Bring me to the light
Chapitre VI : Black out
Auteur : Shizuka Kurai
Genre : shônen ai, darkfic
Série : Gravitation
Pairing : Yuki Eiri / Shindô Shûichi
Disclaimer : Persos de Maki Murakami
Commentaires : Bon, pour commencer l'année scolaire dans la joie et la bonne humeur, voici un bon chapitre biiiiiien tragique !!! Enfin, j'ai eu fait bien pire en matière de sadisme éhonté, mais je trouve ce chapitre assez jouissif quand même. Hihi ! Par contre, je trouve depuis quelques temps que j'ai de ces idées géniales de titres de chapitres, c'est affolant ! Mais ya juste un truc, c'est que je suis vraiment une méchante fifille parce que je me fâche avec toutes mes copines en ce moment… Pfff, je suis vraiment pas douée avec les gens… Je ne fais que les blesser, alors que ce sont des personnes que j'apprécie… Je m'excuse encore une fois auprès de ces personnes, tout en sachant que ce ne sont pas quelques mots qui pourront me permettre d'être pardonnée… Bon, allez, chers lecteurs, je ne vais pas vous embêter plus longtemps avec mes lamentations, et je vous laisse savourer ce chapitre, si tant est qu'il soit assez bien pour vous plaire. Bisous et bonne lecture !!! ^o^
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Résumé du chapitre précédent : Depuis l'accident, Shuichi ne cesse de faire des cauchemars, et Yuki a bien du mal à regagner la confiance de son amant…
(Note : toutes les dates sont prises en fonction de l'année 2007)
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Chapitre VI : Black out
Samedi 27 Janvier
_ « Magne-toi, Shuichi ! Si t'arrives pas dans deux minutes, je pars sans toi ! »
_ « Haiiiiiiii ! J'arrive ! » lança joyeusement le chanteur en sortant précipitamment de la salle de bain.
Aujourd'hui était un jour merveilleux pour Shuichi. Pour le distraire un peu, et se faire pardonner son mauvais caractère, Yuki avait proposé au musicien de sortir avec lui. L'écrivain avait prévu d'aller faire un tour au nouveau parc zoologique qui venait d'ouvrir, puis d'aller manger une glace dans une brasserie huppée, prétextant que Shuichi avait besoin de sortir après avoir passé près d'une semaine enfermé.
Quand Yuki était venu le réveiller dans la mâtinée, l'artiste n'avait pas capter tout de suite la proposition de son amant. Il avait fallu que celui-ci répète sa demande en insistant bien sur le fait qu'il serait fort déçu si Shuichi n'avait pas envie de l'accompagner. Le sang du musicien n'avait fait qu'un quart de tour avant qu'il ne se jette au cou de son compagnon avec un cri de joie ( c'était tellement rare que le romancier lui propose ce genre de choses), se précipite dans la cuisine avaler un rapide petit-déjeuner puis file dans la salle de bain prendre une douche. À présent installé aux côtés du blond dans la Mercedes Benz, Shuichi fredonnait gaiement sa chanson préférée des Nittle Grasper, « Shining Collection » (1). "Je sors avec Yuki ! Je sors avec Yuki !" jubilait-il intérieurement.
La journée se déroula très bien, l'adolescent profitant de chaque instant passés en compagnie de son amant. Ils mangèrent directement sur place au zoo, avant de partir en ville. Yuki emmena le musicien faire les boutiques, et lui acheta même plusieurs CD et DVD. En fin d'après-midi, ils s'installèrent dans un café et commandèrent de gigantesques et appétissantes coupes de glace. Il étaient attablés depuis près d'une demi-heure, quand l'écrivain s'excusa pour aller aux toilettes.
_ « Fais vite, ta glace va fondre ! » lui lança Shuichi, la bouche pleine, sans avoir remarqué le téléphone portable qui vibrait à la ceinture du blond.
Quelques minutes plus tard, Yuki revint, mais ne se rassit pas.
_ « Hum ? Nanda, Yuki ? demanda l'artiste d'un air étonné. Qu'est-ce qu'il y a ? »
_ « Gomen nasai, Shuichi. Je viens de me rappeler que j'avais une course important à faire. Je vais y aller vite fait tant qu'on est là, et je reviens te chercher dans… disons… une demi-heure ? Comme ça tu auras le temps finir ta glace tranquillement. »
_ « Mais… et la tienne alors ? »
_ « Tu n'as qu'à la finir, je te la laisse. Bon j'y vais, à tout à l'heure, » fit le blond en embrassant le chanteur juste au coin des lèvres pour lécher sa petite moustache de glace.
L'adolescent rougit et porta la main à sa bouche, son regard tout brillant d'émotion fixé sur le romancier jusqu'à ce qu'il soit sorti du restaurant. À ce moment-là, Shuichi remarqua autour de lui les quelques rires amusés de personnes qui, manifestement, n'avaient pas remarqué qu'il était un garçon. L'artiste vira carrément à l'écarlate, et replongea le nez dans sa glace. On le prenait souvent pour une fille, surtout quand il était avec Yuki, alors ça ne le gênait pas vraiment. Mais c'était plutôt l'attention dont il était l'objet qui le mettait mal à l'aise. Il finit rapidement sa gourmandise, avant de s'attaquer à celle délaissée par l'écrivain. Shuichi la fit durer le plus longtemps possible, savourant chaque parcelle de glace sur lesquelles la cuillère du romancier s'était posée, sorte de baiser indirect qui ravissait le chanteur.
La demi-heure passa très vite, et l'artiste attendait toujours, léchant les ultimes traînées de crème glacée fondant dans la coupe. Après 5 minutes de plus, le chanteur patientait encore, et commandait une autre coupe de glace, accordant à son amant encore quelques instants. Dix minutes plus tard, l'artiste demandait une 4e coupe (2) pour tromper son inquiétude grandissante. Quand il eut attendu une demi-heure de plus, il en était à sa 6e coupe et sa patience fondait comme neige au soleil. Le dernier quart d'heure et la 7e coupe eurent raison de ses nerfs. Il paya les consommations et sortit de la brasserie passablement énervé. L'adolescent suivit la direction dans laquelle il avait vu son amant partir, et en tournant au coin de la rue, il tomba en plein sur les locaux de N.G. Productions.
_ « Alors comme ça, Monsieur n'aime Tôma que " comme un frère " et pas " comme il m'aime moi" ? Mais bien sûr ! Mais qu'est-ce qui faut pas entendre ! » s'écria-t-il soudain en pleine rue, faisant sursauter les quelques passants autour de lui.
Shuichi reprit alors son chemin, furibond, et se dirigea vers le studio. En passant derrière les haies plantées juste à l'entrée, il entendit deux voix bien connues. Heureusement, sa petite taille (plus petite que les haies en tout cas) l'avait dissimulé au regard des deux personnes. L'artiste resta caché derrière la futaie et écouta la conversation. Comme il n'entendait pas bien, il se glissa entre les branches pour mieux écouter, et c'est là qu'il entendit Tôma dire :
_ « … Pense un peu à moi, Eiri-san ! »
_ « Je ne fais que ça, Tôma… répondit l'écrivain. Mais… »
Malheureusement, Shuichi n'avait entendu que cette partie de la phrase, et pas celle où Yuki allait dire que Shuichi était plus important qu'un père pseudo-mourant, car soudain la branche sur laquelle le chanteur prenait appui craqua, et il tomba aux pieds des deux blonds. L'adolescent se redressa en gémissant des « itai » plaintifs, et leva les yeux vers Yuki.
_ « Pourquoi Yuki ? » murmura-t-il d'une voix accablée en regardant tour à tour Yuki puis Tôma.
_ « Shuichi je… »
_ « JE TE DÉTESTE !!! » hurla le chanteur qui se releva d'un seul coup pour s'enfuir.
_ « Shuichi ! ATTENDS ! » s'écria Eiri en se lançant à sa poursuite.
Le chanteur avait du mal à courir, son estomac faisant des siennes après toutes les glaces qu'il avait avalées. Mais sentant le romancier arriver derrière lui, il s'efforçait de courir le plus vite possible pour lui échapper. De son côté, Yuki le suivait de près. Pas question qu'il arrive encore quelque chose à son amant. Mais il reconnaissait qu'il avait encore une fois gaffé. Il n'aurait pas dû répondre à l'appel de Tôma tout à l'heure à la brasserie, ni accepter d'aller le retrouver. Sur le coup, il s'était dit qu'il allait pouvoir mettre les choses au clair une bonne fois pour toute avec son beau-frère, mais finalement ça avait été une très mauvaise idée, d'autant plus que le président l'avait retenu beaucoup plus longtemps que prévu. Le romancier talonnait de près l'adolescent, refusant de le perdre de vue une seule seconde. Constatant que Shuichi ralentissait rapidement, Yuki força l'allure et réussit à l'attraper par le bras. L'artiste se débattit et réussit à se libérer avant de se précipiter vers le passage piéton.
_ « NOOOOON ! » hurla l'écrivain en rattrapant le chanteur juste à temps au bord de la route, tandis qu'une voiture filait à vive allure devant eux en klaxonnant.
Les deux jeunes hommes restèrent quelques instants immobiles, Eiri serrant fermement son amant dans ses bras, le visage enfoui dans les mèches fuchsia. Puis l'artiste tourna la tête dans la direction prise par la voiture, et déglutit bruyamment. Réalisant enfin ce qui avait failli arriver à nouveau, il se mit à trembler et ses jambes se dérobèrent brusquement sous lui. Yuki le retint comme il put en se laissant tomber à genoux avec lui. Contre lui, le musicien tremblait de plus en plus, des larmes s'écoulant de ses perles d'azur.
_ « C'est rien, Shuichi… C'est fini maintenant… » lui murmura le blond d'une voix rassurante.
_ « Je… je… »
L'artiste se retourna et se blottit contre son amant en s'agrippant à sa veste.
_ « Je veux rentrer à la maison… » gémit-il d'une voix étouffée.
_ « D'accord, on y va… lui répondit Yuki. Tu pourras marcher ? »
Shuichi essaya de se relever, mais ses jambes flageolantes refusaient obstinément de lui obéir. L'écrivain l'installa alors sur son dos, le ramena à la voiture avant de rentrer directement à l'appartement. Après avoir franchi la porte d'entrée, le chanteur se rendit d'un pas chancelant jusqu'aux toilettes où il vida tout son estomac. Quand les spasmes se calmèrent un peu, Yuki conduisit l'artiste jusque dans la chambre, et le mit en pyjama avant de lui apporter une cuvette et des médicaments. Le médecin qui vint dans la soirée diagnostiqua une bonne indigestion et mit le malade à la diète pour quelques jours. Il donna quelques médicaments pour la fièvre et la nausée, mais il précisa bien ça ne servirait sans doute pas à grand-chose avant le lendemain, et que quand il fallait que ça sorte, ça sortait.
La nuit fut donc longue et pénible pour le pauvre chanteur qui rendit tripes et boyaux jusqu'au matin. Yuki l'avait veillé avec patience et douceur, jusqu'à ce qu'il finisse par s'endormir, épuisé et affaibli. La journée ne se passa pas guère mieux pour Shuichi, son sommeil étant perturbé par d'horribles cauchemars. L'adolescent se réveillait souvent en hurlant, avant de se rendormir dans les bras protecteurs de son amant. Habitué à passer des nuits blanches, Yuki eut encore la force de veiller assez tard la nuit suivante, mais après minuit passé de deux bonnes heures, il commençait à fatiguer. Comme l'artiste ne vomissait plus et dormait à peu près bien, le blond vint se coucher lui aussi en serrant son amant contre lui, et ils dormirent profondément jusqu'au lendemain.
Ils se réveillèrent tard dans la matinée. Yuki prit une tasse de café accompagnée de quelques toasts, tandis que Shuichi, encore barbouillé, se contentait d'une tasse de thé en guise de petit-déjeuner. Le musicien alla ensuite s'installer devant la télé où il passa le reste de la journée à zapper sur toutes les chaînes ( et y en avait pas mal vu que Yuki a le câble. Hihi !), tandis que Eiri s'attelait à son prochain roman. Le soir, l'artiste réussit à avaler une petite tranche de jambon, dans le silence le plus total, mettant le romancier très mal à l'aise. Shuichi n'avait pratiquement rien dit depuis l'avant-veille. Il faut dire aussi qu'il avait été malade et avait dormi presque tout le temps, donc il n'en n'avait pas beaucoup eu l'occasion. Mais le mutisme inhabituel du chanteur inquiétait Yuki. Pendant que l'artiste mangeait, l'écrivain essaya de le faire parler.
_ « Shuichi ? fit le blond, assis sur le canapé à côté de son amant. Je voudrais qu'on parle un peu. »
_ « … »
_ « Écoute… Si j'étais avec Tôma l'autre jour, c'était parce qu'il… »
_ « M'en fous. Veux pas savoir. »
Surpris du ton rogue du chanteur, Eiri fronça les sourcils.
_ « Bon alors, tu te tais maintenant, et tu m'écoutes, fit un peu sèchement le blond, agacé d'avoir été coupé. Tôma voulait simplement me voir pour essayer de me convaincre une nouvelle fois d'aller voir mon père. Il n'a toujours pas digéré le fait que tu sois mon amant, et du coup Tôma est coincé entre moi qui refuse de voir le paternel, et mon père qui le harcèle avec ça ! »
Shuichi leva la tête vers son compagnon. Cela était-il possible ? Alors la phrase qu'avait prononcé le président « Pense un peu à moi ! », c'était peut-être en rapport avec ça ?À cause du refus de Yuki de voir son père, Tôma était pris entre deux feux, et il demandait à son beau-frère de l'aider à se sortir de cette situation. Et si Yuki n'avait pas terminé n'avait pas terminé sa phrase quand il répondait « Mais je ne fais que ça » ? L'artiste n'avait-il pas entendu un « mais » qu'il avait interrompu par sa chute ? Sur le coup, Shuichi n'avait rien voulu savoir et s'était enfui avant même d'entendre la moindre explication.
Cependant, il ne pouvait pas être sûr qu'il interprétait bien la situation. La conversation de Tôma et Yuki avaient peut-être déjà tournée sur un tout autre sujet que le père Uesugi à l'arrivée de Shuichi : elle avait peut-être tourné sur l'amour entre les deux blonds… L'adolescent ne savait plus que penser. Depuis ce baiser, il n'arrivait plus à faire confiance à Yuki, alors qu'avant pourtant, il ne doutait jamais de lui. De plus, Shuichi avait peur, peur que l'écrivain le quitte pour Tôma, peur de se retrouver seul, peur de perdre celui qui était devenu plus important que sa propre vie… Avec n'importe quel autre prétendant ou prétendante de Yuki, l'artiste se serait battu pour son amant, mais que pouvait-il contre Seguchi Tôma ?
_ « Shuichi ? fit Yuki pour le tirer de ses réflexions. Il n'y a rien du tout entre Tôma et moi, lui répéta-t-il une énième fois. Je ne comprends vraiment ce qu'il t'es passé par la tête de croire une ânerie pareille… »
_ « C'est pas ma faute… gémit l'artiste. Tu fais jamais rien pour me montrer ton amour ! »
_ « Mais bon sang, je ne t'ai pas assez montré que je t'aimais ces derniers jours ? Alors qu'est-ce que tu voudrais que je fasse ? »
_ « Je veux tu ne vois plus jamais Tôma !!! » s'écria le chanteur.
_ « Tsss, c'est ridicule ! Je ne pourrais pas passer ma vie à l'éviter non plus ! »
_ « Si tu m'aimes, alors fais-le ! »
Les deux amants se fixèrent du regard, l'un d'air sévère, l'autre les larmes aux yeux.
_ « Je t'aime, fit le blond en se levant. Mais ce que tu me demandes là est impossible, et tu le sais très bien. D'une part parce que Tôma fait partie de ma famille, et d'autre part parce qu'on habite tous les deux la même ville. Et puis libre à toi de me voir une relation avec lui alors que c'est complètement faux, moi je m'en balance. Maintenant, je vais te laisser méditer sur ta stupidité et je reviendrai quand tu seras calmé. J'ai une course à faire, je rentrerais dans une quinzaine de minutes. »
Sur ce l'écrivain se leva, alla enfiler sa veste et ses chaussures, et sortit acheter sa dose de nicotine. Le claquement brusque de la porte fit sursauter l'adolescent qui n'arrivait plus à endiguer ses larmes. Il se recroquevilla dans l'angle du canapé, enfouit sa tête dans ses bras, et pleura un long moment avant de s'endormir.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Quand Yuki revint environ vingt minutes plus tard, il trouva l'appartement plongé dans la pénombre. Dans le salon, la télé semblait toujours allumée. Le blond alluma la lumière dans le couloir et alla jusqu'au salon où il trouva Shuichi endormi devant le poste encore en marche. Eiri alla éteindre le téléviseur, puis revint vers le sofa et secoua doucement le chanteur.
_ « Oï baka ! Tu vas pas dormir ici quand même. Bouge-toi et va te coucher, » fit-il un peu rudement.
Shuichi se réveilla en grommelant, et se frotta les yeux de la mais gauche en essayant d'ajuster sa vision.
_ « Nyuki ? » marmonna-t-il, ayant plus reconnu la voix de son amant qu'identifié son visage.
_ « Allez va au lit maintenant, » lança le blond en s'engageant dans le couloir.
_ « Yukiiii ! fit la voix plaintive du musicien. Y fait tout noir ! »
_ « C'est normal, baka. La lumière est éteinte. »
_ « Allume onegai ! »
_ « T'es bien assez grand pour le faire tout seul non ? » répondit le blond sur le seuil de son bureau.
_ « J'me sens pas bien, Yukiii… »
_ « Bien fait pour toi, t'avais qu'à pas bouffer toutes ces glaces l'autre jour. Prends un cachet, ça ira mieux. »
Sans se soucier plus longtemps des jérémiades de l'adolescent, Yuki s'installa à son bureau et alluma son ordi pour commencer à travailler. Dans le salon, Shuichi continuait à l'appeler. Constatant que son amant ne lui répondait même plus, le chanteur se leva avec difficulté, des élancements le prenant à la tête. « J'aurais dû manger un peu plus tout à l'heure… J'aurais pas la tête qui tourne… » pensa-t-il en s'aidant du canapé pour rejoindre le couloir.
_ « Yuki ? insista l'artiste en appuyant plusieurs fois sur l'interrupteur du couloir sans résultat. Yuki, la lumière marche plus ! Allume onegai ! »
Le romancier regarda en direction de la porte ouverte de son bureau et vit la lumière clignoter plusieurs fois avant de rester allumée. « Elle marche très bien cette lumière… » s'étonna-t-il intérieurement avant de se lever. Au moment où il allait sortir du bureau, Shuichi apparut sur le seuil de la porte. L'artiste et l'écrivain se fixèrent un instant dans les yeux. Du moins c'est ce qu'il sembla au romancier car la phrase de Shuichi démentait totalement cette hypothèse.
_ « Yuki ? appela Shuichi. Tu es là ? »
Eiri était horrifié. Son amant se tenait juste là, en face de lui, en pleine lumière et il ne le voyait même pas ! L'écrivain resta pétrifié tandis que Shuichi reprenait sa lente progression en s'aidant du mur.
_ « Yukiiii ! Onegai, dis quelque chose ! Tu es où ? Yukiiiiii ! Pourquoi il fait tout noir ? Yuki, réponds-moi, j'ai peur ! »
L'adolescent s'arrêta un instant à l'angle du couloir, pris d'un vertige.
_ « Yuki… j'ai tellement mal à la tête… » gémit le chanteur avant de perdre soudain l'équilibre.
À ces mots et au fracas épouvantable qui suivit, Yuki se précipita dans le couloir. Le chanteur avait buté contre le guéridon installé dans le couloir, l'entraînant, ainsi que le vase posé dessus, dans sa chute. Le bras gauche de Shuichi était en sang, les débris du vase ayant entaillés sa chair délicate, et un éclat de céramique était resté planté dans la paume de sa main.
_ « Shuichi ! » s'écria le blond en s'agenouillant près de son amant.
_ « Yu… ki… ? fit l'artiste d'une voix faible quand le blond le prit dans ses bras. Yuki, allume la lumière, onegai… supplia-t-il en sanglotant. Je… je me suis fait mal… »
_ « Ne… ne t'inquiète pas, Shuichi, ça… ça doit juste être une coupure de courant… »
Ce n'était pas seulement Shuichi que Yuki essayait de rassurer avec cette excuse bidon, mais également lui-même. Il semblait bien que l'adolescent était devenu… aveugle…
« Non…tenta-t-il se rassurer intérieurement. C'est sans doute passager… C'est juste un contrecoup de l'accident… ça… ça va passer… ça va forcément passer… ».
Un gémissement du chanteur le tira de ses pensées.
_ « … Huuum…Yuki… j'ai mal à la tête… très mal… on dirait qu'elle va exploser… »
_ « Shuichi ? Shuichi ! s'écria le romancier pris de panique en voyant son compagnon commencer à perdre connaissance. Shuichi ! Tiens bon ! Ne t'endors pas !!! »
_ « … Ai… shiteru… Yuki… » furent les dernières paroles prononcées par le gamin avant de sombrer dans l'inconscience.
_ « Shuichi ! NOOOON !!! »
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
À SUIVRE …AU PROCHAIN EPISODE : Path of Darkness
(1) « Shining Collection » : vous vous rappelez sans doute que Shining Collection a été écrite par Yuki pour Nittle Grasper et parle de son amour pour Shuichi
(2) « une 4e coupe de glace » : ben woui, sa 4e coupe, parce qu'il avait mangé en plus celle de Yuki et après il en avait commandé une autre. Et là, c'est donc sa 4e coupe
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Commentaires de fin : Et voilà ! Encore une fin de chapitre bien sadique, et surtout bien à suiiiivre !!! Kyaaaa ! Je suis sadique ! Je suis géniale ! Je suis perverse !!! MWAHAHAHAHA !!! Allez je vais vite écrire la suite pour vous, bien que moi, je sache déjà ce qui va se passer… Héhéhéhé…. Allez à pluche !
Lexique :
Ai shiteru : Je t'aime
Baka / bakayarô : imbécile, idiot, crétin, bête, con, abruti, stupide, maladroit
Chan/kun/san : Diminutif que l'on ajoute au nom (ou prénom) pour marquer l'affection envers une personne (Chan), une certaine marque de respect envers un camarade (Kun), ou marquer une certaine hiérarchie avec des personnes que l'on connaît peu ou plus âgées (San)
Gomen / Gomen Nasaï : pardon, désolé, excusez-moi
Haï : oui (je le mets pour les baka qui le sauraient pas)
Itai : aieuh ! ça fait mal !
Onegaï / onegaï shimasu : s'il te plaît
6
