Chapitre 5 : Souvenirs de sales gosses.
- Où étais-tu toute la nuit, Jo ? Je ne t'ai pas vu sortir, pourtant j'étais près de l'entrée toute la soirée. Dit Byakuya, perplexe.
- Euh….je suis sortie…par la fenêtre…
- Par…la fenêtre…
- Yep.
- Je peux savoir pourquoi ?
- Envie soudaine de sortir par la fenêtre, c'est tout.
- C'est cela…Et que dirais-tu de me dire la vérité à présent ?
- Quoiii ! Tu OSES mettre en doute la parole de ta propre sœur ? Ca me blesse tellement que tu ne mérites pas que je te raconte la vérité !
- Donc, tu avoues que tu as menti.
- …et merde…
- J'attend.
- Bon, okay, j'avais trop bu, je suis allé dormir dans la pièce d'a côté parce que j'étais incapable de me traîner plus loin, voilà.
- Ca t'apprendra à abuser de l'alcool.
- Et à abuser de ton lieutenant en même temps…Pensa-t-elle. Bon, il m'a cru, c'est le principal. Au fait, où est Rukia ? Demanda Joyuki.
- Déjà rentrée.
- Je vois…
Ils arrivèrent au manoir en discutant tranquillement. Hélas, une surprise les attendait, et pas une bonne :
- Qui c'est celui-la ? Demanda agressivement Joyuki qui n'aimait pas voir des étrangers dans sa demeure.
En effet, un homme se tenait là, droit, fier, à la mine arrogante. Des yeux bleus très clairs plissés par la fierté qu'il dégage, les cheveux bonds platine coupés courts et ramenés en arrière. Un teint plutôt pâle et une peau sans défaut.
Ce fut le moment que choisis un vieillard du clan Kuchiki pour apparaître :
- Vous voilà rentrés, Byakuya-sama, Joyuki-sama. Dit-il. Je vous présente l'héritier des Kizoku, Akushitsu.
- Je vous avais dit que je voulais pas me marier avec alors qu'est-ce qu'il fout là ?
- Pardon ? Demanda Byakuya.
- Ah je t'ai pas raconté ? Ce vieux fou veut me marier avec le blond là parce que soi disant c'est mon rôle en tant qu'héritière des Kuchiki.
Le vieux fou en question se retint d'attribuer une gifle magistrale à la jeune insolente.
- Je me marierai pas ! Vous pouvez toujours courir, c'est NON pour le mariage !
L'héritier des Kizoku, répondant donc au nom d'Akushitsu, s'approcha de Byakuya ainsi que de sa future-non-femme :
- Kuchiki Byakuya-sama, c'est pour moi un honneur de vous rencontrer, de même que vous, belle Joyuki. J'ai beaucoup entendu parler de vous dans ma famille.
- Et moi ça va être un honneur de te virer de chez moi avec un coup de pied au cul ! Répondit Joyuki qui ne voulait qu'une chose : étrangler Akushitsu. Heureusement pour le blond, Byakuya retint sa sœur par son yukata.
- Je vois que je ne suis pas le bienvenue ici. Peut-être serait-il mieux que je revienne plus tard ? Demanda le noble Akushitsu au vieillard du clan.
- Mais non mais non. Joyuki est toujours un peu agressive envers les inconnus mais elle vous aimera vite.
- Vous voulez parier ? Demanda ironiquement Joyuki.
- Jo, je ne te comprend pas, il ne t'as rien fait. Murmura Byakuya alors qu'Akushitsu et le vieillard discutaient.
- Il ne m'a ENCORE rien fait. Rectifia Joyuki. Mais cet homme dégage quelque chose…tu ne sens pas ? Quand il est là j'ai un peu la sensation qu'on ressentait quand on croyait qu'un Hollow était caché sous notre lit quand on était petits.
Byakuya porta son regard sur le Kizoku…certes il n'aspirait pas confiance, mais de là à en avoir presque peur…
- Ne t'inquiète pas, il ne restera pas. Dit le Kuchiki.
- Ah bah sur qu'il va pas rester ! S'emporta Joyuki. Tu te souviens de ce qu'on faisait quand un cambrioleur était dans la maison ?
- Et bien…
- On lui pourrissait la vie ! Et c'est exactement ce que je vais faire avec ce gars !
Byakuya sourit, il se retint même de rire. C'est vrai que c'était tout à fait ce qu'ils faisaient aux cambrioleurs quand ils étaient petits…de vrais monstres, voilà ce qu'ils avaient été.
« - Byakuya, tu seras sage, hein ? Demanda une femme aux longs cheveux blancs et aux yeux bleus.
- Oui. Répondit un tout jeune Byakuya.
- Tu mangeras bien ta soupe ce soir ?
- Oui.
- Tu t'occuperas bien de ta sœur ?
- Ouiiii…
- Vous n'oublierez pas de vous brosser les dents avant de vous coucher ?
- Non.
- Vous n'irez pas au dodo trop tard ?
- Noooooooon…
- Tu es sur que ça ira tout seul ? Tu ne veux vraiment pas que j'appelle une nounou ?
- Mamaaaaaaaaaaaaaaan ! Gémit Byakuya au désespoir.
- Chérie…ça ira, ne t'inquiète pas. Dit un homme aux longs cheveux bruns et aux yeux bleus.
- Ecoute papa, maman ! Je suis grand maintenant. J'ai 7 ans et demi !
- Mais…mais…mais tu restes mon bébé d'amour ! S'écria la femme en serrant son fils contre sa poitrine.
- Mamaaaaan arrêêêêêêête ! Je suis plus un bébé ! Protesta Byakuya en se dégageant de l'étreinte maternelle.
- Mon fils grandit trop vite. Sanglota la jeune mère.
- Allez, allez, vous aller être en retard chez vos amis ! Dit le jeune garçon en poussant ses parents vers la sortie.
- Allez Byakuya, à tout à l'heure, sois sage. Dit le père de famille en embrassant son fils sur la joue.
- Bonne soirée. Dit Byakuya en lui rendant son baiser.
- Tu vas me manquer mon poussin !
- Maman euh !
- Oui, oui, j'y vais, mais fais-moi un bisou d'abord !
Byakuya embrassa doucement sa mère et ses parents partirent -enfin- pour leur soirée.
Non loin de là, cachés dans un fourré, deux hommes observaient la scène :
- Cambrioler la maison des Kuchiki !? Mais t'es fou ?!
- T'es myope ou quoi ? Tu vois pas l'aubaine ?
- Je vois juste qu'on va se faire prendre !
- Mais triple andouille ! Les parents s'en vont ! Le personnel est en congé ! En gros, il ne reste que les gosses.
- Ah…
- Et c'est quoi des gosses ?
- Bah…
- C'est des petites choses inoffensives ! Alors du calme !
De son côté, Byakuya regardait ses parents s'éloigner en souriant. Il en était très fier, de ses parents. Kuchiki Hanaya, capitaine de la troisième division, femme de tête, belle et respectée, passe cependant en mode « totalement fan » dès que ses enfants sont dans les parages. Kuchiki Mokosei, capitaine de la sixième division, homme très amoureux et qui ne s'en cache pas, voire un peu servile quand sa chérie d'amour s'énerve, blagueur et un peu étourdi, il aspire tout de même un grand respect dans ses troupes.
- Bya…Où est maman ? Murmura une petite voix.
Byakuya se retourna pour voir sa petite sœur, une peluche à la main, se frottant doucement ses petits yeux endormis.
- Maman et papa sont partis chez des amis pour une soirée.
- Je voulais dire au revoir à maman…Gémit la petite Joyuki.
- Ne t'inquiète pas, elle va pas être absente très longtemps. Tu veux manger ?
La petite acquiesça en tendant les bras vers son grand frère. Celui-ci la porta dans ses bras et alla dans la salle à manger.
- Voilà le plan, on entre par l'entrée principale et on vole tous les objets de valeur qu'on trouve. Si jamais on tombe sur un de gosses, on leur dit qu'on est des déménageurs et que leurs parents nous on demandé de commencer à emmener les objets les plus chers. Okay ?
- T'es sûr que ça va marcher ?
- Mais oui ! C'est que deux gosses !
En attendant, les « que deux gosses » en question guettaient tranquillement les cambrioleurs :
- Les cambrioleurs deviennent vraiment de plus en plus bêtes…
- Ca devient presque ennuyeux…
- Le plan A est prêt ?
- Oui !
Les deux petits Kuchiki quittèrent leur cachette et montèrent au grenier :
- Y'a personne ! Dit craintivement le premier homme.
- Les morveux doivent être au pieu…Conclut le second.
- Waaaaah ! Matte le tapis ! En or brodé !
- Attend ! Le stoppa le chef de bande. Un tapis en or juste devant l'entrée, c'est louche non ?
- Ben…
Le chef souleva le tapis et découvrit un grand trou creusé dans le plancher :
- Aaaaaah ! Je te l'avais dis que fallait se méfier des mômes !
- Mais ta gueule ! Tu crois vraiment que des gosses ont détectés notre présence et creuser un piège ? C'est un coup des parents pour sécuriser la maison voilà tout !
- Héééééhooooooo ! Monsieur les cambrioleurs ! Appela une voix d'en haut.
Les deux cambrioleurs levèrent la tête :
- Qu'est-ce que…
- Bonne douche ! Cria Byakuya.
- Quoi ?
- Sayonara ! Dit Jo.
Les deux enfants vidèrent deux grands vases de colle sur la tête des intrus :
- Je t'avais dis que fallait se méfier des mômes ! Pleura le premier.
- Ah ! Mes yeux ! Hurla le chef. Sales gosses ! Venez ici !
- D'accord ! Répondirent les deux jeunes Kuchiki qui descendirent, rayonnants, voir les voleurs :
- Je vais vous tuer ! Hurla le chef.
- Jo, plan B.
- Okay !
- Ils ont un plan B ! ILS ONT UN PLAN B ! Pleura d'avance le second voleur qui, à cause de toute la colle sur le plancher, glissa en arrière en entraînant son chef dans la chute.
- Maître et Seigneur ! Ô masque de chair et de sang…Récita Byakuya.
- Qu'est-ce que…
- Il…il…il nous lance un Hado ! AAAAAAAAAAAAAAAAAH !
-… Ô univers entier… Ô battements d'ailes… Ô celui qui porte le nom d'humain…Continua Joyuki.
- Un double Hado ! On est cuit ! J'aurais jamais du t'écouter !
- Petits ! Arrêtez ça tout de suite !
-…vérité et tempérance à partir des murs construits de rêves purs et sans pêchés, n'élevez point vos griffes davantage que le strict nécessaire, Hado numéro 31 : Sakka Ho !
Deux sphères rouges et incandescentes filèrent sur les cambrioleurs…
Quelques heures plus tard, Mokosei et Hanaya Kuchiki rentrèrent chez eux en découvrant quelque chose de plutôt inhabituel sur leur pallier :
- Euh…
- MADAME KUCHIKI ! Je m'excuse d'avoir voulu vous cambrioler ! Vraiment ! Mais s'il vous plait ! Laisser plus vos gosses m'approcher ! Pleurèrent les deux hommes. »
En attendant, dans les locaux de la sixième division, notre Lieutenant Abarai avait décuver et s'était malheureusement rendu compte que son élan d'amour pour la jeune sœur du capitaine Kuchiki était du à l'alcool. Ca l'avait peiné d'ailleurs, il aurait bien voulu tomber réellement amoureux pour une fois…Bon bien sûr, c'était le genre de réflexion qu'il gardait rien que pour lui. Renji était connu pour être un homme qui pensait plus avec ses muscles qu'avec son cœur, ça avait d'ailleurs fait de lui un homme redouté. Mais elle lui plaisait bien, cette réputation. Le vaillant fukutaicho qui combat avec fougue et qui ne comprend rien aux sentiments. Que diraient les autres s'ils apprenaient que le courageux Lieutenant Abarai était en fait quelqu'un qui avait cruellement manqué de tendresse durant son enfance et qu'il cherchait à présent à combler ce vide sentimental ? Il imaginait déjà les réflexions d'Ikkaku à ce sujet : « Alors Abarai, il paraît que t'as un petit cœur tout mignon tout sensible en dépit des apparences ? Sentimental va ! » Non vraiment, Renji ne souhaitait pas entendre ce genre de commentaires. Cependant, avoir une aventure d'une nuit avec de parfaites inconnues commençait vraiment à l'incommoder. Au début c'était assez drôle, et au moins il serrait quelqu'un contre lui durant une nuit, ça lui donnait l'illusion d'être amoureux, mais plus ça allait, plus les aventures défilaient et moins il le supportait. Il se demandait si Rukia ressentait la même chose. Elle aussi n'avait jamais eu d'amour au Rukongai et était restée célibataire jusque là…Mais elle, elle avait trouvé une famille, certes pas aimante, mais au moins elle avait un nom, un passé, un frère…Pas lui, et ça lui manquait.
Bon, d'accord, ce manque affectif ne justifiait peut-être pas qu'il s'était jeté sur Joyuki l'autre soir quand l'alcool avait commencé à faire effet…Pourquoi elle alors qu'il y avait Matsumoto avec un décolleté plus que provoquant qui le collait juste à côté ? Soit il avait vraiment manqué de bon sens, soit il y avait eu quelque chose chez cette fille qui l'avait attiré.
Renji se cogna la tête sur le bureau :
- J'y pige rien à l'amour. Gémit-il. J'sais même pas ce que c'est et ce que ça fait, merde !
Il releva la tête. Personne. Il soupira. Il n'aurait vraiment plus manqué que quelqu'un entre au moment où il disait ça ! Renji soupira encore et alla chercher un verre d'eau pour sa pauvre gorge pâteuse. Sa tête tournait affreusement, il ferait peut-être mieux d'aller chez Unohana Taicho pour qu'elle lui donne quelque chose. De toute façon, il ne savait même pas pourquoi il était à son bureau, c'était jour de congé aujourd'hui ! Renji se mit donc en route pour la quatrième division. La moitié du Seireitei s'y trouvait déjà, globalement pour la même raison que lui :
- Abarai Fukutaicho a abusé de l'alcool euh ! Chantonna une voix.
Renji se retourna, un peu trop vite, accentuant cette sensation de tournis perpétuel :
- Oy…tu devrais pas te moquer comme ça, si t'es là c'est que t'as du mal à décuver aussi.
Joyuki le regarda, perplexe :
- T'as le sens de la déduction drôlement aiguisé pour quelqu'un de bourré…et puis je suis pas là parce que j'ai encore 3 grammes dans le sang, je suis en fuite là.
- En fuite ?
- Yep. Y'a un noble chez moi.
- Euh…Kuchiki Taicho ?
- Non, c'est pas Onii-chan que je fuis, c'est un héritier d'une des 4 grandes familles nobles du Seireitei. L'ancien de mon clan veut me marier avec…
- T-t-t-t-t-t-t-t-t-t-t-te marier avec ? Bégaya Renji sous le choc.
- Oui, c'est pour ça que je suis là.
- Tu as prétexté un mal de tête ?
- Du tout, je suis venue chercher du cyanure.
Renji émit un petit rire :
- Du cyanure, carrément ?
- Bon d'accord, j'ai l'intention de commencer par des somnifères ultra-puissants et des anesthésiants en tout genre, mais s'il insiste trop, je passe aux poisons !
- T'es pas facile à approcher hein ?
Joyuki vit un plateau de flacons, en choisit quelques uns qu'elle empocha discrètement et dit :
- Ca dépend par qui. En envoyant un clin d'œil au lieutenant.
