Alors, avez-vous devinez qui est le Loup ? Réponse dans ce chapitre !
Merci pour ceux qui suivent et surtout à ceux qui laissent des reviews ! Mention spécial à Nellia qui ne désespère -toujours- pas de ms fautes de conjugaison :3
« - Mais.. ? »
Je papillotai des paupières pour me convaincre de la réalité ou de la fiction de cette apparition. Mais elle ne disparaissait pas. L'émotion me fit bégayer :
« - Xi.. Xion ? Mais... qu'est-ce que ?
- Salut Roxy. Alors comme ça, on aime être attaché ? Dit-elle d'un ton dédaigneux Je ne connaissais pas ce... penchant chez toi.
- Très drôle. Dépêches-toi de me libérer. Mon débit se fit plus rapide. Axel ne va sans doute pas tarder à revenir. Je n'ai pas d'arme sur moi mais on en trouvera sans doute dans des salles adjacentes. J'ai besoin de me dégourdir les jambes. Ça fait trop longtemps que j'attends allongé dans ce pieu. Il faut qu'on retrouve le sac. Après on pourra retourner à Oblivion et faire face à... Xemnas.
Un long frisson glacé me parcourut l'échine. J'imaginais à peine la correction que nous allions recevoir si Xemnas nous voyait revenir bredouille.
- Roxy, Roxy, Roxy. Comment crois-tu qu'Axel ne soit plus dans cette pièce ? Et pourquoi il ne revient toujours pas ? Même si je faisais le plus de raffut possible, il ne viendrait pas. »
De ce fait, elle prit un chaise posé dans un coin de la pièce et la lança sur le mur... juste au dessus de mon lit. Des débris m'écorchèrent le dos.
- XION ! Mais qu'est-ce que tu attends ?! Dépêches-toi !
- Il était tellement occupé à ton chevet qu'il a quelque peu... délaissé ses obligations de chef de gang, reprit-elle d'un ton très calme, et n'a pas vu que les Heartsqueen se mettaient en marche. Il a seulement fallu couvrir leur arrivée. Pour cela, il m'a simplement suffit de m'amuser... »
Tout en parlant, Xion faisait tourner une dague pleine de sang dans ses mains. Elle la lança négligemment derrière son épaule :
« - Je n'aime pas les faibles. Et... »
Elle s'approcha doucement de moi, s'accroupit à ma hauteur puis ouvrit la bouche.
« - Roxas ! Axel te réclame. Je vais te... »
Demyx baissa la tête vers le trou béant qui venait d'apparaître sur son torse puis tomba à genoux. Du sang monta dans sa bouche et on ne put entendre que des gargouillis. C'est ainsi que mourut Demyx, le bras droit des Fireflam.
Xion souffla sur le canon de son colt et jeta un regard méprisant au cadavre encore chaud gisant non loin. Je n'arrivai pas à prononcer un seul mot : le spectacle que j'avais sous les yeux me consternait. Puis, la jeune fille se retourna vers moi :
« - Que disions-nous ?... Ha oui ! Je n'aime pas les faibles. Et..., elle regarda mes menottes, tu es faible. »
Elle transperça alors mon flanc droit d'une lame acérée. Je hoquetai sous la douleur. Lorsqu'elle bougea sa lame d'une torsion du poignet, c'est un véritable cri de douleur que l'on put entendre. Mon cerveau tournait à plein régime. Malheureusement pour moi, ma circulation sanguine également. L'hémoglobine sortait de ma plaie à un rythme trop soutenu à mon goût. J'ouvris la bouche pour articuler quelques mots et c'est d'un ton faible que je lui demanda :
« - Mais... Pourquoi ? Xion... Nous étions... amis.
- Amis ? Qu'est-ce que tu entends par amis ? Devoir lui sauver la vie ? Le protéger ?... Pitoyable.
- Mais... Nous faisons parti du même gang... Je t'ai aidé et sauvé. Plusieurs fois.
- Il est vrai que tu as contribué à ma survie. Mais nous étions partenaires de mission, tu l'aurais fait avec n'importe quel membre.
- Et les Argetlam ?
- Je n'en fait pas partie et n'en ferait jamais parti. »
Sur ces mots, Xion souleva son short en jean pour me montrer sa hanche gauche : un tatouage l'ornait. Il représentait un cœur d'un rouge sanglant emprisonné dans une couronne d'or à pointes : le signe des Heartsqueen. Je n'en revenais pas. L'éclat argenté de la chaîne des Argetlam contrastait avec la virulence des couleurs des Heartsqueen. Elle ouvrit sa main et le jean recouvrit sa marque d'appartenance.
« - TU NOUS AS TRAHI ! Hurlais-je.
- Non Roxy. Laisse moi te raconter mon histoire. Ma vraie histoire. »
Un bruit effroyable me parvînt de la maison. Je revenais de mon tour de quartier. Cela n'avait pas été fameux, j'avais les poches entièrement vides et n'avais rien mangé depuis la veille. A l'entente d'un bruit, je courus de toutes mes maigres forces sur les quelques mètres qui me séparaient de mon chez-moi. Un homme, jeune mais fort, se tenait sur le seuil de la maison, un flingue braqué sur mes parents. Lorsqu'il m'a entendu arriver, il m'a regardé dans les yeux et a tiré six fois. Puis, le visage couvert de sang, il s'est approché de moi et m'a dit d'une voix doucereuse :
« - Viens ma petite, je vais t'emmener dans un endroit où tu seras enfin en sécurité, aimée et choyée. Et tu pourras manger à ta faim à chaque repas. »
Ses paroles n'eurent aucun effet sur moi. Même si mes parents ne m'avaient jamais manifesté le moindre élan affectueux, ils restaient mes parents et je leur accordais un amour inconditionnel. En voyant la main de l'homme s'approchait de mon bras, je fis volte face et courus le plus loin possible de cet homme. Mes pas me conduisirent loin du quartier miséreux de mon enfance, loin de tout ce sang, loin de ce monde. Je traînais dans les rues, la mort dans l'âme. Je n'avais plus qu'une idée en tête : me laisser mourir. Quelques jours après l'assassinat de mes parents, je me suis écroulée par terre, crevant de faim, de soif et de fatigue. Malheureusement pour moi, à ce moment là, je ne suis pas morte. Je me suis réveillée au chaud, mes blessures pansées et j'étais lavée. Je pensais que j'étais au paradis. Un ange est venu me voir. Elle était toute petite, pas beaucoup plus âgée que moi, d'un blond magnifique dans une robe blanche immaculée. Naminé m'avait trouvé et recueilli dans sa maison. Elle habitait une riche demeure dans un secteur huppé de Disney. Ses parents ne passaient que pour son anniversaire et pour Noël. Ils étaient partis très souvent à cause de leur travail. J'étais quelque peu effrayée quand même. Une autre petite fille, aux cheveux auburn, s'approcha de moi. Elle était engoncée dans une robe bleu roi bouffante. Le tissu du vêtement avait l'air de qualité mais le regard dur et froid de la petite fille contrastait forcément avec l'impression de richesse que dégageait la robe. Elle, c'était une fille des rues. Assurément. Je l'avais vu aussitôt et j'étais sûre qu'elle savait que j'étais de la même espèce.
- Qui c'est elle ? Lança la jeune fille à la blondinette.
- Je m'appelle Xion. Je … Qu'est-ce que je fais ici ?
- Tu t'es évanouie dans la rue. Je t'ai ramenée ici. Tu seras en sécurité. Ne t'inquiètes pas, tu n'auras plus besoin de rester dehors. Kaïri, dit-elle en pointant la petite fille auburn du doigt, a repéré un homme suspect qui avait l'air de te suivre. Elle l'a filé jusqu'à une petite maison assez loin d'ici. On sait ce qui s'est passé Xion. Je suis désolée pour ta famille. »
Des larmes amères noyèrent mon regard azur. L'ange s'assit juste à côté de moi et me caressa affectueusement les cheveux.
« - Ouvres les rideaux ma belle. C'est le moins que nous puissions faire. »
J'essuyai rapidement mes larmes et ouvrit en grand les rideaux. D'abord, je ne vis rien car je fus aveuglée par le lot lumineux. Puis, lorsque mes yeux furent enfin capable de retrouver leur fonction première, j'observai le jardin en contre bas. Et ce que je vis me stupéfia. Devant moi se dressaient fièrement deux tombes. Je plissais les yeux pour essayer de lire les inscriptions. Du premier étage, je ne pouvais rien voir. J'enjambais la fenêtre et sautai en contrebas. Je courus pour franchir les quelques mètres qui me séparaient des sépultures. Erion et Aella. Le prénom de mes parents. Je tombai à genoux et pleurai. Il me sembla que je restai prostrée des heures durant. Quand je sentis une main se poser sur mon épaule, je fus apaisée. La voix douce de mon ange me tira définitivement des limbes qui me consumaient.
« - Il est tard. Rentrons maintenant. »
Je lui en fus infiniment reconnaissante. Nous nous dirigeâmes vers une salle à manger somptueuse. Mon ange était divin, en tous points. Nous dînâmes en tête à tête. Le silence qui régnait n'était pas pesant, bien au contraire. Je décidai quand même de le briser.
« - Comment avez-vous su pour mes parents ?
- Kaïri a fait quelques recherches chez toi. Elle a réuni quelques affaires. Elles sont dans ta chambre.
- Je... je ne sais pas comment vous remercier... heu... ?
- Je m'appelle Naminé. Tu es ici chez toi Xion. Bienvenue chez moi ! »
C'est ainsi que je voua une fidélité et un respect inébranlables pour celle qui allait devenir le cerveau des Heartsqueen.
J'appris quelques jours plus tard que la demeure de Naminé recueillait plusieurs filles. Notre bienfaitrice à tous avait fait de son lieu de vie une résidence pour jeunes filles en perdition ou pour orphelines. C'est ainsi que je fis la connaissance d'une quinzaine de demoiselles. Naminé avait organisé une sorte de réunion pour se faire rencontrer toutes ses pensionnaires. Avec toute la bienveillance et la chaleur dont elle était capable, elle commença par se présenter elle-même :
« - Bien. Vous me connaissez toutes mes très chères sœurs. J'ai organisé cette discussion pour votre séjour ici se passe dans les meilleures conditions possibles. Puissiez-vous devenir une vraie famille. Kaïri si tu permets...
- Je m'appelle Kaïri. Je vis ici depuis mes six ans. Je vivais dans les taudis jusqu'à ce que les parents de Naminé m'achètent pour que je devienne sa dame de compagnie, son chien, sa servante, dit-elle d'un grand sourire.
- Kaïri ! Tu abuses ! Ria Naminé, je ne t'ai jamais considéré comme tel ! »
Et c'est ainsi que toutes les jeunes filles présentes se décrivirent rapidement :
- Je m'appelle Pocahontas, j'ai été jetée à la rue à cause de ma couleur de peau, clama la métisse la tête haute.
- Moi c'est Ariel, mes parents sont morts lors d'une tempête, ils étaient pêcheurs, dit-elle en tripotant nerveusement un coquillage.
- J'ai été séquestrée lors de mon enfance. J'ai été bien traitée jusqu'à ce que je prenne quelques formes alors je suis partie. Et mon prénom est Raiponce.
- Je suis narcoleptique. On a essayé un nombre de traitements impressionnants jusqu'au jour où je me suis endormie et que je me suis réveillée chez moi mais seule. Définitivement. Je me nomme Aurore. Je pense que mes parents ont eu assez d'humour en me rappelant par mon prénom ce que je ne voyais presque jamais, cracha-t-elle d'un ton ironique mais plein de souffrance.
- Alice. Je me drogue pour éviter le calvaire du quotidien et rêver à des pays imaginaires.
- Moi c'est Malauryne. Mes tuteurs m'ont rejeté car je suis transsexuel.
- Je suis une immigrée clandestine sans papiers. Mon prénom vous mettra sur la voie : Jasmine, dit-elle en faisant un salut type de sa culture.
- Ma mère est morte le jour de ma naissance. Peu de temps après mon père s'est remarié. J'ai deux belle-sœur et une belle-mère. Malheureusement lorsque mon père décéda à son tour, ce fut ma belle-mère qui eut ma garde. Pire qu'une matrone ! Les voisins ont dénoncé les sévices dont j'étais coupable lorsque les souris ont commencé à infiltrer leur mur et que le bruit de ma souffrance leur parvenait jusqu'aux oreilles. Depuis je suis émancipée et me voilà. Je m'appelle Cendrillon, dit-elle en essuyant ses mains moites sur son tablier.
- Je m'appelle Belle. Je n'ai jamais connu ma mère et mon père est inventeur. Il voulait cueillir des champignons dans la forêt qui jouxte notre maison lorsqu'il s'est fait attaquer par une meute de loup. Il n'a pas survécu à ses blessures.
- Moi c'est Charlyne. Malheureusement je suis là pour bien pire que vous. Mes parents ont été tués dans un horrible règlement de compte, puis c'est mon tuteur qui s'est pendu, ma sœur a été égorgée, mon chat s'est fait mangé par un... »
Et là jeune fille blonde décolorée déballa une liste de problèmes et de crimes familiaux plus longue que la muraille de chine.
« - Ses parents l'ont surtout viré à cause de sa mythomanie, pensais-je, septique. »
Puis les yeux de Naminé se posèrent sur moi. J'ouvris la bouche et les mots eurent du mal à traverser la barrière de mes lèvres :
« - Je... Mes parents... Je vivais dans un taudis et je faisais la manche lorsque mes parents se sont fait abattre sous mes yeux. Depuis, Naminé m'a recueillie et me voici. Mon nom est Xion. »
Je vécus chez Naminé cinq ans. Durant les trois premières années, il y eut des joies comme des malheurs. Pocahontas partit en voyage sur un bateau au bras d'un délicieux homme nommé John qui avait passé outre la couleur de sa peau et Raiponce avait découvert ce qu'était la liberté auprès d'un voleur nommé Eugène. Malheureusement, Malauryne mourut lors d'un racolage dans la rue, le client considérant qu'il fut trompé sur la marchandise, Charlyne quand à elle, fut piégée par ses propres mensonges. A force de raconter des histoires sur les Argetlam aux Fireflam et inversement, elle fut retrouvée retrouvée dans une ruelle au petit matin, le torse troué d'innombrables balles. Mais je dois avouer que sa disparition ne m'avait pas chagriné plus que ça... Suite à ces drames, Kaïri décida de répliquer : elle créa, avec l'accord de Naminé, un groupe chargé de la sécurité de Disney. Ce groupe de surveillance fit rapidement parlé de lui. Ces jeunes filles chargées de la sécurité se virent attribués le surnom de Heartsqueen : les princesses de cœur. Naminé était très fière du travail de celles-ci. Puis, piégée par sa renommée, Heartsqueen devinrent un gang. Sillonnant les rues et lourdement armées, elles venaient en aide aux nécessiteux et ne réclamaient rien en retour. Des séances de renforcement musculaire et des entraînements étaient donnés auprès de Kaïri quotidiennement. Puis, un jour, alors que je m'entraînais avec Ariel au tir à l'arc, je fus expressément demandé auprès de Naminé et de sa plus grande et fidèle amie.
« - Xion, bientôt tu auras l'âge de protéger les rues. Mais nous avions d'autres projets pour toi, commença Kaïri, le visage sévère. Tu es au courant des affronts que nous avons subi, Malauryne et Charline ont été tuées. Et je ne pense pas que ce soit le fruit du hasard. Elles participaient toutes les deux à la surveillance de Disney. Le symbole des Heartsqueen marquait déjà leur corps. Je crois que notre clan est visé. Il va falloir que l'on riposte. Malheureusement, nous ne sommes pas assez nombreuses pour nous permettre une attaque de front. Tu n'as jamais participé à une surveillance du quartier. Ainsi, les ennemis ne connaissent pas ton visage. Ce sera notre point fort. Nous te comptons parmi nos membres les plus précieux. Ainsi, nous allons te confier une mission d'une grande importance : nous voulons que tu infiltres les Argetlam.
- Moi ?! Mais je... m'exclamais-je
- Nous avons confiance en toi. Tu y arriveras, me rassura Naminé d'une voix douce.
- Tu es une de nos plus fidèles membres Xion, reprit Kaïri, et personne ne te connaît en dehors des Heartsqueen. Si tu le veux bien, tu seras notre appui sur les Argetlam. Mais tu seras loin de Disney, dans un quartier que tu ne connais pas avec nos ennemis pour seul entourage. Il faudra être forte et -tu t'acquitter de cette tâche ?
- Bien sur ! Je ne vous décevrais pas !
- Alors reçoit cette marque d'appartenance en remerciement de ta loyauté et de ton courage, dit Naminé en dévoilant un kit de tatouage. Nous allons te tatouer le signe des Heartsqueen. »
C'est ainsi que je me retrouvais avec la marque éternelle des Heartsqueen gravée sur ma peau : un cœur rouge sang entouré d'une couronne étincelante et que je m'apprêtais à rejoindre le clan adverse des Argetlam.
« - Je n'ai jamais fait parti des Argetlam Roxy.
- Je te faisais confiance ! Éructai-je, Je t'ai sauvé la vie. Je t'ai protégée. Sale chienne ! Va crever toi et toutes les Heartsqueen !
- Mais c'est toi qui va mourir Roxy. Attaché à ce lit, me dit-elle d'une voix doucereuse. »
Elle braqua son arme sur moi. Même si elle ne m'achevait pas maintenant, l'hémorragie dont j'étais la victime se délecterait de le faire à sa place.
