Notre Lex, il n'est pas au bout de ses surprises :)

Bonne lecture!


-Où allons-nous ?
-A Smallville.

Ok.
Passez-moi une corde. Ou non, tuez-le. Vous débarrasserez la terre d'un crétin.
Ma mère m'abandonne ici pour partir en Chine. Pourquoi ? Parce qu'elle a trouvé quelqu'un pour veiller sur moi. Par veiller, il faut entendre « surveillance hyper attentive et constante ».
Ce quelqu'un ? Mon père.
Géniteur disparu 19 ans plus tôt dans un lit qui ressemblait plus à un quai de gare : beaucoup de monde qui passe sans jamais revenir.
Et ce père qui m'emmène dans le bled le plus perdu du Kansas. C'est sur que pour m'encanailler ça va être plus difficile du coup…
Planquez vos ballots de paille, fermiers de tout le Kansas faites bien attention !

***

Elle tirait une tête jusque par terre. Je l'emmène dans mon manoir et voilà tout le merci que j'ai ! Faites des enfants et voyez comment ils se comporteront avec vous. Si j'avais su…

Oui, je ne l'ai pas su. Elle pouvait quand même bien comprendre ça ! Je n'étais pas au courant. Donc, je méritais toute sa sympathie. Je n'avais rien demandé moi !

-Tu souris parfois ?
-Souvent.
-Pas avec moi.
-Je ne vous connais pas. C'est mauvais de parler aux inconnus.
-Je suis ton père.
-Depuis que maman t'a dit que tu l'étais ?
-Oui.

Cette manie d'avoir raison était particulièrement agaçante. Elle avait un air très sarcastique beaucoup plus développé que sa mère… elle me faisait penser à… mon père.

-Satanée génétique.
-Pardon ?
-Toi, continue de tirer la tête.

***

Arrivé au manoir, je devais bien avouer que waouw.
Il était immense. Et malgré un air assez sinistre, il semblait tellement chargé d'histoire que je pouvais qu'être admirative.

-C'est beau.
-C'est Luthorien. Et interdiction de courir partout. Et interdit de casser quelque chose.

Cette semaine allait me sembler très longue…

***

Père et fille : Jour 1.

Lex voyait déjà les titres des journaux « Luthor, pères indignes de génération en génération » mais il se jura en se levant ce matin là de ne pas se laisser faire. Un enfant, c'était un peu comme d'avoir un animal de compagnie, ça ne devait pas être aussi compliqué que cela.

Un mouflet revient à un animal.
Un animal doit-être éduqué.
Allait-il devoir lui apprendre la propreté ?
Il implora le dieu des nouveaux pères de ne pas lui infliger pareil supplice.
De plus, il n'avait jamais eu d'animaux de compagnie.
Et les seuls enfants qu'il lui était arrivé de rencontrer étaient tous des enfants gravement malades pour la promotion de son financement annuel à l'hôpital de Métropolis. Pour son capital sympathie avait déclaré son attaché de presse.

Normalement, ils devaient être un peu plus dynamique supposa-t-il en sautant du lit.

Il récupéra devant la porte de sa chambre les quelques livres que son majordome avait pu dénicher.

« Devenir père », « le guide des papas débutants » et « une place pour le père ».

***
Il y avait une odeur étrange dans le manoir. Plus il s'approchait de la cuisine et plus il se demandait si…

Son cuisinier. Son cuisinier était assis, le dos au mur dans le couloir qui menait à la salle à manger adjacente à la cuisine.

-Mais que diable faites-vous là ?! Et mon petit déjeuner ?!
-Elle l'a réquisitionnée.
-Quoi ? Qui ?!
-La cuisine et votre dame, la blonde.

Il était persuadé de n'avoir ramené aucune… Caitlyn ! Il ouvrit la porte, la faisant presque sortir de ses gonds. Sa fi… Sa progéniture tombée du ciel était près du four, manipulant… un truc étrange dans une poêle.

« Ne laissez pas votre enfant à proximité d'une cuisinière sans surveillance »

-Non mais vraiment !
-Bonjour à vous aussi.
-Tu es complètement folle, éloigne-toi de ce four !
-Mon gâteau risque de bruler si je n'y prends pas garde.
-Tu risques surtout de TE bruler !

« Les jeunes enfants sont inconscient du danger, n'hésitez pas à leur rappeler les risques et surtout n'oubliez jamais de leur expliquer. Une menace ne sert à rien, la compréhension est la clé de tout »

Il devait être patient, elle ne pouvait pas comprendre. N'écoutant que son courage, il lui prit la poêle des mains et se tourna vers elle, prenant le ton de son père. Il ne savait pas ce que cela signifiait pour lui d'être père, il devait se référer à la seule autorité qui s'en rapprochait. Lionel.
Ou pas.
Jonathan Kent ?
Bof. On avait connu mieux.

Elle le regardait maintenant d'un air sarcastique.

-Je peux vous prendre en photo ? Ca ferait un article d'enfer. « Luthor au fourneaux, pompiers illico ! »
-Un peu de respect jeune fille et…

Il prit une grande inspiration avant de se lancer.

-Un four, une plaque électrique ou tout objet de ce genre, lorsque cela fonctionne… Et bien, ça devient chaud.

Elle haussait le sourcil droit. C'était trop difficile pour elle. Il allait devoir passer aux choses sérieuses.

-Si c'est chaud, c'est dangereux pour toi. Je vais te montrer combien cela est douloureux.

Et il posa sa paume contre la plaque électrique. Les larmes aux yeux, il lui demanda si elle avait comprit.

***

Il est fou. Totalement cinglé. Bon à enfermer. Illico et définitivement.

-Mais c'est pas vrai !

Je lui arrache ma poêle des mains, il faut sauver mon déjeuner. Mes belles poires caramélisées !
Je le force à mettre sa main sous l'eau tiède légèrement fraiche et lui interdit de la retirer.

-Mais vous avez quel âge ?!
-Je dois te protéger du monde extérieur !
-Vous parlez comme un manuel d'éducation à la paternité !

Complètement à enfermer. Et il devait veiller sur moi ?! Maman, merci de m'avoir épargné cela plus jeune. Mille mercis.

Mais quel âge avait-il donc ?!

***

Page 24 du guide des papas débutants pour être exact.
Etait-ce un crime de vouloir l'élever ?
La… chaire de ma chaire, le sang de mon sang… enfin, une idée de ce genre là.
Elle était comme sa mère, si jeune et déjà si douée.

Mais, que… Aie !!!!! Mais ça fait un mal de chien !
Tenez-vous tranquille qu'elle me dit. Non mais vraiment quel culot ! Aieeeee !!!! Elle me torture sans aucun ménagement. Je vais perdre ma main…

***

Il voulait Chloé. Il voulait être dans ses bras. Juste dans ses bras et ça c'était une grande première.