Nos luthors préféré en duo : la suite!
Bonne lecture (review très appréciées )
Jour 2 :
Je hais ce type.
J'exècre ce type.
J'ai une aversion totale et complète de ce type.
Je…
Je suis à court de synonymes. C'est vraiment qu'il me rend chèvre. Je suis la déesse du synonyme ! Avec maman, on s'amusait toujours à consulter les synonymes pour rendre ses articles plus vivants. Enfin, aussi pour remonter un peu le niveau de connaissances des lecteurs…
Bref, là n'est pas le souci. Grâce à ce crétin, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. Pas une seule seconde.
La raison ?
Je revoyais en boucle cet événement horrible du petit déjeuner. J'entendais encore sa petite voix de documentaire expliquant que le feu, ça brûle. Je voyais encore et toujours mes poires caramélisées glisser dans la poêle qu'il maniait avec si peu de délicatesse, manquant à chaque instant de faire périr mon déjeuner. Et en plus du fait que cet événement pouvait déjà m'envoyer en psychothérapie – Non mais vous imaginez ?! J'ai 18 ans et il me traitait comme une gamine de 4 ans ! – je revoyais inlassablement sa main se poser sur cette poêle pour me le démontrer… que le feu brule.
Il a volontairement brulé sa main au deuxième degré exprès. Pour moi. Dois-je en rire ou en pleurer ? Maman avait selon moi de très bonnes raisons de me cacher la triste vérité sur mon père.
Mémo : Il me faut l'avis d'un généticien, vais-je moi aussi finir à moitié folle ?!
Bon, Caitlyn, ce n'est pas le moment de tergiverser. Petit-déj' après, on avisera.
***
-Mademoiselle, veuillez- vous rendre dans la salle à manger.
Un molosse de 2 mètres sur 1m50 me barrait le chemin. Comment vouliez-vous que je fasse le poids contre cette armoire à glace ?!
J'étais interdite de cuisine… Et mon café ? Hein ? Comment je fais mon café moi ?
Je vais téléphoner à la ligue des droits de l'homme. C'est de la torture pure et simple. Une atteinte pure et dure contre mes libertés personnelles !
J'ouvre l'immense porte qui mène à… Oh mon dieu. Cette table doit faire la longueur du couloir qui mène à ma chambre du manoir. Il y a de quoi mettre au moins trente personnes ! je suis ébahie. C'est incroyable.
Mon géniteur se trouve à une extrémité tandis que ce que je juge être mon petit déjeuner se trouve à l'opposé. Pas très convivial tout ça, Papounet. Je m'installe tout de même.
-Bonjour Caitlyn.
Au moins, il est poli.
-Je veux du café.
La génétique prouve que ce trait de caractère ne tient pas la route face à une absence des plus flagrantes de café.
-Charmant. Ma main se porte à merveille.
L'humour, lui, est de famille. Coté Luthor et Sullivan.
-Ravie de l'entendre.
Le sarcasme aussi.
Il a l'air très malin avec son bandage… Ne pas rire ne pas… Oh ! Une idée d'enfer !
-Vous avez un stylo ?
-Euh oui, pourquoi ?
-Envoyez.
Je l'attrape alors qu'il glisse jusque moi, prends ma chaise – située à l'exacte opposée de la place de mon géniteur – et cours m'installer à coté de lui.
-Vous allez adorer.
Je lui attrape doucement la main – il est le roi des crétins mais tout animal a le droit d'être traité avec respect - et commence à écrire dessus. Enfin, sur le bandage.
Lorsque je le relâche, il s'empresse de lire.
-Le feu ça brûle. Attention à cette main, ce serait malheureux de devoir la remplacer par un… Je n'arrive pas à lire la suite.
-C'est un dessin.
-Un point d'interrogation plutôt.
-Non. Un crochet.
Je lui pose un bisou sur la joue.
-Bonne journée, capitaine !
***
Me comparer avec ce drôle de type au crochet et au chapeau ridicule. C'était joliment envoyé. Un peu trop Disney à mon gout mais joliment fait. Mais me montrer gentil aurait-été malvenu.
Je me devais de répliquer.
Je devais réunir mon équipe.
Jour 3 :
Quel beau jour que ce jour. Les nouvelles de Superman étaient terribles selon ma chroniqueuse préférée et sa cousine. Il avait du travail par-dessus la tête et semblait même surmené. Le pauvre chéri. Je m'étais empressé d'écrire à mon correspondant chinois pour qu'il aille lui lancer des pierres.
Alors que je rangeais avec soin cet article dans mon album « Superman – preuve qu'il faut s'en débarrasser Tome 3 ». Des hurlements suraigus me parvinrent aux oreilles.
-Lachez-moi !
-Silence ! Je t'amène à mon maitre.
On ne trouvait plus de personnel qualifié… Me traiter de « maitre ». C'était si… désuet. Ridicule en somme.
Il ouvrit la porte de manière peu délicate, d'un coup d'épaule.
-Monsieur, j'ai trouvé ça.
Ca était en l'occurrence ma nouvelle fille. Il l'avait coincée sous son bras l'immobilisant en grande partie. Seules ses jambes faisaient encore quelques mouvements.
-Lâchez-la et continuez votre garde. Je m'occupe d'elle.
Il sortit et referma la porte tout aussi délicatement.
-Vous m'expliquez ?
-Il ne faisait que son travail…
- Et bien, vous direz à Mouche que je suis votre fille, ça lui évitera de me tomber dessus et de me transporter comme un sac à patates.
-Dommage, je trouvais que vous formiez un charmant duo.
-Ce n'est pas drôle. Il m'a fouillée.
-Tu es sur une propriété privée, il faut le comprendre…
-Je suis votre fille.
-Ah bon ? Quelle surprise, je l'ignorais.
Elle était furax. J'adorais sa tête en cet instant. Elle me rappelait sa douce mère lors de ses colères légendaires.
Elle sortit en claquant les portes.
-Un peu de respect pour ce manoir !
-Rien à faire !
Je finis tranquillement de coller mon article avant de téléphoner à… Mouche avait-elle dit ? C'était charmant comme nom.
- Mouche, si vous recroisez cette demoiselle, ramenez la moi de la même manière, c'était fort divertissant.
