Une suite pour les chanceux qui lisent :p Bonne lecture


La vie de Lex Luthor était vraiment de plus en plus étrange. Superman avait quasiment disparu de sa vie – selon le Daily Planet, il essayait de lutter contre des violents tremblements de terre en Asie – et comble du comble, Zarkarov voulait l'obliger à créer son centre de recherche dans le fin fond de la Sibérie.

Il soupira en voyant un jeune garçon entrer avec la délicatesse d'un pachyderme dans son bureau. Il fit un signe de tête pour montrer son mécontentement à sa secrétaire puis se tourna vers l'intrus.

-Vous désirez ?
-Z'êtes Luthor Alexandre ?
-Ze zuis. » Il était à peine ironique…
-Vous êtes marrant vous.
-Oh vous croyez ? » Vraiment à peine ironique.

Le gamin lui fit un sourire sincère et le félicita en lui remettant une enveloppe.

-J'espère que c'est la bonne nouvelle que vous attendiez. Bonne journée.

Et il partit.

***
Une bonne nouvelle avait-il dit. Une bonne nouvelle. Dans ce genre de cas, pouvait-on parler de bonnes ou de mauvaises nouvelles ? Etre père se situait dans quelle catégorie exactement ?

Demander à quelqu'un ? Non, ça aurait été comme d'avouer qu'il était père.
Il était père.

Papa.

***

Une heure plus tard, il cherchait toujours une réponse à ses questions. Il lança la pièce et décida que face serait une bonne nouvelle.

Il souleva la main qui cachait la pièce et jeta un œil dessus.

Il refusa la réponse et recommença à nouveau.

Vingt lancés plus tard, il du reconnaître que cela tournait au grand délire. Vingt et une fois face. Etait-ce seulement humain ? Quel était le taux de probabilité que… il soupira. Etre père devait être une bonne chose. Peut-être.

Une grande rousse entra dans son bureau et se jeta sur lui. Il était peut-être père mais au moins, il avait toujours une fille dans son lit. Et dans son bureau. Dans son ascenseur. Dans sa limousine aussi.
Sa vie n'était pas finie parce qu'il avait une fille…

-Chérie, tu prends la pilule ?

Il avait mérité la gifle. Mais elle aurait pu au moins lui répondre. A présent, il s'imaginait avec deux Caitlyn : une blonde et une rousse.

-Sally, secrétaire de mon cœur…

- Trouvez-moi le nom de cette rousse et contactez son médecin traitant. Si elle tombe enceinte, je veux le savoir dans la seconde.

***

-Chérie, ça te dit de passer quelques jours chez ton père ?
-Non. Je viens avec vous.
-Caitlyn…
-Non, je refuse d'aller chez lui. Je viens avec vous !
-Chérie, ta tante et moi, on y va pour travailler.
-Je travaille avec vous !
-Comme stagiaire. Pas comme titulaire…
-Il faut que j'apprenne.
-Tu iras chez lui.
-J'ai 18 ans. Je sais…
-Percolateur.

Ma mère avait parfaitement compris comment me faire culpabilise. Vivre avec sa mère était le meilleur moyen de lui donner les informations essentielles pour vous faire culpabiliser.
Il devrait exister une loi pour interdire aux parents de vivre avec leurs enfants. Ou pour les empêcher de retenir tout ce qui pourrait être utilisé contre les dits enfants.

Je n'irais pas chez ce type. Jamais ! Elle ne pouvait pas m'obliger !

-Pense un instant à tous les problèmes que tu vas pouvoir lui causer… Et puis, tu t'arrangeras avec lui.

Elle n'avait pas tord. Elle avait même en partie raison.

-J'ai toujours rêvé d'avoir une salle de bain avec jacuzzi…
-T'es bien la fille de ton père.
-Ne dis plus jamais ça. Jamais. Pourquoi as-tu attendus si longtemps.

Son soupir valait tous les remords possibles.

-Chérie… Si j'avais pu, tu ne l'aurais jamais su.

***

Il se remettait encore à lancer cette pièce. Les deux heures de réunion lui avaient changé les idées mais là, sa paternité lui retombait en pleine face. Face. C'était exactement ça. Toujours et encore face en pleine face.

Sa porte s'ouvrit avec fracas.

-Secrétaire ! Mon bureau n'est pas un moulin !
-Lexou, voyons, sois plus gentil avec elle. Et elle le sait bien que ce n'est pas un moulin, il n'y a pas de grains ici…
-Tes investigations journalistiques t'ont donné des yeux de lynx.
-Et toi, une langue de vipère…
-Tu aimerais la tester n'est-ce pas.

Il la voulait. Horizontalement parlant. Ca devenait une obsession dès qu'elle était dans une pièce. Elle lui souriait. Elle acceptait ?

-Alors, Lexou, tu es d'accord n'est-ce pas ? Tu aurais bien une chambre dans le manoir pour… »

Il était hypnotisé par le mouvement sexy de ses sourcils. Elle le draguait… Horizontale : position gagnante ! Sa journée n'allait pas être aussi pourrie que cela au final.

-Je suis toujours d'accord. Tu le sais très bien.
-J'ignorais que tu étais aussi en accord avec ta nouvelle fonction…
- Oh tu sais, cette entreprise peut se passer de moi quelques instants, le temps pour toi et moi de… » Il se releva, contourna son bureau et posa sa main contre la cuisse de Chloé, remontant lentement sa jupe.
-Lex, t'occuper de ta fille ne signifie pas que tu vas avoir un accès illimité à mon lit.
-Limité. Une fois par semaine ça pourrait le faire ?
-Lex, occupe-toi d'elle pendant sept jours. Après nous verrons pour ça, ok ?
-D'elle ?
-De Caitlyn ! Ta fille !
-C'est une bonne chose ?
- De t'en occuper ? Lex ce n'est pas une bonne chose, c'est ton devoir ! Maintenant que tu sais pour elle, tu vas devoir prendre tes responsabilités. Et pas seulement une fois de temps en temps.

Il avait la drôle d'impression de s'être fait avoir. Un peu comme un mauvais achat. Sauf qu'il n'y avait pas la moindre chance qu'il puisse y avoir un service après vente.

Il était jusqu'au cou plongé dans cette histoire. Il lui tendit donc le dossier.

-C'est quoi ?
-La preuve que cette fille est ma descendance.
-Je te l'avais dit.
-Il y avait l'un ou l'autre doute…
-Lex, contrairement à toi, je ne m'envoie pas en l'air avec tout ce qui a des seins.
-Tu n'es donc pas lesbienne, j'ai encore mes chances alors.

Horizontal. Quel joli mot, n'est-ce pas ?

-Je pars en Chine, tu t'occupes d'elle, un point c'est tout. Compris ?
-Tu coucheras avec moi pour me remercier ?
-Tu paieras la moitié de tout ce que j'ai pu dépenser en 18 ans ?
-Tu es dure en affaire, ma douce.
-Je ne suis pas TA douce.

***

Je l'attendais dans l'appartement depuis plus de deux heures. Avec un peu de chance, il allait m'oublier et me laisser totalement libre pour une semaine.

Alors que je m'imaginais déjà faisant la fête jour et nuit, un type entra. Il était suivi par deux autres hommes et par père Lexou.

-Où sont tes valises ?
-J'ai juste un sac.
-Ta mère prenait toujours une centaine de sacs.
- Si tu veux, je peux te donner un par un mes vêtements pour que tu les descendes avec ta cours de valets de pique. Ou de carreau ?
-Tu comptes que je descende tes sous-vêtements un par un ?

Très doué. Presque autant que maman… les jours à venir promettaient d'être très intéressants.