Bring me to the light
Chapitre III : I want you to back home with me
Auteur : Shizuka Kurai
Genre : shônen ai, darkfic
Série : Gravitation
Pairing : Yuki Eiri / Shindô Shûichi
Persos : les parents Shindô, Shindô Maiko
Disclaimer : Persos de Maki Murakami
Commentaires : Alors, prêtes pour un nouveau chapitre de « BML » ? Vous avez sûrement hâte de savoir comment va Shuichi, hein ? Hé ben y faudra attendre jusqu'au prochain chapitre ! WOUAH HA HA HA HA ! Je suis sadique !… Et surtout très con… parce que vous aurez des nouvelles de ce pauvre Shui-chan dès ce chapitre. Je vous faisais marcher. Oui, je sais, je suis méchante, très méchante… Yuki-san, arrêtez de dire très bête parce que je vais finir par me fâcher… C'est ma faute, à moi, si vous avez mauvais caractère ? Et si vous êtes désagréable avec tout le monde ? De toute, façon, y a que la vérité qui blesse, donc si ce que je vous dis ne vous plaît, vous avez qu'à revoir un peu votre comportement. Et surtout envers ce pauvre Shuichi que vous prenez un malin plaisir à martyriser à longueur de journ… BAM ! (bruit du dictionnaire que je viens de me prendre en pleine gueule). AIEUH ! Ça fait mal ! Ben puisque c'est comme ça, je vais me venger dans ma prochaine fic (quoique en même temps j'en avais bien profiter pour maltraiter Yuki dans R& J. Hi hi hi !). Vous avez de la chance, Yuki-san. Là, j'ai pas le temps de vous en coller une, mais tu paie rien pour attendre, sale type… RE-BAM ! ! ! AIEUH ! BRANG BLABANG PATATRA CRAAAAAC RATCHAIIIIEUH AAAAAAARGHEUHHH ! ! ! (bruit de Shizuka se prenant un autre dico par la tête, suivi de son cri de douleur, puis du bruit de la bibliothèque s'effondrant sur elle au moment où elle se retenait dessus, et enfin cri d'agonie ou presque de la pauvre Shizuka en train d'étouffer sous le monceau de manga qui lui est tombé sur le dos).
PIIIN- POON, PIIIN- POON ! (sirène de l'ambulance transportant d'urgence la pauvre Shizuka-chan à l'hôpital).
Voix-off : Nous nous excusons pour cette interruption impromptue du commentaire de l'auteur, mais cette dernière est actuellement indisponible. Nous vous remercions d'avance de rester avec nous, le troisième chapitre de « BML » va vous être livré dans quelques instants par une amie de Shizuka, la non moins fameuse Karla (ne cherchez pas ses fics sur le Net, elle n'écrit pas. Elle se contente de recopier de temps à autre les histoires de Shizuka sur l'ordinateur, quand celle-ci est trop prise par la rédaction manuscrite de ses fics… ou qu'elle s'est faite dérouiller par Yuki).
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Résumé du chapitre précédent : Shuichi a été transporté à l'hôpital dans un état critique, mais les médecins ne peuvent encore déterminer s'il s'en sortira ou non. Yuki a prévenu Hiroshi en lui demandant de contacter les parents de Shuichi, puis a demandé à sa sœur qui l'appelait juste à ce moment-là de venir le chercher. Seulement, quand Mika arrive, l'écrivain exprime son désarroi en souhaitant que ce baiser n'ait jamais eu lieu, mais Tôma l'entend et prend la fuite. Une course-poursuite s'engage entre les deux blonds à travers l'hôpital, mais heureusement, Eiri parvient à rattraper le président avant qu'il chute dans les escaliers, et les deux hommes se réconcilient.
(Note : toutes les dates sont prises en fonction de l'année 2007)
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Chapitre III : I want you to back home with me
Le lendemain, en début de matinée, Hôpital central de Tokyo (vendredi 19 Janvier).
_ « … Yuki… » gémit le chanteur en entrouvrant les yeux.
_ « Ah, vous êtes réveillé ? fit la femme à côté du lit. Je suis désolée, mais je ne suis que votre infirmière.»
_ « … Je veux voir… Yuki… onegai…» demanda le blessé à mi-voix, déboussolé, ne comprenant pas où il se trouvait.
_ « Je suis navrée, votre ami n'est pas encore arrivé, mais je lui dirais que vous voulez le voir dès qu'il sera là, promit la jeune femme. Par contre, votre famille est ici. Voulez-vous que je les fasse entrer une minute ? »
_ « Je veux voir… Yuki…» répéta seulement le musicien en se rendormant.
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Quand Yuki arriva, environ deux heures plus tard, Shuichi était réveillé et sa famille était auprès de lui. Le musicien avait vaguement échafaudé une histoire sur les circonstances de son accident, passant sous silence toute implication de l'écrivain ou du président de N.G. L'artiste demanda à ses parents et à sa sœur de le laisser quand l'infirmière vint l'informer de la présence du romancier. Au moment où le blond pénétra dans la chambre, un lourd silence s'installa entre les deux amants.
_ « … Heu… Ohayo, Yuki… fit Shuichi d'une voix hésitante. C'est gentil d'être venu me voir… Comment tu vas ?»
_ « C'est plutôt à toi qu'il faut demander ça…» lâcha un peu froidement l'écrivain.
_ « …Ha…heu… Ça va à peu près… J'ai juste un peu mal à la tête, mais c'est pas très grave. Le docteur m'a dit que c'était normal si c'était un peu douloureux, avec le choc que j'ai reçu… Il m'a dit aussi que je pourrais sortir demain, à condition de bien me reposer. Mon père viendra me chercher dans l'après-midi et…»
_ « Tu ne veux pas revenir à la maison alors ?» le coupa le romancier.
_ « … Heu… je…»
_ « J'ai des choses à te dire…» continua le blond en s'asseyant au bord du lit.
_ « Je crois… que je préfèrerais rentrer chez mes parents… Je suis pas sûr d'avoir envie d'entendre ce que tu veux me dire… Pas maintenant…»
_ « Et que crois-tu que je vais te dire ?»
_ « Que… heu… tu… enfin… toi et…»
_ « Que j'aime Tôma ? C'est ça que tu as peur que je te dise ?»
_ « …Sigh…» fit seulement Shuichi en retenant un sanglot, croyant que Yuki lui avouait enfin la vérité sur ses sentiments envers le président.
_ « Il n'en est rien, baka. Je voulais t'expliquer ce qui s'était vraiment passé avec Tôma, mais tu t'es barré avant que je puisse le faire hier… J'aime beaucoup Tôma, c'est vrai… (nouveau sanglot étouffé du musicien)…Mais je le considère seulement comme un frère. Pas comme un amant… Pas comme toi…»
_ « Pourtant tu l'as embrassé…»
_ « C'est lui qui m'as embrassé ! se récria Yuki. Je n'ai pas pu l'empêcher de faire ça. Il m'a eu par surprise !»
_ « En tout cas, ça avait pas l'air de te déplaire…»
_ « Il n'est pas question de savoir si ça m'a plût ou pas ! Je te répète qu'il m'a eu par surprise !»
_ « On dit ça, on dit ça…»
_ « Mais j'ai jamais voulu qu'il m'embrasse, bon sang ! Il ne m'a pas vraiment demandé la permission ! Ça te ferait quoi, toi, si ton copain là… Hiroshi ! Qu'est-ce que ça te ferait si Hiroshi t'embrassait ?»
_ « Mais je trouverais ça dégoûtant ! s'indigna Shuichi. Hiroshi est mon meilleur ami! On fera jamais… "ça" … ensemble… Je peux même pas imaginer une seule seconde qu'on …»
_ « Tu vois ! C'est exactement ça pour moi. Je ne peux imaginer d'avoir une relation avec Tôma. Je ne peux malheureusement pas l'empêcher de m'aimer, mais je n'ai aucune envie qu'on soit amants.»
_ « … »
_ « Kuso ! Mais pourquoi je perds mon temps à essayer de me justifier devant cette tête de mule qui me fait une scène de jalousie ? s'emporta soudain le blond. Je ne l'ai jamais fait avec mes partenaires féminines, alors pourquoi je devrais le faire avec toi ?»
_ « … Crie pas, onegai… fit le chanteur à mi-voix. Ça résonne dans ma tête… »
_ « Ha… Gomen… » s'excusa le romancier en se calmant aussitôt.
_ « … »
_ « Shuichi… fit Yuki d'une voix plus calme. Je voudrais vraiment que tu reviennes à la maison, pour qu'on parle un peu de tout ça… Alors si tu veux revenir, appelle-moi et je viendrais te chercher demain…»
_ « … Et si je veux pas revenir demain ? Si je t'appelles pas ? Qu'est-ce que tu feras ?»
_ « … »
_ « Humpf… Tu réponds pas ? Je m'en doutais… » lâcha le musicien d'une voix attristée en détournant la tête.
_ « Kuso… Ce que tu peux être chiant à toujours vouloir que je te sorte des trucs à l'eau de rose, soupira l'écrivain, exaspéré. Mais bon, je vais te dire ce que je ferais : je prendrai ma bagnole, j'irai jusque chez tes parents s'il le faut, et j'essayerai par tous les moyens de te convaincre de revenir avec moi. Ça te va comme ça ? »
_ « … T'es… t'es sincère quand tu dis ça ? Ou est-ce que tu dis ça parce que tu crois que c'est ce que j'ai envie d'entendre ?»
_ « … Je suis sincère, Shuichi…» répondit très sérieusement l'écrivain en fixant le chanteur droit dans les yeux.
_ « … »
_ « Maintenant, c'est à toi de décider ce que tu veux faire demain…»
_ « … »
_ « Je t'ai apporté ton portable. Appelle-moi si tu veux que je vienne…»
Sur ce, le romancier se leva et quitta la chambre.
_ « Yuki ! Attends… s'il te plaît…» fit Shuichi en se redressant dans le lit.
Mais il était trop tard, Yuki était déjà parti. Pris d'un élancement à la tête, Shuichi se rallongea en gémissant. Des larmes perlèrent à ses yeux, et il se mit à pleurer doucement en murmurant :
_ « Yuki… Tu sais, en ce moment, c'est pas à ma tête que j'ai le plus mal, c'est à mon cœur…»
Le chanteur sanglota de longues minutes, mais cela lui donnait encore plus mal à la tête, et finalement, il s'endormit, épuisé par les événements de ces deux derniers jours…
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Une Mercedes Benz filait à vive allure dans les rues de Tokyo. Le conducteur, un jeune et bel apollon à la chevelure couleur d'or, affichait un air contrarié. Qu'avait-t-il donc espéré en allant voir son compagnon à l'hôpital ? Que le chanteur lui pardonne aussi facilement ce qu'il s'était passé hier avec Tôma? C'était à cause de ça que Shuichi s'était enfui et avait été renversé. Tout ça pour quoi ? Pour sauver un pauvre type, incapable de se montrer aimable avec son amant. Yuki se demandait encore pourquoi il s'était montré aussi froid avec le musicien tout à l'heure à l'hôpital. L'inquiétude l'avait pourtant rongé toute la nuit, et il avait été soulagé de voir l'artiste conscient quand il était arrivé là-bas.
Mais comme à son habitude, l'écrivain avait masqué toute forme d'émotion, et tout ce dont il avait été capable avait été de poser un ultimatum au chanteur. "Appelle-moi si tu veux que je vienne ". En version traduite, ça donnait : "OK, si tu veux plus me voir, je disparaîtrai de ta vie ". Il y avait mieux comme formule de bon rétablissement à adresser à un blessé. Pris d'un soudain remords, le romancier poussa un juron, donna un brusque coup de volant et fit en pleine rue un demi-tour digne des plus grands champions automobiles, avant de repartir vers l'hôpital.
Cependant, quand il arriva, on lui annonça que Shindô Shuichi venait de décéder, suite à… (Note de Shizu : Mais… Mais… qu'est-ce que je raconte là comme andouillerie ?!? Ah mais attendez… J'avais pas lu la suite… Ouf ! Une blague ! C'était une blague ! Donc, fausse alerte, Shuichi n'est pas mort). Quand Yuki arriva donc à l'hôpital, il fut déçu de trouver son amant endormi. Celui-ci avait encore les yeux rouges et humides des larmes qu'il avaient versés. Finalement, le blond trouva préférable que le chanteur dorme. Il n'aurait pas aimé le trouver en pleurs, et être obligé d'expliquer pourquoi il était revenu. L'écrivain resta une bonne demi-heure assis au bord du lit à contempler son amant endormi, puis il déposa un léger baiser sur le front de l'adolescent avant de quitter la chambre.
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Le lendemain matin, le médecin vint annoncer au chanteur qu'il allait le garder encore une nuit à l'hôpital,par précaution. Shuichi, qui se sentait mieux que la veille, se tâta un long moment (Note de Shizu : … Non… Il ne s'est pas fait une masturbation dans son lit d'hôpital… Arrêtez donc d'avoir l'esprit aussi mal tourné, bon sang ! ) hésita un long moment pour savoir s'il allait appeler ou non Yuki. Mais sur les conseils de sa sœur Maiko et d'Hiroshi, il n'appela pas, attendant de voir si l'écrivain allait se manifester. Mais Yuki ne se montra pas de la journée, ni à l'hôpital, ni chez Shuichi comme il l'avait dit, et il ne téléphona pas non plus.
Pourtant, en début d'après-midi, le romancier avait téléphoné à l'hôpital pour savoir si le chanteur était parti, et on lui avait appris que son amant ne sortirait que le lendemain matin. Mais l'artiste n'avait rien su de cet appel, Yuki ayant recommandé à la standardiste de ne pas l'en informer. Ce fut donc un Shuichi ébahi et stupéfait qui vit arriver l'écrivain le lendemain, quelques minutes à peine avant son départ.
_ « Yu…Yuki ? balbutia le musicien, interdit. Qu'est-ce que tu fais ici ?»
_ « Je suis venu une dernière fois essayer de te convaincre de rentrer à la maison… enfin chez moi.»
_ « Mais… s'étonna Shuichi. Comment t'as su que j'étais encore à l'hôpital ?»
_ « J'ai téléphoné hier après-midi pour savoir si tu étais bien sorti, et on m'a dit que tu restais encore une nuit.»
_ « Ah ben ça… Si je m'attendais… Je pensais pas… que tu viendrais quand même…»
_ « … »
_ « … Heu… Vous pouvez nous laisser seuls une minute ?» demanda Shuichi à sa famille qui était là quand Yuki était arrivé.
_ « Mais enfin, Shuichi ! s'indigna la mère. Qu'est-ce que ça veut dire ? Il n'est pas question que tu repartes avec ce jeune homme ! Tu viens d'avoir un grave accident, et tu as besoin de repos, alors tu vas me faire le plaisir de rentrer immédiatement avec nous ! Ce n'est pas parce ton ami est un écrivain célèbre qu'il doit se croire tout permis ! » (Note de Karla : on peut situer cette histoire après la fic « Merry X-mas » de Shizu, donc la mère sait que c'est bien le vrai Yuki Eiri )
_ « Okaa-san, intervint Maiko. On ferait mieux de les laisser seuls quelques minutes. Ils se sont disputés l'autre jour, et ils ont des choses à se dire. Et puis, je dois t'expliquer une ou deux choses aussi…»
_ « Mais…»
_ « Viens, okaa-san, laissons-les, » insista Maiko en entraînant sa mère ainsi que son père hors la chambre.
La porte se referma sur eux, laissant les deux amants enfin seuls. Shuichi finit d'enfiler les vêtements propres que sa mère lui avait apporté, puis commença à rangea ceux qu'il portait le jour de l'accident dans son sac de sport, le tout dans un silence gêné. Yuki sortit une cigarette de son veston, mais se rappelant qu'on ne fumait pas dans un hôpital, la rangea aussitôt avec un grognement exaspéré.
_ « Désolé pour ma mère, s'excusa le musicien, mal à l'aise devant le silence de l'écrivain. Elle est parfois un peu trop protectrice…»
_ « Je ne lui reproche rien…»
_ « À elle non, mais à moi…»
_ « Qu'est-ce que tu veux dire par là ?»
_ « Ben… je t'ai pas appelé, ni rien et…»
_ « Tu le fais exprès d'être aussi idiot ou quoi ? fit froidement Yuki. Pourquoi je te reprocherais de ne pas avoir appeler ? Franchement, dans toute cette histoire, s'il y a quelqu'un à qui reprocher des choses, c'est plutôt à moi. C'est à cause de moi que tu as eu cet accident et je m'en veux. Je n'aurais pas supporté d'avoir ta mort sur la conscience… Alors, même si je ne suis pas très démonstratif au niveau des sentiments, j'espère que tu comprendras que je tiens à toi…»
_ « … »
_ « Je n'ai aucun reproche à te faire, Shuichi, » fit le romancier en s'approchant du chanteur pour lui caresser la joue.
_ « … En fait… je voulais surtout parler de l'autre jour quand je vous ai… quand j'ai débarqué chez toi à l'improviste…» lâcha le musicien en détournant la tête.
_ « C'est encore cette histoire qui te préoccupe ? soupira Eiri. Je t'ai déjà dit que je ne désirais absolument pas ce qui est arrivé avec Tôma. Mais on ne va pas discuter de ça maintenant. Pour l'instant, on va rentrer et en parler au calme tous les deux, d'accord ?»
_ « … »
_ « Réponds-moi, Shuichi… Tu veux rentrer avec moi, oui ou non ?» insista l'écrivain .
Le musicien restait muet. Il leva un instant les yeux vers Yuki mais les baissa aussitôt, envahi par un flot d'émotions contradictoires. Jalousie, colère, mais aussi tristesse et désespoir. Voyant qu'il n'arrivait pas à obtenir de réponse, le blond attira son amant à lui et le serra doucement dans ses bras.
_ « Je voudrais vraiment que tu rentres, murmura-t-il à l'oreille de l'artiste. Tu me manques… Mais si tu ne veux vraiment pas venir avec moi, je respecterai ta décision…»
_ « … Ei… heu.. Yuki… tu sais, moi aussi, j'aimerais bien venir avec toi, mais je sais pas si…si c'est une bonne idée…»
L'écrivain avait noté la distance imposée par Shuichi. Celui-ci avait failli l'appeler Eiri, mais il s'était repris et l'avait appelé Yuki.
_ « Si tu penses que c'est mieux pour toi de retourner chez tes parents, je ne t'en empêches pas, " Shindô ", fit le blond en jouant le jeu du musicien. Mais réfléchis bien avant… »
_ « Pour…pourquoi ? » balbutia l'adolescent, vaguement inquiet, en s'écartant de son compagnon.
_ « Si tu fais ça, je comprendrais que tu ne veux plus me voir, et que tu veux rompre définitivement avec moi… »
_ « …Yu…Yuki ! T'as… T'as pas le droit de me dire ça ! » s'écria l'artiste, catastrophé.
_« Je t'offre une chance de nous réconcilier. Seulement là, c'est à toi de décider si tu veux qu'on reste ensemble ou pas, parce que je te signale que je fais déjà tout pour. »
_ « … » fit seulement le garçon aux cheveux roses en baissant la tête.
_ « Alors ? l'interrogea le blond. Qu'est-ce que tu décides ? »
_ « … Heu… je… » hésita Shuichi, les larmes aux yeux.
_ «Qu'est-ce que tu décides, Shuichi ? » insista l'écrivain en s'approchant à nouveau du chanteur pour lui caresser la joue.
_ « … Je… commença le musicien en relevant la tête. Je veux… Je veux rentrer avec toi, Yuki… »
Puis le chanteur se jeta dans les bras de son amant avec un hoquet étouffé. Le romancier passa la main dans les mèches fuchsia du chanteur pour le calmer, puis il l'écarta doucement.
_ « Finis de ranger ton sac. Je vais aller voir si je peux convaincre ta mère de me laisser t'emmener, » dit le blond.
_ « Haï ! »
En sortant de la chambre, Yuki trouva Maiko en grande discussion avec ses parents. Quand la lycéenne aperçut l'écrivain, elle abandonna ses parents un instant pour venir le chercher.
_ « Je leur ai expliqué un peu votre" relation" à tous les deux, fit-elle en entraînant le blond par le bras. Mais maintenant, c'est à vous de faire le reste… »
_ « Le reste ? Comment ça, le reste ? » demanda vivement le romancier.
_ « Vous devez les convaincre de vous laisser emmener Shuichi, leur promettre que vous vous occuperez bien de lui, etc, etc… »
_ « Mais… »
_ « Si vous aimez Shuichi, alors faites-le pour le lui, lâcha l'adolescente avec un regard implorant. Shuichi sera touché de ce geste, j'en suis persuadée… Cette histoire de l'autre jour l'a beaucoup perturbé… »
_ « Mais bon sang ! s'écria le romancier. Je me tue à répéter que ce n'était pas ma faute ! »
_ « Je me fiche de savoir si c'était votre faute ou pas. Tout ce que je sais, c'est que mon frère a été très affecté par tout ça, et qu'il a besoin d'être rassuré sur vos sentiments à son égard… »
_ « OK, ça va ! J'ai compris le message ! Je vais aller parler à vos parents. »
_ « Bon courage ! »
_ « … Tsss… » fit dédaigneusement l'écrivain en rejoignant les Shindô.
Eiri discuta un long moment avec les parents de son amant, tandis que Maiko rejoignait son frère dans la chambre. Ce ne fut pas facile, mais le romancier sût se montrer persuasif, et son air sérieux rassura les parents, surtout la mère qui s'inquiétait presque excessivement pour son fils. Mr et Mme Shindô donnèrent finalement leur accord pour que Yuki emmène Shuichi, en lui faisant promettre de leur donner régulièrement des nouvelles. Les parents allèrent annoncer leur décision à leur fils, et lui dire au revoir, pendant que Yuki écoutait les recommandations du médecin.
_ « Shindô-san ne semble pas présenter de complications, expliquait le docteur. Les examens n'ont rien montré d'alarmant, et le scanner ne révèle apparemment aucun traumatisme crânien. Je pensais le garder quelques jours de plus, mais aux vues des examens, je crois que ce que Shindô-san a surtout besoin pour le moment, c'est de repos. Et surtout du soutien de ses proches. Même s'il ne présente de blessures physiques conséquentes, il garde un profond traumatisme psychique, et n'a cessé de faire des cauchemars durant les quelques nuits qu'il a passé ici. Je pense qu'il est préférable pour lui de retrouver un univers familier. »
_ « … »
_ « Je vais vous faire un aveu, ajouta le médecin. J'ai toujours trouvé les chambres d'hôpital sinistres et horriblement déprimantes. »
_ « … »
_ « … Heu… Hum… fit le médecin en s'éclaircissant la gorge, gêné par le regard perçant du jeune homme blond. Je… je vous ferais juste une recommandation. Si Shindô-san commençait à se plaindre de maux de tête, ou à craindre les lumières vives, ramenez-le immédiatement ici. Je doute que cela arrive, mais on ne sait jamais… »
_ « Très bien. Je le ferais… »
_ « Tenez, quand on parle du loup… »
En effet, juste à ce moment-là, Shuichi sortait de la chambre en compagnie de sa famille. Yuki vint le rejoindre, le débarrassa de son sac et remercia encore une fois les parents de son amant de le laisser l'emmener. Le chanteur embrassa sa famille, puis se retourna vers le blond.
_ « C'est bon ? fit celui-ci avec un sourire de circonstance. Tu es prêt ? »
_ « … H… Haï… » acquiesça le musicien en baissant la tête, rouge de confusion.
Le romancier passa un bras autour des épaules de Shuichi, et l'entraîna jusqu'à la sortie. Les deux amants montèrent dans la Benz, et s'en furent vers l'appartement de l'écrivain…
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À SUIVRE …AU PROCHAIN EPISODE : Welcome home
Lexique :
Gomen : pardon, désoulé
Kuso : merde!
Matte kudasai : attends STP
Ohayo : bonjour (le matin avant 11 heures)
Okaa-san: maman
Onegai: s'y te plaiiit
Commentaires de fin : Fouila fun voufô tsaphifre nenfinen pergminné. Nmerchi dech l'afoivr plu é Gnata mné !
Traduction proposée par Karla : Votre dévoué Shizuka ayant encore quelques difficultés à s'exprimer après son malencontreux accident de bibliothèque, je vais vous traduire son commentaire : « Voilà un nouveau chapitre enfin terminé. Merci de l'avoir lu et Mata ne ! »
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