffle, Sherlock regarda son compagnon se masturber avec un mélange de ses propres sécrétions et de sa salive. Cette vision, incroyablement érotique, lui coupa le souffle.

John finit par délaisser son corps pour revenir s'allonger entre les jambes de son amant. Glissant un doigt inquisiteur entre les cuisses de Sherlock, il eut le bonheur de les voir s'ouvrir pour lui. Attrapant un oreiller qui trainait par là, il força Sherlock à soulever les hanches pour l'installer dessus. Puis ce doigt coquin qui avait suivit sa route entre les cuisses du détective, la continua entre ses fesses.

Ecartant les deux globes charnus, il se fit un chemin jusqu'à l'entrée inviolée qui constituait son but. Joueur, il visita les alentours sous les halètements de son propriétaire. Le regard noir que lui lança celui-ci ne l'enjoignit pas à continuer son manège mais plutôt à aller plus loin dans son exploration.

La résistance qu'il rencontra à l'entrée ne le fit pas pour autant s'arrêter. Il força un peu, détendant les muscles qui l'empêchaient d'entrer. Il passa une phalange, puis deux.

Un gémissement de douleur le fit s'arrêter et revenir à l'érection demandeuse qui se dressait sous ses yeux. Alors que Sherlock oubliait la douleur sous les coups de langues aguicheurs de son médecin personnel, ce dernier s'appliquait à faire entrer un second doigt dans son intimité.

Dans un mouvement de ciseaux parfaitement contrôlé, il entreprit de détendre suffisamment le détective pour pouvoir l'accueillir. Dans un mouvement plus profond que les autres, il toucha une excroissance que son cerveau de médecin identifia comme la prostate de son compagnon. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était le mouvement erratique qui accompagna sa découverte.

Le cri que poussa Sherlock lui fit abandonner le sexe de son amant. Persuadé de l'avoir blessé, il allait s'excuser quand le brun l'attrapa par la nuque pour le conduire à sa bouche.

« -Recommence John ! » souffla-t-il entre deux baisers.

Le médecin ne se fit pas prier et s'amusa avec cette petite boule de nerfs au fond de son amant.

Sherlock allait et venait sur ses doigts, sa main maintenant le poignet du médecin. Les doigts de John, bien qu'au nombre de trois dans son anus et très efficace, ne lui suffirent plus. Il voulait plus, il voulait John, John tout entier.

Sherlock retira brusquement les doigts de John et le tira contre lui.

« -Prends-moi John. » Réclama-t-il dans un souffle brûlant.

« -Retourne-toi, ce sera plus facile ainsi. »

Sherlock obéit, heureux que John se décide enfin. John se plaça au-dessus de lui, le fit descendre sur ses genoux. Les cuisses sur les mollets, les fesses en l'air et le torse contre le matelas, Sherlock attendait dans un concert de gémissement d'anticipation que John se décide à se prendre.

Les jambes de chaque côté de celles du brun, John se colla à lui, présentant son érection brûlante à l'entrée de son compagnon. Il appuya doucement, forçant l'anus à s'ouvrir pour lui. Son gland entra avec difficulté.

Le grognement de douleur de Sherlock le fit s'arrêter. John lui caressa le dos pour le détendre. Après plusieurs minutes de ce traitement, John sentit l'étau se desserrer autour de lui, l'autorisant à pénétrer davantage.

Quand il fut enfoncé jusqu'à la garde, il se coucha sur le dos de son amant.

« -Dis-moi Sherlock, dis-moi quand tu seras prêt. »

Leurs souffles haletant se répercutaient entre les murs de la chambre. Loin de s'apaiser, leur rythme augmentait au fur et à mesure que le plaisir prenait possession d'eux.

Sherlock était si étroit, John, si serré, qu'il devait se retenir de jouir sur le champ.

« -Bouge John, je t'en prie, bouge. » Murmura le jeune homme d'une voix suppliante.

John ne se fit pas prier. Se redressant sur ses genoux, il entreprit de sortir de cette gaine chaude qui l'accueillait pour s'y ré-enfoncer jusqu'à la garde.

Il répéta ce mouvement encore et encore, trouvant dans le frottement de leurs épidermes et dans le mouvement de leur corps le plaisir d'une étreinte brûlante.

John haleta, gémissant de nom de son partenaire de plus en plus vite. Sherlock, la tête plongée dans un oreiller ahanait le prénom du militaire dans une série de gémissements de plaisir des plus indécents.

Le rythme des va-et-vient de John s'accéléra. Ses mains qu'il avait posées sur les hanches de Sherlock pour le maintenir serraient la peau pâle de son compagnon. Le détective aurait des bleus le lendemain mais cela n'avait pas d'importance.

Sentant la jouissance venir, John attrapa l'érection de son partenaire et le masturba au même rythme que ses coups de reins. Sherlock se redressa, collant son dos au torse en sueur de son compagnon.

Le souffle haletant, la peau luisant de sueur, le corps tendu par le plaisir et la voix poussant plus gémissements que jamais, les deux hommes jouirent en même temps. John dans l'intimité de Sherlock et le détective dans la main de son compagnon.

Les deux hommes s'effondrèrent sur le lit, John sur le dos de Sherlock. Le médecin se dégagea de sur son compagnon, le laissant respirer. Il retomba à ses côtés.

Il leur fallut plusieurs minutes pour reprendre leur souffle.

Enfin apaisé, Sherlock se rapprocha de son amant.

« -La prochaine fois, on échange les rôles. »

Cette affirmation fit rire John aux éclats.

« -Cela veut donc dire qu'il y aura une prochaine fois ? » Demanda-t-il.

Sherlock se redressa pour se pencher sur l'homme qu'il aimait.

« -Il y aura des tas de prochaines fois. » Répondit-il avant de l'embrasser.

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Il y eut effectivement des tas de prochaines fois.

Durant des années, John et Sherlock vécurent leur passion cachée aux yeux de tous. Il y eut des disputes et des réconciliations, des claquages de portes et un nombre incalculable d'enquêtes.

John fut reconnu très tardivement comme l'un des précurseurs de la médecine psychiatrique moderne. Sherlock resta le seul détective consultant au monde.

Pour tous, ils étaient colocataires. Deux êtres si exceptionnels qu'ils étaient incapables de construire une vie de couple avec une personne ordinaire.

Des rumeurs circulèrent sur leur compte mais jamais un fait ne vint étayer leur prétendue homosexualité.

Ils vécurent leur passion à l'abri des regards, sous la bienveillante protection des êtres qui les aimaient le plus : Maud, Mycroft, Margareth Hudson et la famille royale dans son entièreté.

C'est John qui partit le premier, à l'âge de 97 ans. Il était de ces hommes qui ne laissent pas abattre par le temps. Sherlock aurait pu le survivre à cette perte s'il l'avait voulu. Mais vivre durant 65 années avec une personne laisse des traces.

Six mois après ce jour tragique, Sherlock s'éteignit dans leur lit, l'oreiller de John serré entre ses bras maigres.

THE END.

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Il est 23h47 ce mercredi 20 Novembre 2013 et je mets un point final à cette histoire.

J'ai écris les deux derniers chapitres d'une traite.

J'ai un petit pincement au cœur de savoir cette histoire terminée. Je quitte mes personnages à regret, je les laisse vivre leur vie dans vos têtes.

Je reprendrais la correction de ces chapitres dans quelques semaines.

Merci de m'avoir suivi.

Je vous embrasse.

Magdaline.

PS : Je répondrai aux dernières reviews dans un dernier « chapitre », je ne voudrais pas vous frustrer en ne vous répondant pas.