Bring me to the light

Chapitre XIII : Les graines de la discorde

Auteur : Shizuka Kurai

Genre : Yaoi !!!

Série : Gravitation

Pairing : Yuki X Shûichi

Persos :Seguchi Mika

Disclaimer : Persos de Maki Murakami

Commentaires : Je ne m'étendrai pas trop dans ce commentaire, je vais vous laisser savourer ce chapitre à votre guise, et je vais me remettre à la suite. Car il faut bien une suite à ce chapitre et aussi au suivant, et ainsi de suite jusqu'à la fin ! Bonne lecture à tout(e)s !!!

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Résumé du chapitre précédent : Bad luck joue vraiment de malchance : après avoir causé quelques dégâts au studio, le groupe se voit imposer de donner une série de concerts dans à peine 3 mois. Shuichi appréhende la chose, mais tout le monde est là pour le soutenir, en particulier Yuki. Par mégarde lors de leur dîner, les deux amants absorbent un aphrodisiaque puissant qui leur fait perdre tout contrôle. Mais pendant qu'ils s'ébattent joyeusement, quelqu'un les observe dans l'ombre…

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Chapitre XIII : Les graines de la discorde

Vendredi 13 Avril, au matin…

En venant rendre visite à l'illustre Yuki Eiri, le visiteur impromptu ne devait certainement pas s'attendre du tout à tomber sur le spectacle auquel il assistait à présent. L'intrus savait parfaitement que l'écrivain entretenait une relation homosexuelle avec le jeune chanteur en vogue Shindô Shûichi, mais entre savoir et voir de ses yeux la réalité de cette relation, il avait un énorme fossé. Cependant, ce qui surprit le plus l'espion, fut de voir le musicien adopter le rôle du dominant tandis que son compagnon se laissait gentiment faire. Normalement, et à sa connaissance, Yuki était "l'homme" du couple, et Shuichi la "femme", mais là, ils semblaient avoir inversés leurs positions respectives. Cet événement particulier, outre le fait que ce soit une relation entre deux mâles, eut raison de l'estomac du pauvre invité surprise qui se précipita vers les toilettes pour y vider tout le contenu de son estomac…

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Pendant ce temps, dans la chambre…

Les deux amants entamaient la dernière ligne droite de leur nuit d'amour torride. L'aphrodisiaque qui les avait stimulé une bonne partie de la nuit n'agissait plus depuis longtemps, mais l'amour lui avait suppléé, et les deux jeunes hommes s'étaient offerts l'un à l'autre jusqu'à la limite de leurs forces. Shuichi s'était d'ailleurs montré particulièrement gourmand, et n'avait cessé de réclamer d'autres caresses, comme s'il voulait se repaître de la chaleur de son compagnon pour affronter ses angoisses.

Yuki l'avait vite compris à partir du moment où la drogue avait cessé d'agir. Un instant, il avait pensé que la boisson agissait seulement plus longtemps sur son amant, mais les paroles du musicien l'avait détrompé. En effet, celui-ci lui avait parfois murmuré à l'oreille des "ne m'abandonne pas", ou encore "dis-moi que tu m'aimes, Eiri " d'une voix étouffée où perçait la peur et le désespoir. L'écrivain avait alors laissé l'adolescent l'aimer plusieurs fois, avant de lui offrir toute l'affection qu'il pouvait lui donner avec ses simples mots : "je t'aime". C'était tout ce qu'il pouvait faire, car il ne savait déjà pas comment exprimer ses sentiments, alors consoler quelqu'un, fûsse Shuichi… Alors que la nuit touchait à sa fin, le romancier avait accepté que Shuichi le prenne une dernière fois. Malgré ses appréhensions du début, le blond avait finalement pris goût à cette inversion de position, bien que Shuichi soit encore un peu gauche et maladroit.

_ « Huugn… Vas-y doucement, Shu… » fit-il à son compagnon.

_ « Ah, gomen Eiri ! s'excusa aussitôt le musicien. Ça fait mal ? »

_ « Bien sûr que ça fait mal, baka, bougonna le blond. Sinon je te dirais pas d'aller plus doucement. »

_ « Gomen, tu t'es vachement resserré et, je… Enfin… Gomen, je vais me retirer ! »

_ « Nan, baka, j'ai pas dit ça, l'arrêta l'écrivain en enroulant ses jambes autour de la taille du chanteur. Aide-moi plutôt à me détendre. »

_ « H…Hein ? comment je dois faire ? »

_ « Tu connais mieux que quiconque mon point faible, non ? »

_ « Haï ! » fit Shuichi avec un grand sourire, avant de se pencher en avant.

Sa langue vint d'abord effleurer le cou du romancier, puis il remonta lentement le long du visage, jusqu'à trouver l'oreille. Le blond se crispa aussitôt en agrippant avec force l'oreiller derrière lui.

_ « Hééé ! Tu te resserres encore ! T'avais dit que ça t'aiderait à te détendre ! » protesta l'artiste.

_ « …Continue… »

_ « Huh ? »

La voix de Yuki était terriblement alanguie, presque suppliante. C'était bien la première fois que l'écrivain implorait de la sorte le musicien. Surpris, l'adolescent rougit furieusement, et avala bruyamment sa salive. Comme il aurait aimé pouvoir voir le visage de son amant à cet instant ! En imaginant simplement l'expression langoureuse que devait afficher le blond, Shuichi rougit jusqu'aux oreilles, puis il serra tendrement son compagnon contre lui. Répondant alors à sa demande, le musicien revint s'occuper de son oreille . Le romancier se tendit d'abord, mais très vite, la crispation fit place à l'excitation, et Eiri dénoua ses jambes pour les écarter au maximum.

_ « Aaah… aah… Oui… gémit le blond tandis que la langue de son amant lui faisait perdre tous ses moyens. Oui ! »

Maintenant que l'écrivain était plus détendu, Shuichi pouvait reprendre là où il s'était arrêté, et il remua doucement les hanches, entamant un mouvement de va-et-vient très lent et sensuel. Il voulait avant tout être tendre avec son compagnon, mais surtout il commençait sérieusement à fatiguer et il n'aurait pas pu soutenir le rythme effréné qu'il avait adopté pendant la nuit. Le blond se laissait faire sans protester et l'artiste en profitait, d'autant plus que Yuki semblait réellement apprécier la chose, même sans l'aide d'une drogue.

Aucun des deux amants n'avait perçu l'arrivée du visiteur inconnu, et celui-ci assista bien malgré lui à leur ascension vers la jouissance. La mystérieuse personne s'était tout d'abord approchée en entendant des voix dans la chambre, mais elle était restée pétrifiée sur place quand elle avait découvert ce que faisaient les deux habitants de l'appartement. Malgré sa gêne et son désir de s'éclipser discrètement, ses jambes avaient désespérément refusé de lui obéir tellement sa stupeur était grande, et ce n'est que quand elle sentit son estomac lui remonter au bord des lèvres qu'elle pût s'enfuir jusqu'aux toilettes.

Pendant que l'étranger rendait tripes et boyaux dans la cuvette des WC, les deux amants finissaient (presque ) tranquillement leur affaire à force cris et gémissements de plaisir. Même Eiri ne put retenir un râle guttural quand il sentit un flot bouillonnant déferler en lui. Shuichi s'effondra littéralement sur lui, et tous deux restèrent ainsi de longues minutes, reprenant leurs esprits et leur souffle. Le chanteur n'avait plus la force de bouger un seul muscle et il commençait à s'assoupir, sa tête reposant sur la poitrine chaude du romancier. Ce dernier lui caressait les cheveux avec douceur, se demandant s'il restait là pour se reposer aux côtés du musicien, ou s'il allait se chercher une bière à la cuisine pour se désaltérer avant de revenir près de son amant. Un bruit provenant du couloir attira son attention, et il opta finalement pour une troisième option : expulser sans ménagement l'intrus qu'il supposait s'être introduit intempestivement chez lui, et revenir au lit.

L'écrivain, toujours coincé sous le musicien, finit par l'aider à s'allonger à côté de lui, et le borda gentiment en l'embrassant sur la joue, puis il se leva (avec difficulté, le pauvre) et attrapa un peignoir qui traînait par là avant de sortir de la chambre. Le bruit, fort peu ragoûtant, semblait provenir des toilettes dont la porte était entrouverte, et l'odeur âcre qui flottait légèrement dans le couloir indiquait que l'indésirable ne semblait vraisemblablement pas aller très bien. En s'approchant, Yuki observa son visiteur de dos et le reconnut de suite.

_ « Mika ? » fit-il, étonné.

_ « Ei… Eiri… » bredouilla la jeune femme dont le teint avait viré au vert pâle cadavérique.

Car il s'agissait bien de Seguchi-Uesugi Mika, l'épouse de Seguchi Tôma et accessoirement sœur aînée d'Eiri. Elle portait un tailleur noir très discret, et un petit débardeur de couleur blanche qui avait de justesse échappé aux taches de vomissures. Un de ses bas avait filé sur tout son long, sans doute quand elle s'était précipité aux toilettes.

_ « Je… je suis désolée ! s'exclama-t-elle soudain. Je ne voulais pas regarder, mais je suis arrivée au mauvais moment et… »

Un nouveau haut-le-cœur la prit et elle replongeât la tête dans la cuvette des WC. Eiri se doutait que voir deux homos en train de baiser pouvait provoquer un certain malaise, voir du dégoût profond, chez certaines personnes, mais sa sœur Mika avait pourtant accepté depuis longtemps les orientations sexuelles de son cadet. Alors qu'elle soit malade à ce point juste pour les avoir surpris en pleine action était vraiment surprenant. Cependant, elle ne semblait pas aller très bien, et bien qu'elle fût la femme de celui que l'écrivain détestait à présent le plus au monde, elle restait malgré tout sa sœur, et qui plus était, une innocente victime de toute cette histoire, tout comme l'avait été Shuichi. Yuki ne pouvait donc décemment la laisser ainsi à son triste sort.

_ « Ne bouge pas, je vais te rester quelque chose contre la nausée. »

Il allait partir vers la salle de bain, quand la jeune femme l'arrêta par le bras.

_ « Non, Eiri… Je… Je n'en ai pas besoin… »

_ « Mika, ce n'est pas le moment de… »

_ « Les médicaments me feraient du mal dans mon état, Eiri, » le coupa-t-elle avant qu'il puisse objecter quoi que ce soit.

Mika lui lança un regard d'un désespoir tellement intense que le blond commença à craindre le pire. Qu'avait-il donc pu se passer pour que sa sœur soit dans cet état ?

_ « Que se passe-t-il, Mika ? Le paternel est mort ? Ou encore mieux, ce salaud de Seguchi ? »

Cette fois-ci, la brune afficha un air horrifié.

_ « Eiri, comment peux-tu dire des choses aussi monstrueuses ? s'exclama-t-elle, indignée. Bien sûr que non, personne n'est mort ! Mais… »

Mika semblait sur le point de fondre en larmes maintenant. Décidément, ses réactions étaient de plus en plus étranges. Elle lui rappelait presque Shuichi et ses célèbres sautes d'humeur. Avec un soupir vaguement agacé, Yuki

se pencha pour aider sa sœur à se relever.

_ « Viens, je t'accompagne jusqu'à la salle de bain. Tu me raconteras après ce qui t'arrive. »

La jeune femme se redressa en s'appuyant au bras de son frère, mais ses jambes tremblaient tellement qu'elle perdit l'équilibre, et tomba dans ses bras. Le romancier la souleva alors et malgré les protestations de celle-ci, il la porta jusqu'à la salle d'eau pour se rafraîchir un peu. Une fois quelques couleurs retrouvées, Mika se laissa conduire par son cadet jusqu'au salon.

_ « Allonge-toi un instant, fit le blond en déposant sur elle la couverture qui traînait sur le canapé. Je prends une douche et je reviens. »

_ « Haï… acquiesça la jeune femme sans oser regarder son frère. Eiri… »

_ « Hum ? Oui, quoi ? »

_ « Non… Rien, il n'y a rien… » rougit-elle brusquement avant de dissimuler son visage sous la couverture.

_ « Tu me parleras de tout ça quand j'aurais fini de prendre ma douche, OK ? Et si c'est pour ce que tu as sans doute surpris dans la chambre tout à l'heure, je ne t'en veux pas pour autant, c'est compris ?Alors repose-toi un peu et attends-moi. »

La jeune femme brune leva les yeux vers l'écrivain. Il était étonnement prévenant avec elle, contrairement à ses habitudes. Il était vrai aussi que ce n'était pas tous les jours que Mika se trouvait mal dans l'appartement de son frère. De plus, l'épouse Seguchi savait parfaitement que Yuki était quelqu'un d'adorable et de très gentil. Il était juste devenu un peu (beaucoup) bougon et taciturne depuis l'histoire avec son professeur, mais il restait un charmant garçon au cœur d'or. Elle remercia sobrement son cadet, puis s'allongea et ferma les yeux quelques instants…

Difficile à dire combien de temps elle sommeilla, mais quand elle ouvrit les yeux, Mika découvrit son frère habillé de pied en cap, assis à côté d'elle en bouquinant tranquillement. D'ailleurs, à bien y regarder, il commençait même à piquer du nez dans son livre, et l'ouvrage glissait dangereusement en direction du sol. La brune étouffa un rire en s'asseyant, puis elle secoua doucement son frère en l'appelant par son nom. Se réveillant en sursaut, l'écrivain se leva d'un coup et s'écria :

_ « Shuichi ! »

Mika le regarda, stupéfaite, avant de pouffer tout ce qu'elle pouvait, une main devant la bouche pour s'empêcher de succomber à un fou rire incontrôlé. Le blond émergea complètement de son sommeil et bougonna :

_ « Je ne vois vraiment pas ce qui te fait rire, Mika. »

_ « Hahahaha ! Gomen, Eiri ! C'est nerveux ! tenta de se justifier la jeune femme entre deux fous rires. C'était tellement attendrissant la façon dont tu as crié "Shuichi" en te réveillant. Hahahaha ! »

_ « Je ne suis pas attendrissant ! » protesta le romancier, se braquant comme un chat qui fait le gros dos.

_ « Hahahahaha ! Gomen ! s'excusa encore la brune. Mais depuis que tu as rencontré Shuichi, tu as tellement changé. Tu as de la chance, Eiri…»

La voix de Mika s'éteignit soudain dans sa gorge.

_ « Tu as… tellement de chance… »

Réprimant un sanglot qui n'échappa pas au blond, la jeune femme se reprit et sourit à son frère.

_ « Enfin bon, laissons cela de côté, je sais que tu n'aimes pas qu'on parle de toi. Tout à l'air d'aller bien avec Shuichi, et c'est tant mieux. Après tout ce que tu as subi, tu méritais toi aussi un peu de bonheur…»

_ « Si tu arrêtais un peu tes boniments mielleux, Mika ? » l'interrompit le romancier.

_ « Pardon ? »

_ « Tu n'es pas venu ici pour me parler de ma relation avec Shuichi, non ? »

_ « … Oui, c'est vrai, tu as raison… Mais… ce n'est pas facile à dire…»

La jeune femme se tût un instant, les yeux de nouveau humides de larmes.

_ « Je vais te servir un doigt de cognac, ça te redonnera des couleurs, » intervint le cadet Uesugi.

_ « Ah, non merci, Eiri, je préfère éviter l'alcool dans mon état. Par contre, si tu avais du jus de fruits, et un petit quelque chose à grignoter, ce serait gentil. »

_ « Tu veux manger ? Alors que y a encore une heure à peine, tu vomissais dans les toilettes ? » objecta l'écrivain, étonné.

_ « C'est bon, ça va, c'est passé maintenant, lui répondit la brune. Je me sens d'attaque à dévorer un bœuf entier ! »

_ « Tu es sûre ? »

_ « Haï ! »

_ « Et tu veux manger quoi ? »

_ « Huuum… Tu n'aurais pas des pookies à la fraise, onegaï ? »

Eiri regarda sa sœur comme s'il la voyait pour la première fois de sa vie. Sa seule et unique sœur qui avait un comportement réellement singulier, passant du désespoir le plus profond à l'avidité gourmande d'un Shuichi affamé. Et puis, quel était cet "état" particulier qui la faisait vomir, rendait son caractère aussi changeant qu'une girouette un jour de grand vent, et qui lui donnait envie de manger des pookies, qu'elle détestait pourtant radicalement en temps normal ? Yuki avait bien une vague idée, mais il imaginait toujours mal sa sœur faire "ça"… Et surtout avec ce type…

Sentant un énoooorme mal de tête arriver, le blond préféra aller chercher les biscuits réclamés sans poser aucune question. Il revint quelques minutes plus tard avec les pookies, une bière pour lui et une briquette de jus d'orange pour sa sœur (1). Cette dernière se jeta comme un loup affamé sur les gâteaux et les dévora si vite qu'Eiri en vit à peine la couleur. La boisson fut engloutie presque aussi rapidement pour faire passer le tout, et la jeune femme poussa un soupir de contentement en avalant la dernière gorgée de jus de fruit. Son frère l'avait regardé faire avec perplexité, oubliant même de boire sa bière qui se réchauffait lentement.

_ « Hum ? Pourquoi tu me regardes ainsi, Eiri ? demanda soudain le jeune femme quand elle remarqua le regard insistant de son frère. J'ai un bouton sur le nez ? »

_ « Heu, non ce n'est rien, Mika, répondit le blond, confus. Je m'étonnais simplement de te voir manger des pookies. »

_ « Ha oui, c'est… » hésita la brune avant de se taire.

_ « Tu avais quelque chose à me dire, je crois ? »

_ « Oui, je voulais parler un peu avec toi. Je… je suis vraiment désolé d'être venue sans prévenir, et d'être entrer sans frapper. La porte était ouverte, alors je… j'ai cru que vous étiez réveillé… Enfin vous étiez réveillés, mais… Je ne pensais pas vous trouver… en… hum… en pleine action… » bafouilla-t-elle en piquant un fard.

_ « Oui bon, trancha son frère, devenu aussi rouge qu'elle. J'ai complètement oublié de fermer la porte à clé hier. »

_ « Mais, dis-moi, je… je croyais que… c'était toi le… enfin le… dans votre couple… Heuuu… »

_ « … Tu veux dire le "seme" ? Normalement oui, mais hier, on a eu un petit incident de sauce piquante et… Après, tout a échappé à notre contrôle. J'arrive même pas encore à croire à ce qu'il s'est passé, alors s'il te plaît, ne reviens pas là-dessus. J'en garde quelques mauvais souvenirs…» conclut-il en se massant le bas des reins.

_ « Oui, mais il semble aussi que tu en aie des bons… lui fit remarquer sa sœur. Je me trompe ? »

Le blond hésita avant de répondre :

_ « Non, tu as raison… »

_ « Tu l'aimes vraiment, ce garçon n'est-ce pas ? »

_ « Occupe-toi de tes affaires, Mika ! ronchonna l'écrivain, écarlate. Tu étais venu me parler de quelque chose, je crois ? Alors arrête de tourner autour du pot et de te trouver des excuses pour retarder le moment où tu va le dire. Plus vite ce sera fait, mieux ça ira. »

_ « Ha… Haï, Eiri… »

_ « Bon, allez accouche, on va pas y passer la journée. »

Eiri avait-il rêvé ou la brune avait-elle tressailli en entendant le mot "accouche" ? Non, elle avait seulement dû réagir à la brusquerie de son frère. Le blond se sentit un peu coupable d'avoir parlé sur ce ton à la jeune femme brune. Elle n'avait rien fait de mal après tout, et voir son mari lui préférer un gamin à peine majeur devait lui peser, même si elle s'efforçait de n'en rien montrer. Rien montrer ? Rien fait de mal ? Yuki comprit soudain la raison de l'étrange comportement de sa sœur : elle devait avoir fait une chose dont elle se sentait coupable et n'osait pas en parler. L'écrivain laissa échapper un soupir discret, pressentant qu'il allait encore se trouver entraîner dans des histoires infernales, mais bon, il y était habitué maintenant, avec son bonbon rose. Il prit alors la main de le jeune femme, et fit :

_ « Mika, tu peux parler sans crainte. Ce que tu as fait ne peut pas être aussi grave que tu le crois. »

_ « Eiri… » souffla la brune, surprise de la douceur du romancier.

_ « Si tu as besoin d'aide, je suis là, tu pourras toujours compter sur moi, même si tu es la femme de Seguchi. »

_ « Oh Eiri !!! » s'exclama soudain Mika à l'évocation du nom de son époux.

Et elle se jeta dans les bras de son petit frère pour y pleurer abondamment.

« Génial… pensa le blond à part. Elle est en train de ruiner ma chemise avec sa morve. »

L'écrivain la laissa pleurer tout son soûl, caressant doucement ses longues mèches brunes qui avaient perdu de leur éclat d'antan. C'était la première fois qu'elle montrait une telle détresse en sa présence. Ou bien alors, n'était-ce pas plutôt la première fois que Eiri remarquait le mal-être de sa sœur ? Maintenant qu'il y pensait, il se remémorait vaguement la dépression (2) qu'avait faite la jeune femme après avoir fait une fausse couche quelques semaines à peine après son mariage avec Seguchi, mais le blond n'en avait eu à l'époque que fort peu d'intérêt. Mais depuis l'ouragan Shuichi qui avait déboulé dans sa vie, le romancier se surprenait à comprendre un peu mieux les autres, et à se soucier de leurs problèmes.

Eiri hésitait à présent sur la marche suivre, car il n'avait encore jamais conforté quelqu'un qui pleure par des mots. Devait-il laisser la brune pleurer jusqu'à ce qu'elle se calme ? Ou bien alors l'inciter à parler ? Fatigué par sa nuit torride et désespérant déjà devant le fatras que lui et Shuichi avait mis dans la cuisine la veille, le blond choisit finalement la deuxième option.

_ « Mika, appela-t-il d'une voix douce en repoussant légèrement sa sœur pour la regarder. Que s'est-il passé ? »

_ « …Snif… Eiri…Oh Eiri…Snif… » sanglota la jeune femme sans pouvoir sécher ses larmes.

_ « Dis-moi ce qu'il y a, Mika, insista son jeune frère. Si tu ne me dis rien, je ne pourrais pas t'aider. »

L'épouse Seguchi plongea son regard embrumé de larmes dans celui du blond, et bien que surprise de l'expression tendre et inquiète de son cadet, elle trouva enfin le courage de livrer son secret.

_ « Eiri… commença-t-elle après avoir pris une grande inspiration. Je… je suis enceinte… De deux mois et demi… »

Le blond la regarda un instant, perplexe. C'était seulement ça, la grande révélation dont l'annonce mettait Mika dans tous ses états ?

_ « Et alors ? fit-il en levant un sourcil en signe d'interrogation. C'est pour ça que tu te mets dans un état pareil ? Si tu as peur de faire une nouvelle fausse couche, on veillera à ce que tu sois suivi par les meilleurs médecins et… »

_ « Ce n'est pas ça le "vrai" problème, Eiri… » le coupa la brune.

_ « Hé bien, c'est quoi alors ? »

_ « Le père… »

_ « Quoi le père ? »

_ « Ce… Ce n'est pas celui que tu crois… souffla la jeune femme en baissant la tête. Le père de l'enfant… Ce n'est pas Tôma… »

_ « … Ah… fit simplement le blond d'un ton neutre, peu intéressé par cette version japonaise des "Feux de l'amour". Et on peut savoir qui est l'heureux élu ? »

_ « L'ancien bras droit de mon mari… »

_ « Son… Non… Tu voudrais dire… Sakano-san ? »

Mika hocha doucement la tête.

_ « Ce type complètement effacé qui ne se fait remarquer que quand Shuichi accumule gaffe sur gaffe ? »

_ « Haï… »

L'écrivain resta coi un long moment, pas certain de bien saisir tous les enjeux d'un tel aveu.

_ « Tu as trompé ton mari et couché avec ce binoclard hystérique ? »

_ « Haï… »

_ « Alors là, Mika, j'avoue que je ne te comprends vraiment pas. Je sais que Seguchi est un salaud mais quand même. Tu fais ce que tu veux de ta vie, c'est pas mon problème, mais pour en arriver à coucher avec ce looser dégénéré, faut vraiment être désespéré ou… »

Le blond se tût à ces mots. Sa sœur s'était remise à pleurer, douloureusement, et le romancier sentit son cœur se serrer. Il déglutit quand la brune releva la tête et le regarda avec un sourire forcé à travers ses larmes :

_ « Je suis désespérée, Eiri… » murmura-t-elle entre deux sanglots.

_ « Mika… »

_ « Cela fait des mois que Tôma ne me regarde même plus, qu'il ne rentre plus à la maison, dans notre foyer. Il n'a d'yeux que pour une seule personne : toi ! s'écria-t-elle soudain, sa voix montant dans les aigus. Je ne savais plus quoi faire, Eiri ! Je l'aime tellement ! Au début, je me disais que ce n'était pas bien important s'il te portait une affection plus poussée que la normale ! Mais je me suis bien vite rendu compte de mon erreur ! Son amour pour toi a tourné à une véritable obsession dès lors qu'il a compris à quel point tu étais entiché de ton chanteur ! »

_ « Mika, je… »

_ « Ce n'est pas de ta faute, Eiri-chan… fit tendrement la brune dont la voix était redevenu plus calme. Ni celle de Shuichi. C'est moi qui n'ai pas su arrêter mon époux à temps… »

_ « Ne dis pas ça, ce… »

_ « Laisse-moi finir, onegaï… J'avais déjà remarqué que Tôma s'éloigner peu à peu de moi dès lors que tu avais rencontré Shuichi. Un peu comme si je n'existais plus à ces yeux… L'accident de Shuichi l'a beaucoup perturbé. Il s'en réjouissait presque, mais son désir de te voir heureux lui donnait un sentiment de culpabilité à penser ainsi, et il souhaitait sincèrement que l'objet de ton bonheur puisse survivre. Mais ensuite, tout a basculé sans que je comprenne vraiment pourquoi, au moment où Shuichi a eu son anévrisme. Ce jour-là, il n'est pas rentré à la maison, et c'est par Tatsuha que j'ai appris ce que Tôma avait tenté de faire à Shuichi à l'hôpital, alors que pourtant, notre petit frère était encore au temple à cette période. »

_ « Tatsuha, petit c… Je vais le buter… jura le blond entre ses dents. Je lui avais fait promettre de ne rien te dire. »

_ « Hé bien, je lui suis reconnaissante de me l'avoir dit. Tout le monde avait l'air de savoir des choses que j'ignorais. Pourquoi me l'avoir caché, Eiri ? Pourquoi m'avoir seulement annoncé la cécité de Shindô-kun ? »

_ « Je ne t'ai rien dit pour te préserver, voilà pourquoi. Tu aurais aimé que je t'annonce un truc pareil de but en blanc, alors que toi-même, je te voyais inquiète du comportement de ton mari ? Je sais bien que je suis un monstre, Mika, mais faut pas pousser non plus. »

_ « Ce… ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, Eiri… Gomen… Mais depuis ce jour, je n'ai pas revu mon mari une seule fois chez nous… »

Un blanc se fit dans le discours de la jeune femme. Le romancier garda le silence, lui laissant le temps de trouver la force de continuer son récit, ce que la brune fit après un très court instant.

_ « J'ai essayé de nombreuses fois de le contacter au siège de N.G. Productions, mais à chaque fois, une secrétaire mal dégrossie me sort l'excuse d'une importante réunion empêchant Tôma de me répondre, et sur son portable, je tombe sur le répondeur. Et même en tentant d'aller le voir directement, je me fais systématiquement éconduire comme une malpropre, alors que je suis pourtant la femme du président. »

La brune hésita un instant avant de révéler à son frère le fond de sa pensée.

_ « Je pense qu'il sait pour Sakano-san et moi… »

_ « C'est possible avec lui. Seguchi est toujours au courant de tout, même quand ça ne le concerne pas. Mais je croyais que Sakano était amoureux de son patron. »

_ « Il l'est, Eiri… Il l'est. Et c'est parce qu'il se trouvait dans le même état d'esprit que moi que… Enfin, tu connais la suite… Dans mon propre désespoir d'être délaissée par mon époux, j'ai tenté d'attirer son attention en me jetant dans les bras d'un autre. J'ai séduit ce pauvre homme et je me suis servi de lui pour essayer de trouver un peu de réconfort. Mais ça ne m'a apporté que plus de soucis… »

_ « Et ça fait longtemps que tu es avec le binoclard ? »

_ « Je ne suis pas "avec lui" , Eiri ! s'indigna la brune. Ça n'a été que l'aventure d'une nuit ! C'est pour cette raison que je ne suis pas venu à l'hôpital le jour de l'anévrisme de Shuichi. J'avais coupé mon portable et pendant que ce pauvre garçon était au bord de la mort, j'étais en train de commettre une énorme bêtise… J'étais loin de me douter que ça empirerait les choses… »

_ « Tu devais pourtant être consciente que ça t'apporterai pas mal de problèmes. »

_ « Oui, mais je ne pensais pas que ça renforcerait l'éloignement de mon mari ! Je pensais au contraire qu'il se mettrait en colère et qu'à ce moment-là, je ferai tout pour lui jurer que je ne recommencerai plus s'il revenait à moi ! Mais au lieu de ça, il s'est éloigné encore plus après ce jour-là. »

_ « Mika… commença le blond qui avait posé sa canette de bière sur le sol. Je ne pense pas que ton adultère soit la cause la plus déterminante de cet éloignement. Il faut que tu saches que le jour où Shuichi a du être hospitalisé, Seguchi a tenté de me convaincre de quitter Shuichi en le traitant de vermine qui allait ruiner ma vie. Par la suite, il a tenté de l'étrangler, mais je suis arrivé à temps pour l'en empêcher. Et après ça il s'en est encore pris à Shuichi en essayant de l'envoyer dans un institut en Amérique. Le père de Shuichi s'est laissé complètement embobiné par ton mari, et cet espèce de connard d'homophobe a conduit son fils à une tentative de suicide. Rends-toi à l'évidence, Seguchi a complètement perdu l'esprit. »

_ « Je suis persuadé qu'on peut le ramener à la raison ! s'écria la brune sur la défensive. Tôma n'est pas aussi mauvais que ça, il a aussi ses bons côtés ! Il est juste devenu un peu trop protecteur avec toi ! Il faut… »

_ « Il faudrait l'enfermer, Mika, la coupa froidement son frère. Il a déjà tenté d'assassiner Shuichi, et il ne cesse de me harceler de coups de téléphone et de lettres. Il n'ose quand même pas venir ici, et depuis quelques jours, il semble s'être un peu calmé. Mais je suis persuadé qu'il prépare quelque chose. C'est pourquoi j'ai mis en garde la nouvelle patronne de Shuichi et lui ai conseillé d'organiser un véritable cordon de sécurité autour de lui. Seguchi attend seulement le meilleur moment pour porter un coup fatal… »

_ « Non… gémit la jeune femme, les larmes lui montant aux yeux. Je ne te crois pas, Eiri… Il ne peut pas… Tôma ne peut… Non… »

Elle porta la main à sa bouche et détourna la tête en étouffant un sanglot. Le blond soupira, un peu agacé de l'obstination de sa sœur à ne pas vouloir accepter la vérité. Pourtant, ces larmes amères qui coulaient sur les joues blanches de la jeune femme montraient bien qu'elle comprenait la gravité de la situation. Jusqu'où Seguchi allait-il sombrer dans la voie de la déraison ? Il fallait mettre un terme à tout ça. Jusque là, le blond s'était contenté d'ignorer ce que pouvait faire le président de N.G. Productions, mais avec ce que sa sœur venait de lui apprendre, il trouvait que l'absence de nouvelles de Seguchi devenait vraiment inquiétant.

_ « Mika, fit alors le romancier. Je ne sais pas si j'arriverais à quoi que ce soit, mais je peux essayer d'aller lui parler. »

_ « Oh Eiri ! » s'exclama la brune, une expression reconnaissante sur le visage.

_ « Hé calme-toi, j'ai pas dit que j'allais réussir à le… »

_ « AAAAAAAAAH !!! YUKI !!! » l'interrompit un cri déchirant venant du couloir.

_ « Shuichi ? »

L'écrivain se précipita vers la chambre. Mika, qui avait suivi son frère, observa la scène qui suivit en silence. Le musicien était assis au beau milieu du lit, totalement nu, peinant visiblement à respirer. Complètement paniqué, Shuichi s'agrippa au blond dès que celui-ci s'assit auprès de lui. Il fallut de longues minutes au blond pour réussir à apaiser son amant, et lui faire reprendre une respiration normale. Quand Eiri recoucha son compagnon, la brune remarqua que l'artiste avait beaucoup changé depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu. Il avait maigri, et ses cheveux avaient repoussés, glissant sur sa nuque avec légèreté. Son teint était pâle, et il avait l'air d'avoir été très éprouvé moralement, à en juger par ses réactions. La jeune femme pût même apercevoir à son poignet gauche, une légère cicatrice, souvenir douloureux d'une tentative de suicide dont elle ignorait tout jusqu'à il y avait quelques minutes.

Mika se rappelait sa première rencontre avec Shuichi. Mais où était donc passé ce jeune homme enjoué et à la bêtise sans commune mesure ? Où était cet adolescent passionné au sourire candide ? Il n'y avait plus aujourd'hui qu'un enfant meurtri et apeuré, dont le sommeil était troublé de cauchemars. Elle n'avait rien à voir avec tout ça, mais la jeune femme se sentait réellement désolé pour le garçon au point d'en oublier presque ses propres problèmes. Shuichi était celui qui avait été le plus blessé dans cette histoire, et cela tant physiquement que psychologiquement, à un point tel qu'il avait beaucoup changé.

Le musicien n'était pas le seul à avoir changer. Le caractère d'Eiri avait également évolué, et plutôt en bien, à ce qu'avait pu en voir sa sœur. L'écrivain était devenu plus attentif aux autres et plus patient aussi, moins agressif. Il prenait la peine d'écouter ce que les autres avaient à dire, et cherchait, à sa façon maladroite de misanthrope presque repenti, à réconforter son interlocuteur. Et surtout, il suffisait de voir la douceur avec laquelle il s'occupait de son amant pour comprendre toute l'étendue du changement qui s'était effectué en lui. Yuki s'était ouvert au monde, même s'il conservait son caractère originel de cochon. Mika songea alors qu'une autre personne avait beaucoup changé : Tôma.

Mais le président s'était abîmé dans sa folie, délaissant son foyer pour s'égarer dans l'illusion de son amour à sens unique pour son beau-frère. Y avait-il un moyen de le ramener à la raison ? Là était là question. Seule une personne pourrait sans doute encore avoir quelque influence sur l'esprit dérangé de l'ex-pianiste, et cette personne, c'était Eiri. C'était à croire que l'écrivain était vraiment le centre du monde, sans qu'il l'ait vraiment cherché. La jeune femme brune observait son cadet s'occuper du musicien, lui trouvant une douceur nouvelle dans ses gestes quand il enfila un pyjama au musicien, ou lui caressa les cheveux pour le rassurer. Sa voix s'était même faite apaisante, et berçait lentement l'adolescent qui s'assoupissait en serrant contre lui son lapin en peluche rose.

Ce ne fut qu'après de longues minutes que le romancier, assuré du sommeil de son compagnon, se leva enfin et rejoignit sa sœur. Il l'entraîna jusqu'à la porte d'entrée où déjà, il enfilait une veste et ses chaussures en lui demandant de veiller sur Shuichi le temps qu'il aille rencontrer le président. Gênée d'avoir mêlé son frère à ses problèmes de couple, Mika tenta de l'en dissuader, mais le blond resta catégorique, et ouvrit la porte.

_ « Eiri… » commença la brune au moment où l'écrivain franchissait le seuil.

_ « Quoi ? »

_ « Shindô-kun… Il… Il semble vraiment éprouvé après ce qu'il a vécu… »

_ « Oui, ça, tu peux le dire, rétorqua sèchement le blond, agacé. Il fait toutes les nuits des cauchemars où Seguchi le hante inlassablement. C'est par peur de lui qu'il a tenté de se suicider. »

_ « Qu… Quoi ? C'est à cause de Tôma que Shindô-kun a voulu se… ?!? »

_ « Quoi ? Tatsuha ne t'a rien dit ? »

_ « Dit quoi, Eiri ? »

_ « Seguchi a fait du charme aux parents Shindô en leur proposant de financer les soins de Shuichi et de l'envoyer dans un institut aux USA. Il a alors tenté de le violer, et le père de Shuichi l'a battu parce qu'il est homosexuel. Voilà pourquoi Shu a essayé de mettre fin à ses jours. »

_ « N… Non, c'est impossible… souffla-t-elle, bouleversée. Ainsi, c'était ça que Tatsu-kun me cachait… Après m'avoir annoncé que Tôma avait voulu tuer Shindô-kun, et devant mon air interloqué, il a semblé hésitant à me révéler la suite. Il a du se rappeler sa promesse. Tout ce qu'il m'a dit ensuite, c'était que Shindô était retourné un peu chez ses parents avant que tu ne le ramènes avec toi… J'ignorais tout le reste… Je… Je ne peux y croire, c'est… »

_ « C'est horrible, oui. Et pourtant, c'est la vérité, Mika. Et j'espère pouvoir arrêter Seguchi dans son obsession démente. Prends soin de Shuichi pendant mon absence. Je ne serais pas long. »

_ « H… Haï, Eiri… »

La jeune femme regarda son frère s'éloigner et disparaître dans l'ascenseur, retenant ses larmes avec difficulté. Elle resta là quelques instants, incapable de bouger, comme si son corps s'était brusquement changé en plomb. Finalement, après avoir pris une grande inspiration, elle retourna dans l'appartement et alla se passer de l'eau sur le visage avant de se remaquiller.

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À SUIVRE …

AU PROCHAIN EPISODE : ben vous verrez bien, je sais pas encore le titre

(1)Les briquettes de jus d'orange : Oui bon, ce n'est pas pour lui qu'il achète des briquettes, le Yuki, c'est pour Shuichi. Quoique, je le trouverais trop kawai en sirotant une briquette avec la paille. KYAAAAA ! BONK ! Cuicuicui ! (fait Shizu qui vient de se prendre un groooos dico envoyé par son tonton Yuki)

(2) La dépression et la fausse couche de Mika : Ne cherchez pas dans la série ni dans le manga, c'est un élément que j'ai inventé de toute pièce pour les besoins de ma fic. Dans le manga, Mika tombe effectivement enceinte, mais c'est quasiment à la fin du manga (donc Yuki et Shu se connaissent déjà depuis un bon moment), et il n'est dit nulle part qu'elle aurait fait une fausse couche au début de son mariage. (Merci à Dimi-chan de m'avoir fait remarqué que j'avais oublié l'explication de cette note)

Commentaires de fin : Ouf, un chapitre de bouclé ! Je voulais en mettre un peu plus, mais vu tout ce que je voulais rajouter, je me suis dit que ça pourrait carrément faire un chapitre entier, donc j'ai écourté un peu ce chapitre (sinon vous aviez un roman en un seul chapitre, mdr !). J'espère que mon histoire n'est pas trop confuse, j'ai eu du mal à réintroduire Mika dans l'histoire avec son bébé en route. Si jamais y a des soucis de compréhension, demandez-moi ou faites-moi remarquer mes incohérences, n'hésitez pas. J'ai du zappé pas mal de japonais du texte, vous me direz ce que vous en pensez. Désolé de ne pas beaucoup posté, pas le temps d'écrire et pas d'internet à disposition pour envoyer mes chapitres pendant ces vacances. Allez, à bientôt, je vais me remettre au boulot. Bisous tout le monde !!!

Lexique :

Baka : imbécile, idiot, crétin

Haï : oui

Gomen / Gomen Nasaï : pardon, désolé, excusez-moi

Onegaï : s'il te plaît

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