Chapitre 9 : Pauvre Renji.
Bon, et bien comme je l'ai fait avec une autre de mes fics, je publie tous les chapitres actuellement écrit plutôt que de les publier petit à petit car finalement, ce n'est pas juste pour ceux qui ne connaissent pas fanfic-fr, voilà
Renji stoppa tous mouvements. Ne pas bouger, ne surtout pas bouger était la seule chose qui lui semblait juste de faire. « En cas de danger, ne bouger pas ». C'était ce qu'il avait toujours lu dans son manuel à l'école de Shinigamis. Blessé par un Hollow venimeux ? Ne pas bouger. Repéré par l'ennemi ? Ne pas bouger. Le lieutenant chercha mentalement un chapitre du genre « que faire si vous venez de coller accidentellement votre bouche sur celle de la fille dont vous rêvez depuis un moment et qui a un frère qui va vous encastrer la tête dans le mur le plus proche s'il découvre la scène ? »…en vain.
- Et puis zut. Pensa le fukutaicho. Baiser ou pas baiser, je suis mort de toute façon. Autant aller jusqu'au bout, j'ai plus rien à perdre.
Et alors que Renji se prenait en main pour réellement embrasser notre jeune Kuchiki qui n'avait pas fait un seul mouvement depuis le début…cette même jeune Kuchiki réagit. La sentant remuer, Renji prépara rapidement un petit discours de plates excuses dans sa tête, s'attendant à se prendre une baffe monumentale, surtout que Joyuki venait de l'empoigner par le col. Et au moment où il venait de réaliser qu'il n'avait pas encore rédiger de testament, la jeune femme l'allongea de force sur le lit, se plaça au-dessus d'un lieutenant aussi pivoine que son cuir chevelu et qui ne pigeait pas tout à la scène et, pour clore en beauté, qui se fit embrasser langoureusement.
Renji ouvrit bien grand les yeux. Il l'imaginait plus…timide que ça, la Joyuki. Ne voulant pas se prendre la tête dans un moment pareil, le lieutenant ferma les yeux et répondit au baiser plus que favorablement. Le lieutenant se permit même une petite fantaisie et renversa Joyuki sur le dos pour pouvoir se mettre au-dessus d'elle.
Nos deux tourtereaux, confortablement installés l'un sur l'autre et continuant à s'embrasser, non sans pousser des petits gémissements et de légers soupirs, furent néanmoins interrompus par le retour de la lumière et surtout, par une voix dans le couloir :
- Voilà, Kuchiki Taicho, maintenant que la lumière est revenue, je vais pouvoir vous mener à la chambre où a été admise votre sœur…
Joyuki et Renji se figèrent en entendant cela. Joyuki souffla un « MERDE ! » et, par reflex, poussa violemment Renji. Notre pauvre lieutenant vola à l'autre bout du lit et s'éclata la colonne vertébrale au passage tandis qu'une infirmière suivie du Kuchiki Taicho entrait dans la petite chambre. La scène qui attendait nos deux nouveaux protagonistes était pour le moins…étrange : Joyuki, les yeux ronds comme des Mod Souls et les mains plaquées sur la bouche fixait un Renji raide comme un piquet à l'autre bout du lit et la colonne vertébrale incrustée dans les barreaux au pied du matelas.
- Euh…Abarai Fukutaicho, tout va bien ? Demanda l'infirmière devant le visage crispé du lieutenant.
Renji poussa un long cri d'agonie en guise de réponse.
- Que s'est-il passé ? Demanda Byakuya à sa sœur.
- Euh…on causait, j'ai voulu lui faire peur dans le noir et euh…j'ai crié « bouh » et il a sursauté et s'est éclaté le dos…Menti Joyuki.
Byakuya regarda d'un air dépité Renji qui venait de tomber par-terre en gémissant :
- J'ai plus de dooooooos. Ca fait maaaaal.
- Désolée. S'excusa Joyuki.
L'infirmière posa le plateau-repas qu'elle apportait et se mit à genoux près du lieutenant Abarai :
- Ne bougez pas. Dit-elle.
- Faudrait déjà que je puisse…Objecta Renji.
L'infirmière le plaqua face contre sol sans ménagements et appuya ses deux poings sur le milieu du dos d'un Renji qui hurlait de douleur. On entendit un « crac » provenant des pauvres vertèbres malmenées du lieutenant, puis l'infirmière se releva :
- Voilà, c'est réparé ! Dit-elle, satisfaite.
Renji resta étalé par-terre :
- C'est drôle, c'est « réparé » mais ça fait encore plus mal qu'avant que vous y touchiez. Gémit-il.
L'infirmière le regarda, puis déclara :
- Bon bah attendez, je vais chercher un médecin, j'ai peut-être mal fait un truc.
- QUOI ?! Mais vous êtes pas médecin vous ?
- Moi ? Bah non, j'ai une tenue d'infirmière mais en fait je suis juste chargée de surveiller si les patients vont bien et de leur apporter leur nourriture.
Renji la regarda d'un air meurtrier.
- Bon bah…je reviens ! Dit l'infirmière en sortant.
Byakuya ne prêta pas attention à Renji qui essayait tant bien que mal de se redresser et alla s'asseoir au bord du lit de sa sœur, parlant doucement pour évincer son lieutenant de la conversation :
- Comment te sens-tu ?
- J'ai une de ces patates ! Ah ! T'aurais vu la dérouillée qu'ils se sont pris les Menos ! Et vlan le Hollow à droite, et paf le Hollow à gauche ! Yaha !
- Mais leur « dérouillée » t'as quand même envoyée ici dans un état critique.
- Ca c'est à cause de cette saleté d'Arrancar qui s'était planqué au milieu des Menos ! Il aurait pas été là, j'aurais rien eu du tout.
On entendit un bruit sourd indiquant que Renji, qui s'agrippait aux draps pour essayer de se relever, venait de lâcher prise et de tomber. Joyuki pu à peine lui faire un réflexion que Unohana arriva :
- Bonsoir Kuchiki-san, Kuchiki Taicho, Abarai Fukutaicho.
- Yo !
- Bonsoir.
- Sauvez mon dooooooooooooooooooooooos !
Unohana sourit alors qu'elle s'approcha du lieutenant, suivie d'Isane Fukutaicho. Les deux jeunes femmes prirent le lieutenant par les bras et les jambes et l'installèrent sur le lit à côté de Joyuki. Il y eu un craquement de vertèbres, puis un hurlement à fendre l'âme. Unohana dit :
- Vous avez plusieurs vertèbres de déplacées. On va vous garder ici un moment pour remettre tout ça en place.
- Okay. Grogna le lieutenant qui détestait devoir rester allongé dans un lit d'hôpital toute la journée.
- Je vais vous faire monter un repas. Ajouta Isane. Kuchiki Taicho, vous en voulez un aussi pour manger avec eux ?
- Non, je vais rentrer.
- D'accord.
- Tu restes pas, Onii-chan ?
- Il se fait tard. Les membres du clan m'attendent pour une réunion. Repose-toi, je viendrai te voir demain.
- Okay. A demain alors !
Notre beau Kuchiki Taicho sortit et entama son chemin de retour. En attendant, dans la petite chambre, l'ambiance n'était pas au beau fixe. En effet, nos deux Shinigamis blessés mangeaient leur repas en silence, se jetant des petits coups d'œil gênés de temps à autre. Ce fut Renji qui osa rompre le silence :
- Euh…Jo ?
- Oui ?
- Euh…pour tout à l'heure…
- Hum…et ben ?
- Ben euh…je…
- Okay ça va j'ai compris, laisse tomber. Coupa sèchement Joyuki en replongeant dans son assiette. Renji la regarda d'un air interrogateur :
- T'as compris quoi au juste ?
- Ben, je suppose que t'es désolé ? Que c'était sous l'impulsion du moment.
- Euh…c'est à moitié ça mais…
Il y eu un blanc :
- Mais quoi ? Demanda Joyuki.
Renji grimaça en s'asseyant dans son lit, pris son courage à deux mains et se leva avant d'aller se rallonger aux côtés de la jeune femme et de poser sa tête sur ses genoux en enlaçant sa taille. Joyuki rougit légèrement et puis se mit à caresser les cheveux du lieutenant. Celui-ci soupira, et en voulant remuer :
- Aie ! Ouh putaiiiiiiin !
Joyuki dévisagea son compagnon :
- J'ai fais un faux mouvement, j'ai plus de dos. Gémit Renji.
Joyuki roula des yeux :
- Allonge-toi sur le ventre, je vais t'arranger ça.
Le lieutenant la fixa d'un air apeuré :
- T'es la troisième à me dire « je vais arranger ça » et à chaque fois que je me laisse faire j'ai 4 vertèbres en moins !
- Ben t'as qu'à pas te laisser faire. T'as qu'à te débattre violemment jusqu'à te casser les vertèbres restantes et comme ça je devrais te replacer toute la colonne vertébrale après t'avoir attaché au lit.
- Hum…tu sais quoi, je vais m'allonger, hein, et tu vas faire ce que tu veux avec mon dos
- En voilà une bonne résolution ! Bon, où est-ce que t'as mal ?
- Un peu partout. Grimaça le lieutenant.
- Wah, ça c'est de la grande précision, ça m'aide vachement !
- Roooh, je sais pas moi, c'est…plutôt au niveau des reins…
- Okay.
Joyuki aida notre lieutenant meurtri à enlever le haut de son kimono de Shinigami. Elle contempla d'un air intéressé le dos mat et tatoué de Renji.
- T'as même des tatouages dans le dos, c'est une véritable obsession !
- D'habitude ça fait craquer les filles. Tu peux pas imaginer ce que ça fait quand je suis torse nu à un entraînement. Elles tombent comme des mouches.
- Et ouais, elles tombent, elles préfèrent s'évanouir plutôt que de voir ça…
- Hey ! Protesta le lieutenant.
- Pas bouger ! Ordonna Joyuki. Et puis je vois pas ce que des gros traits noirs ça a de sexy !
- Mais du moment que c'est sexy, tu peux pas comprendre, c'est tout. Riposta le lieutenant.
Pour se venger, Joyuki s'assit sur le dos de notre fukutaicho qui cria de douleur :
- Aaaaah non attend je retire ce que j'ai dis ! Tu piges tout à ce qui est sexy ! Tu es la plus sexy des sexys, tu es la déesse des filles sexys et les tatouages, j'avoue, c'est moche ! Enlève-toiiiiiiii !
Joyuki prit son plateau repas et commença à manger :
- Vas-y, continue, t'es sur le bon chemin. Dit-elle.
- Euh…d'accord…euh…t'es très jolie et intelligente et super classe et super maligne et…et…et super sadiiiiiiiique !
Joyuki éclata de rire et agita un onigri devant le nez de Renji. Celui-ci ouvrit la bouche et elle y fourra la nourriture.
- Merchi. Dit le lieutenant la bouche pleine. Mais tu me fais toujours mal au dos…
- Mais quelle chochotte tu fais !
- J'aimerais t'y voir ! Protesta le lieutenant.
- Bon, bouge plus. Ca va sûrement faire mal par contre.
- Au point où j'en suis…
Joyuki haussa les épaules et donna un grand coup de poing sur la colonne vertébrale de Renji.
- WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIEUH !
- J'avais prévenue que ça ferait mal…
- Mais c'était plus bas que j'avais maAaAaAaaaaaal euh !
- Ah merde…Fallait le dire !
- Je t'ai dis que c'était au niveau des reins ! Tu sais pas où c'est ou quoi ?!
- Hého, calme. Bon, plus bas t'as dis ?
- NAN ! Me touche plus ! M'approche plus ! Je tiens à remarcher un jour alors ne me touche plus !
- Ooooooh pauvre petit Abarai ! Tu veux un bisou magique pour que Joyuki prenne la vilaine douleur ? Demanda la jeune Kuchiki comme si elle parlait à un enfant.
Renji sourit :
- Les bisous magiques, je suis pas contre tu sais…
Joyuki le regarda :
- Mais c'est quoi ces vieilles phrases de pseudo dragueur du dimanche !
- Comment ça « vieilles phrases du pseudo dragueur » ! Je voulais juste être un peu romantique, les filles aiment ça d'habitude ! S'indigna le lieutenant.
- Renji, est-ce que j'ai une tête à être romantique ?
- Bah je sais pas ! Je pensais que c'était le coup de classique de la fille qui se la joue anti-amour et qui rêve en secret de tapis de fleur et de dîner aux chandelles !
- Bah tu t'es planté, royalement même.
- Oui bon bref, j'ai bien mérité un petit bizou quand même non ?
La jeune Kuchiki sourit d'un air compatissant, s'approcha et l'embrassa doucement faisant attention de ne pas trop appuyer histoire que Renji ne se mette pas à pousser des hurlements qui ameuteraient toute la quatrième division. Ce fut l'inverse qui se produit, notre lieutenant s'endormit, et, beaucoup moins romantique cette fois, se mit à ronfler bruyamment. Joyuki regarda Renji en souriant et se serra contre lui. Elle se sentait bien là, à sa place, un peu comme quand elle était avec Byakuya, sauf que son frère était l'homme avec qui elle partageait tout, celui qui la connaissait par cœur, qui savait comment la consoler, comment la rassurer, comment la faire rire. Renji, lui, était celui qu'elle voulait garder rien que pour elle, alors que Byakuya, elle essayait désespérément de le faire aller vers les autres depuis qu'elle avait découvert à quel point il était seul depuis la mort d'Hisana. Si Byakuya rencontrait une autre femme…certes elle serait un peu jalouse au début, mais elle serait heureuse que son frère ne soit plus seul, par contre, si Renji se mettait à fréquenter une autre femme, elle ne le tolèrerai pas et ladite autre femme en question n'aurait qu'à bien se tenir ! Bas les pattes ! Renji est à elle toute seule !
En attendant, au manoir Kuchiki, la réunion à laquelle Byakuya participait ne lui plaisait pas du tout :
- Elle refusera. Affirmait sans cesse Byakuya.
- Qu'elle refuse ou non, cela revient au même. Contredisait le vieillard du clan. Akushitsu Kizoku, bien qu'étant parti sur de mauvaises bases, est un homme bien éduqué, honnête et riche. Il sera un époux parfait pour Joyuki, elle s'assagira aux côtés d'un tel homme, et de plus, le clan Kuchiki aura à nouveau une chance d'avoir un héritier de sang pur et noble.
Byakuya se retrouvait là à court d'arguments. Comme pour enfoncer le clou d'avantage, le vieillard continua :
- Nous avons déjà beaucoup de chance qu'un homme aussi digne qu'Akushitsu-dono accepte de prendre une personne comme Joyuki pour épouse.
- Que voulez-vous dire par là ? Tiqua Byakuya.
- Combien des gentilshommes ont accepté d'être son époux et ont renoncé après avoir connu votre sœur ? Des dizaines et des dizaines, malgré tous nos efforts, elle s'amusait à les décourager au premier contact. Akushitsu-dono veut toujours l'épouser malgré le fait qu'elle l'ai frappé, insulté et qu'elle ai failli le faire tuer par votre lieutenant.
- Elle ne veut pas être mariée. Répéta Byakuya. Si nous la forçons, elle ne fera que se refuser d'avantage à Akushitsu, ce qui compromettra sérieusement vos envies d'héritier.
Les membres du clan se regardèrent entre eux. Byakuya su alors qu'il avait visé juste.
- Vos arguments nous ont convaincu, Byakuya-sama. Nous repoussons le mariage et allons nous arranger pour qu'Akushitsu se fasse accepter de Joyuki. La réunion est close.
Le lendemain, à la quatrième division :
- Roooh alleeeeeeez !
- Non !
- Fais-moi plaisir ! Allez ! Supplia Joyuki
- Non ! Non et non ! Tu m'en demandes trop.
Joyuki cessa d'agiter le ramen couvert de miel et de fraises qu'elle agitait devant les lèvres de Renji depuis un quart d'heure.
- T'es énervant hein ! Même Byakuya il avait accepté de goûter !
- Tant pis pour lui. Grogna le lieutenant qui avait horreur qu'on lui dise que son capitaine avait fait mieux que lui.
Joyuki se mit à bouder. Remarquant cela, le lieutenant s'approcha de la jeune fille pour l'embrasser histoire de se faire pardonner. Manque de chance, Joyuki avait prévu son coup et dès que le visage du Renji fut assez proche, elle lui colla le ramen sur les lèvres. Cette fois, ce fut le lieutenant qui se mit à bouder.
Et voilà le petit bonus que je vous avais promis : un dessin que j'ai fais et qui représente notre petit couple préféré
(la scène où ils se font un petit dodo tous les deux), désolée de la qualité de l'image, j'ai pris la photo avec ma webcam, et si on prend en plus en compte le fait que je dessine pas super bien…Voilà quoi…Mais euh…c'est l'intention qui compte non ? s'enfuit
