Merci pour toutes les reviews, ça me fait plaisir ! Chers lecteurs, je publie très lentement mais je publie ! De plus, la fin approche.
Je suis très occupée et j'écris très lentement, mais je promets une fin à cette histoire. N'hésitez pas à laisser une review pour ce chapitre également :3

Un petit mot spécial pour ma Bêta : Merci beaucoup à Nellia ! Et aller voir ses histoires !


« Maintenant que je t'ai parlé, à ton tour, reprit-il d'un air plus doux. »

Mes années passées avec Sora faisaient parties des meilleures de ma vie et je n'allais pas les partager avec... ce type. C'était personnel et, même s'il m'avait parlé de Sora, je n'allais pas lui rendre la pareille. Cela ne le concernait pas. J'entendis un soupir mais ne bougeais pas pour regarder Axel. Dire que j'étais dans le quartier de mes opposants, que je n'avais aucune monnaie d'échange contre ma sortie et que j'avais perdu le sac que je devais absolument sauvé au péril de ma vie... Je ne m'étais jamais senti aussi faible qu'en ce moment. Je sentis la colère bouillonner en moi, contre moi. Mais également de la curiosité. Qu'y avait-il dans ce sac qui aurait permis à Xemnas de se mettre les Fireflam dans la poche ? Qu'est-ce que Sora avait pu trouver à ce type ? Pourquoi ne m'avait-il jamais parlé qu'il faisait parti d'un gang ? Mais surtout: qui l'avait assassiné l'année de mes huit ans ? La voix d'Axel fit écho à mes pensées :

« - Qui a tué Sora ?

- Je sais pas. J'avais huit ans.

- Justement, tu n'étais pas si jeune que ça. Tu dois bien te souvenir de quelque chose non ?

-Fais pas chier. Rien je te dis. »

J'avais tourné la tête en disant ça pour le regarder droit dans les yeux. Pour qui se prenait-il ?

« - Et rien ne te reviens de ce jour là ?

- Bien sur que si ça me revient tu crois quoi ? Que je ne fais pas des cauchemars tous les soirs ? Que je vis pas chaque minute sans ressentir son absence ? Que je ne m'en veux pas d'avoir été si faible ce jour-là ?

- Mais il est mort. Quand même.

- Bien sur qu'il est mort ! Mais qu'est-ce que j'aurais pu faire ? Je parlai tout d'un coup d'une voix rapide et saccadée. Ces types sont venus un soir dans notre quartier miteux, ils ont fracassé la porte et l'ont tué. Ils s'en sont pris à moi ensuite. C'est la dernière fois que je l'ai vu. C'est tout. Il ne s'est rien passé d'autre. J'étais dans ma chambre et lui au rez-de-chaussée. Comment j'aurais pu savoir qui l'a tué ?

- Un signe distinctif ? Un membre d'un gang ? Une cicatrice ? Un tatouage ?

- RIEN ! Je ne me souviens de RIEN d'accord ? Fous moi la paix avec Sora ! Parler de sa mort ne le fera pas revenir et je ne me rappelle de rien !

- Mais si tu te rappelais de quelque chose, même du plus petit indice ça pourrait m'aider pour retrouver son assass...

- La ferme ! Je peux rien pour toi ! Et de toute façon, si tu étais vraiment son meilleur ami, jamais tu ne l'aurais laissé se faire tuer ! »

Ça y est, c'était dit. Toute ma rancune pour cet homme qui avait partagé quelques années avec mon frère, venait d'atteindre la surface et de lui éclater au visage. Croyait-il que je ne me remémorais pas cet instant dès que je fermais les yeux ? Que j'essayais de trouver un quelconque « je ne sais quoi » qui m'aurait mis sur la trace d'un potentiel suspect ? Et tout d'un coup, tout me revînt en mémoire de manière brutale, encore une fois.

Je suis allongé dans mon lit, tranquille, bien au chaud, serrant contre moi la preuve de ma jeunesse. Puis, d'un coup, je suis brutalement sorti de mon sommeil profond. La porte de ma chambre s'ouvre, laissant la lumière du couloir m'aveugler. J'entends mon frère hurler. Il m'appelle ! Il faut que j'aille faire quelque chose. Je jette les draps loin de moi et me précipite sur l'envahisseur qui a fait irruption dans ma chambre. Sur de moi mais toutefois complètement terrorisé par les hurlements qui parviennent à mes oreilles, je me jette sur l'intrus. Mal m'en pris puisque je me retrouve vite fait propulsé violemment contre le mur. Ma tête cogne durement et je glisse contre le mur, étourdi et douloureux. Je sens qu'on me soulève par mon haut de pyjama et ma tête me tourne lorsque l'homme me gifle. Mes oreilles sifflent douloureusement mais j'entends encore, de manière assourdi, mon prénom hurlé par mon frère. Lorsque je relève les yeux pour essayer d'apercevoir mon tortionnaire, je remarque qu'il lève son bras pour me frapper de nouveau. Instinctivement, je ferme les yeux et me jette en arrière pour essayer d'échapper à la frappe qui se prépare. Mais je rencontre brutalement le mur derrière moi et je sombre dans l'inconscience.

Lorsque je repris contact avec la réalité, tout était flou autour de moi et je pris conscience que je pleurais. Axel était assis à côté de moi et me caressait les cheveux pour tenter de m'apaiser. Je ne pouvais même pas me nettoyer les yeux avec ma main et me contentais donc de frotter mon visage contre l'oreiller. Un instant, j'eus envie de me laisser aller, de lui raconter ma frayeur, de lui parler de cette culpabilité qui me rongeait à chaque instant... Un instant seulement.

« -Dégages ! »

Je regardais Axel et ouvrit la bouche pour lancer une autre remarque acerbe l'invitant à prendre la porte mais l'intensité de son regard à ce moment me coupa le souffle. Ses yeux émeraudes rencontrèrent le bleu de mes yeux et je fus aussitôt aspiré par la force de son regard. Je me noyai littéralement dans ses yeux. J'étais hypnotisé. Je vis du coin de l'œil sa cage thoracique se soulever de manière rapide et anarchique. Ses lèvres s'entrouvrirent et j'eus envie de tester leur texture et leur velouté. Instinctivement, je m'avançais vers Axel. L'attraction que je ressentais en ce moment était complètement démesurée mais aussi totalement absurde. Et elle me fut brutalement enlevée lorsque mes poignets furent arrêtés net par les bracelets de contention. Je secouai la tête, désemparé et renfonçai ma tête dans l'oreiller. Axel se leva sans bruit et partit sans un mot, aussi désemparé que moi me semblait-il.


J'étais pitoyable. Tout simplement pitoyable. Je ne voulais pas me rappeler de tout ça. Soudain, j'abandonnais le peu de dignité qu'il me restait et me mis à crier de toutes mes forces. Aussitôt, le médecin revint, l'air affolé. Je me débattis de plus belle, dans un fracas métallique suite à mes attaches. On m'injecta alors je ne sais quelle substance. Je sentis quasi instantanément mes muscles se relâcher. Mais je pensais toujours. Ce n'était pas assez. Un autre hurlement et mon esprit s'embruma complètement. Je fermai les yeux et m'endormis.


Plusieurs jours se passèrent ainsi. Dès que j'arrivais à me concentrer ou à émettre une pensée, même simple, je criais et le médecin me tranquillisait. Je sentais vaguement la présence de quelques personnes à certains moments. Mais, principalement, j'étais dans le brouillard. Et cela me convenait au mieux. Peu à peu, je perdis le fil du temps.

Mon état inquiétait de plus en plus le médecin. Il ne comprenait pas d'où venait mes douleurs subites ni pourquoi j'hurlais à la mort dès mon réveil ou lorsque j'apercevais une mer de cheveux flamboyants. Puis, un jour, vendredi ou peut-être mercredi, je ne me rappelais plus très bien, le médecin décida de réduire les doses de calmants et d'antalgiques. Même si j'avais l'esprit encore embrumé, je ne ressentais que trop la vie renaître dans mon corps meurtri. Je n'en pouvais plus. Je ne voulais plus. J'étais démasqué. Un jour, on ne m'administra plus rien. Alors, je restais obstinément muet et aveugle : je ne dirais plus rien et je n'ouvrirais plus les yeux. Mon monde à moi prenait toutes ses formes et couleurs derrière mes paupières et non les yeux ouverts. Mais on me força à les ouvrir.


« - ET TU DIS QUE TU ES LE FRERE DE SORA ?! Jamais un membre de sa famille n'aurait fait pareil infamie ! JAMAIS ! J'aurais du te laisser te faire EGORGER par les Heartsqueen dans la forêt ! Hurla Axel, le regard fou. Je hais les Argetlam, TOUS les membres des Argeltam. JE LES HAIS ! »

Lorsqu'Axel rentra dans la chambre, fracassant la porte contre le mur, je fus bien obligé de le regarder. Mon regard croisa celui, flamboyant, du chef du gang. Et là, son titre prenait -enfin- tout son sens. Je sentis une sueur glacée couler le long de ma cicatrice pour se perdre dans les plis des draps. Encore embrouillé par les médicaments, je ne compris pas directement tout ce que me disait Axel. Mais le ton seul suffit à me faire comprendre le sens global du message. Mes paupières papillotèrent rapidement pour essayer de chasser la brume de mon cerveau. J'ouvris la bouche pour demander de plus amples explications :

« - Je.. commençais-je »

Un coup de poing m'arrêta net dans mon élan. Je sentis ma tête partir violemment vers la gauche, à deux doigts de percuter le mur. Cela eut pour effet de me remettre les idées en place. Finis l'attirance ressentie il y a quelques jours à peine : pour Axel, je n'étais plus que l'objet de sa haine. Et je ne comprenais absolument pas pourquoi. Je relevai difficilement la tête vers son visage. Et ce que je vis me fit peur et en même temps me remplit d'incompréhension : les yeux d'Axel ressemblaient en ce moment à un véritable volcan en fusion. Et les larmes que je voyais couler étaient de véritables torrents de lave bouillonnante. Sa fureur mêlée de tristesse se déversa sur moi : les coups plurent. Je serrais les dents et ne montrai aucun signe de faiblesse. J'étais un Argetlam. Un Argetlam blessé et enchaîné mais un Argetlam tout de même. Le contact du métal froid sur ma peau nue me rappelait sans cesse mon engagement. Lorsqu'Axel comprit qu'il ne pourrait rien tirer de moi : pas le moindre petit gémissement, pas le plus petit cri, il s'attaqua à ma fierté. Mon seul but dans la vie avait été de me rapprocher au plus près de Xemnas, de devenir le plus fort des Argetlam et ainsi acquérir le plus de pouvoir pour ne plus avoir besoin d'une quelconque aide, comme celle que mon frère me donnait lors de ma jeunesse. La chaîne d'argent que je portais à mon cou était donc pour moi ma plus grande fierté : elle représentait mon indépendance, ma force et ma reconnaissance dans ce monde. Axel, refoulant ses larmes, s'accroupit à ma hauteur et prit dans son poing serré l'aile argenté, mon symbole. Nos regards se rencontrèrent, froids et distants l'un de l'autre. Le chef des Fireflam tira sur ma chaîne, imprimant mon cou de la marque des chaînons.

« - Tu en es fier n'est-ce pas ? De cette chaîne : cette marque de ton esclavage à ton cou.

- Je ne suis pas le seul à porter les marques de mon clan, répondis-je hargneux

- Ça ? Demanda Axel en pointant les fins tatouages sous ses yeux. En aucun cas, ce n'est une marque de mon clan. Je suis le seul à porter ces tatouages. Et ils ne sont pas le symbole des Fireflam mais de la perte d'un être cher. Celui que tu considères comme ton frère, Sora.

- C'est mon frère ! »

Un autre coup dans la mâchoire interrompit mes paroles.

« - N'injures pas Sora ! Si tu étais vraiment son frère, tu aurais le sens de l'honneur ! Le sens de la confiance ! Le sens de la fidélité ! Et tu aurais de la parole ! »

Chaque phrase était ponctuée d'un coup de poing un peu plus violent que le précédent. Je sentais mes dents s'entrechoquer malgré mes mâchoires serrées.

« - Jamais je n'aurais trahi un membre de ma famille ! Si c'est ce que tu insinues alors tu n'as rien compris à ce qui nous liait Sora et moi ! Il y avait bien plus que les liens du sang entre nous, hurlais-je à plein poumons, les muscles saillants, cherchant à me défaire de mes liens. C'était mon frère ! MON FRERE !

- Mais tu l'as laissé se faire tuer ! Et par ta faute, on ne le reverra plus jamais. Comment un être aussi faible que toi a-t-il pu rentrer dans les Argetlam ? Qu'est-ce que tu as fait avec ce corps de... je sentis son souffle s'accélérer quelque peu. De la colère ou de l'envie ? D'adolescent pathétique à Xemnas pour qu'il te garde à sa botte hein ? Ça doit le brancher les petits blondinets faiblards dans ton genre...

- VA TE FAIRE FOUTRE !

- Tu l'as supplié à genoux de te prendre à son service ? Ou alors tu as tué Sora de tes propres mains pour faire partie de son gang ? Lança Axel d'un ton acerbe. »

C'en était trop. Non seulement je ne méritais pas ma place au sein des Argetlam mais en plus ce... type... cette... chose aux cheveux flamboyants prétendait que j'avais tué mon frère pour rentrer dans son gang. Et ces foutus liens qui m'empêchaient de lui en foutre une belle... Là au moins nous aurions pu comparer notre force d'homme à homme. Mais ce lâche se contentait de m'envoyer des insultes alors que j'étais attaché. Je préférais ne pas accorder plus d'importance à ses paroles. Après tout, seuls les coupables se devaient de se justifier. Je fermais la bouche, les mâchoires serrées, essayant de ne pas montrer que les paroles d'Axel me faisaient plus de peine que je n'aurais cru.

« - Qu'as-tu ressenti en voyant le regard azur de ton frère se voiler pour devenir de plus en plus vitreux ? Son souffle devenir saccadé ? De l'incompréhension barrant son visage ? Le dur poison de la trahison s'insinuant dans ses veines, dans son sang. Ce sang que tu as lâchement laissé couler du corps de ton frère ! Ce FRERE dont tu n'auras jamais la prestance, le charisme, le courage et la LOYAUTE ! »

Le regard haineux, les poings serrés et les yeux devenus d'un vert sombre, intense le chef du clan Fireflam montrait enfin par quel moyen il avait pu accéder au pouvoir en si peu de temps. Je dois avouer qu'il m'impressionnait. Mais pas plus que Xemnas. La fureur que ressentait Axel en ce moment était brute, pleine de force et écrasante. Mais celle de l'argenté était bien plus sournoise, perfide. Lorsqu'elle se déclenchait, mieux valait endurer toutes les souffrances d'une mission, d'une mise à tabac par les autres gangs plutôt que d'être à portée de ses coups. De plus, son regard ambre me causait des cauchemars depuis mon enfance. Félin, les yeux dorés de mon chef devenaient sombre et nuageux lorsqu'une crise s'annonçait. J'avais pu en faire les frais. A cause de mon impatience, de mon imprudence ou encore de ma répartie. Lors de mes débuts surtout. Xemnas avait des moyens plutôt... efficaces pour soumettre tout le monde à son contrôle. Les nombreuses marques qui couvraient mon corps en étaient la preuve.

Je levais les yeux vers Axel. Il regardait par l'unique fenêtre de ma chambre ? Cellule ? Je pouvais entendre une litanie incessante sortir de sa bouche. Sa voix était profonde et entêtante. Je n'arrivais pas à comprendre précisément de quoi il retournait mais je crus saisir le sens global : il s'agissait de mon sort. Je supportais assez facilement la torture. Mais pour combien de temps ? Mon esprit se concentra intensément pour supporter au mieux la douleur, qui, je n'en doutais pas, allait bientôt commencer. Un bruit de lame me sortit de ma transe. Lorsque je vis les immenses armes dans les mains d'Axel, je fus surpris. Je ne m'attendais pas à ça d'emblée : les mains du chef de gang se serraient férocement sur une arme très étrange. Circulaire, huit pointes en acier se profilaient sur le cercle. Pour une bonne prise en main, deux barres en acier se croisaient à l'intérieur du cercle extérieur. Chaque point cardinal était représenté par un cercle en métal. Pour montrer l'appartenance au clan, et au chef, l'intérieur du cercle était de la même couleur que les tatouages d'Axel : rouge sang. Comme un souvenir du sang des victimes de ces armes. Mais heureusement pour moi, Demyx, le bras droit des Fireflam ouvrit la porte de la pièce à la volée et, en sueur, débita d'une voix rapide :

« - Axel viens vite ! On est attaqués ! Les projectiles viennent de la forêt mais on a pas encore déterminé l'auteur de l'attaque.

- Combien sont-ils ? Demanda Axel d'une voix devenue subitement calme.

- Ils restent à couverts et tirent de plusieurs directions à la fois. Dans ces conditions...

- Très bien. Allons-y. »

Et ils s'en allèrent sans un regard pour moi. Je tentais quand même qu'on me libère :

« - Détachez-moi ! »

Mais bien sûr, personne ne vînt. Je sentis naître un espoir ridicule en moi : et si c'était les Argetlam, prévenu par Xion qui venaient me libérer ? Je ne me rappelais plus le nombre de fois où nous étions venus au secours l'un de l'autre, Xion et moi. Je me demandais où elle pouvait bien être en ce moment. Pensait-elle à moi comme je pensais à elle ? Je me rappelais de ma rencontre avec Xion.

J'étais à Argetlam depuis quelques années déjà. L'anniversaire de mes quinze ans était passé. J'allais bientôt atteindre l'âge adulte selon les critères de mon gang. J'avais acquis la confiance de Xemnas en effectuant les basses besognes puis des missions de plus en plus périlleuses au fil des ans. Mais j'acquis définitivement la confiance du chef lorsqu'il m'attribua l'éducation d'un nouveau membre. Normalement, cette tâche était attribué aux plus anciens du gang qui transmettaient leur savoir faire aux plus jeunes. Néanmoins, pour clore l'apprentissage d'un gang, Xemnas permettait à quelques-uns de parfaire l'apprentissage des nouveaux. Pour ma part, comme j'étais le plus jeune du gang au moment et que Xion était la première fille à vouloir entrer chez les Argetlam, Saïx avait pensé qu'il serait plus facile que je m'occupe d'elle. De plus, cela étoufferait mes révoltes car j'avais enfin obtenu la confiance du grand chef. On me dirigea donc vers une salle de réunion au QG. Là, je pus observer la-dite fille à loisir pendant que Xemnas expliquait le fonctionnement du gang à notre nouvelle pensionnaire. Xion était une frêle jeune fille au regard dur. Sa raideur trahissait un manque de confiance en soi et une angoisse perceptible. Mais les fines cicatrices qui parcouraient sa peau prouvaient qu'elle avait déjà un lourd passé derrière elle. J'écoutais d'une oreille distraite les paroles de Xemnas. Lorsqu'il eut fini, je m'approchais de Xion, essayant de paraître le plus impressionnant possible, pour l'honneur d'Argetlam :

« - Je vais être ton tuteur ici. Et je te préviens, on rigole pas. Tout ce que tu as pu vivre dans ton passé, c'était de la rigolade. Tu as intérêt à t'accrocher ! dis-je d'un air sévère. Puis un grand sourire fendit mon visage : Bienvenue, moi c'est Roxas !

- Moi c'est Xion. Enchantée Roxas ! »

Elle avait une voix féminine mais calme et posée.


J'entendais presque sa voix qui répétait mon prénom. Inlassablement.

« -Roxas !...Roxas !...Roxas !... »

J'ouvris brutalement les yeux. Et ce que je vis me stupéfia au plus haut point :

« - Mais.. ? »