Chapitre treize: Tourments pour certains, soulagement pour d'autres.
-Shikamaru, ça fait trois jours qu'on en a parlé et tu n'as toujours rien fait, déplora Chôji, assis à une table, en cachant sa tête entre ses bras de dépit et de frustration.
Le jeune Akimichi avait un souvenir très net d'un certain matin où Shikamaru, son patron et proche ami, l'avait appelé vers cinq heures pour l'aider face à un énorme problème qui faisait penser à celui d'un adolescent en pleine poussée d'hormones.
-Je sais Chô, mais je ne peux pas, répliqua Shikamaru en se tordant nerveusement les doigts et en faisant les cent pas devant la table à laquelle Chôji était installé.
-Ce n'est pas du tout comme si c'était ton employée, déclara sarcastiquement Chôji en prenant une poignée de chips.
-C'est pas drôle Chô, bouda Shikamaru en secouant son « ananas », nom donné affectueusement à sa coiffure par Temari No Sabaku.
-Bordel, ce bougre -cronch- a 200 points de QI et n'est même -cronch- pas capable de faire face à une femme -cronch- pour lui demander un rendez-vous, râla Chôji en reprenant une poignée de chips.
-Tu n'es pas à ma place que je sache!
-Je n'ai pas 200 points de QI mais je me débrouille, et preuve: je file le parfait amour avec Susan depuis plus de deux ans. Et tout le monde se demande encore comment un homme comme moi a pu séduire une femme comme elle.
-Tu es un mec en or Chôji, toutes les femmes rêveraient de t'avoir pour mari, répliqua Shikamaru, détestant que son ami se dénigre de cette manière.
Susan Hudch était une métisse afro-américaine, et elle était magnifique. Sa peau était noire comme de la suie sans aucun défaut, parfaite. Ses yeux noirs faisaient penser à une panthère en furie et héritant des cheveux de son père, elle les avait bouclés noirs. Ses dents blanches faisaient de son sourire un des plus beaux qu'il soit. Plusieurs fois, elle avait prêté son corps ou son visage a des pubs ou à des défilés. Et elle avait rencontré Chôji lorsque le restaurant Nara avait eu l'occasion d'accueillir Susan Hudch. Doté d'un bon appétit et d'un goût prononcé pour la bonne nourriture, elle avait absolument tenu à rencontrer l'homme qui avait préparé les bons petits plats qu'elle avait mangé. Chôji était venu recevoir ses félicitations, gêné. La plupart du temps, il restait en cuisine sachant que la majorité des personnes n'aimait pas sa physionomie un peu ronde et cela ne pouvait correspondre à leur image du cuisiner talentueux. Il était tombé amoureux de Susan et de son sourire presque instantanément et c'était Susan, qui séduite par le naturel et la gentillesse de ce cuisinier un peu rond, qui avait demandé à ce qu'ils se revoient...Depuis, cela faisait deux ans qu'ils s'aimaient et étonnaient tous les jours de par leur couple.
-Mais toi aussi Shikamaru...Toi aussi, le rassura Chôji en penchant la tête sur le côté, inquiet de ce que pensait Shikamaru de lui-même.
Shikamaru se mit à ricaner.
-Je suis un macho, je suis flemmard, et je déteste avoir tort. Il faut que tout aille en logique et en plans de mon côté et je ne supporte pas qu'un de mes « plans » échoue. J'ai un visage intéressant et je suis terriblement riche. Voilà les deux seuls bons points qu'une femme pourrait me trouver. Pour sauver la femme dont je suis complètement sous le charme, il faut que j'en vois une autre, c'est évident.
-Je t'ai déjà dit que ta solution était totalement idiote et que sortir avec Shiho ne résoudrait pas ton problème. Au contraire, cela va le compliquer, raisonna Chôji.
-Mais non, j'ai tout prévu. Écoute, Iruka m'a dit qu'il trouvait Temari très intéressante le soir du déjeuner avec cette femme galère. Il avait un sourire en coin et me fixait intensément. Conclusion: il veut savoir si moi aussi je suis intéressé. Mais non, je veux le bonheur de mon frère, et si ça doit être avec cette femme galère, je dois rester loin. Donc solution à mon problème: montrer à Iruka que je suis plutôt intéressé par Shiho et qu'il a le champ libre pour la belle-euh femme-galère qu'est No Sabaku. Ça devrait pas être permis d'être aussi galère, tss.
-Et Shiho? Lui reprocha Chôji, en tapotant impatiemment sur le rebord de la table.
Shikamaru fut gêné pendant quelques minutes avant d'annoncer ce qu'il avait prévu pour la rousse: « Si ça marche, je reste avec elle. Si ça marche pas, je ne reste pas avec elle. Ce genre de situation arrive tous les jours. »
-Tu l'utilises, constata Chôji.
-Non, se défendit Shikamaru.
-Et Temari n'a pas son mot à dire dans toute cette manigance?
-Non. Elle n'est pas intéressé par moi.
-Crétin, siffla Chôji entre ses dents avant de se reprendre: Mais Shiho est folle amoureuse de toi. On ne joue pas avec les sentiments.
-Et qui te dis que moi je ne tomberais pas amoureux d'elle hein?
-Parce que tu en aimes une autre, énonça Chôji comme une simple vérité.
Shikamaru gronda de mécontentement et à ce moment précis où il allait tout balancer, la porte du bureau de Shikamaru s'ouvrit et laissa passer Shiho, qui s'arrêta net en voyant les deux hommes présents. Horrifiée, elle poussa un petit cri et allait s'en aller aussi brusquement qu'elle était rentrée avant que Shikamaru ne la retienne par le bras.
-Monsieur Nara, je suis vraiment désolée, il est encore tôt et je ne vous avais pas vu arriver, je ne pensais pas que vous alliez arriver si tôt, je suis vraiment désolé, je voulais juste le numéro de téléphone de la compagnie d'électricité c'est tout, et comme il était sur votre bureau, oh je suis vraiment désolée, débita Shiho à une vitesse incroyable.
Chôji leva les yeux aux ciel en signe d'agacement et Shikamaru eut un sourire pour la pauvre secrétaire apparemment effrayée.
-Ce n'est pas grave Shiho, vous ne vous avez pas dérangé et puis vous pouvez rentrer dans mon bureau quand je n'y suis pas, il n'y a pas de problème, la rassura Shikamaru.
-Bon Shikamaru, je te laisse, déclara Chôji en montrant de la tête Shiho.
-Salut Chôji. Je passerais ce midi pour manger.
-T'auras les restes, je te préviens, pas de pitié pour le patron, rit Chôji avant de quitter le bureau et de fermer la porte derrière lui.
Shiho resta prostrée devant lui et Shikamaru vit qu'il lui tenait toujours le bras et que la rousse devenait de plus en plus rouge et ses yeux noisette brillaient. Si pauvres en nuance à côté de ceux de Temari. Shikamaru s'en serait giflé si il le pouvait. Penser à Temari à un moment pareil...
-Dites Shiho, commença Shikamaru, décidant de mettre son plan à l'action.
La dénommée Shiho planta ses yeux dans les siens, sentant que quelque chose de décisif pour son avenir allait se produire.
-Oui monsieur Nara?
-Vous ne voudriez pas dîner avec moi ce soir? Demanda Shikamaru, désespéré d'employer de tels moyens, d'un ton qu'il voulait séducteur.
Shiho rougit jusqu'à la base de ses cheveux, et cette rougeur jurait horriblement avec la couleur de ses cheveux. Shikamaru eut une image fugitive de Temari, des ses cheveux blonds cendrés et de ses yeux couleur sapin. Si elle, avait rougi, elle aurait été magnifique et Shikamaru n'aurait pu dire si cette vision lui aurait donné envie de rire ou de pleurer.
-Oui-oui bien sûr-sûr Monsieur.
-Un rendez vous personnel, précisa Shikamaru pour être plus clair.
-Oui Monsieur, rougit de plaisir Shiho.
-Donc pas de Monsieur à ce rendez-vous Shiho s'il vous plaît.
-Bien sûr..
-Shikamaru.
-Bien sûr Shikamaru, répliqua Shiho en rosissant de plus belle.
-Je te dis dix-neuf heures au restaurant chinois au bout de la rue. Tu aimes le chinois j'espère? Demanda Shikamaru à la rousse, en passant naturellement du vouvoiement au tutoiement.
-Oh oui Shikamaru.
-Très bien, tu peux disposer Shiho, sourit Shikamaru. Au boulot.
Shiho sortit sans demander son reste. Elle explosait de plaisir à l'intérieur d'elle-même et ça se voyait sur son visage. Shikamaru ressentit une légère pointe de remords mais la fit disparaître bien vite. Son plan était en marche. Il ne restait plus qu'à dire à Iruka qu'il avait un rendez-vous avec Shiho.
« Ton bonheur avant tout mon frère. »
*
-Je veux, non J'EXIGE que l'opération se fasse aujourd'hui, déclara Jiraiya en tapant fort du poing sur le pauvre bureau de Kakashi.
Tous les membres de l'équipe l'entouraient, le visage impassible. Kakashi dont un froncement de sourcils trahissait sa concentration, Ankô qui mâchait rapidement un chewing-gum pour calmer son énervement, Naruto dont les yeux brillaient de défi, Sasuke qui serrait des dents pour contenir son impatience, Tenten qui se mordait les lèvres jusqu'au sang pour ne pas hurler, Neji dont le visage ne trahissait strictement rien, et le dernier: Yamato, le chef des sections spéciales du gouvernement. L'équivalent de Kakashi. Yamato et son équipe les aidaient pour les missions un peu plus périlleuses qui demandaient plus que les capacités de leur équipe. L'Akatsuki était un très gros morceau et ils ne pouvaient attaquer seuls.
-Je sais que depuis trois jours, nous avons localisé Sugiestu, celui qui avait enlevé votre fils Jiraiya, mais il nous a fallu deux journées entières pour le cuisiner et pour qu'il avoue où se trouvait l'actuel QG de cette foutue organisation. Et avec une organisation comme cette-là, nous ne pouvons nous permettre aucune erreur. Nous y travaillons pour que cela se fasse aujourd'hui mais il faudra attendre encore un peu, répondit Yamato.
Yamato était un homme de 36 ans, brun, yeux marrons, physique banal. Cet homme ne se faisait jamais remarquer, trop commun. Et ça lui était bien utile dans son métier. Il avait eu une unique mission avec Naruto et cet épisode l'avait marqué. Il avait immédiatement respecté le blond à l'apparence enfantine, qui était réellement tellement mature. Il avait aussi eu quelques missions avec Kakashi uniquement et leurs méthodes de travail combinées avaient permis à un succès complet de leurs missions.
-Tant que ça se fait aujourd'hui, murmura rageusement Jiraiya. Je n'en peux plus d'attendre.
-Parrain, on te le ramèneras ton fils, fais-nous confiance, intervint Naruto en posant une main sur l'épaule de son parrain.
Tous gardaient un silence religieux face à la détresse de ce père.
-On va y travailler Jiraiya. Je vous le promets, fit Yamato en sortant du bureau suivi de toute l'équipe sauf Sasuke qui resta quelques instants de plus dans le bureau.
-On trouve Hikari, on trouve Itachi. Ai-je la permission de le ramener? Demanda calmement l'Uchiwa au pas de la porte.
-Tu l'as Sasuke. Mais si on ne trouve pas Hikari, on ne ramène pas Itachi. Et fais attention à ton plâtre, tu resteras sûrement à couvert, je suis désolé.
La décision était cruelle, il le savait aussi bien que Sasuke, mais Jiraiya savait que ce dernier pouvait comprendre pourquoi il agissait comme cela, et il n'avait pas tort. Sasuke eut un fin sourire amer avant d'acquiescer et de sortir laissant Jiraiya seul cogiter à une façon de faire avancer encore plus vite les choses. Pour lui, chaque seconde comptait. Il lui tardait de tenir enfin son fils dans ses bras et de le ramener à sa mère.
Tenten, elle, ruminait de sombres pensées. Son couteau la démangeait dans sa main, et sa vie personnelle ne faisait pas du tout, alors là pas du tout, bon ménage avec sa vie professionnelle. La veille, au soir, elle avait dîné avec Kankurô, et passé la nuit avec lui. Naruto l'avait su en allant passer la nuit chez Hinata -ils n'avaient strictement rien fait, dormant juste ensemble après un film au cinéma- et l'avait rapporté à Neji comme une banalité. Mais le fier Hyûga ne l'avait pas pris comme une banalité mais lui avait balancé, froid, ce matin-même qu'elle aurait mieux fait de dormir cette nuit pour être totalement opérative pour la dure journée qui les attendait et qu'elle s'amusait au lieu de se concentrer, lorsque des vies étaient mises en jeu. Tenten en avait été consternée, et si elle ne connaissait pas Neji, elle aurait pensé qu'il lui faisait une crise de jalousie. Mais comme elle ne pouvait pas croire à cet aspect, elle l'avait copieusement insulté et depuis, ils ne se parlaient plus que par onomatopées et phrases courtes. Désespérée, elle aiguisait tous les couteaux qu'elle avait sous la main et préparait son Glock 19 qu'elle espérait tellement pouvoir utiliser. Elle ne comprenait pas du tout Neji.
Neji, lui, était furieux contre lui-même. Elle avait le droit de faire ce qu'elle voulait alors pourquoi avait-il dit le contraire? Bon, d'accord, elle aurait pu éviter de faire ça la veille, mais il savait aussi pertinemment que Kakashi et Ankô l'avait fait, c'était évident. Mais elle, c'était Tenten...Son amie. De rage, il souhaitait de tout cœur pouvoir se battre aujourd'hui. Et si possible évidemment contre celui qui avait touché Tenten. Si ce n'était que son amie, pourquoi avait-il réagi comme ça? Pourquoi voulait-il se battre contre l'homme avec qui Tenten avait passé sa nuit? Soupirant, le jeune prodige arriva à se persuader que c'était uniquement parce qu'il possédait un instinct super protecteur envers ses amis...
Ankô observait à la dérobée Kakashi qui discutait des derniers détails concernant leur mission, en même temps qu'elle nettoyait son arme. L'ascenseur avait été manipulé par Sasuke de telle sorte que personne ne vienne à l'étage de cet immeuble pendant qu'ils étaient en train de se préparer. Quelle ne serait pas la surprise des « collègues » d'en-dessous si ils les voyaient en train d'astiquer des armes de grande puissance de feu. Elle avait enfin avoué à Kakashi qu'elle aussi était amoureuse de lui, mais avait aussi avoué avoir trop peur que leur amour s'estompe au fur et à mesure du temps qui passe, ce à quoi avait répliqué Kakashi: « Jamais ça n'arrivera. » Toujours avec des doutes, elle enchaînait les nuits d'amour avec lui et la veille, ils avaient fait l'amour avec rage, ayant peur du lendemain. Croyant que c'était peut-être leur dernière nuit ensemble, ce que Kakashi avait juré que non. Combien de missions aussi dangereuses avaient-ils fait sans pour autant mourir? Rares, mais existantes. Mais quand on aime une personne, on ne peut pas si facilement que ça le laisser aller risquer sa vie, et la peur de la vie sans l'être aimé est si dévorante que Ankô aurait préféré ne jamais tomber amoureuse. Pour l'instant, elle était heureuse, mais le serait-elle toujours?
Naruto pensait rêveusement à la belle Hinata et au bonheur qui l'avait envahi lorsqu'il l'avait senti dans ses bras pleinement détendue et endormie. Cette relation plutôt chaste le convenait parfaitement, il attendrait la jeune femme le temps qu'elle voudrait, et puis il y avait aussi le facteur « Neji super protecteur ». En voyant Sasuke fixer son plâtre, la bouche tordue par une petite grimace de dégoût, il lui dit légèrement enjoué: « Huit jours Sas'ke, plus que huit petits jours. En plus, c's'ra p'têt la belle Sakura qui te l'enlèvera. »
-Baka, elle reprend le travail cinq jours plus tard, répondit Sasuke avec un fin sourire.
-Dommage, commenta Naruto, engloutissant un bol de ramens qu'il venait de réchauffer au micro-ondes.
-Je me sens inutile et j'aime pas ça.
-Personne n'aime ça Sas'ke.
-Hn.
Un peu plus loin, dans un « bureau » vide qui cachait derrière sa cloison une sorte de pièce secrète où Konoha rangeait ses armes, l'équipe de Yamato se préparait. Il portait tous des cagoules noires qui empêchaient de voir leur visage, et on devinait une carrure de femme entourée de cinq carrures d'hommes. Seule distinction que leur permettait leur combinaison moulante noire elle aussi.
-L'Akatsuki c'est un gros morceau, murmura l'un d'eux.
-Faudra juste être vigilants, murmura la femme.
-Ouais, ça va pas être facile. Saleté de mafieux, siffla un autre.
*
-Bonjour mademoiselle, commença un jeune homme brun, à l'air distingué.
Ino Yanamaka le toisa avec un sourire amer. Elle aurait tellement voulu savoir qu'est ce qui pourrait rebuter des hommes comme eux? Une alliance? Peut-être même pas.
-Vous cherchez quelque chose en particulier Monsieur? Lui demanda aimablement Ino.
-Hmm...Un bouquet de roses pour ma chère mère, répondit le jeune homme, d'un ton pompeux. Ino voyait tout de suite que c'était un petit bourgeois et se satisfaisait d'attirer des hommes de toutes les catégories sociales.
-Des roses pour votre mère?
-Oui, ce sont ses fleurs préférées, je n'ai jamais bien compris pourquoi, expliqua le jeune homme avec un sourire avenant.
-Elle devait avoir beaucoup de prétendants jeune, sûrement ça, commenta Ino en allant près du présentoir de roses de toutes les couleurs.
-Sûrement, vous connaissez sûrement les femmes mieux que moi, mademoiselle, la complimenta l'homme. Puis-je savoir votre prénom?
-Ça restera mademoiselle pour vous, le repoussa gentiment Ino en soupirant.
Le jeune homme resta déconcerté, aucune femme ne devait lui résister apparemment. Il n'avait pas tort. Brun aux yeux bleus, un physique plus qu'acceptable et apparemment une bonne situation. Mais Ino avait l'esprit bien plus préoccupé par un jeune brun au sourire animal.
-Un problème Ino? Demanda un homme qui venait d'arriver, en toisant celui qui se tenait un peu trop près de son amie.
-Non ça va Kanky, répondit Ino en lui donnant un sourire.
Les deux hommes s'affrontèrent du regard et le jeune bourgeois prit ses roses sans demander son reste, paya Ino ce que les roses lui coûtaient, lui dit de garder la monnaie en bon gentleman qu'il était et partit en lançant un regard noir au frère de Temari.
-Il t'a pas trop embêtée?
-Bonjour Kankurô, répliqua amusée Ino.
-T'es sublime aujourd'hui, normal qu'il voulait te draguer, lui dit Kankurô.
Effectivement, Ino était spécialement magnifique ce jour-là. Elle portait un petit short de coton blanc, une tunique bleue ample et tenue par une ceinture à la taille. Ses cheveux étaient lâchés sur ses épaules avec son éternelle frange sur un des ses yeux bleus.
-Sinon toi ta nuit? Le taquina gentiment Ino.
Kankurô eut un grand sourire satisfait et murmura: « Parfaite. » Ino sourit mais avait peur pour celui qu'elle considérait comme son grand frère. Tenten était prises entre deux feux, et elle pouvait très bien ne pas le choisir, lui. Ino ne lui en voudrait pas, Temari non plus sûrement, mais personnellement Ino ne voulait pas ramasser ensuite les pots cassés.
-C'est bien.
-Je compte la revoir ce soir, fit Kankurô, toujours souriant.
-Tu l'aimes?
-Je crois, murmura Kankurô.
Hinata arriva derrière eux, déstabilisée. Elle savait que Kankurô et Tenten avait passé la nuit ensemble, mais elle savait aussi que son cousin n'était pas indifférent à la belle brune même si il soutenait le contraire, et malgré le fait qu'elle ne connaissait pas très bien Kankurô, elle ne voulait qu'aucun des deux ne souffre, et encore moins Tenten. Surtout pas Tenten.
-Re-bonjour Kankurô, le salua-t-elle de sa voix douce.
-Re-bonjour Hinata, s'enjoua Kankurô, dans sa petite bulle de bonheur.
Hinata avait un petit sourire triste et Ino s'en rendit bien compte. Ses doutes étaient fondés. Kankurô souffrirait à un moment ou un autre, et de frustration, elle serra les poings. La vie était tellement cruelle.
*
« Il fallait rester calme. Très calme. » s'incita Temari. Sans succès.
-BANDE D'ABRUTIS. J'AVAIS DIT QU'ON DEVAIT FAIRE COMME THEME LA FRANCE, PAS L'ALGERIE. VOUS NE SAVEZ PAS DIFFERENCIER LES DEUX PAYS? NON MAIS JE REVE. COMMENT ON FAIT ALORS POUR CE DEJEUNER? VOUS PENSEZ QUE LE CLIENT SERA CONTENT? D'ACCORD, ON A DES CLIENTS TRES SPECIAUX QUI DEMANDENT DE TOUT ET N'IMPORTE QUOI, MAIS C'EST NOTRE BOULOT DE FAIRE CE QU'ILS VEULENT. EST-CE BIEN CLAIR? VOUS AVEZ UNE HEURE POUR TOUT REMETTRE COMME IL FAUT, s'époumona Temari.
-Du calme ma belle, intervint Iruka qui passant inopinément par là avant entendu la douce voix de Temari.
-Groumph Iruka, qu'est-ce que tu fous là?
-C'est le restaurant dirigé par mon frère, expliqua Iruka comme une évidence.
Il avait compris depuis qu'il avait connu Temari qu'il ne fallait jamais la contrarier et jamais lui dire qu'elle avait tort quand elle était énervée. Ne jamais fâcher la bête qui dort, même si là elle était déjà bien réveillée.
-Dis tu viens manger chez nous ce soir? Demanda Iruka, jovial.
Temari fronça les sourcils à la proposition et vérifia qu'aucun autre employé ne les avait entendu.
-Iruka, Nara...Shikamaru est mon patron, et honnêtement, ça le fait pas trop si je vais manger chez le grand patron comme une amie de grande date. Ce que je ne suis pas.
-Oh Temari, arrête de faire les rabats-joie, je t'adore et Shikamaru euh...t'aime beaucoup, même si il ne le montre pas.
-Ce n'est pas convenable, le réprimanda Temari.
Iruka se mit à rire et donna une accolade joyeuse à Temari, qui se mit à sourire elle aussi. Ça ne la dérangeait pas d'avoir une telle relation avec la famille qui dirigeait le restaurant où elle travaillait, elle aimait bien les deux frères malgré une légère préférence pour le plus jeune. A cette pensée, Temari se maudit et maudit Shikamaru au passage d'avoir une telle influence sur ses pensées.
-Alors la réponse?
-M'ouais, je verrais hein, répondit Temari.
-Allez, dit oui Temari, l'incita Iruka avec un fin sourire.
Temari surchauffait. Elle venait d'engueuler quasiment pour rien ses employés et là, à l'instant même, le très charmant frère de son très séduisant patron l'avait invité à dîner avec le très séduisant patron en question et lui-même. Il y avait de quoi exploser quand même. Temari expira bruyamment et la réponse coula d'elle-même:
-Ok, ok, maugréa l'énergique blonde.
-Super, répondit Iruka, un sourire malicieux aux lèvres. Je vais prévenir Shikamaru !
-Parce qu'il était pas au courant? S'étouffa Temari.
-Ben non j'viens d'y penser, mentit Iruka, fier que son plan commence à marcher sur des roulettes. Il n'était peut-être pas le plus intelligent entre Shikamaru et lui, mais en tout cas il était très malin et son jeune frère ne pouvait rien contre son machiavélisme.
-Iruka ! S'insurgea Temari mais le jeune homme avait déjà disparu dans un couloir du restaurant, et soupirant, la jeune femme se demanda pourquoi une autorité supérieure -si elle est existait- lui en voulait à ce point.
Temari No Sabaku aurait -presque- tout donné pour ne jamais avoir choisi de faire des études de décoratrice & management, ne jamais avoir présenté son dossier à la grande chaîne « Nara », ne jamais avoir eu à bousculer Shikamaru, ne jamais avoir eu à changer de patron aussi précipitamment, ne jamais avoir rencontré le frère de ce fameux patron. En résumé, Temari No Sabaku aurait préféré ne jamais connaître Iruka et Shikamaru Nara. Mais le destin en avait décidé autrement.
*
Iruka se réjouissait intérieurement des décisions qu'il avait prises. Son meilleur ami étant enfin casé avec la femme qu'il aimait depuis quelques années déjà, il ne restait plus que son petit frère, incorrigible macho, à caser. Iruka considérait cela comme un défi personnel: réussir à trouver une femme de caractère pour son cadet, et le ciel avait mis Temari No Sabaku sur son chemin. Il appréciait beaucoup cette blonde au ton cassant, aux crises de colère impressionnantes, à son attitude incessante de défi, à son féminisme, et à son goût pour le rire. Et Iruka ne pouvait trouver mieux pour son frère, il n'aurait jamais pu supporter une femme soumise complètement à Shikamaru et persuadé que son mari avait tout le temps raison. Le brun préférait largement assister à une querelle de couple en plein dans les repas de famille que des hochements discrets de la part d'une épouse qui ne parlerait jamais. Lui, il préférait dix mille fois plus la grande gueule de Temari.
Sifflotant joyeusement, Iruka arriva devant le bureau de Shiho qui semblait dans le vague, avec un sourire niais aux lèvres.
-Bonjour Shiho, vous allez bien?
-Très bien et vous-même Monsieur Nara? Répondit Shiho, en souriant allègrement, ce que d'habitude elle ne faisait pas.
-Bien, répondit, décontenancé, Iruka. Shikamaru est là?
-Oui, Shikamaru est dans son bureau.
Iruka tilta : Shiho, la secrétaire de son frère venait d'appeler Shikamaru par son prénom et plus est, intentionnellement. Hochant négligemment la tête, Iruka ouvrit la porte sans même s'annoncer, et ferma la porte derrière lui, un peu brutalement, ce qui fit frissonner Shiho, qui ne comprenait pas le soudain énervement de Iruka, lui toujours si amical. Ce dernier vit son frère en train de faire face à la baie vitrée de son bureau, observant sûrement les nuages.
-Shika !
-Iruka, moi aussi je suis content de te voir, j'avais quelque chose à te dire, commença Shikamaru.
-Ah non moi d'abord ! J'ai une super bonne nouvelle, fit Iruka en chassant Shiho de ses pensées sans imaginer qu'elle reviendrait plus vite que prévu.
-C'est quoi encore c'tte galère?
-Espèce de rabat-joie p'tit frère. J'ai invité une super jolie fille à dîner ce soir à la maison et tu parles de galère, tss, se moqua Iruka.
Shikamaru fronça les sourcils.
-Ce soir, j'ai rendez-vous.
-Avec qui? Demanda Iruka, abasourdi.
-J'ai invité Shiho à dîner ce soir au restaurant chinois au coin de la rue, annonça Shikamaru, un sourire aux lèvres, s'attendant à voir apparaître une expression de contentement sur le visage de Iruka. Mais sa nouvelle eut l'effet inverse et Shikamaru s'en rendit facilement compte.
-Tu...quoi?
La déception se lisait clairement sur le visage de Iruka, et Shikamaru en ressentit un pincement un cœur. Pourtant, il avait tout prévu. Un sourire amer se peignit sur les lèvres de Iruka, qui n'était pas celui attendu par le génie.
-Je serais le seul alors à profiter de la présence de Mademoiselle No Sabaku ce soir, répliqua Iruka.
-Temari? S'étonna Shikamaru.
-Tu en connais plusieurs de Mademoiselle No Sabaku toi? Le railla Iruka, déçu de l'attitude de Shikamaru.
-Non. Amuse-toi bien, se réjouit Shikamaru, heureux que son frère dîne avec Temari le soir même.
-Shikamaru...des fois qu'est ce que t'es con.
Sur ces paroles amères, Iruka tourna les talons et sortit du bureau de son frère, le cerveau fonctionnant à plein régime. Pourquoi? Pourquoi cet idiot avait invité l'idiote de secrétaire au restaurant ce soir-là? Il le faisait exprès ou quoi? De rage, Iruka appuya nerveusement sur le bouton d'appel de l'ascenseur. Il n'avait vraiment pas la foi de descendre les escaliers et il espérait vraiment que l'ascenseur soit vide : il avait besoin de hurler un bon coup sa colère.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrit et une petite brune y monta en même temps que Iruka, qui soupira. La petite brune en question avait l'air très mignonne de dos mais Iruka n'avait pas l'esprit dipsosé à flirter gentiment. D'autant que la petite brune en question se tenait droite comme un i, et portait un tailleur noir sévère, qui dévoilait cependant, de très jolies jambes et ses cheveux joliment coupés en carré plongeant dévoilaient une nuque fine et gracile. Iruka ne put résister à la tentation de se coller un sourire naturellement charmeur sur ses lèvres et aborda discrètement la brune :
-Bonjour Mademoiselle.
-Bonjour, répondit la jeune femme d'un ton sec, qui aurait rebuté n'importe qui mais pas Iruka.
-Vous travaillez ici?
-Non.
-Vous m'en voyez ravi ! Puis-je vous demander votre prénom? Je m'appelle Iruka, s'avança Iruka, en passant une main dans ses cheveux coiffé à l'ananas comme son frère.
La petite brune se retourna lentement vers lui. Iruka fut stupéfait. La jeune femme avait de grands yeux bruns en amande pétillants qui contrastaient tellement avec son teint sévère. Sa bouche était joliment dessinée, un peu fine mais charnue à souhait, son nez avait l'allure de ceux des asiatiques, dur mais fin. Son visage était fin comme celui d'une petite poupée anglaise, et ses cheveux noirs lui tombaient en pointes effilées sur le front. Elle n'était pas magnifique comme une top-model, elle n'était pas de celles qui étaient nées avec une cuillère en or dans la bouche, mais tout le contraire, elle n'était pas surfaite comme quasiment toutes les américaines, elle n'était pas classe comme n'importe quelle femme qui ferait le strict minimum. Les seules preuves de féminité visibles étaient ses jambes magnifiques, les formes de son corps, et les petites chaussures noires à talons toutes simples.
Elle était naturelle et Iruka n'avait jamais été aussi frappé par une femme comme cela.
-Quand on se présente Monsieur, on donne habituellement son nom de famille accompagné de son prénom.
-Pardon, Nara. Iruka Nara. Et vous?
Iruka vit les lèvres de la jolie brune se tordre en une grimace de dégoût. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent juste à cet instant, et la jeune femme en profita pour partir le plus vite possible que Iruka n'eut même pas le temps de la rattraper qu'elle s'était déjà glissée hors du restaurant et mêlée à la foule de gens arpentant les rues de Boston.
-Merde. Je n'ai même pas son prénom...
*
-T'es prête Hitora?
Tenten serra les dents. Neji recommençait à l'appeler par son nom de famille et ça l'agaçait au plus haut point. Elle arma brutalement son Glock et en le regardant droit dans les yeux lui murmura: « Prête Hyûga. ». Naruto leva les yeux au ciel et donna une tape dans le dos de Neji en riant, Sasuke regardait son plâtre avec rage et dégoût, et le reste de l'équipe se préparait aussi à l'assaut imminent. Le camion dans lequel ils étaient vrombissait et cahotait un peu sur la route.
-Don't worry Sas'ke, on va te le ramener Itachi aussi.
-Itachi? Itachi Uchiwa? Questionna la femme de l'équipe de Yamato, toujours cachée par son masque noir.
-Hn, répondit Sasuke en fixant la femme dans les yeux. Pourquoi?
La femme ne répondit pas et se retourna. Sasuke se préparait à lui sauter dessus pour lui soustraire les informations qu'elle avait visiblement sur son frère mais un regard dur de Jiraiya l'en empêcha. Avec un grognement, il se replaça sur son siège plus confortablement. Le camion s'arrêta et l'équipe de Konoha retint son souffle, ainsi que celle de Yamato.
-Tous prêts? Hyûga à l'arrière, Tenten tu le couvres, Ankô tu me suis, Kakashi tu prends à droite, Naruto tu vas avec Yamato et son équipe, ils prennent à gauche. Sasuke, tu gères ici les communications. Clair? Ordonna Jiraiya.
Tout le monde hocha la tête silencieusement.
-Konoha, vos masques !
*
Sakura sifflotait en faisant le ménage dans son appartement. Elle avait relevé ses cheveux en une queue de cheval comme pour courir, beaucoup plus pratique et qui lui évitait d'avoir des cheveux dans les yeux, et portait un minuscule short gris tout dépareillé, et un énorme tee-shirt des Rolling Stones qui avait fait son temps. Elle pensait négligemment à Sasuke, à ses cours de médecine, à ses amies et leurs problèmes de cœur, au repas qu'elle allait faire ce soir, et encore et toujours ses cours de médecine. Elle avait pris un sérieux retard avec la soirée d'anniversaire de Kakashi, et sa soirée entre filles. Sans compter le temps qu'elle passait dans le musée de Boston à discuter avec le scientifique responsable du musée, un passionné des insectes, un surdoué de son âge, un certain Shino Aburame, et son jogging. Puis elle pensait aussi qu'elle pourrait effectuer des missions dans des pays pauvres quand elle aurait son diplôme. Pas longtemps, mais de temps en temps, aider les autres en difficulté l'intéressait énormément.
« On verra ce que la vie me réserve. »
*
-Aigle, tu me reçois?
-Oui Guépard. Renard est dans la place avec Delta.
-Bien. Ours va rentrer avec Serpent. Idem pour Épervier. Et Biche?
-Ma biche est dans ton cul Guépard.
-Charmant. T'énerve pas Aigle, c'est une grande.
-Hn, je croyais que t'étais un insensible Guépard.
-Fin de la communication.
*
Attrapant négligemment une fleur dans un des présentoirs de Hinata et Ino, Kankurô la porta à son nez pour en sentir les douces fragrances. Étrangement, cela lui rappelait Tenten le matin réveillée après une nuit d'amour. Souriant, le jeune marionnettiste se demandait ce qu'elle pouvait bien faire en ce moment. Il lui envoya un texto « Je pense à toi. » mais il n'eut pas instantanément l'accusé de réception. Son portable était fermé. Fronçant les sourcils, Kankurô s'interrogea sur pourquoi elle fermait son portable pendant le boulot.
« Bah elle doit être occupée avec un client. »
Il n'imaginait même pas quel client.
*
Sakura Haruno s'était assise deux minutes pour souffler et avait empoigné un de ses gros bouquins de médecine sur la neurologie. Elle voulait être au point, réussir brillamment sa carrière, malgré la célèbre phrase de Marilyn Monroe « Une carrière réussie est une chose merveilleuse, mais on ne peut pas se blottir contre elle quand on a froid la nuit. ». Mais qui sait? Peut-être arriverait-elle à avoir les deux...
Et l'image de Sasuke avec un fin sourire irrésistible sur ses lèvres apparut dans son esprit.
*
-Épervier, ils ont trouvé le gamin. Je répète, Renard et Delta ont trouvé le gamin. Contacte Serpent pour raisonner Ours.
-Ok Guépard.
*
-Pourquoi es-tu si essouflée Shizune? Demanda Tsunade.
Shizune reprit lentement son souffle avant de passer une main dans ses courts cheveux noirs et fit un sourire qui ressemblait plus à une grimace.
-Vous connaissez la drague des hommes riches dans un ascenseur?
Tsunade ne répondit rien, interloquée.
-C'est pressant, moi j'vous dis.
-...
-Bon vous avez plein de dossiers à mettre à jour, Tsunade, reprit Shizune en prenant une pile de dossiers qui étaient sur le côté, abandonnés et les posa sur le bureau de sa patronne.
*
-SASUKE! RAMENE TON CUL PUTAIN. VIENS PRENDRE HIKARI, gueula Jiraiya dans son micro. Y'A DE LA BASTON.
Sasuke soupira. Ils se faisaient engueuler par l'Ours quand ils utilisaient pas les noms de code mais celui-ci ne se gênait aucunement.
-J'arrive, merde.
Le jeune homme se leva beaucoup trop vite de son siège de communication et se cogna son bras plâtré contre la porte du camion. Sasuke grinça des dents de douleur et sortit en vitesse en prenant un des Glock de réserve de Tenten. Il arma maladroitement mais réussit avant d'atteindre le bâtiment à complètement charger son arme. Il entendait des coups de feu échangés, et des cris d'enfant. Ça devait être Hikari, le rejeton de Jiraiya. Itachi devait être là. Son frère devait être là, il devait le trouver et le libérer.
-Sasuke ici ! Cria une tête blonde quand il entra sous le coups de feu.
Naruto était caché près d'une colonne et tenait dans ses bras un petit garçon de neuf ans, aux yeux effrayés. Blond, avec des yeux bruns pétillants de peur, le petit garçon s'accrochait fort au cou de Naruto.
-Je te couvre mon frère, emmène le petit au camion. On te rejoint. Kakashi, Neji, Tenten doivent toujours y être. Jiraiya et Ankô te rejoindront dès que t'y seras. Moi j'continue la baston avec l'équipe de Yamato. Trop envie de les réduire en purée, ces connards.
Sasuke hocha la tête, une autre idée en tête. Il prit Hikari précautionneusement et sortit prudemment du bâtiment, tirant deux ou trois coups de feu au passage, et des bruits sourds lui donnèrent la satisfaction d'avoir touché au moins une ou deux cibles. Une explosion se fit entendre dans l'aile gauche du bâtiment, et Sasuke redoubla l'allure vers la sortie. Il croisa Tenten et Neji au passage qui se couvraient mutuellement, et animé d'une impulsion soudaine, confia le garçon à une Tenten abasourdie et prit les deux Glock de la jeune femme dans sa poche.
-SASUKE !
Mais Tenten avait crié inutilement, il était déjà rentré dans le bâtiment une nouvelle fois, avec cette fois l'objectif de retrouver son frère aîné. Sa seule famille de sang.
*
Tsunade faisait tourner négligemment son stylo entre ses mains. Elle avait des dossiers de patients à remplir, mais la blonde sculpturale avait d'autres choses en tête. Elle n'avait pas revu Jiraiya depuis qu'elle lui avait avoué l'existence de Hikari et l'enlèvement de ce dernier, et elle s'inquiétait de ce que pouvait faire Jiraiya, car elle ne doutait pas qu'en tant que directeur d'une grosse boîte d'avocats, il ait les moyens de rechercher son fils...leur fils.
« Jiraiya ramène-le moi s'il te plaît. »
*
Sai observait de biais son modèle: c'était la première fois qu'il réalisait un nu, et beaucoup souhaitait voir ce qu'il donnait dans ce style avec son talent pour l'irréalisme. La jeune femme qui lui faisait face était blonde, il aurait préféré une certaine rousse. La jeune femme qui lui faisait face avec de magnifiques yeux bleus, il aurait préféré voir certains yeux mordorés brillants. La jeune femme qui lui faisait face était cruellement désirable et il aurait pu lui faire l'amour avec une seule caresse, il aurait préféré avoir une certaine femme sous les yeux et lui faire l'amour à elle.
« Tayuya... »
La jeune rousse lui avait donné son numéro lorsqu'il l'avait abordé au bar du Vieux Port, mais comme son agenda à lui et à elle était débordé, ils avaient rendez-vous le soir même après s'être vu plusieurs fois dans des petits cafés à peine un quart d'heure. Et ses doigts tremblaient d'impatience sur son pinceau le plus fin lorsqu'il faisait le croquis de la jeune femme qui lui faisait face et qui lui faisait des œillades plus que suggestives. Étrangement, ça ne lui faisait plus rien et il ne pensait plus qu'à la belle rousse au mauvais caractère. Pour sûr, elle avait un caractère de garçon malgré son physique, et ne résistait jamais à l'envie d'une insulte ou de dire ce qu'elle pensait. C'était une rousse au mauvais genre mais au fond, Sai voyait un trésor de douceur et d'affection pour celui qui réussirait à la charmer, à la « dresser ». Et il voulait être cet homme. Une femme n'était pas un objet.
-Monsieur Ichikawa...
-Appelez-moi Sai, la coupa le peintre, et tournez-vous sur le côté.
La blonde s'exécuta de mauvaise grâce et se tourna essayant de se mettre le plus possible en valeur.
-Hé Sai !
La voix familière lui parvint comme un tintement joyeux à ses oreilles, il attendait cette voix. La personne s'approcha de lui et Sai vit les yeux de la blonde s'agrandir. Il sentit un souffle chaud sur son cou et imagina aisément les yeux de Tayuya vriller la blonde de défi. La rousse qui hantait ses pensées et son cœur aimait se jouer des autres y compris de lui.
-Prêt à faire la manche dans quelques années? Rien que tes croquis devraient être à jeter à la poubelle, se moqua Tayuya.
-C'est le modèle qui est à jeter à la poubelle, murmura Sai.
Tayuya examina la blonde d'un œil critique sous toutes ses coutures et secoua légèrement la tête.
-Pas si moche que ça, la meuf.
-J'aime pas.
-J'la vire?
Sai eut un sourire, admirant l'audace et le détachement dont Tayuya faisait face. Elle le considérait comme un ami et ils n'étaient jamais allés plus loin, même si Sai l'espérait de tout son cœur.
-Mademoiselle ! S'écria Tayuya.
La blonde daigna tourner sa tête vers la rousse, gardant sa posture sur le côté.
-Vous avez votre après-midi ! Cassez-vous ! Continua Tayuya avec un grand sourire hypocrite.
Offusquée, la jeune modèle partit sans un mot pour Tayuya ou pour Sai. Elle avait besoin de ce boulot et ne pouvait se permettre de réagir à cela, et puis elle aurait plein d'autres occasions de séduire le jeune peintre bourré de fric qu'étais Sai Ichikawa.
-On va déjeuner, belle rousse?
Tayuya lui lança un regard digne d'une chatte en colère. « Elle sort ses griffes encore une fois. » pensa Sai. A raison.
-T'me fais chier Sai. Arrête avec ces surnoms débiles.
Sai sourit de plus belle pour la jeune rousse, admirant la façon dont elle s'était habillée. Elle avait un mignon petit bonnet à rayures blanches et noires, un tee-shirt un peu trop grand et trop masculin pour elle de couleur rouge, un jean et des converses noires. Tayuya jouait avec les styles au fil des jours et Sai admirait beaucoup le jeu de rôles qu'elle faisait. Mais il avouait une préférence pour le style légèrement masculin qu'elle avait, ce côté de dure à cuire mais qui cachait en réalité une grande sensibilité. Il n'y avait qu'à l'écouter jouer et on pouvait se faire une idée d'elle sans trop de mal. Même si elle était terriblement compliquée, Sai se plaisait à croire qu'il avait un brin de psychologie et passait la plupart de son temps à analyser ses amis. La faute à Sasuke, avec qui il parlait de leurs analyses. Loufoque? Non juste un passe-temps plutôt amusant dépendant de la personne.
-T'as déjà fait du skate? Demanda soudainement la jeune flûtiste.
Sai hocha négativement la tête et se demanda quelle idée saugrenue avait la jeune femme derrière la tête. Mais à sa grande surprise, quand Tayuya entendit sa réponse négative, elle sortit préoccupée son paquet de son sac en bandoulière au style un peu hippie.
-Détecteur de fumée, murmura Sai, en s'approchant légèrement d'elle.
Tayuya lui rendit un sourire moqueur et prit une cigarette pour la porter à ses lèvres.
-J'ai ma peinture en cours.
Tayuya sortit son briquet de la poche de son jean.
-J'aime pas le modèle.
-Moi non plus, répliqua Sai. Mais ce serait des heures de travail perdues.
La jeune flûtiste au grand talent haussa les épaules, signe qu'elle s'en foutait royalement.
-Tayuya..., murmura le talentueux peintre.
La jeune rousse n'eut pour toute réponse que le contact de la flamme de son briquet et le bout de sa cigarette. Immédiatement, l'alarme se déclencha et une pluie tomba sur eux dans l'atelier de Sai. Ils se trouvaient l'un face à l'autre, Tayuya le défiant par ses grands yeux mordorés et Sai perdu, soumis. Il ne s'était jamais senti comme ça et il détestait ce sentiment de soumission, de penser qu'il pourrait faire n'importe quoi pour elle, pour qu'elle soit avec lui, pour qu'elle soit à lui. Elle le regardait, son bonnet un peu trop enfoncé sur son crâne, des longues mèches rousses se baladant librement sur ses épaules comme des flammes que l'eau n'aurait pas réussi à éteindre. Son sourire moqueur était irrésistible et Sai Ichikawa se demanda soudainement comment il avait fait pour vivre sans cela.
-Espèce de cinglée.
Sai s'approcha encore plus d'elle et rapidement, de peur d'endurer un refus, s'empara de ses lèvres sur lesquelles il pensait recueillir un goût un peu amer, coupant s'accordant avec la personnalité de la demoiselle. Non, au contraire, ses lèvres avaient un goût sucré, légèrement acidulé mais Sai eut l'impression de goûter à la boisson des dieux. Et pourtant, il en avait embrassé des filles ! C'était la première fois qu'une telle sensation lui prenait à la gorge, son cœur battait beaucoup plus vite dans sa poitrine et il eut l'impression que ses jambes allaient le lâcher. C'est pour cela qu'il s'agrippa aux épaules de Tayuya pendant qu'elle restait coite face à cet assaut splendide.
-Non !
Tayuya venait de pousser ce cri en se détachant brusquement de Sai, totalement hébété, la respiration sifflante. Elle lui lança un regard mélangé de désir, de colère et d'excuses. Un peu de tout cela à la fois. Puis elle partit comme une voleuse, claquant la porte de l'atelier dans sa fuite. Sai ne bougeait pas, il n'en avait plus la foi. Et rageant et dégoûté, il se laissa tomber sur les genoux.
Devant lui, se tenait sa toile où on pouvait apercevoir une femme nue, comme cachée par un voile transparent dans un autre monde que les gouttes d'eau avait formées.
On disait que Sai Ichikawa était un peintre de grand talent pour l'irréalisme.
*
Tenten fit pas en avant avec Hikari dans les bras mais fut arrêtée par un jeune homme blond légèrement plus vieux qu'elle. Il portait les cheveux blonds, attachés en une queue haute et une frange sur le devant des yeux. Il avait un sourire démoniaque et riait comme un fou tout seul des cocottes en papier dans ses mains. Instinctivement, Neji se mit devant Tenten, son arme pointée sur le blond.
-Alors on vient nous rendre une petite visite, héhé? Demanda le blond en balançant deux cocottes en papier de chaque côté de lui qui explosèrent, déflagrant tout sur leur passage.
Tenten protégea Hikari de son corps des projectiles et Neji mit ses bras devant son visage pour se protéger.
S'en suivit un léger combat en arts martiaux quand le blond fonça sur Neji.
-TENTEN SAUVE-TOI !
La jeune femme aux macarons hocha la tête déterminée, et recommença sa course avec Hikari.
*
-Itachi !
Sasuke avait hurlé ce prénom comme une question de vie ou de mort. C'était une question de vie ou de mort. Sasuke sentit une morsure à son épaule gauche, celle-là même où il était plâtré et constata avec indifférence qu'une balle l'avait effleuré. Indifférence due à l'intense besoin de retrouver son frère. Déjà, qu'est-ce qui lui disait que Itachi était là? Qu'est ce qui lui disait que Itachi, son frère, n'avait pas été corrompu? Qu'est-ce qui lui disait qu'il n'était pas déjà mort?
-Qu'est-ce que tu veux Sasuke?
Cette voix. Non, impossible. Les yeux écarquillés, Sasuke leva son regard vers le toit d'un des bâtiments et son cœur rata un battement ou deux...Son frère Itachi se tenait sur ce toit, près de lui un très grand homme aux cheveux bleus foncés et aux dents aussi longues que des canines. Mais le regard de Sasuke était fixé comme hynotisé par Itachi, Itachi qui se tenait là, moqueur, Itachi qui le regardait méprisant, Itachi qui avait le tatouage de l'Akatsuki dans son cou, Itachi qui semblait si fort, si bien dans son élément. Quinze ans ou vingt, Sasuke ne savait plus trop à ce moment précis, qu'il n'avait pas vu son frère et qu'il rageait pour le retrouver coûte que coûte pour le sauver, lui qui n'avait pas été à la hauteur, enfant, pour le faire.
-Tu es venu me chercher? Et non pas ce sale morveux?
Sasuke ne répondit pas, il ne reconnaissait plus son grand frère, son Itachi Uchiwa. Serrant les dents, ses doigts refermèrent leur prise sur l'arme de Tenten.
-T'es devenu muet Sasuke? Tu es pathétique, tu le sais j'espère?
-TAIS-TOI.
Sasuke bouillait de rage et d'incompréhension. Pourquoi? Pourquoi? Ce mot revenait en litanie insupportable dans sa tête. Itachi n'était pas comme ça. Itachi aurait dû pouvoir se soustraire à leur influence. Itachi bluffait.
-Il s'énerve le petit, commenta ironiquement le compagnon de Itachi en soulevant un immense sabre. Laisse-moi en finir avec lui, ajouta-t'il en sautant agilement du toit pour atterir devant Sasuke, dont le visage était tordu par une grimaçe de douleur.
-Et en plus tu es infirme. Elle était jolie ton infirmière au moins? Se moqua le géant.
« Sakura... » pensa soudain Sasuke.
-Ferme-la, cracha Sasuke, méprisant.
-Petit Uchiwa n'est pas content? Hoooo...
-Tais-toi ! Hurla Sasuke en tirant sur celui qui lui faisait face mais ce dernier évita la balle avec ue facilité déconcertante.
Un éclair passa dans les yeux de Itachi, que Sasuke ne sut pas déchiffrer, mais son esprit était trop tiraillé entre différentes pensées pour qu'il essaye de l'interpréter.
-Tu vas crever comme un chien, Sasuke. Tu veux savoir le prénom de l'homme qui va te tuer?
-Et toi tu veux savoir le prénom du tien? Répliqua Sasuke en armant son revolver.
Un bruit de balle qui touche son impact retentit dans l'air par deux fois et c'était comme si le monde s'était interrompu.
-Itachi.
Les sourcils de Sasuke se froncèrent quand il vit le géant aux canines s'effondrer sur le sol, et Itachi se tenir le bras gauche tandis que le droit pointait son revolver là où se tenait son compagnon. Neji était à quelques mètres de Sasuke et avait visé Itachi.
-Du calme l'autre ! Je sauve mon p'tit frère d'une mort douloureuse et toi tu me tires dessus ! Se moqua Itachi en sautant agilement lui aussi du toit en tenant son bras touché.
Neji lui lança pour toute réponse un regard interrogatif mais ne baissa pas son arme.
-Neji, baisse ton arme, lui ordonna Sasuke.
-Tu prends le risque Uchiwa? Questionna Neji. Pas moi.
-Si il a tué son coéquipier, y'a une bonne explication, argumenta Sasuke.
Itachi eut un fin sourire qui rappelait énormément celui de son frère cadet.
-Tout simplement, je fais partie de l'élite du gouvernement depuis mes 15 ans, un service caché du nom de Adrianne. Je l'ai intégré très tôt à cause de mes capacités intellectuelles et physiques. L'assasinat de nos parents n'était pas prévu Sasuke, mais je devais infiltrer d'une manière ou d'une autre l'Akatsuki, éviter de me faire tuer et en passant toi aussi, et je suis parti avec eux, profitant de l'occasion.
Le cadet des Uchiwa était franchement éberlué, et Neji fronçait les sourcils avant d'annoncer : « On le vérifiera plus tard Sasuke, on a arrêté tous les chefs de ce foutu gang, on se tire maintenant ou les petits dealers vont se ramener et nous rendre plus difficile la fin de la mission. »
-Ok Neji. Toi, fit Sasuke en s'adressant à son frère, tu passes devant, tu viens avec nous. Et ton arme !
-Encore heureux, répliqua Itachi ne pouvant s'empêcher d'être ironique même avec un visage impassible et les yeux droits devant lui, fixés sur Sasuke.
-Uchiwa, ferme-la et avance, lui intima Neji.
-Oui oui le gay.
Neji serra la mâchoire et ne pipa mot, au grand soulagement de Sasuke qui savait que Neji en colère était très difficile à maîtriser et même si Sasuke ne connaissait pas le niveau apparemment extrêmement puissant de son frère, il ne voulait pas essayer de séparer les deux protagonistes.
En courant presque, ils rejoignèrent tous les trois le camion de leur mission, et Itachi y entra sous les regards surpris de tous.
-Ahem, bonjour !
*
Quelqu'un toussa bruyamment à sa porte.
-Qu'est ce que voulez Ulrich? Demanda Tsunade avec agaçement.
-Un homme a téléphoné: il veut un rendez-vous pour dans une heure et demi.
-Son nom?
-Il n'a donné que son prénom, madame.
-Et alors? S'énerva Tsunade.
« Espèce d'incapable ! Arrête de tourner autour du pot ! »
-Jiraiya, madame.
« Jiraiya... » La tête de Tsunade tourna. On était le 27 septembre, lui indiqua un coup d'œil à son calendrier. Et la blonde se mit à espérer de tout son cœur.
*
-Alors il dit la vérité? Demanda avidement Naruto à Jiraiya qui venait d'appeler le service secret du gouvernement, un supérieur à l'équipe de Yamato qui ne savait rien, pour avoir plus d'informations.
Jiraiya regarda droit dans les yeux Itachi Uchiwa et murmura : « Oui ce gamin a raison. » A cette réponse, Itachi eut un petit sourire supérieur et Sasuke soupira. Hikari se tenait sur les genoux de Ten Ten et son regard s'était adouci à la vue de Itachi. Le petit garçon aux cheveux couleur du miel de bientôt neuf ans descendit des genoux de Ten Ten et alla s'asseoir près de Itachi, qui lui sourit tendrement.
-Hikari ? Questionna Jiraiya, étonné.
-Monsieur Itachi s'est occupé de moi et voulait pas que les méchants monsieurs me touchent, déballa Hikari en revivant en frissonnant ces souvenirs.
Jiraiya remercia silencieusement Itachi, ce que le concerné comprit immédiatement et y répondit par un léger hochement de tête.
-T'as vu Hikari, c'est bien, c'est ton papa qui t'a sauvé ! Lui dit Itachi en souriant.
Jiraiya se raidit sur son siège, ainsi que Naruto, Kakashi, Tenten et Ankô. Neji et Sasuke n'y firent pas plus attention que cela, et l'équipe de Yamato n'en avait rien à cirer.
-Oui mon papa c'est un héros, répondit Hikari avec un sourire digne d'un garçon de neuf ans qui regoûte légèrement à la vie.
-Comment..comment vous le savez? Balbutia Jiraiya.
-Maman m'a dit et montré une photo, Papa, avoua le petit garçon en faisant un sourire à son père.
Des larmes vinrent aux yeux de Jiraiya qui essaya de les cacher mais le sourire de son petit garçon qui s'agrandissait de plus en plus, et qui sauta du siège d'Itachi pour sauter dans les bras de son père.
*
Hinata sentit son portable vibrer dans sa poche et vit qu'elle avait reçu un texto de Naruto. Avant même de l'ouvrir, la jeune femme rougit brusquement, ce qui attira bien entendu le regard de Ino, qui appuya à la place de Hinata sur le bouton, la Hyûga étant trop tétanisée.
« Tu me manques déjà Hinata. »
Heureusement que Ino fut là pour rattraper la Hyûga, qui tomba évanouie.
Pfiouuuuuuuu *-* J'ai cru que je n'allais jamais finir ce chapitre. . J'ai surtout bloqué à partir du passage Sai/Tayuya, c'était incroyable, j'ai passé vachement de temps dessus, et aussi sur le passage Jiraiya/Hikari vers la fin que je trouve ABSOLUMENT pas normal mais j'voyais pas comment le rédiger. .
Bref sinon vous avez aimé? :) Les passages légèrement policiers font réalistes? Vous aimez? :D Et les autres passages? J'avoue que j'ai eu du mal pour ce chapitre.
Vos avis sont les bienvenus, même très demandés, là j'ai saturé. –-'
En tout cas, je les attends avec impatience !
J'essaierai de poster le prochain le plus vite possible. :) & j'ai en cours une petite fiction minuscule sur Ino/Kiba, un Os, ou une fiction en deux trois parties, j'sais pas trop encore. Bientôt en ligne ! :)
Bisous !
Remerciements aux reviews:
Usagi-chan524: Merci beaucoup de ta review ! Désolé de ne pas avoir pu poster avant, j'espère que tu vas aimer, et le sera surtout dans le prochain chapitre je pense. Fallait régler l'histoire d'Itachi & d'Hikari ;)
Serinu-chan: Kiba ! Kiba ! Kiba ! Oy oy oy ! :D Voilà le chapitre, j'espère que tu as aimé, & désolé de pas avoir fait plus tôt. Merci ! & voilà aussi le passage Neji-jaloux-à-mort-de-Kankurô. Elle se fait pas chier notre Tenten favorite. :P
AkuriAtsuki: J'espère que des réponses à tes questions seront dans ce chapitre données, surtout pour Iruka. Merci de ta review :D qui fait toujours autant plaisir ! :D
Raziel363: Ca peut être perturbant en effet ce passage assez rapide mais je n'aime pas faire de trop gros blocs, ça me dit rien ^^ & puis vu le nombre de personnages que j'exploite, c'est dur. ^^ merci de ta review ! :D
Chizu Himura : Merci de ta review ! :D Shika panique & ça a bardé pour lui avec son frangin (h) :D
Lyza : J'ai fait du mieux que j'ai pu pour tous ces chapitres & je suis bien contente que ça te plaise ! Oui bon Sugiestu & Kisame ont en commun leurs canines et leur couleur de cheveux...après xD Karin en pas cruche powa ! *-* Kishimito ne l'a pas fait pour ça, d'abord ! :P
233333333333325: Je ne sais pas combien de chapitres il y aura à peu près, mais j'peux te dire que il y a encore minimum 5 chapitres. Minimum. Vraiment minimum. x) Pour suivre une fiction, c'est simple, tu met en alert vu que tu as un compte sur x) Merci de la review en tout cas ! :)
Nikita Lann: Développe ta pensée ! XD Bref, merci beaucoup de ta review ! Gros plaisir ! :)
Desiderata-girl: Hé oui, un p'tit Kanky-Tenten, ça fait du bien MDR. Ta review m'a fait beaucoup au niveau de Sakura x) & puis Kiba quel homme ! Il sait se retenir c'est sûr...m'enfin qu'avec Ino hein :P Shika shika shika, on le pensait plus intelligent ! MDR En tout cas merci de ton commentaire ! :D
Artemis222: Ta review a été très agréable à lire. Je suis bien contente que tout te plaise & que j'ai bien réussi à capter ton attention par rapport aux différentes intrigues que je mène, qui sont légèrement compliquées à gérer vu qu'elles sont nombreuses. Itachi a fait son apparition, j'trouve que je l'ai fait un peu OOC mais j'ne voulais pas le faire en méchant, donc j'ai légèrement changé le schéma de Kishimoto. Et puis l'Akatsuki va gérer, faut pas croire que c'est fini ! :D Merci & j'espère te relire :)
CookieKandy: Voilà la suiteeee !:D Merci de ta review :D
