Merci à Mariko89, AkuriAtsuki, nutsy, Emma et Chizu Himura. Merci beaucoup, si vous saviez à quel point vos commentaires me font plaisir ^^.
Bisous & ENJOY! :)
Chapitre 9 : Dur dur le retour à la réalité.
-Mmh, grogna un homme d'une vingtaine d'années, aux longs cheveux noirs, les yeux fermés, avec une couette étalée sur lui comme si une maman était venue border son enfant pendant la nuit, et lui remettre bien son drap.
Tenten observait Neji, le sourire aux lèvres. Il avait tellement l'air plus humain quand il dormait. Elle s'étira doucement et décida d'aller ouvrir doucement les fenêtres de son petit salon.
D'après ce qu'elle avait vu, Hinata était rentrée ravie de la soirée, les yeux brillants et ses joues plus colorées qu'à son habitude, et avait lancé un joyeux « Bonne nuit Tenten ! » avec une intonation moins réservée que d'habitude. Déjà, Naruto opérait des changements impressionnants sur son amie, malgré tout ce que pouvait penser Neji.
« D'ailleurs, il a vraiment rien à dire…Il s'est pas vu bourré. Muahaha. »
Hinata, heureusement, n'était pas rentrée dans la chambre de Tenten et n'avait pas vu Neji torse nu, en jean, complètement affalé sur son lit dans une position qui évoquait une étoile de mer échouée. Elle se serait imaginé des choses et il valait mieux pour Tenten que non. Mais bon, elle savait qu'Hinata allait se réveiller tôt, toute fraîche et dispo, malgré l'heure tardive à laquelle elle s'était couchée, et verrait forcément son cousin dans son appartement.
En ouvrant la porte de leur balcon, Tenten sursauta en sentant des mains glaciales se poser sur sa nuque. Instinctivement, elle repoussa son soi-disant agresseur avec une de ses techniques de défense, et porta sa main sous sa robe de nuit où se trouvait toujours un couteau. Réflexe essentiel dans son métier. Mais la jeune femme stoppa net en voyant Neji, les mains devant son visage, qui avait l'air plutôt contrarié.
-Neji ? Ne me fais plus une peur pareille !
Neji l'observait, une main sur sa tête, ses yeux ivoire hagards mais moins troubles que la veille.
-Tenten…Qu'est ce que tu fous chez moi ?
Chez lui ? Tenten ne comprit pas sur le moment, mais après 10 secondes de réflexion, elle comprit que Neji pensait qu'il était chez lui et qu'il ne se souvenait plus de rien. Elle avait bien envie de s'amuser à ses dépens, mais décida d'abord de tâter le terrain.
-Mais Neji, nous avons fini chez moi, regarde bien, répondit Tenten d'une voix suave, se retenant bien mal de rire devant la tête qu'affichait Neji en face d'elle.
Neji ne comprenait plus rien. Il avait un mal de tête affreux, qui l'empêchait de réfléchir correctement, il ne reconnaissait pas son appartement donc elle ne mentait pas, il voyait Tenten devant lui, cheveux lâchés sur ses épaules un peu chiffonnés comme au sortir d'une nuit d'amour, les yeux brillants, et en robe de nuit courte. Non…Il n'avait pas pu faire ça. Et qu'est ce qu'elle lui avait dit ? Ils avaient fini chez elle ? Ils avaient couché ensemble ? Neji grogna et secoua sa tête comme si ce seul geste pouvait tout faire revenir à la normale.
-Tenten…Qu'est ce qu'on a fait ? demanda lentement Neji.
La jeune femme se frotta intérieurement les mains, se réjouissant de l'angoisse qu'elle lui causait.
-Tu ne t'en souviens vraiment pas Neji ? Pourtant hier, tu m'avais l'air plutôt lucide, commenta Tenten en s'approchant doucement de Neji.
Neji respirait de plus en plus vite tout en essayant de garder son calme. Aucune émotion n'était visible sur son visage, mais Tenten était persuadée qu'il cachait admirablement bien ses émotions comme d'habitude.
-De quoi devrais-je me souvenir, Hitora ? demanda sèchement Neji.
Il l'avait appelée par son nom de famille, donc il était perturbé par la situation. Tenten s'en réjouit encore plus et décida de le mettre au supplice encore un peu.
-Oh Neji, ne fais pas l'innocent, lui lança Tenten, un sourire sur les lèvres.
Avec un sentiment d'urgence, Neji essaya de forcer sa mémoire à lui donner des informations sur la veille, mais elle ne lui fournit que des images de verre de saké, une image de Tenten campée devant lui les mains sur les hanches dans une robe noire qui la mettait superbement en valeur, une image de Lee qui le regardait d'un air méfiant mais levant son pouce en signe de victoire, des images floues de personnes qu'il semblait connaitre mais sur qui il ne pouvait pas mettre encore un nom. Mais rien de Tenten et lui, en train de…
La bouche de Neji se crispa et Tenten s'amusa à le voir ainsi, rempli de doutes.
Finalement, il se décida à donner raison à Tenten, sachant que s'ils avaient eu une quelconque relation sexuelle entre eux la veille malgré le fait qu'il soit ivre, il la voulait inconsciemment.
-Bon, d'accord Tenten, j'espère que ce que nous avons fait n'aura aucune répercutions sur notre travail, en tant qu'équipiers. Et enlève ce couteau de sous ta chemise de nuit, ça m'étonnerait beaucoup qu'un ancien boulot retrouve ta trace, ici.
Tenten rougit. Comment avait-il fait pour voir le couteau ? Le Hyûga avait toujours eu une vue impressionnante, elle le savait depuis qu'elle travaillait avec lui, mais elle avait toujours l'impression qu'il pouvait la déshabiller du regard.
-Juste une question, Tenten.
-Mmh ? s'enquit Tenten, à quelques mètres de lui.
-On a pris nos précautions ?
C'était la question qu'il ne fallait pas poser. Tenten éclata de rire, et ne put s'arrêter. Neji la regardait avec un sourire crispé, ne comprenant pas du tout ce qui pouvait bien la faire rire, la question qu'il posait étant tout à fait indispensable, surtout s'il était bourré.
-Neji-haha-Neji, on a rien –haha- fait du tout ensemble, lui avoua Tenten entre deux fous rires. Je t'ai ramené chez moi-haha- parce que tu étais complètement ivre-haha-alors pour être bourré, t'étais bourré…Haha…tu disais de ces choses, comment croire encore que Môsieur Neji Hyûga est un être froid, sans aucun désir pour une femme, et qui puisse parler autrement que d'une manière très distinguée ?
Toutes les informations mirent un peu de temps à arriver au cerveau de Neji, à cause de sa gueule de bois. Mais lorsqu'il assimila enfin tout ce que Tenten lui avait avoué, Neji serra les poings. Alors, elle s'était amusée à ses dépens.
« Elle s'est bien foutue de moi. »
-Tu t'es bien amusée ? Demanda amèrement Neji à Tenten qui riait toujours.
Non sans peine, Tenten lui répondit en hochant la tête et en affichant un sourire resplendissant, qui lui fit comme l'effet d'un coup au cœur.
Tenten ne savait pas, oh non, Tenten ne savait pas qu'il ne fallait pas provoquer la rancune et la vengeance d'un Hyûga comme Neji. Elle s'était amusée avec lui, il en ferait de même avec elle.
Avec un air de prédateur, Neji s'approcha rapidement de Tenten, qui avait arrêté de rire pour observer ce que Neji préparait, et il s'empara de ses lèvres, voulant lui montrer que lui aussi pouvait s'amuser avec elle. Même si ça lui ferait mal.
Il avait enfoui une main dans ses cheveux, et l'autre tenait fermement le visage de Tenten. Cette dernière avait eu comme une révélation lorsque Neji l'avait embrassé. C'était lui, malgré son caractère qu'elle avait du mal à supporter parfois, qu'il lui fallait, et elle prendrait le temps qu'il lui faudrait pour le convaincre. Elle n'avait pas l'habitude d'abandonner.
Ses cheveux étaient tellement soyeux et ravissaient Neji. Plonger ses mains dans les cheveux de Tenten se révélait être une vraie source de plaisir, et il n'en avait pas ressenti de ce genre depuis longtemps. Ils bouclaient légèrement sous ses doigts et il jouait avec les petites boucles.
-Ha !
Neji s'arrêta automatiquement d'embrasser Tenten quand il entendit ce petit cri d'exclamation étouffé. C'était sa cousine Hinata, qui, rouge, essayait de repartir dans sa chambre discrètement.
-Bonjour cousine, l'accueillit Neji, complètement détendu.
Tenten était rouge et tourna les talons pour faire un sourire crispé à Hinata.
-Salut Hinata, la salua-t'elle, enjouée, comme si rien ne s'était passé.
-Bonjour Neji, Bonjour Tenten. Je suis désolée si je dérange, je vais prendre une douche, s'excusa rapidement Hinata, en baissant les yeux.
-Hinata regarde-moi dans les yeux quand tu me parles, s'il te plaît, lui demanda gentiment Neji. Et tu ne nous dérangeais pas du tout, j'étais en train de prendre une petite vengeance sur Tenten, qui s'est bien amusée à mes dépens depuis hier soir.
-Oh ?
-Ca va Neji, grogna Tenten. C'était une petite blague, y'a pas de quoi en faire un drame. Hinata, ton cousin bourré, c'est du grand spectacle, et Môsieur n'est pas très content que je l'ai sauvé d'une certaine humiliation.
-Ca j'en suis content, mais tu aurais pu éviter Hitora de m'enlever ma chemise, et me faire une blague de si mauvais goût comme quoi on avait couché ensemble.
-Oh je suis désolée de ne pas avoir un humour qui correspond aux attentes de Môsieur Hyûga, se moqua Tenten.
Elle ne voulait pas montrer devant Neji et Hinata qu'elle était blessée par ce qu'il avait dit quelques minutes auparavant. Alors un baiser de cette intensité était tout simplement un jeu pour lui ? Il voulait se venger d'une petite blague, et avait usé du moyen le plus répugnant pour Tenten. On n'embrassait pas une femme comme ça juste pour se venger. Et foi de Tenten Hitora, elle l'aurait ce mauvais bougre. Arrogant et génie comme il était, Tenten se promit de faire tout son possible pour le mettre à genoux.
-Tu nommes ce que tu m'as fait de l'humour ?
-Oui Môsieur Hyûga ! C'est être comme un glaçon sur pattes qui ne te permet pas de reconnaître mon humour.
Hinata avait été oubliée dans toute l'histoire, et elle assistait à la dispute entre son cousin et sa colocataire sans souffler mot.
-Glaçon sur pattes ? Non mais pour qui tu me prends, Tenten ?
-Pour une petite blague de rien du tout, tu cries à la mort.
-Je ne crie pas.
-Tu m'as très bien compris, Neji. Tu montes sur tes grands chevaux pour un rien.
-Pour un rien ? Tu trouves que c'est rien de me faire croire qu'on a couché ensemble ?
-En quoi ça t'aurait gêné d'abord, hein ? répliqua Tenten, furieuse.
-Je…
Hinata décida d'intervenir, jugeant que la situation pouvait très vite se dégrader et que Tenten adorait jouer avec des couteaux, pour ce qu'elle en voyait tous les jours.
-Vous allez arrêter oui ? On dirait deux gamins !
Jamais Hinata n'avait parlé comme ça à Tenten ou à Neji, ou à n'importe qui d'ailleurs. Réalisant cela, Hinata rougit fortement mais décida de ne pas baisser les yeux devant eux.
Neji entendit sa cousine, et regarda profondément Tenten, qui ressemblait à un animal sauvage en colère, avec ses cheveux tombant de chaque côté de ses épaules et sa frange sur ses yeux, ses yeux pralinés brillants et luisants de colère, et ses dents serrées. Elle était magnifique et ça lui écorchait la bouche de ne pas le lui dire.
-Hm.
-Grmble.
-Je fais le petit déjeuner. Neji va prendre une douche dans ma chambre, Tenten dans la tienne ! Et j'aimerais que quand vous reveniez, vous soyez plus calmes. Neji, je te connaissais avec plus de sang-froid.
Neji resta impénétrable et Tenten ne put s'empêcher de lui lancer une dernière petite pique : « Qu'est ce que je disais ? Sang froid, c'serait bien son surnom, c'est un glaçon sur pattes. »
Elle eut droit à un regard d'avertissement d'Hinata et les yeux gris de Neji bloquèrent sur elle pendant un instant. Dangereux. Et Tenten préféra aller se réfugier dans sa douche.
« Repli ! Les Hyûga attaquent ! »
*
Sasuke émergea doucement de l'inconscience et put apercevoir autour de lui un décor de chambre d'hôpital, et une jeune femme aux cheveux roses, habillée d'une robe rouge de soirée légèrement froissée, endormie sur un fauteuil.
-Alors bien dormi mon garçon ?
Sasuke tourna la tête vers la gauche, d'où provenait la voix grave.
-Maître Jiraiya ? Qu'est ce que vous faites là ? demanda Sasuke, d'une voix surprise, tout en gardant son masque d'indifférence.
En effet, un homme très grand, aux yeux bruns perçants, et aux cheveux blancs longs lui arrivant aux épaules, et avec d'étranges tatouages sur le visage : deux traits rouges qui partaient de ses yeux jusqu'à ses joues, se tenait devant lui.
-Tu t'es fait renversé par une voiture en sauvant cette ravissante jeune femme, dont le prénom est Sakura si j'ai bien compris, j'étais avec deux magnifiques jeunes femmes, un peu éméché je dois dire, et en voyant la scène, je suis tout de suite venu vous aider. Ton bras droit est cassé, t'as une fracture de je-sais-plus-trop-quoi, enfin bref, tu pourras sortir dès ce soir, mais fini le boulot dur pour quelque temps, tu ne t'occuperas que de tes dossiers.
-Hn.
Etre écarté du terrain le déplaisait, surtout qu'il encadrait Naruto, beaucoup trop impulsif à son goût. Il l'avait toujours limité dans ses actions et s'il partait seul, il s'inquièterait trop. Et oui, malgré les apparences, Sasuke tenait énormément à son meilleur ami. Comme une mère poule. Ce qui était assez amusant à imaginer venant de la part de Sasuke.
-Maintenant que tu es réveillé, je vais m'échapper rapidement. J'ai essayé de l'éviter jusqu'à maintenant, mais si je reste encore, je vais me faire étriper, et Dieu sait qu'elle a une force phénoménale. D'ailleurs, si j'ai toujours bien compris, cette jeune femme est son élève.
-Elève de qui, Jiraiya ?
-Hoho, une femme que tu vas bientôt connaître, si je ne m'abuse. Elle est très facilement identifiable, elle est blonde comme les blés, avec des yeux…oh ses yeux…dix ans que je ne l'ai pas vue, et pourtant, nous habitons dans la même ville…elle a un trait très reconnaissable aussi : sa poitrine. Je te le jure Sasuke, tu n'auras jamais vu de toute ta vie une telle poitrine. Plus jamais je ne la toucherai…, déplora Jiraiya. Bref, venons aux faits, c'est le médecin le plus réputé de toute la ville, de toute la région, et je pourrai aussi dire de tous les Etats-Unis.
-Et elle ne s'est pas installée dans une grande ville comme New York, ou Washington, ou autre ? S'étonna Sasuke, autant qu'il pouvait s'étonner de quelque chose, en regardant le plâtre qui ornait son avant-bras.
-Non, elle est née ici, et restera ici toute sa vie, je présume, commenta Jiraiya, l'air ailleurs.
-Hn.
-Certaines personnes sont attachées à leur ville, si attachées qu'elles n'en partiront jamais, enfin pour vivre ailleurs s'entend, soit parce qu'elles y ont vécu leurs meilleures années, soit en ont rencontrées les personnes les plus chères à leurs cœurs, soit tout simplement parce que leur ville leur plaît terriblement, comme un amant ou une amante qu'on ne peut se résoudre à quitter.
-Hn.
-Retiens bien ça, Sasuke. La vie est remplie de surprises, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.
-Hn.
-Et arrête tes onomatopées, soit un peu plus humain…Ah oui, et ne te fie jamais à un joli minois, une jeune femme peut cacher une force terrible, surhumaine, comme Tsunade.
-TU L'AS DIT, ABRUTI.
PUM.
Sasuke observa nonchalamment, une femme à forte poitrine qui paraissait avoir une trentaine d'années, mais il voyait bien qu'elle en avait bien une dizaine d'années de plus au minimum. Ses yeux couleur chocolat brillaient de colère, et son poing étendu devant elle tremblait encore de l'impact qui avait envoyé Jiraiya contre un mur lorsqu'il s'était retourné pour se retrouver face à l'objet de ses cauchemars.
Le cri de Tsunade, le bruit de l'impact et le bruit de la chute de Jiraiya avait réveillé en sursaut Sakura, qui regardait, ébahie, la scène qui se déroulait sous ses yeux, avant de se tourner vers Sasuke, et en voyant son état, un sourire éclaira son visage, ce qui troubla Sasuke. Personne ne lui avait fait un sourire aussi sincère autre que Naruto ou un autre de ses amis.
-Tu vas bien ? lui demanda Sakura en lui sautant dessus et en l'étouffant presque. Tout est de ma faute, tu n'aurais pas du me pousser !
-Sakura lâche-le, en tant que futur médecin, tu devrais savoir tout de même que lorsqu'un patient a un bras cassé, l'enlacer comme tu fais est une chose à éviter, la réprimanda Tsunade, en massant sa main.
-Oui, Tsunade.
Au grand soulagement de Sasuke, Sakura le lâcha.
-ALORS TOI JIRAIYA, TU NE PERDS RIEN POUR ATTENDRE. CA FAIT DES ANNEES QUE JE REVE DE TE TUER !
-Calme-toi Tsunade, s'il te plaît, la supplia Jiraiya.
-HEUREUSEMENT QUE CETTE PETITE PETASSE M'A PREVENUE QUE TU ME TROMPAIS AVEC ELLE !
-Petite pétasse ? Hein ? Je te trompais ?
-ARRETE DE FAIRE L'INNOCENT, JIRAIYA !
-Calmez-vous Tsunade ! L'enjoignit Sakura, d'une voix ferme.
-Non Sakura, cet homme m'a brisé le cœur, et c'est la pire torture qu'on puisse infliger à une femme amoureuse que de la tromper.
-Je ne t'ai jamais trompé Tsunade, lui dit Jiraiya, par terre.
Sasuke regardait indifférent toute la scène. Alors comme ça, Jiraiya avait été un jour avec cette furie ? Déjà, c'était assez étonnant que Jiraiya ait une relation à long terme avec une femme, mais alors là, avec une furie de ce genre…c'était assez…en fait non, c'était tout à fait le genre de Jiraiya.
-Jamais trompé ? Tu te fous de moi ? Allez viens qu'on s'explique dehors ! Lui somma Tsunade.
Jiraiya n'eut d'autre choix que de se relever illico presto, de suivre Tsunade et avant de fermer la porte de la chambre de Sasuke, il murmura un « Adieu, j'ai été content de te connaître. » tragique à souhait.
Sasuke savait pertinemment qu'il allait s'en sortir vivant, Jiraiya était tout de même le maître de leur entreprise, dans tous les domaines, et ce n'était pas une femme médecin qui allait lui faire peur, si ?
-Merci Sasuke, lui dit Sakura, assise près de son lit.
Ce dernier l'observa sans rien dire. Elle était encore plus mignonne avec ses cheveux roses ébouriffés à avoir dormi sur un fauteuil, et ses yeux verts encore un peu écarquillés par le sommeil.
-Hn.
-Tu n'étais pas obligé de me pousser, fit Sakura, un peu gênée, en se triturant les doigts.
Une minute passa en silence.
-Sinon serais-je un homme ?
Sakura leva la tête, et Sasuke se dit qu'il n'aurait peut-être pas dû dire une phrase de ce genre quand il croisa son regard.
-Ca veut dire que comme je suis une femme, j'ai besoin d'hommes pour me protéger ? Depuis que je suis née, je n'ai jamais eu besoin d'un homme pour me protéger, pour m'aider à vivre, sauf mon père, alors s'il te plaît, pas de phrases genre les hommes sont plus forts que les femmes…
-Hn.
Il avait oublié pendant un instant son sacré caractère, et se réfugia dans un silence, que Sakura jugea boudeur.
-J'oubliais, l'étrange homme qui était en train de se faire engueuler par ma supérieure a appelé tes amis hier soir. Apparemment Naruto, je crois, se fait pas de souci pour toi, et t'attend chez vous ce soir.
-Hn. Tu n'avais pas besoin de rester hier soir.
-Ce matin, corrigea Sakura.
-C'est la même chose, répliqua Sasuke, le visage impénétrable.
-Tu venais de me sauver la vie.
-Hn.
-Ce n'est pas rien, Sasuke, que de sauver la vie d'une personne.
Ce que ne pouvait pas savoir Sakura, c'est que Sasuke en sauvait à la pelle des vies, sauf que personne n'était au courant sauf ses coéquipiers.
-Je sais.
Sakura fut désespérée face au désert de paroles qui sortaient de la bouche de Sasuke. Essayant de paraître enjouée, elle lui proposa un repas ou quelque chose à boire, mais la seule réponse que Sasuke daigna lui faire, fut de la regarder comme si il essayait de sonder quelque chose. Et ce regard pesant sur elle la gênait quelque peu.
-Je peux partir ce soir, c'est ça ?
Sakura fut surprise de la question, Sasuke n'ayant pas répondu à ses questions.
-Oui, c'est exact.
-Pourquoi ce soir ?
-Pour être sûrs que tu te reposes, répondit Sakura.
-Tu ne vas pas rester là toute la journée ?
-Si, j'te dois bien ça. J'vais prendre une douche dans le quartier qui nous est réservé, aux internes, et j'me changerais ici, j'ai toujours des vêtements de rechange à l'hôpital. Il n'y a pas de problème.
-Tu ne me dois rien du tout, Sakura, répliqua Sasuke d'un ton glacial.
Sakura le fusilla du regard.
-Bien sur que si.
-Je te dis que non. C'est mon…
Sasuke s'arrêta à temps. Il avait failli dire « c'est mon boulot » mais s'était retenu à temps. Ce n'était pas exactement son boulot, il n'était pas un super-héros non plus. Fallait pas non plus rêver… Il était juste un avocat à mi-temps, et un « protecteur » à mi-temps aussi, si on pouvait appeler ça un protecteur. Il devait surtout enquêter et faire des recherches sur les gangsters de Boston, et Dieu savait qu'il y en avait, et parfois son domaine d'enquête et de « protection » s'étendait sur tout l'état du Massachussetts. Jiraiya était le chef et le créateur de toute cette petite organisation. Tous ses membres traquaient les gangs, les voleurs, les assassins, et etc.… Sasuke était l'un de leurs membres les plus actifs, avec ses parents avant lui. D'ailleurs, ils avaient été assassinés par le gang Akatsuki, qui signifiait Lune Rouge, et son grand frère avait été kidnappé par ce gang. Ce grand frère si admiré était disparu depuis vingt ans environ. Sasuke avait cinq ans, et Itachi Uchiwa, son grand frère en avait quinze. Depuis, Sasuke n'avait de cesse de rechercher le gang, qui leur échappait toujours dans tout le Massachussetts, pour retrouver son frère, qu'il sentait d'instinct encore vivant.
Sakura fronça les sourcils quand Sasuke interrompit sa phrase mais ne fit pas d'autres commentaires. Voyant qu'il n'essayait pas de la convaincre de le laisser sortir, ou qu'il s'agitait, Sakura le laissa pour aller prendre une douche, et quand elle le prévint, elle n'eut bien entendu aucune réponse. Seul le regard onyx la fixait toujours.
Quand elle ferma la porte, Sasuke attendit dix secondes, le temps d'entendre les pas légers de Sakura s'éloigner de sa chambre, puis commença à se lever, difficilement car son bras le faisait souffrir, mais il avait déjà eu une douleur bien pire encore, et se leva de son lit. Il constata, tardivement, qu'il portait une robe d'hôpital, très inconvenante pour pouvoir sortir sans se faire remarquer de l'hôpital. Mais en regardant dans la pièce, il trouva ses vêtements sur le fauteuil où s'était endormie Sakura. Il allait enlever sa robe de chambre pour remettre son jean et sa chemise de la veille quand soudain, il entendit des caquètements derrière la porte de sa chambre, et n'ayant même pas le temps de retourner dans son lit, la porte s'ouvrit, laissant apparaître deux infirmières : une petite brune aux yeux bleus, plutôt mignonne et une blonde qui pourrait bien faire office de mannequin.
Sasuke claqua la langue, agacé. Que lui voulaient donc ces deux infirmières ?
-Bonjour monsieur, le salua la blonde d'une voix assurée.
-Hn. C'est pour quoi ?
La blonde ne se laissa pas démonter par le ton sec de Sasuke, et la brune essayait de faire comme son amie.
-Je m'appelle Lily, et ma collègue s'appelle Nina.
Se doutant de ce qu'elles voulaient, Sasuke leur tourna le dos en cherchant son portable dans sa poche, pour appeler Naruto pour qu'il le fasse sortir d'ici. Il entendit leurs murmures, elles pensaient sûrement qu'il ne les entendait pas.
« Il est trop beau Lily !
-Oui, encore plus beau que ce matin. Je pensais que c'était impossible, mais finalement…J'vais me le faire Nina !
-Et pourquoi pas moi ? C'est injuste !
-On verra bien qui il va préférer. Je suis sûre que ce sera moi. »
Elles pouffaient en silence, admirant le corps de Sasuke, que la robe d'hôpital ne cachait pas vraiment.
- Excusez-moi, Sasuke c'est ça ?
-Hn.
Sasuke ne prit même pas la peine de se retourner face aux deux groupies qui le dévisageaient ouvertement.
-Vous allez mieux depuis hier non ?
-Hier, j'allais très bien. C'est ce matin que j'ai été renversé.
Loin de prendre la mouche, ou de partir en courant, les deux femmes rirent bêtement. Sasuke en soupira, normalement les infirmières se devaient d'être intelligentes pour accéder à un tel poste, mais soit ces deux-là le faisaient exprès, soit elles avaient leurs hormones en ébullition face à un homme. Il savait pertinemment qu'il avait un grand succès auprès des femmes, mais il n'avait jamais compris pourquoi, malgré ce qu'elles lui disaient.
-Oui, c'est vrai, pouffa la brune.
Sasuke, sans faire plus attention à elles, composa le numéro de Naruto, et au bout de la troisième interminable sonnerie, il répondit.
-Naruto.
-Naruto, aide-moi.
-Ah Sasuke salut ! Alors remis de ton petit accident ? Comment ça va ?
Sasuke serra les dents face à l'enjouement de son ami.
-Ca pourrait aller mieux si tu me faisais tout de suite sortir d'ici, répliqua Sasuke.
Entendant des rires de femmes derrière Sasuke, Naruto comprit le petit problème de Sasuke.
-Tu essaies d'échapper à ta conquête de hier soir ? Se moqua Naruto.
-Non ce n'est pas la conquête de hier soir. D'ailleurs, hier soir ce n'était pas une conquête, tu peux parler toi. Et il n'y en a pas une qui m'embête, mais deux, murmura Sasuke au téléphone pour pas que les deux infirmières l'entendent.
-Ta jolie conquête t'a abandonné ou elle a dû se replier ? S'informa Naruto, moqueur.
-Baka. Viens ici tout de suite, lui ordonna Sasuke.
-J'vais demander à Shikamaru de te sortir de là, j'dois passer voir quelqu'un.
-Ne me dis pas que tu vas voir la cousine de Neji, je te l'interdis avant que tu ne sois venu me chercher, commenta tranquillement Sasuke. Ou sinon je préviens Neji.
-Il est introuvable, chantonna Naruto.
-Introuvable ?
-Il n'a pas dormi à son appartement, c'est Kiba qui me l'a dit quand je l'ai appelé justement pour savoir où était Neji.
-Etonnant, fit Sasuke, complètement indifférent à la nouvelle, mais Naruto viens signer pour moi, Shikamaru doit être encore en train de dormir, et le temps qu'il se réveille correctement, qu'il aille prendre une douche, et qu'il prenne quelque chose à manger, il va arriver ici dans quatre heures, si ce n'est plus.
-Tant pis pour toi, je te laisse ou j'vais être en retard, chantonna une nouvelle fois Naruto.
-Naruto
BIP BIP.
Naruto avait déjà raccroché.
-Ah l'enfoiré.
-Vous disiez ?
-Hn.
-On peut vous tutoyer ?
-Hn.
-Tu sais Sasuke, on va te tenir compagnie pour te parler un peu, sinon tu vas t'ennuyer dans cette chambre tout seul jusqu'à ce qu'ils te laissent sortir.
-Hn, hn.
Sasuke tendit l'oreille, et avec un plaisir qu'il n'aurait jamais cru ressentir pour elle, il entendit les pas légers de Sakura s'approcher. Elle, elle chasserait ces deux femmes, et après ce serait à lui de la chasser, elle, pour pouvoir partir d'ici.
La porte s'ouvrit et Sasuke eut un sourire de contentement, en voyant Sakura apparaître, vêtue d'un jean et d'un tee-shirt pull de couleur rouge, ébahie devant la présence des deux jeunes infirmières, que visiblement elle connaissait.
-Lily ? Nina ?
Les deux jeunes femmes étaient tout aussi surprises de voir Sakura entrer dans la chambre de Sasuke, de plus vêtue normalement et non en blouse, ce qui montrait qu'elle ne travaillait pas. Mais que faisait-elle donc là ? Lily et son acolyte Nina ne pouvaient pas savoir que ce matin, c'était Sakura qui était arrivée avec Sasuke car elles n'avaient vu ce dernier que quand il avait été soigné et mis dans sa chambre. Sakura était arrivée plus tard après avoir discuté avec Tsunade.
-Sakura, que fais-tu ici ? Tu n'es pas en congé ?
Sakura se douta au ton qu'employa Lily qu'elle n'était pas tellement la bienvenue, mais elle n'en avait cure.
-Si je le suis, répondit simplement Sakura, en observant Sasuke, qu'elle voyait toujours aussi indifférent. Et vous, que faites-vous là ? Vous connaissez Sasuke ?
Voyant que Sakura connaissait le beau jeune homme, et plutôt familièrement, les deux amies se demandaient jusqu'à quel point Sakura le connaissait.
La présence des deux infirmières importunait énormément Sasuke, qui n'avait qu'une hâte : qu'il sorte d'ici au plus vite, et cela commencerait par virer ces deux demoiselles.
-Chérie, tu es enfin là, fit Sasuke en avançant vers Sakura, un micro-sourire engageant aux lèvres.
Les deux jeunes infirmières ne furent pas les seules à rougir de confusion. Sakura aussi. Et avant qu'elle ne puisse demander ce qui se passait, Sasuke la prit par le bras et l'embrassa d'un baiser chaste.
-Monsieur Sasuke, fit la blonde Lily précipitamment, nous voyons que nous nous inquiétions pour rien finalement, nous allons vous laisser. Reposez-vous bien. Au revoir et bonne journée. Salut Sakura !
-Oui…oui, bafouilla son amie brune Nina.
Elles sortirent rapidement de la chambre de Sasuke, et Sakura comprit pourquoi il l'avait embrassé, en voyant son air satisfait.
-Pour les faire fuir, tu les as fait fuir. Mauvais point pour moi : elles vont en parler partout. Bon point pour moi : plus aucun interne ne viendra m'inviter à dîner ou autre, commenta Sakura.
-Hn.
Il n'avait toujours pas lâché son bras, et c'était plutôt comme si il s'y agrippait. Il la fixait intensément et Sakura en était extrêmement gênée, n'ayant pas l'habitude qu'on l'observe comme ça. Elle avait l'impression qu'il pouvait lire toutes ses pensées, qu'il mettait son âme à nu, qu'il pouvait tout savoir d'elle en un regard.
-Sasuke…
-Pourquoi ?
-Pourquoi quoi ? Demanda Sakura, surprise.
Sasuke ne répondit pas, haussant les épaules. Il se serait senti trop bête s'il lui avait posé cette question. Et Sakura n'insista pas, connaissant à connaître le brun, pensant à raison que s'il ne parlait pas de ce qu'il ne voulait pas, rien ne lui ferait changer d'avis.
-Sakura, j'peux sortir tout de suite d'ici ? Je préfère me reposer chez moi, ce sera plus confortable, négocia Sasuke.
Sakura soupira, elle comprit à son regard que rien ne pourrait lui changer d'avis. Mais qu'est ce qui pourrait faire changer d'avis un homme comme lui ? Il la subjuguait autant qu'il exaspérait, du peu qu'elle connaissait de lui.
-Je vais signer pour toi, répliqua Sakura, en sortant. Habille-toi et viens me rejoindre à l'accueil, faut que t'signes aussi. Et après, ce sera fini.
Victorieux, Sasuke prit ses habits et commença à s'habiller, difficilement à cause de son plâtre mais au bout d'une quinzaine de minutes de bataille avec son jean et sa chemise. Et il sortit pour rejoindre à l'accueil la jeune femme aux étranges cheveux roses. En la rejoignant, il vit un homme à l'accueil d'environ trente ans, blond, avec un sourire avenant pour Sakura, et penché un peu top vers elle pour que ce ne soit qu'amical.
-Sakura, signe-ici s'il te plaît.
Sakura signa la décharge de Sasuke pour qu'il puisse sortir, et remarqua non sans irritation que Finn se penchait légèrement trop vers elle, et utilisait une voix séductrice.
-Voilà.
-Tu serais libre ce soir, ma belle ? demanda Finn, en lui faisant un sourire digne d'une pub pour dentifrice.
Sasuke choisit ce moment pour la rejoindre au comptoir, et Sakura n'eut pas à répondre. Sasuke s'en chargea.
-Sakura, on y va ?
Sakura rougit furieusement quand Sasuke la prit par la taille, et malgré elle, se détacha imperceptiblement, ce que remarqua Finn, qui prit cela pour un rejet de la part de la belle jeune femme.
-Signe d'abord Sasuke, ensuite tu y vas. Je dois régler quelques trucs avec Tsunade.
-Elle est dans son bureau avec un homme, et elle ne fait que crier apparemment, s'incrusta Finn.
Sasuke jaugea Finn du regard, et vit qu'il regardait la silhouette de Sakura que le pull en col V et son jean mettait en valeur. Il n'était pas dangereux, il voulait juste une nuit avec la jeune femme. Après tout, ça ne le regardait pas mais il ne put s'empêcher de pincer les lèvres.
Sakura soupira, elle pensait avoir compris qui était ce Jiraiya pour Tsunade. Ce devait être à cause de cet homme que Tsunade buvait autant. Ce devait être à cause de lui qu'elle répugnait à voir l'amour chez les autres. Ce devait être à cause de lui qu'elle disait souvent à Sakura de ne jamais tomber amoureuse, de ne pas faire confiance aux hommes, et de ne pas croire en leurs promesses.
-Alors ce soir ?
-Non, je ne peux pas ce soir. Peut-être une autre fois.
-Demain soir ?
-Non demain soir, c'est soirée entre filles, désolé, le rejeta Sakura une nouvelle fois.
-Alors disons dans une semaine ? Samedi prochain ? Demanda Finn, décidé à obtenir un dîner avec la jeune femme.
-Samedi prochain, je ne sais pas ce que je fais. Ecoute, je reprends le boulot dans deux semaines environ. A partir de là, on pourra en reparler, hein.
Finn poussa un soupir de résignation, et demanda le numéro de Sakura, qui le lui donna de mauvaise grâce devant Sasuke, qui finalement, ne bougeait plus d'un pouce pour aider Sakura à se sortir de ce pétrin. C'est vrai qu'il était pas mal foutu mais il ne lui faisait pas beaucoup d'effet.
Ensuite, Sakura accompagna Sasuke dehors pour qu'il puisse prendre un taxi, après avoir salué Finn.
-Tu reviens dans dix jours, et on t'enlève ce plâtre. Tu as de la chance que ça dure peu de temps, et tu as encore eu plus de chance de ne pas avoir de choc cérébral, ou je ne sais quoi d'autre aussi dangereux. Je le répète, tu n'aurais pas dû.
Sasuke lui lança un dernier regard de ses yeux onyx, et murmura : « T'es lourde Sakura. » avant de monter dans un taxi et de partir de chez lui.
La jeune femme aux cheveux roses resta dans la fraîcheur de la matinée du mois de septembre, sur le trottoir, et prit le temps de regarder le ciel bleu, limpide, en se demandant si, un jour, elle reverrait le mystérieux et fascinant Sasuke Uchiwa.
*
Kakashi se leva la bouche pâteuse, et les yeux peinant à s'ouvrir. Il observa autour de lui, et remarqua que ce n'était pas le décor de sa chambre, mais plutôt le décor d'une chambre d'hôtel. Et il constata qu'il n'était pas seul, et que quelques infimes bribes de souvenirs lui revenaient. La personne en question avait sa tête sur son torse et lui enserrait la taille, et lui était sur le dos, un bras sur le dos de la jeune femme en question.
Lentement et avec difficulté à cause de sa gueule de bois, il leva sa tête et se mit à observer une touffe de cheveux noirs, presque couleur violet foncé. Il savait exactement à qui appartenait ces cheveux, n'avait pas besoin d'en voir plus pour connaître l'identité de la personne couchée près de lui, et laissa sa tête retomber sur l'oreiller.
Ankô lâcha un soupir. Elle se savait sur un torse, et elle savait exactement à qui appartenait ce torse, pour avoir quelques souvenirs de la veille. Bon, ils avaient couché ensemble et après ? Bon, d'accord, elle avait un faible pour cet homme aux étranges cheveux gris et aux yeux gris également magnifiques. Et puis, pour ce qu'elle savait, il n'était pas intéressé par elle, lui. Il gardait toujours ses distances avec elle, et cela montrait bien qu'il ne ressentait rien de plus que de l'amitié. Et là, ils avaient bu, et s'étaient retrouvés au lit. Voilà tout. Ce n'était pas interdit par la loi d'avoir pour amant son patron.
Doucement, elle posa un baiser sur son torse, et l'entendit, en souriant, pousser un grognement de contentement.
Il comprit automatiquement qu'elle était réveillée et son petit baiser l'avait surpris. Agréablement, pour tout dire.
Lentement, Ankô se releva et observa le visage de Kakashi, qui avait laissé ses yeux fermés. Torse nu, le drap couvrant sa nudité, et avec une de ses jambes musclée qui était sorti des draps, elle le trouvait magnifique, d'une beauté brute. Son torse était superbement bien bâti, ni trop musclé, ni trop maigre. Et une fine ligne de poils partait de son nombril pour se réfugier sous le drap. Très viril. Prenant son temps, elle lui posa un léger baiser sur les lèvres et partit prendre une douche dans la salle de bain qu'elle avait repérée dans la chambre d'hôtel.
Entendant le bruit de la douche, Kakashi se releva dans le lit et se mit, surpris, à se demander s'il devait aller la rejoindre dans la douche ou rester bien sagement sur son lit. Mais plus il réfléchissait, plus il se disait que ne rien faire avec elle, ne lui apporterait rien. Espérant de tout cœur qu'elle ne le rejette pas, Kakashi entra dans la salle de bain.
Trop absorbée par le bruit de l'eau qui coulait sur son corps, Ankô n'entendit pas Kakashi rentrer mais sentit ses mains sur sa taille et sa bouche dans sa nuque. Fraîche, et douce à souhait. Souriant, elle le laissa la caresser et se retourna ensuite brusquement pour l'embrasser langoureusement.
« J'suis vraiment mordu. »
*
La sonnerie de son portable se fit entendre, et Temari répondit en grognant. C'était dimanche et son jour de congé. Qui pouvait bien l'emmerder à cette heure-ci ?
-Oui ? Grogna-t'elle.
-Ouah, on dirait que la grande sœur est de mauvaise humeur, non ? Je te réveille trop tôt, chérie ?
Temari reconnut sur le champ la voix moqueuse qui avait résonné dans son oreille, au téléphone.
-Kankurô ! Oh putain, ça fait un bout de temps que tu m'as pas appelé ? Alors comment ça va ? T'as tout ce qu'il te faut ?
Temari avait une certaine tendance à faire la mère poule avec ses deux petits frères, et Kankûro rit.
-Oui maman ça va. J'ai tout ce qu'il me faut, je me débrouille comme je peux, se moqua son petit frère. Je t'appelais pour te dire que j'suis à Boston en ce moment pour vous voir Gaara et toi.
-T'es à Boston ? Où ça ? T'es descendu à l'hôtel ? Surtout pas ! Tu viens à la maison. Ca dérangera pas du tout les filles, au contraire, elles seront contentes de te voir.
-Tu sais quoi, j'vais voir Gaara, et ensuite tu m'appelles pour voir avec les filles si c'est okay.
-D'accord, mais tu ne vas surtout pas chez Gaara ! Il a ses examens en ce moment, et je préfère qu'il reste seul.
-Oh le connaissant, il doit sûrement avoir une meilleure compagnie que la mienne.
-Il a une copine ? S'étonna Temari.
-Je crois. Enfin, en tout cas, il y a deux-trois mois, il m'avait dit qu'il croyait être tombé amoureux, mais qu'il en était pas tout à fait certain, parce qu'il…ne savait pas ce que c'était l'amour.
Temari hésita à répondre. Elle savait que Gaara avait des difficultés en ce qui concernait l'amour, et qu'il n'y croyait pas vraiment.
-Tout ce que j'espère, c'est qu'elle, qui qu'elle soit, ou si elle existe, ne le fera pas souffrir.
-Ahem, oui. Bref, tu vois avec les filles. Je squatterai le canapé si elles veulent bien pendant dix jours environ. Ma boutique commence à bien tourner, j'commence à être de plus en plus connu, on me traite même de magicien aux doigts de fée, genre j'suis un travesti quoi, enfin bref j'te raconterai tout quand on se verra.
-On peut se voir aujourd'hui ? On se fait une petite sortie avec Gaara, et ensuite, tu t'installeras à l'appart', les filles voudront j'en suis sûre.
-Si tu veux. Tu m'appelles, j'dépose ma valise chez vous, et ensuite on attrape Gaara pour aller au Fenway Park. Bisous Tema'.
-Je t'aime Kankû.
-Moi aussi Tema. Moi aussi.
Elle raccrocha, un sourire lumineux aux lèvres. Elle allait enfin revoir ses deux frères ensemble et la perspective de passer une journée avec eux, et d'héberger Kankurô la ravissait. Il fallait juste être sûre auprès de Sakura et Ino.
« WOUAH WOUAH »
-Scrumchy, tais-toi, tu vas réveiller tout l'immeuble, c'est dimanche aujourd'hui, et je t'ai déjà sorti tout à l'heure, le réprimanda Temari.
Clic, clac. Sakura était arrivée, et elle avait l'air morose.
-Hello Saku', lui fit Temari en commençant à faire du café.
-S'lut Tema.
-Fatiguée ? T'étais où ?
Pendant que Sakura lui racontait tout ce qu'elle avait fait depuis qu'elles ne s'étaient plus vues à la soirée, Temari leur servit du café bien frais.
-Hm, intéressant. Donc Sasuke Uchiwa t'aurait tapé dans l'œil ?
-Temari !
-Quoi ? Je ne fais qu'un constat.
Sakura eut un air tellement indigné que Temari en éclata de rire, suivie de Sakura.
-C'est quoi ces jeunes dévergondées qui rient à dix heures du matin ?
Ino était réveillée et avait l'air plutôt en forme, pour leur lancer des piques.
-Mademoiselle Yanamaka, je te signale que je suis rentrée avant toi ! Répliqua Temari, en jouant l'indignée.
-Niania.
-Dites les filles, j'ai quelque chose à vous demander, annonça Temari.
Sakura releva la tête de son café, et Ino arrangea un peu son pyjama.
-Kankurô est à Boston et il y reste dix jours.
-Kanky est de retour ? S'extasia Ino.
Kankurô et Ino s'étaient toujours très bien entendus, sans aller plus loin. Il était en quelque sorte le grand frère qu'elle n'avait pas eu, et elle se réjouissait toujours de ses passages à Boston.
Temari hocha la tête, Ino dirait automatiquement « Oui. » mais restait Sakura, mais elle ne doutait pas de son amie.
-Je me demandais si il pourrait squatter notre canapé pendant son passage, demanda prudemment Temari.
-Bien entendu, répliqua Ino.
Sakura eut un sourire entendu. Comment refuser que le frère d'une amie squatte chez elles ? De plus, elles le connaissaient toutes très bien, et ça faisait plus de cinq ans qu'elles ne l'avaient pas vu, y compris Tenten, et Hinata qui ne le connaissait pas encore.
-Merci les filles, les remercia Temari en leur plaquant à chacune un bisou sur la joue, et en partant téléphoner à Kankurô dans sa chambre.
Sakura observa Ino, qui se servait un café.
-Et toi, Kiba, c'est ça ?
En entendant son prénom, Ino faillit faire verser du café à côté mais elle se reprit très vite.
-Kiba va me donner des cours de dressage pour Scrumchy, il passera lundi en fin d'après-midi.
-Charmant, commenta Sakura.
« Juste un test. Pas besoin de t'affoler, Ino, à l'idée qu'il va venir…Respire. Putain, je me parle à moi-même, je deviens folle. »
Fin du chapitre neuvième ! :D
Alors vous avez aimé ? :) C'est le plus loooooooong chapitre que j'ai jamais écrit. 7000 mots environ, sans compter mon p'tit mot de la fin, terrifiant… ^^
J'espère que ce chapitre vous a plu. J'ai centré surtout sur le Sasuke/Sakura, il prend les ¾ du chapitre, environ. Puis le Tenten/Neji , pour commencer je trouvais ça agréable. :) Kakashi/Ankô, profitez de leur bonheur, ça va pas durer.
Pour le travail de Sasuke &Cie, j'espère que vous comprenez un peu mieux.
On me demandait beaucoup ce que devenait Gaara, et pourquoi il était absent depuis son apparition avec Temari & Shikamaru dans les premiers chapitres, tout simplement parce que môsieur a des examens et qu'il n'a pas le temps de s'occuper des histoires de cœur des amis de sa sœur :p Non enfin bref, il revient pour votre plus grand plaisir, j'espère ! & Kankurô jouera un rôle important tout de même dans cette fiction aussi, plus que Gaara, désolé pour les fans de Gaara ^^'.
L'arrivée de Kankurô va provoquer des hausses de tension chez certains, promis ! :p
En attendant avec impatience vos commentaires. :)
Huhu, à la prochaine ! ;)
