Note: Hey! Non, je ne suis pas morte et mon update tardive est liée à d'autres causes xD Je voulais d'abord vous souhaitez à toute une Bonne Année 2010, et j'espère que vous avez passez de bonnes vacances =)
Je suis désolée de ce retard, mais j'ai été occupée par pas mal de choses....Noël, le travail, les révisions, les partiels...E puis j'avais aussi commencé à écrire d'autres choses que je publierai peut-être plus tard. J'ai également un autre projet en cours ( autre que She Wolf) qui est en fait la traduction d'une fanfic appelée Never Ending Story, par Woffles92. Si vous avez aimé Avatar, je vous la conseille ( et je ne dis pas ça parce que je suis la traductrice xD), c'est une fic vraiment sympa =)
MERCI A VOUS TOUS POUR VOS COMS, c'est toujours cool d'ouvrir sa boîte mail, de voir "Review" et de lire ce que vous en pensez (surtout que vous êtes toujours positives et drôles lol ) =). Donc merci à Amanda 69, Llylith, Emy299, Lena, Bellardtwilight, Butterflied75, Veronika Crepuscule, Mel!, Popo, Jenny, Alaiena Ama Poete (merci bcp *o*), Lapiaf83, Nany1980!!
PS: Emy299, mes actions kleenex augmentent aussi considérablement quand je regarde le Temps d'un Automne xD on devrait peut-être racheter toutes les parts histoires d'être tranquilles? xD
XX
Quelques heures plus tard, Bella commença à bouger, s'éveillant doucement, et lorsqu'elle ouvrit les yeux, Edward s'écarta d'elle, se leva et alla se poster devant la fenêtre, incapable de lui faire face.
« Bella....
-Tu es là...murmura t-elle, s'asseyant en tailleur dans le lit, les épaisses couvertures serrées contre elle, le regard levé vers la silhouette du jeune homme.
-Oui, dit-il d'un ton qui sonna amer aux oreilles de Bella. Tout ce qu'elle désirait était qu'il vienne près d'elle, qui la prenne dans ses bras, mais il ne bougeât pas, les yeux fixés sur le panorama extérieur, et elle eut soudain un frisson qui la glaça, comprenant ce qui se passait dans la tête du garçon. Tel qu'elle le connaissait, il était en train de culpabiliser pour ce qui était arrivé.
-Edward, s'il te plaît, ne fais pas ça.
-Tu ne peux pas savoir combien je suis désolé Bella, je n'ai pas....
-Arrête, tu sais très bien que ce n'est pas de ta faute! S'exclama t-elle, choquée. Edward! Insista t-elle dans l'espoir qu'enfin il détournerait le regard de la fenêtre. Edward, regarde-moi, s'il te plaît. Son ton se fit suppliant et le jeune homme céda, se retournant lentement, réticent, vers elle. Ses grands yeux chocolats semblaient lui rappeler à chaque instant combien elle était fragile.
Il se tint immobile, la dévisageant à présent intensément, et Bella reprit tout bas:
-Edward, tu m'as sauvé, tu es arrivé à temps....
-Je suis arrivé à temps? Murmura t-il d'une drôle de voix.
-Oui.
-JE NE SUIS PAS ARRIVE A TEMPS BELLA! Explosa t-il, sa colère resurgissant brutalement à ce moment. SI J'ETAIS ARRIVE A TEMPS, TU N'AURAIS PAS EU A ENDURER TOUT CA! Voilà CE QU'AURAIT ETE « ARRIVER A TEMPS »!
-Tu dis n'importe quoi, sans toi, James aurait....il aurait probablement eu ce qu'il voulait! S'écria Bella avant de soudain se figer: et si malgré tout, James avait eu ce qu'il voulait? Son seul but était de blesser Edward, de le rendre malade de rage et c'est tout à fait ce qu'il avait l'air de se passer.
-Sans moi, James ne t'aurait jamais rien fait, car c'est bien de ça qu'il s'agit! Il s'est vengé de moi!
-Il m'a utilisé pour t'atteindre Edward!
-C'est bien ce que je dis!
-Pas moi! Ce que je veux dire c'est que....Elle n'eut pas le temps de finir qu'Edward lui coupa la parole, murmurant une fois de plus:
-Je n'ai pas su te protéger.
Bella le vit serrer les poings à s'en faire blanchir les doigts et lorsqu'elle tendit le bras vers lui, il recula. La colère envahit d'abord la jeune fille qui répondit:
-Si c'est que tu penses, alors James aura eu exactement ce qu'il voulait. Edward ne réagit pas à ce qu'elle venait de dire, se contentant de se retourner à nouveau vers la fenêtre, sondant le ciel de ses yeux émeraudes. Malgré les épaisses couvertures, Bella fut brusquement envahie par un grand froid: il était en train de se refermer, de redevenir celui qu'elle avait affronté, celui qu'elle avait dû ignorer pendant plusieurs semaines et qui était devenu un étranger. Un doute effroyable s'empara d'elle et elle eut toutes les peines du monde à retenir ses larmes quand elle dit d'une voix dure:
-Tu ne veux plus de moi.
Rejetée par Edward, elle se sentit brusquement sale. Des images de la veille l'assaillir et elle ferma les paupières sous l'assaut des flashs, les larmes roulant soudain le long de ses joues sans qu'elle ne puisse les retenir.
Profondément blessé par ce qu'elle venait de dire, le jeune homme se retourna vivement vers la silhouette de Bella emmitouflée dans les couettes, et son coeur se brisa à nouveau lorsqu'il la vit pleurer. Il s'avança automatiquement vers elle, tendant les bras, avant de s'arrêter. Les paupières toujours fermées, elle continua:
-Je crois que c'est....normal après tout....Je n'avais jamais compris.
-Compris quoi Bella? Demanda doucement Edward pour la première fois, s'asseyant sur le bord du lit.
-C'était complètement improbable, toi et moi.
-Quoi? Bella pourquoi dis-tu ça? Elle ne répondit pas, se contentant de poser la tête contre ses genoux, se recroquevillant, et il commença à s'inquiéter: Bella, Bella, ne dis jamais ça, s'il te plaît, jamais!
Il se rapprocha et se pencha sur elle afin de saisir avec douceur son menton, l'obligeant à plonger ses yeux chocolats dans son regard émeraude. Ses grandes prunelles marrons étaient inondées de larmes et toutes les résistances du jeune homme s'effondrèrent finalement: il la prit dans ses bras et la serra de toutes ses forces contre son torse, la berçant doucement. Dans le creux de son oreille il chuchota:
-Bella, je me sens coupable, parce que je le suis, mais ça n'a rien avoir avec ce que je ressens pour toi, je t'aime!
La jeune fille, qui avait plus ou moins réussis à se contenir, explosa en larmes sous le choc émotionnel de ce qui s'était passé et de ce qu'Edward avait dit. Elle pleura silencieusement dans ses mains pendant que ce dernier la berçait, le visage plongé dans ses longs cheveux. Il réalisa combien il avait été rude avec elle, combien sa conduite avait été dure et avait poussé la jeune fille à bout. Il lui chuchota à l'oreille avant de fredonner une douce mélodie qui apaisa peu à peu Bella.
Un long moment plus tard, elle s'endormit dans ses bras, et Edward l'installa avec délicatesse contre les oreillers. Certaines choses devaient encore être réglées.
Il se leva doucement du lit et sortit discrètement de la chambre avant de se diriger vers celle de sa soeur qui lui ouvrit lorsqu'il frappa à la porte.
« Alice, je dois aller retrouver Carlisle, mais je ne veux pas laisser Bella seule, peux-tu aller la rejoindre? Elle vient de se rendormir.
-Bien sûr! Je vais m'occuper d'elle, elle aura sûrement besoin d'aide quand elle se réveillera.
-Merci Alice, répondit-il en hochant la tête, soulagé. Il allait s'éloigner quand sa soeur le saisit par le poignet.
-Edward, j'espère que tu l'as ménagé, elle n'a vraiment pas besoin de ta colère en ce moment, reprit-elle en sondant intensément son frère de son regard. Ce dernier détourna le regard, murmurant:
-Je sais.
-Edward, je te préviens, ne va pas la faire culpabiliser en plus, je pense qu'elle le fait déjà suffisamment comme ça!
-Alice s'il te plaît!
-Je dis ça parce que je vous connais tous les deux! Continua t-elle sans prêter attention à ses protestations. Bella va culpabiliser, toi tu vas culpabiliser, et je sais comment vous marchez dans ce cas là! Elle doute, tu es en colère, mais s'il te plaît, s'il te plaît Edward, contrôle toi!
-Ca n'est pas si facile que ça figure-toi, répondit-il en crispant les mâchoires.
-Fais un effort. Et vas-y maintenant, je m'occupe de Bella. »
Il resta accroché à son regard encore quelques secondes avant de finalement reculer et s'éloigner en direction de la chambre de son père.
~oOo~
Carlisle était assis à son bureau, les mains d'Esmée posées sur le dos de la chaise, juste derrière lui. Edward pour sa part était assis dans un coin plus sombre de la pièce, Jasper proche de lui, Emmet debout, observant attentivement la réaction de son frère.
« La police a emmené James au poste de police où il est pour le moment détenu, comme tu le sais, et nous avons tous témoignés excepté Bella. Ce sera dur, mais elle va devoir faire une déposition à son tour. Il s'interrompit, laissant le temps à Edward d'assimiler l'information. D'autre part, je leurs ai livré mon rapport médical, et j'ai également eu les résultats de ses analyses sanguines. Elle a bien été droguée...Pour faire simple, elle a été paralysée, mais était consciente de ce qui passait. Carlisle s'arrêta de nouveau et tous attendirent quelques secondes. Edward se tenait bien droit, plus pâle qu'à l'habitude, mâchoires crispées, poings serrés, silencieux.
-Avec tous ces éléments, James va être inculpé pour tentative de viol. Bien sûr nous devons prévenir la famille de Bella. La police voulait les appeler sur le champs mais j'ai réussi à les en dissuader, je crois préférable que nous nous en occupions nous-même. Ce sera assez dur comme ça pour Charlie, Renée et Phil.
-Je ne crois pas que Bella souhaite mettre sa famille au courant, commença Emmet.
-C'est vrai, elle ne voudra pas les inquiéter, mais ils doivent être mis au courant, on ne plaisante pas avec ce genre de choses, répondit Carlisle.
Edward entendait ce qui venait d'être dit, mais pensait à autre chose:
-Va t-elle être obligée de le revoir?
-Si elle le souhaite, elle pourra lui faire face. Mais dans le cas contraire, je pense que les officiers ne lui montreront que des clichés de lui afin qu'elle identifie formellement le violeur.
A ce mot, Edward se leva brusquement et avant qu'il n'abatte son poing sur un des objets de la suite, Jasper se leva et posa une main sur son bras, le retenant.
-Quelle est la peine encouru par ce salaud? Murmura t-il d'une voix basse et menaçante. Jasper, qui étudiait en droit, hocha la tête en direction de Carlisle qui répondit doucement:
-Edward, je me dois d'être clair. Il n'y a pas eu pénétration, ce ne sera donc pas considéré comme un viol mais comme une agression sexuelle. Dans ce cas-ci, la peine encourue est de 5 ans et 109 490 $ * d'amende.
-SEULEMENT CINQ ANS? Rugit Edward, hors de lui.
-Edward, Bella n'est plus mineure, et James n'était ni sous l'emprise de l'alcool ni celle de la drogue, la loi prévoit donc une peine moins lourde.
-JE N'APPELLE PAS CA UNE LOI!
-Nous allons tout faire pour qu'il prenne un maximum, murmura Jasper à ses côtés. Il n'obtiendra pas de remise de peine, je vais y veiller personnellement.
-Il y a une autre chose dont nous devons immédiatement nous occuper, commença une voix délicate et douce: Esmée, jusqu'à là restée silencieuse. James et toi êtes deux personnes médiatisées, la presse va vouloir en savoir plus, nous devons tout faire pour éviter qu'ils n'obtiennent ton nom ainsi que celui de Bella!
-Esmée à raison, confirma Emmet, nous devons le faire taire. »
~oOo~
Bella émergea péniblement d'un sommeil encore troublé, et lorsqu'elle sentit une présence à côté d'elle, sur le lit, elle ouvrit les yeux. Alice se tenait là, adossée à des oreillers en train de regarder la jeune fille.
« Ne me regarde pas comme ça Alice, ça va, commença Bella.
-Je te retrouve! La taquina son amie en affichant un large sourire: Bella avait besoin de bonne humeur et de sourires afin de ne pas repenser à tout ce qui s'était passé. Bella esquissa un petit sourire à son tour avant de se tourner vers la fenêtre, pensant peut-être y trouver Edward. Mais il n'était pas là.
-Il va bientôt revenir, ne t'inquiète pas, dit Alice qui avait justement interprété son regard. La jeune fille se contenta de hocher la tête, le regard toujours tourné vers la fenêtre, perdue dans ses pensées.
-Il n'est pas loin. Tu sais combien il déteste s'éloigner de toi.
-Sûrement. Alice grimaça: Bella ne réagissait pas beaucoup à ce qu'elle lui disait. Pourtant habituellement, elle n'aurait pas manqué de s'agiter nerveusement en attendant le retour d'Edward.
Son silence était inquiétant.
-Qu'est ce que mon imbécile de frère a encore fait? Reprit la soeur du jeune homme en fronçant les sourcils, l'air soupçonneux.
-Alice, ne dis pas ça s'il te plaît.
-Tu sais que je l'adore mais parfois il a tendance à être excessif et à ne pas savoir se contrôler. Dis-moi... »
Bella hésita pendant un petit moment avant de finalement se tourner vers son amie. Elle lui raconta avec difficulté la réaction d'Edward un peu plus tôt dans la journée et lorsqu'elle eut fini, Alice se leva, l'air furieuse. Elle tourna un instant en rond avant de se rappeler qu'elle devait rester calme. Bella avait déjà assez subi avec son frère.
« Il t'aime plus que tout, et il s'en veut beaucoup de ce qui est arrivé. C'est dans sa nature, il a tendance à toujours culpabiliser, même quand ce n'est pas sa faute.
Bella l'écoutait, le regard perdu dans le vide, et lorsqu'Alice se planta en plein milieu de son champs de vision en affichant un petit sourire en coin, elle recula légèrement.
-Si on y pense bien, tu as un peu cette tendance là toi aussi! Sourit Alice en essayant de dédramatiser la réaction d'Edward – même si elle n'en pensait pas moins.
-Peut-être, oui....
-Bien. Tu n'as pas envie d'aller prendre une douche ou un bain, histoire de te détendre? Je crois que ça te fera le plus grand bien! Dit la jeune fille d'une voix encourageante.
-Oui, tu as raison. Je vais aller prendre une douche. Tu peux y aller si tu veux....commença Bella avant que son amie ne l'interrompe:
-Hors de question, je reste ici! Je vais dans le salon, et si tu as besoin de quoi que ce soit, tu m'appelles, c'est clair? » Continua Alice d'une voix qui ne souffrirait aucune protestation.
Bella n'osa pas l'avouer à voix haute, mais elle était rassurée de savoir que son amie restait près d'elle. Elle ne risquait rien avec Alice à ses côtés, parce qu'Alice était une boule d'énergie qui faisait toujours son possible pour aider et rendre les gens heureux. Avec Alice à ses côtés, elle n'aurait pas le temps de penser à....ce qui s'était passé.
Les deux jeunes filles étaient assises par terre, dans le salon, lorsqu'elles entendirent soudain que la porte s'ouvrait. Calmement mais rapidement, Alice se leva et s'excusa auprès de son amie avant de se diriger vers l'entrée. Edward se tenait sur le seuil de la suite, et avant qu'il ne puisse entrer, Alice lui lança « Edward Anthony Cullen, je dois te parler! » et sans laisser le temps à ce dernier de comprendre ce qu'il lui arrivait, elle l'entraîna dehors, ferma la porte et se posta devant.
Elle était en train de faire comprendre à Edward qu'il n'avait pas intérêt à mal se comporter de nouveau avec Bella lorsque soudain, Rosalie apparut.
« Est-ce que....je pourrai voir Bella?
-Bien sûr, sourit doucement Alice. Entre....
Alice s'écarta de la porte ajoutant pour son frère:
-Bien maintenant que Bella n'est plus seule, nous allons pouvoir discuter librement ». Sur ces mots, elle l'emmena dans son propre appartement: elle ne voulait pas qu'il voit Bella tout de suite, il était encore en colère après la discussion qu'il venait d'avoir avec Carlisle et les autres.
Rosalie trouva Bella assise dans le salon, habillée d'un large sweet à capuche bleu et d'un vieux jogging gris, le regard perdu dans le vague, et sa gorge se serra.
« Bella?
-Rosalie! Tu m'as fait peur, dit la jeune fille en sortant brutalement de ses pensées.
-Excuse moi, ce n'étais pas mon intention....Rosalie s'assit sur le sol, aux côtés de la jeune fille, ce qui surprit cette dernière. Elle avait également l'air plus calme que d'habitude, moins exubérante en quelque sorte. Elle reprit: j'aurais voulu venir plus tôt mais....mais je n'ai pas réussi.
Bella regarda plus attentivement Rosalie et crut y lire une sorte de profonde tristesse. La jeune fille espéra que Rosalie ne s'inquiétait pas trop pour elle et commença.
-Ce n'est pas grave. Ca...va.
-Non, ca ne va pas, et ça va te prendre un peu de temps avant d'aller mieux. Bella, je ne t'en ai jamais parlé avant parce que tu n'avais pas à le savoir, mais aujourd'hui, c'est diffèrent...Seuls les Cullens sont au courant et j'aimerai que tu gardes ça pour toi...
Bella hocha la tête, son attention complètement éveillée à présent. Que s'était-il passé pour que Rosalie soit dans cet état?
-Avant de rencontrer les Cullen, ma vie a été pour le moins...différente. J'étais jeune et je commençais tout juste dans le cinéma, la seule chose qui m'importait était de réussir ma carrière d'actrice, et lorsque mon agent, Royce King, m'a demandé de l'épouser, j'ai accepté. Nous nous sommes rapidement fiancés, et je pensais que tout irait bien: il m'avait obtenu quelques rôles, ce qui était énorme pour moi à cette époque, si bien que je lui ai fait confiance. Ce que j'ai découvert un peu plus tard, c'est que Royce buvait. Il n'était pas alcoolique, mais cela suffisait pour qu'il rentre parfois complètement saoul. Je n'aimais pas ça mais j'ai fermé les yeux et continué à enchaîner les petits rôles jusqu'à ce que....Je ne puisse plus.
Rosalie sourit tristement avant de poursuivre:
-Un soir je rentrais tout juste de chez une amie, Vera, et je suis tombée sur Royce et cinq de ses amis. Je ne me suis pas immédiatement inquiétée, ils étaient saouls mais je les connaissais, et soudain ils ont commencé à se comporter de manière très grossière...J'ai réalisé que peut-être j'étais danger mais c'était trop tard. Ils m'ont coincé dans la rue Bella. Et la torture a commencé. J'étais leurs jouets, complètement impuissante entre leurs mains. Ils ont abusé de moi, Royce, mon propre fiancé, ainsi que chacun d'entre eux. Ils m'ont aussi battu, et j'avoue avoir souhaité mourir.
Bella avait arrêtée de respirer, choquée par ce qu'elle venait d'entendre, complètement gelée par le récit de la jeune femme, les yeux grands ouverts, remplis d'effroi.
-Mais....comment as-tu...?
-Comment je m'en suis sortie? J'ai d'abord pensé que j'allais mourir, j'étais dans un état pitoyable, et Royce a dû lui aussi croire que j'étais morte, où en tout cas, que ça n'allait pas tarder. Ils m'ont abandonnée et se sont enfuis, et je crois avoir sombré dans l'inconscience pendant un long moment. J'étais glacée, je ne sentais plus rien et pourtant, j'ai compris qu'on essayait de me tirer de mon état de transe. C'était Carlisle. Il m'avait trouvé et essayait de me sauver. Il m'a amené à l'hôpital où il travaillait et a fait de son mieux pour m'aider. Pas seulement physiquement, mais aussi moralement. Je ne sais pas si tu le savais, mais je ne parle plus à mes parents, je ne les ai plus jamais revu depuis que je suis devenue actrice, ils étaient contre un métier de « pauvreté et de prostitution ». Tu vois un peu le cliché, sourit Rosalie, sûrement plus pour elle-même que pour Bella.
-Non, je ne savais pas...Ils ne sont pas venus te voir?
-Non. Carlisle les a pourtant retrouvé et leurs a dit dans quel état je me trouvais. Mais ils ne sont jamais venus. Il ne me l'a jamais dit, mais j'ai surpris une conversation entre lui et Esmée.
-.....
-Comme tu peux le deviner, ça a été dur. J'étais en colère, et pendant un moment, j'ai refusé l'aide que Carlisle et Esmée m'offraient. Et puis ensuite, j'ai les ai finalement laisser faire. Tu sais comment ils sont, personne ne peut leur résister. Ils m'ont accueilli et m'ont permis, lentement, de guérir. Ce que j'essaye de te dire Bella, c'est que tu as le droit de te sentir mal, tu as le droit d'être en colère ou d'avoir peur, c'est normal après ce qui est arrivé. Mais ne laisse pas ces sentiments te couper des autres. Tu as ton père, ta mère et Phil, et tu nous as nous. Ne l'oublie pas.
Bella était touchée par ce qu'elle entendait, mais à la mention de ses parents, son ventre se tordit de douleur. Elle allait devoir raconter ce qui s'était passé, et elle n'y tenait pas du tout. Elle ne pouvait pas, elle se sentait...honteuse?
Rosalie comprit immédiatement à quoi elle pensait et ajouta doucement:
-Je sais que c'est dur, mais tu vas devoir leur dire. Ils sont différents des miens, ils ne te jugeront pas, ce sont tes parents, ils t'aiment.
Bella réfléchit un instant. Outre ce qu'ils allaient penser de ce qui s'était passé, autre chose l'angoissait. A voix basse, elle dit:
-Tu as sûrement raison. Mais....ils vont encore s'inquiéter pour moi. Comment crois-tu que Charlie va réagir?
Rosalie sourit tristement.
-Probablement comme le père qu'il est Bella. Mais ne t'inquiète pas de ça, le plus important, c'est de continuer sans te laisser abattre. Je ne vais pas te mentir, on n'oublie jamais. Mais on reprend confiance et on recommence à vivre. Nous n'avons pas le choix de toute façon, ajouta t-elle en rigolant doucement, essayant d'égayer un peu la conversation.
-Hmm.
-Et pour Edward, eh bien, tu sais comment il est. Tu ne l'empêcheras pas de culpabiliser, alors laisse le faire, de toute façon rien n'y fera. C'est une tête de mule.
Bella esquissa un sourire.
-Oui, c'est une tête de mule, répéta t-elle avant de se mettre à rire, d'abord doucement, puis frénétiquement. Ce n'était pas un rire naturel, mais plutôt nerveux. Elle avait besoin d'évacuer la tension.
-Bien. Encore une chose. Ne te laisse pas envahir par sa culpabilité. Sois ferme avec lui et ne cède pas à son humeur. Je sais que c'est difficile de se montrer dur avec ceux qu'on aime, mais parfois, c'est ce qu'il y a de mieux à faire.
Afin de détendre l'atmosphère, Rosalie ajouta malicieusement:
-Et ça ne fera pas de mal à mon cher frère, il a tendance à trop gérer et analyser ce qui l'entoure. »
Rosalie resta encore quelques instants avec la jeune fille, parlant à présent de choses plus légères. Etrangement, Bella se sentait réconfortée, plus légère. Le plus dur restait encore à venir – appeler ses parents, aller au commissariat, garder Edward – mais elle ne sentait plus aussi seule que ce matin. Edward était peut-être borné et distant, mais le reste de la famille Cullen était aussi là.
