Salut tout le monde.
Alors je ne vais pas refaire de coup de gueule comme pour ma fic "je suis là".
Je vais me contenter de remercier encore une fois les deux reviews que j'ai eu pour le dernier chap.
Elles m'ont fait très plaisir et j'ai été heureuse de les recevoir. Donc merci bcp et jspr que cette suite vous plaira.
Bye
OS V: Bonheur et Jalousie
POV Bella:
Vendredi soir:
Après ce soir là, nous nous étions souvent revus avec Edward, alternant entre chez lui et chez moi. Cela faisait maintenant un semaine, je pouvais dire que tout se passait relativement bien, nous essayons de nous connaitre un peu mieux et en même temps, nous sortions souvent que tous les deux. Il refusait les diners chez Alice et Jasper, il m'avait dit très sérieusement que si on y allait, je le quitterais dans l'heure qui suivait. J'avais bien ri devant sa grimace mais il m'avait avoué par la suite, qu'il était très sérieux et que pour l'instant il voulait limiter les éléments perturbateurs. Et j'avais compris que par « éléments perturbateurs », il parlait de sa petite sœur, qui naturellement continuait de s'immiscer dans notre vie privée. Mais bon, elle n'était pas la seule et elle avait été enchanté de se trouver un compagnon de jeu en Emmett, il s'était révélé être une vraie commère. Et lorsque ces deux là étaient déchainés, personne ne pouvait les arrêter. Ils venaient souvent prendre tous les quatre l'apéritif à l'appartement, Edward avait accepté cette concession à la seule condition qu'Alice et Emmett se tiennent tranquilles. Je me souvenais encore très bien qu'ils n'avaient pas tenu leur promesse lorsqu'ils nous avaient imité le premier soir où ils étaient venus.
Nous avions tout préparé pour les recevoir chez Edward, il devait s'occuper des alcools alors que j'avais tenu à préparer des madeleines salées, au jambon et au chèvre. Je le voyais souvent rôder autour de moi, il tentait même par moment de m'amadouer en se collant à moi par derrière alors que ses mains se glissaient sur ma taille. Dans ces cas là, je posais ma tête dans son cou, je lui déposais des petits baisers sous l'oreille, j'avais découvert pour mon plus grand plaisir qu'il était très sensible à ce niveau là. Et je réussissais à chaque fois, à le dissuader de piquer dans la pâte, il ne le savait pas encore mais je lui sauvais la vie. Je pouvais devenir très hargneuse lorsque quelqu'un piquait dans la préparation d'un plat, il fallait que j'ai fini pour pouvoir y goûter. Ils étaient tous arrivés peu de temps après et je savais déjà que quelque chose de louche se préparait, j'avais vu Edward se tendre mais il n'avait rien dit. La soirée s'était bien passée et j'avais même oublié le léger malaise qui m'avait pris à leur arrivée mais il fut bien vite de retour lorsqu'on remarqua l'absence d'Emmett et d'Alice. On pouvait entendre leur rire du salon, je retenais Edward qui voulait à tout prix se lever alors que Rose et Jasper déplaçaient la table.
« On est prêt ». Cria Rose, me faisant sursauter. Elle m'adressa un clin d'œil puis se tourna vers la porte de la chambre. Le spectacle qui s'en suivit, fut autant marrant qu'humiliant, enfin surtout pour Edward. Je le voyais du coin de l'œil se renfrogner à chacune des imitations d'Emmett, celui-ci jouait à la perfection le beau goss sur de lui, il bombait le torse exagérément et il se passait frénétiquement une main dans les cheveux. J'étais écroulé de rire car c'était exactement les tics nerveux d'Edward, et vu sa tête il ne devait pas être au courant. Cependant ce fut encore pire lorsqu'Alice entra en scène, elle portait une robe très courte et elle tenait mes bouquins de cours. Je fus effarée de la voir prendre une voix sexy pour demander à Emmett de lui enseigner des positions sexuelles car elle avait un contrôle bientôt. Je lui avais raconté comment Edward et moi, on s'était parlé la première fois mais je ne pensais pas qu'elle s'en servirait contre moi la traitresse. Ils s'écroulèrent tous les deux de rire après ça, je n'avais pas remarqué qu'ils étaient devenus aussi proches tous les quatre. Il faut bien avouer qu'Edward et moi, on était pas vraiment sorti de notre bulle, ces derniers temps. Emmett s'était pas mal moqué d'Edward ce soir là mais finalement celui-ci l'avait plutôt bien pris.
Je souriais encore bêtement au souvenir de cette soirée, j'avais été ravi de passer du temps avec mes amis surtout que je venais de trouver un petit boulot pour l'été alors j'aurais moins de temps. Je venais d'avoir la réponse ce matin, et j'allais devoir l'annoncer dès ce soir à Edward. Il m'avait donné toutes sortes d'excuses pour ne pas que je prenne un job, il voulait qu'on passe plus de temps ensemble pour mieux se connaître. «Il voulait surtout passé plus de temps au lit et ça me tentait bien ». Pensais je en souriant au souvenir de sa tête de chien battu. Cependant je n'avais pas craqué devant son air attendrissant, lorsque j'avais il n'avait pas pu s'empêcher d'aller bouder dans son coin. En plus, il allait passer pas mal d'heures à l'université pour travailler sur sa musique et ses compositions, donc je n'allais quand même pas l'attendre toute la journée pour ensuite lui préparer son diner. Il n'en était pas question et il s'était incliné à bout d'arguments mais je pense qu'il voyait que je commençais à perdre patience et je pouvais être têtue quand je m'y mettais. Je finissais de me préparer rapidement même si j'étais déjà en retard, j'avais encore une fois trop rêvassé. « La prochaine fois, je mettrais mon réveil en marche ». En voilà une bonne idée, il ne fallait pas que je l'oublis celle-là. J'enfilais rapidement ma veste puis je claquais la porte en espérant ne rien avoir oublié, de toute façon j'avais mes clés, c'était le plus important. J'accélérais le pas, je n'aimais pas être en retard, et inconsciemment, je me mettais la pression pour arriver en avance. Sauf qu'aujourd'hui, c'était raté mais bon comme j'avais une bonne raison, il ne fera pas de commentaires. « Enfin j'espère même si pour le coup je suis bien en retard ».
Plus qu'une rue à traverser et j'étais arrivée, enfin. Je montais les marches deux par deux, ce qui me donnait un aspect assez risible et je me postais devant sa porte. J'entendais de la musique filtrer mais je n'arrivais pas à reconnaître cette mélodie et vu que je n'avais pas une culture impressionnante en musique, ça ne m'étonnait pas. Après avoir enfin repris ma respiration, je frappais, je nouais mes mains dans tous les sens. « Il faut que je me contrôle, je n'ai aucune raison d'être stressée, non? ». Sans avoir eu le temps de pousser plus loin mes intenses réflexions, la porte venait de s'ouvrir et elle laissait apparaître l'homme le plus sexy qui existait à mes yeux. Il avait une chemise noire, les manches étaient repliées jusqu'aux coudes, son jean était plus clair que d'habitude mais il épousait parfaitement ses jambes musclées. J'avais ma petite idée sur la personne qui lui faisait sa garde rose. « Alice, tu es la reine du torride et de la mode. Je m'incline ». Je lui envoya en pensée mes remerciements les plus sincères puis je me reconcentrais sur l'homme qui se tenait devant moi.
« Bella, tu devrais rentrée parce que si quelqu'un te voit baver dans le couloir, ça va faire baisser ma réputation de gentlemen ». Il était en train de sourire alors que moi j'essayais tant bien que mal de remettre mes idées en place. « C'est de ta faute aussi. Tu ne m'aides pas à garder la bouche fermée ». Il me regarda avec des yeux ronds, et son sourire était en train de s'élargir. Je repensais à ce que je venais de dire, et je ne pus m'empêcher de grimacer. « Et il faut croire que je parle toujours sans réfléchir. Mais j'y pense pour ne pas que je dise de bêtise, tu devrais t'occuper de ma langue ». Il arrêta de sourire et il me fixa intensément, je déglutissais déjà d'impatience et ma bouche encore une fois s'entrouvrit inconsciemment. Je l'entendis pousser un grognement puis il se jeta sur mes lèvres, il n'était que douceur et désir, je m'enflammais un peu plus à chacune de ses caresses, à chacun de ses baisers. Sa langue trouva la mienne, et mes mains s'accrochèrent à sa nuque, le collant toujours plus à moi. Il nous repoussa contre le mur, je sentis mon dos le toucher et j'en profitais pour me redresser. Je soulevais ma jambe pour la mettre contre sa hanche, alors que nos bassins s'emboitaient parfaitement. Cette fois ci ce fut moi qui ne pus retenir un gémissement. Il agrippa mes fesses avec une de ses mains alors que l'autre tenait en coupe mon visage. Nous étions tous les deux essoufflés et pourtant aucun de nous deux, ne chercha à arrêter l'autre. J'étais à ma place et tout ce que je pouvais ressentir avec lui me faisait perdre la tête.
Avant même qu'il n'amorce un mouvement, je le sentis s'éloigner de moi, et c'était devenu plus froid sans lui. Il grogna puis il décolla son bassin de mon intimité alors que ma jambe revenait sur Terre. « J'ai pas envie de revenir sur Terre moi ». Pleurnichais je en pensée. Il resta collé quelques secondes de plus à mes lèvres, et je ne pus m'empêcher de sourire. Il avait tout autant de mal que moi à se décrocher et j'en éprouvais de la fierté, il avait envie de moi et ça me rassurait. « Bella, s'il te plait. Je dois aller répondre au téléphone. Ça fait au moins cinq minutes qu'il sonne et vu l'acharnement, je pense savoir qui s'est ». Souffla-t-il en se reculant complètement de moi. Je lui fis une petite moue de découragement puis j'allais dans la cuisine alors que lui se dépêchait de répondre au téléphone. De là où j'étais, je pouvais l'entendre hausser la voix de temps en temps et je l'imaginais très bien faire des va et vient sur son tapis, il devait se passer régulièrement sa main dans les cheveux. Il faisait souvent ça lorsqu'il était frustré ou stressé, et je le trouvais touchant dans ses moments là. Après dix minutes de conversation intense, il vint me retrouver et il s'installa en face de moi. « Il a le visage fermé, ce n'est pas bon signe. Elle a encore du le pousser à bout pour obtenir ce qu'elle voulait ». Je buvais tranquillement mon verre d'eau en attendant qu'il veuille bien m'expliquer ce qu'il se passait.
« J'avais raison c'était Alice. Elle voulait nous inviter demain soir mais j'ai refusé ». Il s'arrêta de parler et il releva la tête pour me regarder, il attendait visiblement que je lui donne une réponse. « Bien. Alors qu'est-ce qu'il s'est passé ensuite pour que tu sois de cette humeur? ». Il secoua vivement la tête et comme par hasard il se passa une main dans les cheveux puis l'autre. « Elle est quand même revenue à la charge disant que si on survivait aux apéritifs, on pouvait bien venir à un diner. J'ai encore une fois refusé mais elle est vraiment tenace. A la fin, elle a cherché à me culpabiliser, elle savait très bien que ça marcherait donc j'ai fini par accepter à contre cœur ». Il avait vraiment l'air dépité même si je souriais discrètement en imaginant très bien Alice, être assez sournoise pour le faire craquer. Il ne le comprenait pas mais il ferait n'importe quoi pour sa sœur et elle savait en jouer. « Tu verras tout se passera bien et si il y a le moindre problème, je t'aiderais à noyer Emmett. C'est quand? » Il avait esquissé un petit sourire, c'était un progrès en soit. « Mardi soir prochain. Elle nous attend pour 19h30 comme ça je pourrais m'habituer avec l'apéro. Elle me prend vraiment pour un gamin la sœurette ». Et la j'ai craqué, j'ai explosé de rire parce qu'elle le caressait tellement dans le sens du poil sans qu'il s'en rende compte. Il était le genre de mec avec un sale caractère mais qui aimait sa famille plus que tout et qui inconsciemment se laissait faire. « C'est si flagrant? ». J'hochais la tête alors que lui soupirais de résignation. Je me calmais et j'essuyais mes yeux, j'allais bientôt ressembler à un cocker. « Ne t'inquiètes pas. Presque personne ne l'a remarqué enfin à part nous cinq, bien sûr ». Il se cogna la tête contre la table alors qu'il pestait en même temps contre Alice et sa manie de tout régenter. « Je suis d'accord. Heureusement pour elle, elle me fait penser à un suricate. La pauvre si elle savait ».
J'étais partie dans mes pensées lorsqu'une information me percuta le cerveau et oui ça m'arrive. « Euh, je crois qu'il va y avoir un petit soucis pour mardi prochain. J'ai la solution pour éviter ce diner ». Il me regardait perplexe, je pris une grande inspiration puis je me lançais. « Je voulais te l'annoncer en arrivant mais dans le feu de l'action j'ai oublié. J'ai eu un job pour les vacances et je commence dès lundi. Je te donnerais mes horaires à ce moment là comme ça tu pourras venir me voir ». Débitais je sans lui laisser le temps de comprendre. Il ferma les yeux un instant puis lorsqu'il les rouvrit, il avait le sourire, il était content pour moi et ça me soulageait. « Je viendrais te voir le soir. Par contre tu travailleras mardi? » « Oui, si rien ne change, je travaille le lundi, mardi et jeudi soir de 17h30 à 23h30 et le vendredi et samedi de 11h30 à 16h30. Je vais juste faire un remplacement de congés maternité pendant trois mois normalement ». Il se leva et il m'embrassa tendrement la joue en me félicitant, j'eus un petit pincement au cœur lorsqu'il s'éloigna. « Félicitation mon cœur. Par contre désolé mais je vais tout de suite téléphoner à mon horrible sœur et ensuite on savourera ma seule victoire ». Il partit rapidement alors que je commençais à rire.
Tout avait tellement changé dans ma vie depuis deux semaines, j'aurais du être effrayé par tout ça, c'était tout à fait mon genre d'avoir peur pour ça et pourtant j'étais juste bien. J'avais une relation avec un homme qui semblait avoir des qualités mais aussi des défauts, ce qui me rassurait. J'avais des amis un peu collant enfin surtout deux mais à part ça, ils étaient tout simplement géniaux et pour finir c'était les vacances. Je n'avais pas dit à Edward que je comptais travailler aussi pour pouvoir lui offrir des cadeaux et j'avais une idée sur celui que je pourrais faire à la fin de mon contrat. Il serait ravi de partir quelques jours loin de sa sœur alors que moi je serais tout simplement ravie d'être encore plus collée à lui. « Si je continue comme ça, on nous appellera bientôt les siamois ». Je souriais bêtement, je posais mon coude sur la table et je mis ma tête sur ma main. Je pouvais entendre Edward fanfaronner au téléphone sauf qu'il n'avait pas l'air de se rendre compte qu'il y avait certains soirs où j'étais libre. Je laissais le plaisir de lui rabattre son caquet à Alice, si Emmett avait été là, j'aurais parié avec lui.
Edward revint enfin et il ne jubilait plus du tout, Alice avait du prendre un malin plaisir à le faire taire. Je me redressais, je lui adressa un petit sourire réconfortant mais il semblait vaincu. « Tu sais, c'est juste une soirée. Ca va passer vite ne t'inquiètes pas ». Il me fixa puis secoua la tête. « Tu savais qu'elle allait me renvoyer dans mes buts et tu ne m'as pas prévenu? » « Je m'en doutais mais bon il va bien falloir qu'on passe par là ». Il ressemblait à un petit garçon et j'avais envi de le prendre dans mes bras. Je me levais puis je l'embrassais doucement alors que ses mains se posaient sur mes hanches. « J'ai pas envie ». Chouina-t-il en mettant sa tête dans mon cou. Je caressais sa nuque et je jouais distraitement avec ses cheveux. « Tu sais ca va juste être un mauvais moment à passer, tu comprendras ce que je ressens lorsque je vais chez l'esthéticienne. Et ce n'est pas la peine de grimacer tu n'y échapperas pas. Alors maintenant on va préparer le diner pour passer une bonne soirée tous les deux ». Il souffla et il m'embrassa rapidement puis il me souffla « tortionnaire » au creux de l'oreille. Il avait réussit à me faire frissonner seulement avec son souffle et il le savait. Il affichait maintenant un petit sourire satisfait alors qu'il se dirigeait vers le frigidaire. « Crétin » murmurais je, en lui pinçant une fesse.
Après ça, chacun s'organisa pour préparer le diner et c'est heureux et détendu que la soirée se déroula. Edward était redevenu joueur et c'était avec plaisir qu'on se taquinait l'un l'autre. J'aimais ses soirées rien que tous les deux et je me demandais ce qui nous attendait avec Alice. Edward m'emmena dans son lit et nous fîmes tendrement l'amour sous la couette puis je m'endormis rapidement après avoir posé ma tête contre son torse. Je sentais sa main qui frôlait mon dos alors que l'autre tenait ma hanche et ça me berçait de le sentir près de moi.
Lundi soir:
Première soirée de travail et j'en avais déjà ras le bol, la patience n'était pas mon fort mais là j'étais en train de battre des records. Il était 21h00 et Edward ne devrait pas tarder, j'espérais que sa présence me calme sinon j'allais faire un carnage. Tout avait commencé à mon arrivée, le patron, un type à la bonne cinquante et qui souriais facilement, me présenta le reste de l'équipe. Celle-ci était composée d'une dizaine de serveurs soit six filles avec moi et de quatre garçons, je ne me souvenais pas des prénoms de tout le monde. Et rien que ça m'avait stressé, je restais le plus souvent proche d'Angela, elle avait été la plus accueillante et chaleureuse, si j'avais besoin d'aide, elle venait à mon secours et ça arrivait souvent. Jusqu'ici je ne m'étais pas trop embêter à faire connaissance, je préférais faire mon boulot dans mon coin pour enfin rentrer chez moi pour retrouver mon homme. Tout c'était bien passé, jusqu'à ce qu'un des serveurs commence à me faire du rentre dedans, il était tout d'abord venu me parler à l'oreille et j'avais tellement sursauté que j'avais renversé le pichet d'eau sur son pantalon. Il avait trouvé ça très drôle et il était parti se changer comme si de rien n'était. Je détestait ce genre de type et je savais déjà que la soirée ne faisait que commencer. « Que quelqu'un vienne me sauver sinon ca va être l'apocalypse ». Après ça, il venait près de moi de façon à ce que je lui rentre dedans sans faire exprès ou il me frôlait en m'envoyant des clins d'œil. « Je vais peut être vomir avant de le tuer ». Pensais je pour la dixième fois de la soirée.
Je prenais une pause et j'allais m'assoir dans l'arrière salle, celle-ci était calme et vide, j'avais besoin de ça. Je fermais les yeux et je les frottais énergiquement en soupirant, j'étais à deux doigts de faire un caprice pour avoir Edward auprès de moi. J'entendis la porte grincer et c'est avec résignation que je laissais le visiteur s'installer. « Alors Isabella. Raconte moi un peu, comment une si jolie jeune femme se retrouve à bosser dans ce café? » Il va pas vouloir me lâcher celui là. « Pour te dire la vérité, je me suis enfuie de l'hôpital psychiatrique dans lequel j'étais depuis cinq ans et c'est le seul emploi qui a bien voulu de moi ». Il me regardait maintenant avec intérêt et il me dégoûtait encore plus. « C'est vrai? Pourquoi tu t'es retrouvée là-bas? ». « Parce que j'ai tué mon beau père qui voulait m'emmener voir un match de baseball ». Je me relevais et j'ouvrais la porte pour retourner travailler lorsqu'il explosa de rire. « Isabella, tu es vraiment une fille comme je les aime ». La chance que j'ai. Je me dirigeais vers la salle et il me pris par surprise lorsqu'il passa son bras par-dessus mes épaules et il me tira près de lui. Je le lui agrippais fermement et je l'envoyais balader, je regardais dans la pièce pour voir si on avait besoin de moi lorsque mon regard accrocha mon puits de bonheur personnel.
Je me dirigeais vers lui, il avait les sourcils froncés et je le voyais regarder par moment en direction de James, mon nouveau pot de colle. Je me jetais sur ses lèvres et je me détendis instantanément lorsque ses bras entourèrent ma taille. Je restais contre lui, mon nez dans son cou alors que mes mains jouaient avec ses cheveux pendant ce temps là, il me caressait le dos et il m'embrassait sous l'oreille. On s'installa au comptoir, il ne me regardait plus et je savais ce qui attirait son attention. « S'il vous plait faites qu'il ne s'approche pas ». Mais comme d'habitude mes prières au Père Noël furent vaines. « Isabella, qu'est-ce que je peux vous servir à ton frère et toi? ». Soit il pensait vraiment que j'embrassais mon frère comme ça soit il cherchait Edward et vu sa grimace de haine, les choses allaient bientôt se compliquer. « James, tu as des clients et j'aimerais passer ma pause avec petit ami si ça ne te dérange pas ». Je me détournais de lui pour me concentrer sur Edward, il semblait sur les nerfs et ce n'était vraiment pas bon. « Isabella, tu ne me l'avais pas dit. Je voulais t'inviter à prendre un café après le boulot. Je pense que tu gagnerais au change avec moi ».
J'allais répondre lorsque j'entendis le raclement de la chaise à côté de moi, je me tournais vers Edward, il était vraiment furieux et même James s'était reculé de nous par reflexe. « Premièrement elle n'aime pas qu'on l'appelle Isabella. Deuxièmement, tu t'approches encore une fois d'elle et c'est ta tête qui servira de décoration au café. Je me suis bien fait comprendre? ». Il ne me regardait pas, ses poings étaient tellement serrés que je pouvais voir ses jointures blanchir. Je me levais à mon tour, je me mettais à côté de lui, j'espérais pouvoir le calmer mais il s'éloigna de moi. Je reportais mon attention sur James en essayant d'oublier que son comportement me blessait, celui-ci hocha la tête en me jetant un dernier coup d'œil puis il s'éloigna sans se retourner. « Edward… » Soufflais je en le regardant. Il avait le regard baissé et il semblait me fuir, je tentais un pas vers lui mais il se recula encore. « Bella, je suis désolé mais je vais y aller. Je t'appelle demain. Ne t'inquiètes pas ». « Mais… » . Je n'avais pas pu terminer ma phrase qu'il était déjà parti, il me laissait toute seule et je ne comprenais pas pourquoi.
J'avais fini la soirée dans un état second, je n'avais même plus fait attention à ce qui m'entourait, j'avais les tempes qui pulsaient frénétiquement, mes gestes se firent mécaniquement. Je rentrais finalement chez moi, j'étais éreintée, je m'appuyais contre la paroi dans l'ascenseur, je ne rêvais que du moment où je serais à l'abri sous ma couette. Je sortais lentement, je n'avais même pas envie d'allumer la lumière et si je l'avais fait peut être que j'aurais aperçu la forme assise devant ma porte. Mais comme je ne l'avais pas fait, lorsqu'il s'était relevé, j'avais hurler de peur jusqu'à ce que je sache qui c'était. Il s'approcha de moi et me pris dans ses bras, je m'y blottis rapidement, et mes mains s'accrochèrent à sa chemise, il m'avait fait du mal mais je voulais plus que tout être à cet endroit.
Je glissais les clés dans la serrure, alors que sa main glissait dans la mienne, je la serrais un peu plus fort puis on alla s'installer sur le canapé, ce même canapé où il m'avait promis d'être là pour moi. Je me souvenais encore très bien de ce qu'il m'avait dit, cette phrase résonnerait à jamais en moi. « Tu crois vraiment après tout ce que je t'ai raconté, je vais te laisser comme ça? N'espère même pas aller quelque part sans moi, j'ai décidé de mettre mes peurs de côté et j'aimerais que tous les deux, on apprenne à se connaître ». Je le regardait droit dans les yeux attendant qu'il s'explique, encore une fois je ne pouvais pas le faire à sa place. « J'ai déconné une fois de plus, n'est-ce pas? ». J'hochais la tête et je l'invitais silencieusement à continuer. « Je n'aurais pas du partir comme ça, je sais que ce n'est pas une excuse mais je ne voulais pas que tu me vois dans cet état là. Je savais que ça arriverait et j'ai juste craqué ». Il me caressait la main du bout des doigts. « Edward, je ne comprends pas pourquoi tu es parti sans me laisser le temps de parler. Tu as juste fui et je ne vois pas pourquoi ». « J'aimerais t'expliquer mais même pour moi c'est compliqué. Tu comptes beaucoup pour moi, beaucoup plus que n'importe qui et ça ne fait pas longtemps que l'on est ensemble alors tu imagines dans un mois? Lorsque ce type s'est approché de toi, j'ai eu peur de te perdre, et ce que j'ai ressenti en l'imaginant m'a fait du mal alors j'ai juste préféré fuir cette douleur ». Je le comprenais mieux qu'il ne pouvait l'imaginer puisque c'était exactement ce que j'avais ressenti toute la soirée. « Edward, tu aurais du me parler au lieu de t'éloigner, ce que tu as fait ce soir était vraiment blessant. Tu m'as juste sorti de ta tête comme ça sans me donner d'explication. Non, laisse moi finir. Nous sommes un couple alors si quelque chose te dérange, te blesse ou te rend heureux, tu me le dis et je le ferais aussi. Je ne peux pas arrêter de te parler comme ça, je veux être avec toi ». « Tu me fais ressentir tellement de chose, je veux que tu en sois sur, je ne veux que toi et j'aimerais rester à cette place toute ma vie ».
Je lui souriais tendrement puis je m'installais sur ses jambes, ses bras se refermèrent autour de moi alors que ma tête venait se placer dans son cou. Je soupirais de bien-être, il reposa son front contre le haut de mon crâne et je l'imaginais très bien fermer les yeux alors qu'il avait son petit sourire en coin. Sa chaleur me réconforta et le battement régulier de son cœur m'endormit.
Une review pour la route?
