Chapitre quatorze: Justify.
Évidemment, à neuf ans, tout le monde pense que si vous avez vécu une expérience comme celle de Hikari, vous en êtes traumatisés à vie. Mais Hikari se ferait une joie de leur démontrer ça, à tous. Comment? C'est très simple. Son regard était pétillant de joie, il redécouvrait la liberté, avait rencontré son père pour la première fois, et ce dernier avait une image de héros et il allait revoir sa mère. Mère qu'il n'avait pas vu depuis trois ans, qu'il avait hâte de la revoir elle et sa douceur maternelle. Il avait tellement hâte qu'il gigotait près de son père, dans le camion à l'allure bizarre, qui lui caressait les cheveux tendrement. Et il y avait Itachi, cette dame brune souriante avec deux chignons sur sa tête et le blond au sourire lumineux, qui l'avait sauvé. Jamais il n'oublierait.
Le camion se stoppa d'un coup, et Yamato échangea quelques mots avec Jiraiya, qui sortit du camion avec Sasuke qui se tenait l'épaule et indiqua à son fils de le rejoindre: « On va voir maman. » Le petit garçon aux cheveux couleur de miel sautilla dans les bras de son père et fit un sourire aux deux autres personnes qu'il n'oublierait jamais: la dame aux chignons et le blond aux cicatrices.
-Au revoir Itachi, murmura le petit garçon.
-Au revoir moustique, répondit l'aîné des Uchiwa, avant de voir la porte se refermer sur le petit garçon.
Hors du camion, Jiraiya mit le petit garçon sur ses épaules et, le père et le fils se mirent à rire. Le parrain de Naruto n'y croyait toujours pas, il avait son fils avec lui. Enfin. Tout ceci lui semblait irréel mais il avait hâte de voir le bonheur de Tsunade lorsqu'elle verrait son petit garçon après trois ans de torture mentale.
-Dis donc bonhomme, dans deux jours, tu seras un grand.
-J'aurai neuf ans, je sais, répondit le petit garçon, souriant, en s'accrochant à la chevelure blanche de son père qui avançait vers un grand bâtiment blanc, où un grand « Boston Hospital » était marqué.
-T'as envie de quelque chose de spécial pour cet événement?
-J'ai pas encore d'idée, avoua le petit garçon. Là-bas, ils ne savaient même pas mon anniversaire, sauf Itachi ! Et lui, il me donnait des bonbons.
Sasuke observa le petit garçon et eut un sourire discret. Son passé se reconstruisait petit à petit, il avait retrouvé son frère de sang et cela lui donnait une sorte de paix intérieure, comme si maintenant, il pouvait passer à autre chose, il pouvait profiter du reste de sa vie. Oui, assurément, on pouvait dire que c'était le premier jour du reste de la vie de Sasuke Uchiwa.
Jiraiya, lui, eut une pensée pour l'aîné des Uchiwa, bien entendu, qui allait subir un interrogatoire complet et si il tombait avec la femme du groupe de Yamato, il n'osait même pas imaginer ce qui allait lui arriver. En effet, le coup de fil qu'il avait passé lui avait communiqué que l'agent 2 de Yamato était l'ancien contact d'Itachi Uchiwa avec le groupe Adrianne, mais celui-ci n'en avait fait apparemment qu'à sa tête et posait la plupart du temps des lapins à la jeune femme.
-Je peux faire quelque chose pour vous, Messieurs?
Le dirigeant de Konoha était arrivé à l'accueil du Boston Hospital et Hikari observait, curieux, l'environnement qu'il avait quitté il y a trois ans. Une femme au sourire bienveillant d'une vingtaine d'années lui avait demandé cela et il n'avait même pas cherché à la mater rapidement, ni profondément. La présence de son fils annihilait toute pensée à caractère sexuel. Il ne lui tardait que de voir Tsunade avec leur fils, sinon rien d'autre. Sasuke, lui, s'occupait de cacher sa blessure pour ne pas alerter tout le personnel.
-J'ai rendez-vous avec Mademoiselle Tsunade Akumo.
-Troisième étage, deuxième porte à droite.
-Merci beaucoup. Viens, Sasuke.
-Hn.
Le jeune homme suivit Jiraiya et son fils, sous le regard appréciateur de l'accueillante, qu'il jugea trop fade avec ses cheveux blonds filasse et ses yeux gris ternes. Pas assez lumineux, pas assez rose et vert. Les deux hommes et Hikari montèrent dans l'ascenseur avec une vieille dame qui trouva Hikari à croquer et qu'il ressemblait beaucoup à son papa, selon ses dires, et Jiraiya en fut plus qu'ému. Finalement, avoir un petit garçon donnait encore plus d'émotions, surtout si le petit garçon suivait les traces de son père, côté physique, et Jiraiya aurait été plus que ravi de lui enseigner les méthodes de drague les plus élémentaires.
Le troisième étage apparut devant leurs yeux, rempli de bureaux diverses, apparemment, les services hospitaliers était plus haut, ici étaient regroupés tous les bordels administratifs et quelques médecins qui avaient leur bureau personnels. Jiraiya tenait toujours Hikari sur ses épaules, qui frétillait d'impatience, à côté d'un Sasuke au visage fermé, qui aurait préféré aller directement se faire soigner par une jolie interne aux cheveux roses, mais elle n'était pas là et il n'irait pas directement se faire soigner.
Doucement, l'homme aux cheveux blancs frappa trois coups à la porte de Tsunade qui répondit par un tonitruant « Entrez. ». Sasuke eut la délicatesse de rester en-dehors du bureau et de fermer la porte. Elle était plongée dans ses dossiers, les sourcils froncés, tapant nerveusement son stylo contre son bureau quand il ouvrit la porte et descendit Hikari de ses épaules, qui cria « Maman ! » avant de courir à son bureau pour lui sauter dans les bras.
Tsunade était abasourdie et serra contre elle le corps chaud, vivant de sa chair, de son sang. Son fils Hikari était enfin là, avec elle, après trois ans. Assurément, elle ne pouvait pas mettre de mots sur ce qu'elle ressentait en ce moment précis.
-Mon bébé, mon tout petit, que tu m'as manqué, murmura Tsunade, les larmes affluant à ses yeux, serrant son fils de plus en plus fort, respirant l'odeur de ses cheveux. Tu as mal quelque part? Ils t'ont fait quelque chose, mon bébé? Oh mon dieu, si je les tenais ces salauds, j'leur ferai la peau. Mon tout petit, tu es là maintenant...
-Oui maman je suis là, mais tu m'étouffes là, répliqua joyeusement le fruit de son amour avec Jiraiya.
-Pardon mon bébé...Maman est tellement contente que tu sois enfin là ! Oh mon dieu, Jiraiya, tu l'as retrouvé, murmura la blonde avant de prendre Hikari dans ses bras et de foncer sur Jiraiya pour les enlacer tous les deux en même temps très fort. Jiraiya avait aussi les larmes aux yeux et avait posé un bras autour de l'épaule de Tsunade et trifouilla les cheveux de son fils.
-Papa j'ai trouvé ce que je voulais pour mon anniversaire ! S'exclama le petit Hikari coincé entre son père et sa mère.
-Quoi donc bonhomme?
-Que ma maman et mon papa soient ensemble toute leur vie !
*
Shikamaru Nara tournait dans son bureau comme un lion en cage. Il ne comprenait absolument pas la réaction de son frère aîné, et cela le déroutait complètement. Pourtant il était persuadé que son plan était parfait, il n'avait rien laissé au hasard ! Mordillant le bout d'une cigarette, Shikamaru se plaça face à l'immense baie vitrée qui lui montrait une grande partie de Boston: ses grands buildings, un morceau du vieux port, le Common Park et la baie du Massachusetts. Laissant ses pensées s'égarer, il imagina deux paires de grandes et jolies jambes dorées, et de grands yeux vert sapin.
-Galère, murmura le flemmard.
Temari No Sabaku hantait son esprit, il était vraiment tombé amoureux d'elle. En même temps, comment ne pas l'être? Cette femme avait un caractère tellement...galère.
*
Naruto Uzumaki, Tenten Hitora, Neji Hyûga, Kakashi Hatake et Ankô Mitarashi étaient de retour dans leurs locaux. L'équipe de Konoha était incomplète et Naruto était frustré que Sasuke se soit blessé alors que il avait déjà un bras dans le plâtre, même si cette blessure était superficielle. Ayant une idée de génie, le blond prit son téléphone pendant que les autres se détendaient autour de leur grande table de réunion, un café devant chacun d'eux que Tenten s'était proposée d'aller chercher.
-Tenten ! Tu pourrais me passer le numéro de Sakura pour Sasukette s'te plaît? Demanda Naruto avec un grand sourire malicieux.
La jeune brune soupira et fouilla dans son sac, mais elle eut beau chercher, elle ne trouva pas son portable.
-Désolé Naruto, je n'ai aucune idée d'où se trouve mon portable, répondit Tenten, en regardant méfiante en biais son coéquipier aux cheveux longs et au regard si inexpressif.
-J'appelle Hinata alors !
Heureux d'avoir un prétexte pour appeler la brunette, Naruto sortit son portable de sa poche et appuya sur une touche précise. Bien évidemment, la touche était un appel rapide vers le portable de la délicate Hyûga.
-Allô Hinata? C'est Naruto ! … Hinata? … Ah salut Ino. Tu pourrais réanimer Hinata s'il te plaît? … Ah très bien, dis moi, tu pourrais pas me passer le numéro de Sakura s'il te plaît. … Pourquoi? Pour Sasuke. … Il aurait besoin des services d'une infirmière, héhé. … C'est pas pour faire des cochonneries, promis. … Je sais qu'elle est pas infirmière mais interne, mais dans tous les cas, elle peut l'aider. … Merci, c'est noté. Hinata est réveillée? … Mon ange, je passe te voir ce soir si t'es libre. … Super, à ce soir ! Tu me manques.
L'hyperactif blond raccrocha un sourire béat aux lèvres et composa le numéro de Sakura rêvassant à la brunette Hyûga. Au bout de deux sonneries, une voix connue décrocha, légèrement énervée.
-Salut Sakura ! … C'est Naruto. … Comment j'ai eu ton numéro? Par Hinata, enfin Ino. … Pourquoi je t'appelle? Pour Sas'ke. … Ah d'accord... … Beh pardon et soigne-le bien !
-Comment ça « Soigne-le bien. » ? s'étonna Kakashi.
-Apparemment, Jiraiya est déjà avec Tsunade, répondit joyeusement Naruto, et cette mamie a appelé en urgence Sakura malgré ses vacances pour rendre service à nos deux tourtereaux et leur permettre de se voir.
-Ils ne sont pas ensemble, fit remarquer Tenten. J'le saurais sinon..
-C'est pas faux, mais c'est ce que j'en ai sous-entendu, ricana bêtement Naruto.
La brune aux chignons eut un sourire et soudainement, son portable lui revint à l'esprit, et en marmonnant, elle vida son sac sur la table sous le regard suspicieux de Ankô.
-T'cherches quoi Ten' ?
-Mon portable. Je l'ai paumé, et je ne comprends pas pourquoi.
-Oh tu as fouillé partout ? Demanda Ankô avec un sourire carnassier, jouant malicieusement avec une mèche de ses cheveux.
Neji sentit le regard de cette dernière sur lui et une légère crispation de sa bouche le trahit. Ankô sut que le génie Hyûga avait le portable de Tenten et ne devinait que trop bien pourquoi. Neji se débrouillait en mécanique et informatique, moins que Sasuke certes, mais il avait les base, comme débloquer un portable par exemple.
-Oui, tu pourrais le faire sonner s'il te plaît ?
-Ouaip , répondit Ankô, en fixant du regard Neji, qu'elle vit en une fraction de secondes, poser le portable derrière son dos, et le pousser fortement du bout du doigt pour qu'il atterrisse au bout de la table, légèrement caché, comme si il avait été là tout le temps.
En soupirant, la jeune femme prit son portable dans sa poche et appela Tenten. Le portable sonna, et Tenten fut abasourdie de voir son portable dans cette salle, et à cet endroit précis. Marmonnant des choses inaudibles, la jeune Hitora s'empara de son portable, et vérifia si elle n'avait pas des appels ou des messages en absence. Rien du tout, et lorsqu'elle afficha une mine plutôt déçue, Neji eut un fin sourire satisfait. Il avait fait son boulot d'ami, ce Kankurô n'était pas l'homme qu'il fallait à Tenten. Que lui fallait-il ? Il n'en savait rien, mais pour l'instant, il était persuadé qu'elle ne serait pas heureuse avec ce marionnettiste de pacotille.
Non, elle ne serait pas heureuse.
-Il est l'heure d'aller déjeuner ! Hurla Naruto, le poing levé en l'air.
Tenten croisa le regard de Neji et fut troublée par le sourire irrésistible qui s'étendait sur les lèvres de ce dernier.
*
Après le départ de sa belle rousse, Sai s'était finalement relevé et assis sur une chaise posée près de sa peinture. Il avait le regard vide et n'avait pas bougé depuis plusieurs heures, il n'en avait pas la force. L'Amour l'avait touché et l'avait brutalement repoussé en la personne de Tayuya Umino. Était-ce une punition d'une autorité supérieure pour toutes les saloperies qu'il avait fait aux femmes ? Pourtant, il n'avait pas été si méchant, évitant tant que possible de trop faire souffrir, à chaque fois. Sa peinture était plutôt réussie grâce à elle, cette fois aussi, il y avait une vraie touche d'irréalisme avec les jets d'eau qui avaient fusé dans tout son atelier. Amèrement, Sai Ichikawa se demanda combien on lui en demanderait ? Combien pour la preuve du rejet ?
Soudain, des petits pas se firent entendre, et Sai entendit la porte de l'atelier grincer doucement. Les pas se rapprochaient de plus en plus de lui, et lorsque la personne qui était venue le voir se plaça devant lui, son visage n'eut aucune réaction, même pas un tressautement. Tayuya était revenue le hanter , et Sai sentit une énième craquelure dans sa poitrine.
-Je suis désolée, murmura la belle flûtiste.
Sai ne réagit pas physiquement à l'excuse de la rousse, mais son cœur, pour ce qu'il avait, rata un battement. Elle lui demandait pardon, alors...restait-il encore un espoir ? Accepterait-elle le fait qu'il l'aime, et qu'elle aussi, si c'était le cas ? Pourrait-il l'embrasser à longueur de journée ? Pourrait-il la serrer dans ses bras, jouer avec ses cheveux, sentir sa peau sous ses doigts ?
Pendant quelques minutes, ils restèrent comme ça, Tayuya scrutant son visage à la recherche d'une réaction et Sai toujours le regard aussi vide, posé sur quelque chose que personne n'aurait pu voir. Devant ce manque de réaction, la rousse fronça les sourcils et tourna les talons. En une fraction de seconde, elle sentit une main froide lui enserrant le poignet et elle se retourna. Sai l'observait, un immense sourire lumineux aux lèvres. Face à ce sourire, la rousse ne put tenir ses résolutions de le prévenir qu'il n'y aurait jamais quelque chose de durable entre eux, et s'engouffra dans ses bras.
Même les femmes les plus dures ont besoin d'amour.
*
Frissonnant dans son pull, Kiba regardait fixement l'horloge accrochée à un des murs de la boutique. Il était bientôt midi et cinq minutes, et il aurait sa pause déjeuner pendant que Hubert viendrait prendre sa relève. Hubert c'était un autre vendeur tout comme lui, un français qui avait décroché ce boulot après être arrivé en Amérique quasiment sans le sou, avec son American Dream pour tout bagage, des rêves de gloire plein la tête. La réalité l'avait vite désenchanté, et maintenant, il avait son boulot, un petit appartement et son style était passé de celui du rockeur incompris aux long cheveux blonds au mec plutôt beau gosse, cheveux courts, et tee-shirt jeans.
Rêvassant, le maître-chien pensa à tout ce qu'il aurait pu faire, aller reprendre par exemple l'élevage de sa famille avec sa sœur. Mais même si il aurait adoré cela, il préférait Boston au petit village de son enfance, et il remerciait grandement sa sœur de l'avoir emmené à Boston avec lui, adolescent, alors qu'elle faisait des études dans le domaine médical, ce qui faisait d'elle une grande vétérinaire maintenant. Si elle n'avait pas fait ça, il n'aurait jamais rencontré Neji et les autres, Ino non plus, il n'aurait jamais connu autant de femmes que là, et aurait sûrement fini vétérinaire dans son petit village. Enfin village, disons une petite ville en Alaska un peu inconnue, mais de 1000 habitants, et dont toutes les entreprises et boutiques appartenaient à sa famille. Il était richissime aussi, mais seul Neji le savait, mais il n'avait pas voulu de l'argent de sa famille, et à cause de ça, et de son métier ici à Boston, il était un peu le vilain canard de la famille Inuzuka. Mais dès qu'il aurait trouvé la femme de sa vie, il repartirait dans le village de sa famille en Alaska reprendre l'élevage de chiens qui l'avait toujours fasciné et qu'il avait toujours rêvé diriger. La femme de sa vie...Une grande blonde élancée apparut devant ses yeux et lui souriait franchement. Elle était vêtue d'une tunique bleue maintenue par une ceinture à la taille, un petit short de coton blanc, et des collants transparents, et cette sublime apparition était emmitouflée dans une écharpe couleur neige.
Kiba fut agréablement surpris de l'apparition, et pensa qu'après tout, après avoir perdu la tête à cause d'elle, c'était sûrement elle la femme de sa vie. Ino Yamanaka. Sans préméditation aucune, il attrapa le menton de son apparition qui se tenait devant lui, derrière le comptoir, et la rapprochant doucement du comptoir, il s'empara de ses lèvres délicatement. Elle passait affreusement réelle pour une apparition et surpris, Kiba sentit la blonde apparition répondre à son baiser après quelques secondes de surprise.
-Hé beh dis donc Kiba, j'ne savais pas que t'avais une copine ! Et diablement bien foutue en plus, l'interrompit une voix masculine, celle d'Hubert.
Le jeune homme brun eut un bref retour à la réalité, et contempla la jeune femme qui se trouvait devant lui, et soupira de frustration. Il allait vraiment avoir des ennuis. Ce n'était point du tout une apparition. Tremblante et les joues rougies, Ino Yamanaka se tenait devant lui, derrière le comptoir, et il venait de l'embrasser. Mais quel con il faisait !
-J'é-étais venue t'apporter ton déjeuner aujourd'hui pour te re-remercier pour Scrumchy, déballa Ino à toute vitesse, avant de déposer un sac sur le comptoir et s'enfuir franchement du magasin animalier, tout ça sous le regard stupéfait de l'Inuzuka et rieur de Hubert.
-Dis donc, c'est vraiment ta copine ? Se moqua Hubert. Elle a honte de votre couple ou quoi ?
-C'était qu'une amie, soupira Kiba passant une main nerveuse dans ses cheveux ébouriffés.
-Si tu pars pas la rattraper, je veux bien le faire moi pendant que tu restes là comme un con, mais après je la garde pour moi, commenta Hubert.
-Ta gueule Hub', répliqua le brun avant de sauter par-dessus le comptoir et de filer dehors à la poursuite de la blonde Yamanaka.
Hubert entendit la porte de la boutique claquer, la sonnette retentir, et en sifflotant un air de son pays, passa par-dessus son pull gris, son tablier, prêt à se mettre au travail et espérant être vite mis au courant de la suite des histoires amoureuses de Kiba le tombeur.
*
-Itachi, je peux savoir pourquoi tu ne répondais plus aux appels ! Explosa Güren, en enlevant sa capuche noire quand ils furent rentrés à leur base.
-Tout simplement parce qu'ils doutaient de moi et me surveillaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre, répondit désinvolte l'aîné des Uchiwa, en s'asseyant dans un fauteuil.
Les autres membres de l'équipe avaient déserté la salle dans laquelle ils se trouvaient, sûrement pour leur permettre de s'expliquer. Seul Yamato était resté quelques minutes pour demander à Güren de faire ensuite son rapport.
-Et tu ne pouvais pas m'envoyer, ne serait-ce qu'un signe de vie ?! S'emporta la jeune femme d'une trentaine d'années.
Itachi observa silencieusement le fin visage furieux de Güren, auréolé de cheveux d'une couleur bleu foncé. Ses yeux bleus sombres devenaient presque noirs quand elle était en colère et Itachi avait toujours aimé la faire rager ou l'embrasser quand il en avait l'occasion. Il voyait très clairement les poings de Güren se crisper et se décrisper. Elle hésitait manifestement entre une mort rapide et une mort douloureuse pour l'aîné des Uchiwa.
-Si tu savais combien j'ai envie de te faire ravaler ton sourire narquois, siffla Güren.
-Tu veux qu'on se batte ? Demanda Itachi, son sourire narquois s'élargissant un peu plus.
-Non, répondit Güren méprisante.
-Tu as sûrement trop peur de perdre face à moi..comme d'habitude, la provoqua Itachi.
Et il réussit brillamment, la femme aux étranges cheveux bleus eut ses yeux traversés par des éclairs, et elle s'avança devant le fauteuil d'Itachi.
-Comment oses-tu Uchiwa ?! Tu crois toujours aussi bien me connaître ? Mon niveau n'est plus le même et je t'écraserai à n'importe quel moment ! Répliqua la jeune femme, furieuse.
-On parie ? La nargua Itachi.
Devant le regard brûlant de défi de la jeune femme campée devant lui, Itachi fit semblant de paraître beaucoup plus sérieux, et bougea légèrement son pied droit pour la faire trébucher sur lui. Surprise, Güren eut le réflexe de tendre ses bras sur le haut du fauteuil et le magnifique visage de Itachi Uchiwa se dressait à quelques infimes centimètres du sien.
-Tu en es toujours sûre ? Murmura le brun.
-Toujours, souffla son ancien contact.
-Hmm, répondit Itachi avant de s'emparer des lèvres de la jeune femme, qui se laissa faire, totalement accaparée par la présence si proche du troublant et ténébreux homme qu'était Itachi Uchiwa, l'homme qu'elle avait aimé désespérément pendant des années.
Leur relation avait été plus que tumultueuse au fil des années qu'elle avait servi de contact à l'infiltré du service caché d'Adrianne, et elle ne s'en était jamais totalement remise. Elle avait à peine dix-sept ans quand elle avait connu, et lui en avait déjà vingt ans. Jeune recrue brillante de Adrianne, Güren avait été digne de confiance pour faire le messager entre Itachi dans l'Akatsuki et ses supérieurs, et leur relation évoluant de collègues à amants, en passant par amis, Güren avait développé une sorte d'addiction à Itachi, addiction dont elle avait eu du mal à se remettre après le soudain contact coupé entre eux. Depuis cela, n'importe quel membre de Adrianne avait l'autorisation d'éliminer Itachi Uchiwa si il le croisait. Encore heureux pour ce dernier, il avait donné des nouvelles à un de ses supérieurs il y avait de cela deux ou trois ans, après l'enlèvement d'Hikari, et avait expliqué sa situation. Cela faisait exactement sept longues années que Güren avait perdu le contact.
Avec un effort de volonté visible, Güren s'échappa de la bouche frémissante d'Itachi et se lécha instinctivement les lèvres.
-Je ne t'ai pas oublié Güren, murmura Itachi près de ses lèvres, en posant ses mains sur les hanches de la jeune femme.
Avant que la jeune femme de trente ans maintenant puisse répondre, elle fut interrompue par l'arrivée intempestive d'un homme brun aux cheveux mi-longs, des mèches lui tombant sur les yeux, à l'air calme et à la peau mate. La position des deux anciens coéquipiers ne laissait aucun doute à ce qu'ils faisaient avant et le calme apparent qu'arborait l'homme brun à la combinaison noire déchirée en certains endroits s'effaça mais son visage ne trahissait aucune émotion.
-Qui est-ce Güren ?
Cette dernière se releva promptement et fixa l'homme brun. Et avant que Itachi se présente de lui-même à cet inconnu qui l'avait interrompu avec Güren, cette dernière dévoila l'identité du brun sur lequel elle était penchée deux minutes à peine.
-Itachi. Itachi Uchiwa.
L'homme brun fronça des sourcils et serra des poings, sans siffler mot.
-Tu peux m'expliquer ?
-Renji, commença Güren, d'une voix lasse.
-Non, n'explique rien en fait, la coupa le dénommé Renji avant de tourner les talons et sortir de la pièce sans néanmoins oublier de jeter un regard meurtrier à Itachi qui avait revêtu son masque de glace.
Güren resta quelques centièmes de seconde immobile face au départ de Renji.
-Merde, jura la jeune femme avant de se mettre à la poursuite du brun.
Observant cette scène plus que pathétique à son goût, l'aîné des Uchiwa émit un soupir et murmura dans le silence de la pièce maintenant vide :
« Je serais toujours le seul pour toi, Güren. »
*
Ruminant contre sa patronne mais ayant le cœur battant à folle allure, Sakura se sentait serrée dans le métro entre une vieille dame qui se tenait avec difficulté à la barre au milieu du couloir, personne ne semblait décidé à lui donner sa place, et un adolescent, écouteurs à l'oreille et mâchouillant un chewing-gum, à la peau mate d'environ dix-sept ans et qui la dépassait d'une bonne tête. Tsunade avait eu l'extrême obligeance de l'appeler en renfort pour soigner un homme blessé par balle, légèrement on peut le dire, et qu'elle connaissait bien ! Elle allait vraiment soit tuer soit adorer Tsunade ! Bon d'accord, quand Tsunade d'une voix plutôt guillerette que Sakura ne lui avait jamais entendu, lui avait dévoilé qui était l'homme qu'elle devait venir soigner pendant ses vacances et Sakura devait avouer que sa patronne lui donnait là une superbe perche à saisir absolument.
« Arrivée station 38. »
Tandis que l'appel résonnait et que les portes du métro s'ouvrait, Sakura se faufila entre les personnes pour sortir au plus vite, manquant d'air, son espace vital ayant été plus qu'envahi. Quelques mètres plus loin, se dressait la façade blanche du Boston Hospital, et Sakura eut un sourire en arrivant à l'accueil, faisant un salut amical à la tenante de l'accueil, et en prenant l'ascenseur pour aller saluer Tsunade et son futur patient. Bien évidemment, elle ne put s'empêcher dans l'ascenseur de rêvasser, et de penser à ce qui se passerait si elle jouait à l'infirmière avec Sasuke Uchiwa. Assaillie de pensées pas très saintes, Sakura secoua la tête , observé bizarrement par une dame d'une quarantaine d'années dans l'ascenseur.
« Mais à quoi je pense moi ? Allez Sakura, un peu de professionnalisme ! »
La porte s'ouvrit sur le service de Tsunade et Sakura, habituée des lieux, se dirigea vers le bureau de son mentor avant d'aller s'habiller correctement pour un soin hospitalier. Arrangeant bêtement une mèche de ses cheveux roses, Sakura respira à fond, et frappa deux coups distincts à la porte, ce à quoi elle entendit un tonitruant « Entrez ! » dont elle reconnut sans peine l'émission: Tsunade. Ouvrant timidement la porte, Sakura fut surprise de la scène qui se passait sous ses yeux. Un petit garçon battait joyeusement des pieds, assis sur le bureau de Tsunade, qui arborait un air serein pour la première fois depuis que Sakura l'avait rencontré, l'étrange homme aux cheveux blancs, sur lequel elle avait crié lors du petit séjour de Sasuke à l'hôpital pour l'accident de voiture, était présent aussi, un sourire aux lèvres, et Sasuke Uchiwa, toujours aussi terriblement beau, avait un air boudeur et était assis sur une chaise en face du bureau de Tsunade, avec le petit garçon qui s'efforçait par des gamineries à le faire sourire.
-Bonjour, salua prudemment Sakura.
-Bonjour Sakura ! La salua avec entrain la blonde à la voluptueuse poitrine.
Le épaules de Sasuke s'affaissèrent, et le petit garçon se mit à rire.
-Bonjour madame ! La salua le petit garçon aux cheveux de miel. Moi c'est Hikari !
-Enchantée Hikari, répondit Sakura, tout sourire face à la bouille enfantine du petit blond.
-Alors ces vacances, ma petite ?
-Raccourcies, Tsunade, grinça Sakura. Bonjour Sasuke.
-Hnn.
-Je t'ai connu plus poli, intervint Jiraiya, un sourire moqueur aux lèvres.
Pour toute réponse, il reçut un regard furieux de la part de l'Uchiwa, qui claqua de la langue, visiblement agacé.
-Alors Sakura, si tu emmenais Sasuke soigner cette vilaine égratignure ?
-Genre de la blessure ?
-Par balle, répondit Sasuke, d'une voix rauque.
La rose ne put s'empêcher de frissonner à la voix du jeune brun et réprima un soupir de peur en entendant la cause de cette blessure. Qu'avait bien pu faire Sasuke Uchiwa pour se faire égratigner par une balle ?
-Suis-moi, l'incita Sakura avant de tourner les talons et de sortir du bureau de Tsunade, qui la regardait, un sourire malicieux et moqueur sur les lèvres. Tout juste si elle ne riait pas diaboliquement.
Le dénommé Sasuke Uchiwa se leva de mauvaise grâce, rechignant à suivre Sakura. Il se demandait pourquoi, pourquoi Jiraiya et la blonde à grosse poitrine avaient manigancés ces retrouvailles. Non, ça se faisait vraiment pas de pousser Sakura Haruno à jouer au docteur avec lui. Tout de même, ils avaient trop dû visionner de films pornographiques tous les deux ou avaient peut-être vécu la même chose, et essayait de les pousser à essayer. Tout de façon, c'était clair comme de l'eau de roche. Ces deux-là étaient pas nets.
-Apprécie Sasuke ! Fit Jiraiya avant qu'il ne ferme la porte derrière lui, laissant la petite famille à peine retrouvée entre eux.
Ayant aperçu un éclair rose passant dans une pièce un peu plus loin dans le couloir du bureau de Tsunade, Sasuke soupira et entra à la suite de la demoiselle.
-Alors Sasuke, on ne peut plus se passer de l'hôpital ? Se moqua Sakura, en attachant ses cheveux en une haute queue de cheval.
-Ou de toi, répondit Sasuke, décidé à ne montrer aucun signe de faiblesse face à la rose, qui rougit face à cette déclaration qu'elle savait fausse.
En deux-trois mouvements, Sakura enfila une blouse blanche et mit son portable en mode silence dans la poche de son jean. Enfilant des gants stérilisés, la jeune femme ordonna à Sasuke de d'asseoir sur l'un des lits aux draps blancs et, vint palper le bras de l'Uchiwa et observer sa blessure, qui se trouvait juste au-dessus de son plâtre qu'il ne devait enlever que dans trois jours.
-Tu t'es pas raté Sasuke, souffla la jeune femme en se haussant sur la pointe des pieds pour atteindre une sorte d'étagère incrustée un peu au-dessus du lit. Pour le malheur ou le bonheur de l'Uchiwa, le tee-shirt vert que la jeune femme avait enfilé s'était légèrement soulevé lorsqu'elle s'était mise sur la pointe des pieds devant Sasuke. Ce dernier eut la douce vision d'un ventre plat, diaphane, des aperçus de courbes très érotiques, et se surprit à se lécher les lèvres.
La jeune femme, elle, n'avait aucune idée de ce qui se passait dans la tête de son futur patient et attrapa une boîte de pansements, du désinfectant, une pince fine pour enlever les éclats de balle, si éclats y avaient. Soupirant, Sakura rumina que c'était le boulot d'une infirmière et qu'une interne n'avait pas à interrompre son petit congé pour juste ça. Toujours en grognant mais en admirant discrètement le visage de Sasuke, sa mâchoire fine et son nez aquilin, la jeune femme prit le désinfectant et en aspergea la blessure de Sasuke, qui s'en mordit les lèvres. Ça lui brûlait terriblement.
-Ça peut aller Sasuke ? Lui demanda gentiment la rose.
-Hn.
Entendant dans l'onomatopée de Sasuke un signe de grincement de douleur, Sakura se mit à rire, arrachant un froncement de sourcils au brun. Et lorsqu'elle essaya de se retenir voyant l'air contrarié du brun, lui aussi se mit à sourire et eut un rire léger, qui enchanta Sakura. Instinctivement, elle se pencha vers le visage du brun et effleura ses lèvres, espérant peut-être capturer son rire. Ils sentirent leurs souffles à chacun dangereusement proches, et Sasuke, dans un instant de folie et de désir, s'empara des lèvres de la jeune femme. Comme envoûtée, Sakura s'agrippa aux épaules du brun tandis que celui-ci déposait son bras valide sur la hanche de la jeune femme, dans une tentative de la rapprocher beaucoup plus de lui. Leurs dents s'entre-choquèrent et les mains de Sakura tremblaient sur les épaules du brun, et pour se raccrocher un peu plus à la réalité, elle passa ses mains dans les cheveux de Sasuke, coiffés éternellement en pics derrière la tête.
Tout en dévorant ses lèvres, Sasuke s'efforça de réfléchir à la situation. Il embrassait une femme qui le hantait depuis quelques temps, et sur qui il fantasmait jour et nuit, il fallait bien que ça se passe comme ça non ? Il espérait très fort qu'elle ne pensait pas à une gentille petite histoire d'amour, car dans ce cas-là, il n'était pas l'homme qui lui fallait, et il devait avouer qu'il n'avait pas envie de la faire souffrir, elle, il l'aimait beaucoup elle et son caractère un peu lunatique.
-Non, murmura Sasuke en quittant ses lèvres.
Perdue, Sakura cligna des yeux et attendit une explication à ce brusque arrêt, qui ne vint pas.
-Soigne-moi, fut tout ce qu'il sortit de la bouche de Sasuke après ça.
-Comme ça ?
-Quoi comme ça ? Fit semblant de ne pas comprendre le brun, le regard fuyant.
-Tu arrêtes un baiser comme personnellement je n'en ai jamais eu et tu fais semblant ensuite qu'il ne s'est rien passé ? Insista Sakura.
-Oui, répondit simplement Sasuke. Tu me recouds s'il te plaît ? Et qu'on en parle plus.
Sakura resta coite quelques instants et Sasuke avait détourné exprès le regard pour fixer un point à sa droite, la bouche tordue en une grimace non-identifiable.
-Si tu veux Sasuke, murmura Sakura d'une voix mielleuse.
Dans la tête de la rose, s'échafaudait un plan pour attraper le beau Sasuke Uchiwa et emprisonner à jamais, si possible, son cœur. Elle ne le laisserait pas s'échapper, et de gré ou de force, Sasuke serait à elle. Et valait mieux jouer à la mielleuse pour le moment, pour mieux l'attraper par la suite. Et tandis que la jeune femme se préparait mentalement au combat qu'elle allait faire contre la raison de l'Uchiwa, celui-ci essayait désespérément de trouver un frein à la jeune femme. Et il eut une idée brillante. Karin l'aiderait, et il savait qu'elle le ferait avec grand plaisir, juste pour faire enrager la jolie Haruno et être près de lui. Oui, Karin l'aiderait.
-Comment t'es-tu blessé ?
-Balle perdue, répondit le brun, évasif.
-Et que faisait donc Sasuke Uchiwa pour recevoir une balle perdue ? Se moqua Sakura, en fermant la plaie délicatement.
Le cerveau de Sasuke cogitait à toute allure pour trouver une réponse valable, il n'allait quand même pas dire qu'il s'était pris une balle parce qu'il était en train de jouer au héros avec ses coéquipiers dans une fusillade avec le gang le plus réputé de tout l'État du Massachusetts. Il ne pouvait tout de même pas mentionner son double statut.
-Je bossais sur un dossier légèrement épineux, un petit malfrat n'en était pas apparemment satisfait mais pour mon bonheur, il ne savait pas viser correctement si je suis encore là.
-Ou peut-être n'était-ce qu'un avertissement, tu devrais faire attention Sasuke, murmura Sakura.
-Hn.
La jeune femme continua de le soigner pendant quelques minutes encore et finit de recoudre la plaie. Tremblante, elle imagina le fait que Sasuke puisse revenir à l'hôpital, cette fois pour des blessures bien plus graves. Elle ne pouvait pas le permettre...mais malheureusement, elle n'avait aucun pouvoir sur ce genre de choses, sauf pour le soigner si il lui arrivait quelque chose, et elle préférait mille fois plus que non. Pensant à ces possibilités, Sakura Haruno eut un pincement au cœur et serra légèrement le poignet de Sasuke, qui était resté muet, et qui l'observa avec une once de curiosité.
-Me fais-tu la promesse de faire attention ?
-Sakura..
-Promets-le moi, trancha la jeune femme, en se penchant vers lui.
Essayant de partir le plus vite possible en faisant le moins de mal à la jeune femme, Sasuke tira amicalement sur la queue de cheval de cette dernière, et murmura : « Promis. »
*
-Ino ! Bordel, Ino !
La jeune blonde courait presque, perchée sur ses hauts talons, et Kiba se demanda l'espace d'un instant comment faisait-elle pour courir dans ces chaussures sans se casser la gueule. Mais comprenant qu'apparemment elle en avait l'habitude ou était instinctivement douée, le brun accéléra sur ses longues jambes, avant d'attraper brutalement le bras de la belle blonde Yamanaka pour la stopper.
-Oh putain, tu cours vite, haleta Kiba en s'appuyant sur ses genoux, tout en tenant prisonnier le bras de la demoiselle qui se débattait fortement pour lui échapper. N'essaie même pas de te débattre, je te tiens, je te garde.
Ino frissonna à cette phrase, et arrêta de suite de se débattre, mais son regard bleu se glaça instantanément lorsque les yeux marron de Kiba Inuzuka se plantèrent dans les siens. Pendant quelques secondes, il s'affrontèrent du regard, et enfin, Kiba soupira.
-Je suis désolé Ino, je pensais..., commença Kiba avant de s'interrompre et de passer sa main libre dans ses cheveux.
-Tu pensais ? Le questionna Ino, désirant qu'il finisse sa pensée.
Le maître-chien prit une profonde inspiration et murmura d'une voix quasiment inaudible : « Je pensais que tu n'étais qu'une apparition, une illusion..et j'ai voulu profiter de cette apparition. Tu me manques tellement... »
Ça y était. Il avait avoué ce qu'il ressentait, enfin en partie. Il ne pouvait quand même pas décemment lui dire qu'il était complètement fou d'elle et qu'elle disposait de lui selon son bon vouloir, en pleine rue du centre ville de Boston. Contrairement aux diverses réactions attendues, comme par exemple une gifle et des insultes ou des larmes dans ses yeux et un baiser fougueux entre eux, Ino eut un rire moqueur malgré les tremblements qu'il sentait dans ce rire. Choqué, il crispa les lèvres et attendit qu'elle explique cette réaction, à ses yeux anormale.
-Mon corps te manque , c'est super. Tu veux une partie de jambes en l'air pour cette dernière phrase, c'est ça ? Cracha Ino.
Kiba ne comprit pas de suite, mais son cerveau enregistrant l'information, il eut un terrible déchirement au cœur. Alors elle pensait uniquement ça de lui ? Qu'il manipulait chacune de ses phrases avec elle pour la mettre dans son lit ?
-Tu te fous de moi Ino ?
-Toi , arrête de te foutre de moi !
-T'es vraiment qu'une garce, cracha Kiba, toujours sous le choc. Ça t'amuse ? C'est ton hobby préféré ? Ça va , ou tu penses que tu peux encore enfoncer le clou un peu plus ? Ça te fait plaisir de faire tomber des hommes sous ton charme pour les jeter de cette manière ? Ils te dévoilent leurs sentiments pour toi, ensuite tu te moques d'eux, disant qu'ils ne veulent que ton corps ? Que ta personnalité ne compte pas ? Que ton rire ne les enchante pas ? Que ta façon de parler et d'être ne les ensorcèle pas ? Va te faire foutre, Ino.
N'attendant même pas une réaction de la jeune blonde, et voyant les regards des passants posés sur eux, Kiba Inuzuka lâcha le bras de Ino Yamanaka et tourna les talons, retournant travailler..quoique il aurait juste à poser son tablier qu'il portait toujours et à aller prendre son déjeuner...déjeuner qu'elle avait apporté. Bah, il ne fallait jamais gaspiller, disait sa mère depuis qu'il était petit garçon. Sentant une dernière déchirure dans sa poitrine, Kiba accéléra le pas et n'entendit pas le cri de Ino qui tomba à genoux par terre, à l'endroit où il l'avait laissé. Il ne vit pas qu'un passant s'agenouilla auprès d'elle, lui demandant si ça allait. Il ne vit pas non plus ses grands yeux bleus couleur océan s'assombrir et se remplir de larmes.
Un malentendu avait tout gâché. Des deux côtés.
*
Kakashi et Ankô étant allés manger de leur côté, en amoureux, Naruto Uzumaki se retrouvait en compagnie de Tenten Hitora et de Neji Hyûga, et l'ambiance était disons...tendue, malgré les essais désespérés de Naruto pour la dérider. Tenten n'attendait que des excuses de Neji Hyûga, et ce dernier ne lui avait toujours pas pardonné. Pardonné quoi ? Il n'en savait strictement rien mais tout ce qu'il savait c'était que tant que ce marionnettiste de pacotille serait dans la vie de Tenten, il ne lui adresserait plus la parole comme avant. Mon dieu, que leur amitié avait duré peu de temps.
-Dites, on peut aller manger des ramens ? Questionna Naruto, espérant au moins déjeuner bien.
-Si tu veux Naruto, répondit Tenten.
-Hn, affirma Neji.
Naruto, guilleret, pressa le pas, et prit la direction de son restaurant de ramens favoris, Tenten et Neji le suivant docilement. Soudain, une touffe brune sauta sur Tenten, et Neji haussa un sourcil d'agacement profond et il dut faire appel à tout le sang-froid qu'il possédait pour ne pas étrangler le nouvel arrivant.
-Tenten !
Neji sentit ses mains trembler et les rangea dans la poche de son pantalon noir. Indéniablement, ce stupide marionnettiste lui donnait des envie de meurtres féroces. Un jour peut-être pourrait-il lui donner le sort qu'il méritait pour s'être approché de la brune aux éternels macarons. En cet instant précis, il ne pouvait rien faire, Kan-machin embrassait la jeune brune à peine bouche, dévorant presque son visage comme une horrible sangsue, et Naruto à côté regardait la scène, ému. Comme si c'était mignon...Neji secoua la tête, rejetant un spasme de dégoût. Le seul qui pouvait embrasser Tenten, c'était lui. Uniquement lui. Et seulement avec lui, c'était « mignon ». Seulement avec lui.
Enfin, la « sangsue » se décolla de la brune, qui avait un grand sourire aux lèvres et semblait en partie gênée, et ne fit même pas attention au blondinet et au prodige, ce qui agaça encore plus fortement ce dernier. Il détestait également être ignoré, et par cet...être, c'était encore plus..comment dire ? Agaçant.
-Bonjour, le salua Naruto, qui n'aimait pas non plus être ignoré.
Le brun le remarquant enfin, eut un sourire hypocrite, et lui fit un vague « Salut. » que Naruto n'apprécia pas et il le montra bien..Enfin c'était Naruto quoi.
-Non mais t'es bien là ? Pas de bonjour déjà ? C'est la moindre des choses enfin ! Ensuite se présenter ! Non mais je rêve, t'es qui toi ? Le copain à Tenten ok. J'm'en fous carrément, ça t'exclut pas la politesse, nom d'un Hokage ! Sache que je m'appelle Naruto Uzumaki, le futur dirigeant de..mmmmmmmh !
La fin du speech de Naruto s'expliqua par la main de Neji posée sur sa bouche, Naruto allait dire « Le futur dirigeant de Konoha » et ils auraient été tous mal à expliquer à Kankurô qu'est ce qu'était Konoha. Neji imaginait bien la scène. « Ah au fait chéri, je travaille pour une organisation secrète de tueurs, enfin des défenseurs de l'État quoi, rien d'affolant. J'ai un don d'ailleurs pour les armes blanches. Tu veux que je coupe la viande ? »
-Naruto, le prévint Neji.
Le blondinet se renfrogna et Tenten observait la scène avec désapprobation, se détachant des bras du frère de Temari.
-Tu t'excites vite dis donc toi, le nargua Kankurô.
Sur cette phrase, Neji eut du mal à ne pas retenir Naruto pour que ce dernier défigure le marionnettiste qui affichait un sourire moqueur. Tenten, connaissant assez bien Naruto maintenant, s'interposa entre Kankurô et le blond.
-Kankurô, arrête ça, fit la brune aux macarons. Et Naruto, calme-toi.
-Dis plutôt à ton copain de se calmer, cracha Naruto.
-On va te laisser avec Monsieur No Sabaku, Hitora, intervint Neji, le visage impassible, en attrapant le bras de Naruto.
La jeune brune eut le regard d'un animal blessé, et ses yeux noisette fixait Neji avec tout le désespoir du monde. Que ne donnerait-elle pas pour que tout redevienne comme avant ? Pour qu'ils puissent être ensemble ? Pour regoûter à ses baisers qui avaient un goût d'éternité. Seul Naruto avait remarqué que si Neji restait une minute de plus en compagnie du sourire arrogant de Kankumachin, ce dernier n'aurait aucune chance. Donc, il joua le jeu malgré ce qu'il lui en coûtait.
-A tout à l'heure Tenten.
-Naruto, Neji...
Le silence seul lui répondit, ses deux coéquipiers étaient partis, et cela lui faisait un coup au cœur que Kankurô en soit la cause. Détestant cette situation dont elle ne voyait aucun échappatoire, Tenten se tourna vers Kankurô qui avait un air légèrement blasé.
-Je suis désolé mon ange.
Tenten secoua la tête en signe de négation.
-Mais il faut bien avouer qu'ils se mettent en rogne pour peu, ces deux-là.
-Naruto est comme ça, murmura Tenten. Et Neji a été si froid, si froid...
-Neji c'était le gay aux cheveux longs ?
Tenten étouffa un sourire. Si Kankurô savait combien Neji était viril et sensuel...Hé, Tenten il ne fallait pas penser à des choses comme ça, surtout quand elle était en couple. Si Neji était gay alors elle aurait le physique d'un homme. Quoique...Tenten se mit face à une vitrine pour s'observer et ne se trouva pas vraiment un physique masculin.
-T'es dans la lune mon ange, commenta Kankurô qui ne comprenait pas le manège de Tenten.
-Hmm, non, lui sourit Tenten avant de lui écraser le pied plutôt violemment.
-Aie !
-Ça t'apprendra à te comporter comme ça avec mes collègues et amis ! Répliqua Tenten.
-Tss, bouda Kankurô.
-Allez ne boude pas, ils sont importants pour moi malgré le peu de temps qu'on a passé ensemble, lui expliqua Tenten en lui prenant la main.
-Je suis plus important qu'eux ? Demanda Kankurô en lui pressant la main.
Tenten s'arrêta de marcher et regarda le brun près d'elle. Pendant quelques minutes, elle le jaugea du regard et murmura un « Non » plutôt distinct, ce qui fit grimacer Kankurô.
-Je pense que je devrais m'y faire pour l'instant, déclara Kankurô en souriant doucement.
La jeune femme ne répondit pas et continua à avancer à la recherche d'un restaurant, son ventre réclamant de la nourriture.
-Et où t'es tu fait toutes ces petites coupures ? La questionna Kankurô.
D'un coup, la jeune femme se figea et observa sur ses bras les égratignures qu'elle avait à cause de la fusillade du matin, et soupira en se frappant la tête.
-Des ronces.
-Ah ok. Tu aimes ce gay ?
Un grand silence les enveloppa, et Tenten lâcha la main de Kankurô pour croiser les bras.
-Il n'est pas gay, et s'appelle Neji.
-Tu l'aimes ? Insista Kankurô.
-Je suis avec toi, lui rappela Tenten, évitant à tout prix de répondre.
-Ce n'est pas une réponse, soupira Kankurô. J'ai bien vu ton regard quand il t'a appelé Hitora. J'ai bien vu que ça te faisait beaucoup de mal...
-C'est juste un ami, murmura Tenten.
-Pour lui. Mais pour toi, qu'en est-il ?
Le marionnettiste était décidé à obtenir une réponse coûte que coûte. Il était conscient qu'il avait un peu forcé Tenten à être avec lui. Il était conscient que si il n'avait jamais fait le premier pas, elle ne serait jamais avec lui à cet instant précis. Et il était aussi conscient que leur relation était très bancale malgré les illusions qu'il se faisait.
-Qu'importe.
-Ce n'est pas une réponse, Tenten.
-Mais qu'est-ce que ça peut t'apporter bon sang ?
-Tout chérie, tout, répondit le jeune marionnettiste.
*
Kakashi tenait la main d'Ankô, et la guida à travers des petites ruelles du centre ville.
-Où tu m'emmènes Hatake ? Demanda Ankô, curieuse.
-Tu verras mon ange, murmura Kakashi en pressant légèrement sa main. J'aimerais te présenter quelqu'un.
Le nez de Ankô Mitarashi se plissa et sans déserrer des dents, elle suivit Kakashi dans le dédale de ruelles. Jamais elle ne s'était introduite dans ce coin de la ville, et d'ailleurs comment aurait-elle pu ? La ville était bien trop grande et malgré ses connaissances de Boston, elle ne pourrait se repérer dans ses minuscules ruelles sans GPS. Ils débouchèrent ensuite dans une petite ruelle dont Ankô enregistra automatiquement le nom : Fieldh Gargh. Lorsqu'ils furent arrivés devant une petite maison délabrée mais se détachant des autres qui semblaient beaucoup plus miséreuses, Kakashi frappa doucement à la porte. Sa main, dans celle d'Ankô, tremblait. Une femme d'une soixantaine d'années, peut-être plus, ouvrit la porte. Ses cheveux blancs étaient ramenés en un chignon un peu désordonné, sous ses petits yeux bruns encore vifs pour son âge s'étendaient de grandes cernes. Sa bouche était plissée de manière exagérée et elle était vêtue d'une longue et ample robe grise, surmontée d'un pull bariolé tricoté à la main.
-Qui est-ce ? Demanda la vieille d'une voix râpeuse en fixant Ankô près de Kakashi.
-Grand-mère Chiyô, je te présente Ankô. Ankô, voici ma grand-mère, présenta Kakashi.
Ankô faillit s'étouffer en entendant cela. Kakashi Hatake avait une grand-mère ? Bon d'accord, techniquement parlant, tout le monde en avait une, mais elle était persuadée que Kakashi n'avait plus aucune famille lorsqu'il avait été engagé par Jiraiya.
-Elle a l'air un peu plus résistante que la première, jugea la vieille avec un sourire moqueur étirant ses lèvres gercées.
-Personne ne sera jamais aussi résistante que toi, Grand-mère, se mit à rire Kakashi en collant un baiser sur le front de sa grand-mère, qu'il trouva comme à son habitude, trop chaud.
-Entrez mes enfants, il fait froid dehors.
En suivant Chiyô, Ankô observa Kakashi, complètement ébahie par son acte. Il la présentait à un membre de sa famille, et apparemment le dernier. A quoi diable pensait-il ? Ankô ne préférait pas le savoir et se concentra plutôt sur le présent. Kakashi enlevait son manteau noir pour le déposer sur le porte-manteau un peu miteux, et Ankô en fit de même pour sa doudoune violette. Elle savait qu'elle avait l'air d'une excentrique mais ne préféra pas s'attarder sur les détails. Après tout, si elle devait avoir un avis favorable de la grand-mère de l'homme qu'elle aimait, avis dont elle se foutait comme d'une guigne, autant rester naturelle.
-Puis-je te tutoyer ?
-Vous le faites déjà madame, répondit Ankô.
Kakashi étouffa un rire et seul un sourire fut visible sur son visage lorsqu'il passa nerveusement une main dans ses cheveux.
-Bien, très bien, sourit la vieille dame. Tu travailles avec mon petit-fils, Ankô ?
-Oui madame. Exactement le même travail, je le supplante, précisa Ankô.
-Bien, tu contestes quelques une de ces décisions ?
-Évidemment, sinon Kakashi prendrait trop la grosse tête, se moqua Ankô.
La vieille dame se mit à rire face à l'insolence de Ankô, et fit un clin d'œil à son petit-fils qui soupira d'aise. Il comprit que sa grand-mère adorait la femme qu'il aimait et avait choisie pour partager sa vie.
*
-Ce n'est pas fini.
-Il ont tués Deidara, Kisame, arrêté Konan -l'homme qui venait de parler trembla- et Itachi. Kakuzu et Hidan ont aussi été tués, et nos autres membres importants se sont disséminés un peu partout dans l'État du Massachusetts pour éviter des représailles.
-Je les tuerais un par un.
-Oh oui, Tobi content !
*
C'était la fin de la journée et Hinata fermait la boutique, Ino étant rentrée plus tôt à son appartement dans un état catastrophique. Il faisait froid, et la brunette resserra autour d'elle son manteau.
-Hello my dear, murmura une voix chaude à l'oreille de la brunette, qui rougit autant qu'elle put.
-Bon-bonsoir Naruto, sourit la brunette en se retournant et en lui tendant ses lèvres, que le blondinet prit sans hésitation.
Tous les passants purent voir devant une modeste boutique de fleurs, un grand homme blond emmitouflé dans une veste noire embrasser passionnément une petite brunette aux joues rosies et perdue dans un manteau bleu ciel.
Ces deux amoureux ne se doutaient pas des regards sur eux, et d'un beaucoup plus insistant au coin de la rue.
*
-Bonsoir Temari, tu es resplendissante, la salua Iruka, un sourire crispé aux lèvres.
Temari, amusée, lui mit un coup de coude dans les côtes, mais ce compliment lui fit plaisir. Elle n'avait mis pourtant qu'un simple pantalon tailleur noir, et une chemise blanche. Ses cheveux étaient attachés en ses quatre couettes traditionnelles, et un médaillon ornait son cou. Pour les chaussures, elle ne s'était pas foulée et avait mis les escarpins noirs qu'elle portait habituellement au travail.
-Nous aurons de la compagnie ce soir, Temari, j'en suis désolé d'avance, fit Iruka dans un grand soupir tragique théâtral, ce qui provoqua des rires de la blonde.
Annoncer à Temari que Shiho serait présente ce soir, Shikamaru ayant changé ses plans pour lui et sa compagne du soir, et que la blonde sulfureuse aurait à supporter l'horrible soumission et prétention de la rousse, relevait du parcours du combattant selon Iruka Nara. Déjà il arrivait à faire rire la No Sabaku, mais pour éviter une explosion, il devait agir avec grande prudence.
-Tu connais la personne que Shikamaru a invité, commença Iruka, tâtant le terrain.
-Ah bon ?
-Oui, enfin au début il devait aller au restaurant avec elle, mais comme je t'avais invité, il l'a invité ici.
-Donc c'est une femme.
-Oui, répondit prudemment Iruka, face au regard suspect de Temari.
C'était pas que Temari voulait être la seule femme parmi ses deux mâles plutôt appétissants, mais si Temari la connaissait et Shikamaru aussi, ça lui semblait plus que louche. Ses amies ne connaissaient pas Shikamaru, enfin l'avait entrevu à la soirée d'anniversaire de Kakashi, et cela ne lui semblait pas suffisant pour une invitation à dîner et de surcroît, auraient prévenu la blonde qu'elles allaient dîner avec celui qui faisait perdre la tête , pour reprendre les termes de Ino, à Temari.
-Accouche Iruka, trancha Temari, une idée malsaine émergeant dans son cerveau.
-Ahem, c'est que, c'est...
-Iruka, le menaça Temari, ses yeux devenant brusquement d'un vert très foncé.
-C'est Shiho, soupira Iruka, une main posée sur le cœur en signe de compassion.
Temari No Sabaku hésita franchement entre s'étouffer ou aller étrangler Shikamaru. Il avait invité SHIHO. Shiho, l'espèce de rousse à lunettes complètement azimutée à la drogue nommée « Shikamaru », dont Temari était aussi accro en passant, qui servait de secrétaire au cadet des Nara. La jeune femme poussa un grognement qui fit étrangement plaisir à Iruka : le dîner promettait. Oh oui, il allait bien s'amuser.
Et voilà, fin du chapitre quatorzième. :D
J'ai eu du mal, j'ai eu du mal, j'ai eu du mal, j'ai du mal. J'ai eu du mal, oh bon sang. . J'ai vraiment galéré, mais à la fin j'suis fière de moi. (: Après, c'est à vous d'en juger. J'ai eu cinq jours de « cure » sans internet, non en fait j'étais dans ma « maison de campagne » où Internet n'a pas été installé. Ahem, brefouille, j'ai eu beaucoup, beaucoup de temps pour écrire. D'ailleurs vous pourrez le voir avec le premier chapitre d'une fiction sur Lily L. P./Scorpius M. , le deuxième bien entamé dans mon ordinateur et la troisième et dernière partie de ma fiction sur Kiba / Ino. Je m'ennuyais x) Et miracle, l'inspiration est toujours présente dans cette maison. *________* (Mais bon j'ai raté à cause de ce petit « séjour » une soirée où un « copain » à moi m'avait invité. 3 La raaaage. :( Surtout que j'voulais conclure et qu'il part en voyage tout le mois de janvier. , je blablate beaucoup ma life là non ? :p)
D'avance, pardon pour les OOC, genre Sasuke un peu trop..ouvert ? x) et Iruka que je n'arrive pas trop à cadrer & que j'ai plutôt imaginé un brin séducteur, avec beaucoup d'humour et avec une fidélité familiale à toute épreuve. Après le reste, je pense les avoir retranscrit avec le même caractère.
Muahaha, je suis une sadique. :D Bon, Sasuke va utiliser Karin mais comment ? Ahah, surprise ! Comment va se passer le dîner entre les Nara, et les deux demoiselles ? Pas de partouze après désolé … :P, Naruto et Hinata, y'aura des difficultés, don't worry, elles vont venir. Kankurô commence à comprendre que Tenten ne peut être qu'avec Neji, très bien, très bien. :p & Neji de son côté a bien de la chance d'être un glaçon, et de posséder autant de sang-froid. Et non, non Kankurô, ce n'est pas bien de se mettre Naruto et Neji-chou à dos. Muahaha. Ahah, Chiyô en grand-mère de Kakashi, j'me marrais toute seule. Jiraiya, Tsunade & Hikari, tout est bien qui finit bien, mais une menace plane sur Konoha. Oulalalala ! :p J'aime bien aussi l'idée d'une relation Güren-Itachi, je ne peux franchement me résoudre à la mort de ce dernier alors qu'il avait tout fait pour son frère. Bref, j'les vois bien ensemble. Puis, puis, euh, ah oui, Kiba-Ino, oulalala, quel dilemme. J'ai pas réussi vraiment à cadrer mais bon, j'ai fait de mon mieux. Un peu dramatique, mais on arrive bientôt à l'aboutissement de cette relation, pareil pour Tenten-Neji, Sakura-Sasuke encore à attendre, Shikamaru-Temari je sais pas trop, selon mon humeur, Kakashi-Ankô presque fini, Shizune-Iruka, euh, on va attendre encore un peu, j'sais pas trop en fait. Qui d'autre ai-je oublié ? Je crois avoir tout dit.
Encore désolééééééé pour ce retard, on va dire que ce chapitre est votre cadeau de Noël, muahahaha. Non je n'ai pas abusé de Champagne encore, à l'heure que je vous écris, nous sommes le 24 Décembre à 15h00 pour moi, donc genre 12h00 pour les métropolitains, à entendre ceux qui habitent en France métropolitaine et j'écoute Dead and Gone de T.I & Justin Timberlake à ce moment précis. (Qu'est ce qu'on s'en fout xD)
En vous souhaitant de bonnes fêtes,
Valouw.
PS du 28.12.o9 : Pour l'instant, 904 mots du prochain chapitre ont été écrits ! Plus qu'environ 9 000 et j'serais satisfaite. Ahaha. ;D
