Chapitre 15 : Une tristesse partagée.

« Cela fait deux mois aujourd'hui… » Voilà la première chose que pensa Byakuya, ce matin d'hiver en se réveillant. Le noble se redressa dans son lit et scruta la pièce. Il devinait à peine les formes des meubles dans sa chambre tant il faisait noir. Depuis deux mois, c'est comme ça qu'il dormait : dans le noir total, la porte fermée à double-tour. Il est isolé, seul en tête à tête avec son chagrin.

Les membres du clan Kuchiki avaient pris l'habitude de voir la chambre de leur Byakuya-sama simplement fermée et avec une fenêtre entre-ouverte. Mais plus maintenant…

- Deux mois, deux mois jour pour jour et pourtant, j'ai toujours aussi mal. Songea le noble en regardant la place vide à côté de lui.

- Elle devrait être là, en train de dormir et de babiller au sujet de ramens aux recettes écœurantes…mais depuis deux mois, elle n'est plus là…Continua le noble mentalement.

Cela faisait effectivement deux mois aujourd'hui que Joyuki était morte dans les bras de son frère, et Byakuya ne s'en remet pas. Quand il avait perdu sa femme, il pensait avoir vécu l'événement le plus douloureux de toute sa vie, et c'était ce qui l'avait aidé à remonter la pente petit à petite, il se disait que ça ne pouvait qu'aller mieux, mais depuis que le Kuchiki avait vu que la douleur n'avait pas de limite, il s'était laissé aller. Il ne sortait que très rarement de sa chambre, ne mangeait presque plus, mais il sauve les apparences en continuant à se présenter à son poste de capitaine.

- Je sais que j'ai des responsabilités, que je ne peux pas laisser la sixième division livrée à elle-même…mais c'est si dur maintenant que Joyuki n'est plus là pour m'accompagner le matin, plus là pour m'écouter, elle, la seule oreille attentive que j'ai jamais eu avec Hisana, plus là pour me sourire, elle qui était une des rares à le faire pour moi, plus là pour sautiller autour de moi quand je marche, plus là pour butter contre un caillou et faire un vol plané devant tout le monde histoire de bien démarrer la journée…

Le noble Kuchiki ruminait ses sombres pensées tout en s'habillant quand son regard croisa son reflet dans un miroir. Sur le coup, il sursauta, il avait donc maigri à ce point ?! Rukia lui avait bien fait quelques remarques, mais il n'en avait pas tenu compte…Byakuya toucha sa joue de ses doigts fins, c'était froid. Il se remémora alors des paroles qu'il avait entendues par hasard et qui provenaient d'une discussion entre certains membres du clan qui s'inquiétaient pour lui :

« Byakuya-sama est dans un état déplorable ! Il faut absolument faire quelque chose pour lui ! Si ça continue, il va y passer lui aussi ! »

Byakuya s'assit sur le bord de son lit…« y passer lui aussi »…Peut-être que ce serait plus facile si cela arrivait vraiment. Plus de souffrance, plus de responsabilités, et surtout, une chance de retrouver Jo, quelque part…

Le Kuchiki secoua la tête. Il n'existait rien après la Soul Society, il le savait, il en avait eu la preuve sous les yeux quand le corps de Jo s'était décomposé dans ses bras…

Byakuya baissa le regard sur ses mains amaigries. Ces mains que Joyuki avait serré malgré le fait que son dernier mot fut pour son lieutenant…Byakuya redressa soudainement la tête. Et Renji ? Qu'était-il devenu ? Cela fait deux mois qu'il ne l'a pas vu ? Son lieutenant aurait-il fait une bêtise, la même à laquelle il avait pensé quelques secondes auparavant ?
Byakuya se décida à ouvrir les volets et à sortir :

- Byakuya-sama ! Vous devez déjeuner ! S'écria Kamoku qui vit le grand capitaine partir en courant.

- Je n'ai pas le temps pour ça. Dit Byakuya.

- SI ! VOUS AVEZ LE TEMPS ! Cria Kamoku.

Le noble se retourna pour regarder la petite servante. Qu'est-ce qu'il lui prenait de crier ainsi ?

- J…je suis désolée. S'excusa Kamoku. C'est juste que…que…que Joyuki-sama m'a dit que si jamais quelque chose lui arrivait, je devais veiller à ce que vous alliez bien, elle a même dit « Byakuya a tendance à ne plus bouffer quand il va mal. Si jamais je crève, tu t'y prend comme tu veux mais tu le fais bouffer ! Quitte à le gaver comme une oie ou à l'attacher à une chaise voire à le menacer, tu fais comme tu veux, mais je veux qu'il se remette ! Et dit lui bien de se souvenir d'une chose : Si j'étais là, je lui botterai le cul pour se laisser aller comme ça ! »

Byakuya eu presque les larmes aux yeux en entendant des phrases de sa petite sœur. Cela faisait deux mois qu'il n'avait pas entendu ce langage si particulier qu'avait Joyuki.

Le noble s'avança vers Kamoku et prit l'onigri qu'elle avait dans son plateau :

- Je le mangerai. Assura Byakuya.

Kamoku hocha la tête, la salua et s'en fut.

Le Kuchiki ne perdit pas plus de temps et se dirigea d'un pas pressé vers les quartiers de la sixième division. Il croisa Rikichi sur son chemin. Le jeune Shinigami écarquilla les yeux de bonheur en voyant son capitaine. ( Et oui, n'oubliez pas que Byakuya est le frère de la femme de son Renji-san adoré !)

- Taicho ! Kuchiki Taicho ! S'écria-t-il tout joyeux et ameutant toute la sixième division par la même occasion.

Byakuya vit avec surprise que tous les Shinigamis de sa division se pressaient autour de lui et demandait de ses nouvelles, tous sauf un : Renji.

- Où est Abarai Fukutaicho ? Demanda-t-il.

Les visages autour de lui s'assombrirent :

- Vous n'êtes pas au courant…Murmura Rikichi, peiné.

- Que se passe-t-il ? Interrogea Byakuya qui commençait à s'inquiéter de son lieutenant. Si ce nigaud a fait une bêtise, Joyuki ne me l'aurai jamais pardonné…

- Et bien, Abarai Fukutaicho ne sort plus de sa chambre, les volets sont tirés aussi bien le jour que la nuit et il ne donne quasiment pas signe de vie. On commence à s'inquiéter…Dit Rikichi.

- L'autre jour, on est venu à plusieurs pour lui remonter le moral, on lui parlait à travers la porte mais il ne répondait pas et ne voulait pas nous ouvrir. D'autres de ses amis sont venus, Matsumoto Fukutaicho, Madarame Ikkaku, Yumichika Ayasegawa, Hisagi Fukutaicho, et votre sœur évidemment. Il ne veut voir personne, tout ce qu'il a fait jusque là, c'est nous glisser un papier sous la porte disant « laissez-moi seul »

A ces paroles, Byakuya constata que son lieutenant était exactement dans le même état que lui.

- Appelez le Shinigami remplaçant Kurosaki Ichigo. Ordonna Byakuya.

- Kurosaki ? S'étonnèrent les hommes de la sixième division.

- Il n'a pas encore rendu visite à Renji, n'est-ce pas ?

- Ben…on l'a pas vu à la Soul Society depuis un moment donc y'a peu de chance qu'il soit au courant de l'existence de Joyuki-san…

- Appelez-le et conduisez le à Rukia. Peut-être qu'il saura, lui, parler au lieutenant Renji. Dit Byakuya en passant son chemin et en pensant en son for intérieur « entre jeune sots, ils devraient se comprendre »

Byakuya leva ensuite les yeux sur les murs et le plafond, il alla ensuite dans son bureau avant de se retourner vers ses hommes, l'œil noir :

- Il y a eu du relâchement ici à ce que je vois…Dit-il.

- Bah euh…Bredouillèrent les Shinigamis en avisant les tâches et les papiers en vrac qui étaient de ça et là de la division.

- Nettoyez-moi tout ça. Dit Byakuya.

Et devant le manque de réaction, il ajouta :

- C'est un ordre !

Les hommes de la sixième division s'activèrent en se disant « Y'a pas à dire, il reprend du poil de la bête » Laissé seul, Byakuya se dirigea vers la chambre de son lieutenant. Il toqua plusieurs fois à la porte et parla :

- Abarai Renji, ouvrez. Dit-il.

Il n'y eu ni réaction ni réponse, comme il s'y attendait.

- Abarai Renji, je vous ai demandé d'ouvrir. Répéta-t-il.

Byakuya se mit à réfléchir. C'était bien joli de jouer le capitaine inquiet et à l'écoute, mais s'il se retrouvait face à Renji, qu'est-ce qu'il dirait ? Il n'avait jamais été doué dans le rôle du confident…

Dans la chambre du lieutenant de la sixième division, Renji était allongé sur son lit, des larmes salées roulant sur ses joues. Cela faisait deux mois, il savait qu'il aurait du commencer à faire son deuil mais c'était trop dur, trop impossible d'oublier la jeune femme. Il n'oubliera jamais, jamais cette soirée.

- Si j'avais fais mon boulot, si j'avais moi-même apporté ces fichus dossiers à Kuchiki Taicho, elle n'aurait pas eu à le faire et elle n'aurait pas croisé la route de cet Arrancar ! C'est ma faute, c'est entièrement ma faute ! Pensait-il en reniflant. C'est ma faute si elle est morte…

En effet, le lieutenant se sentait horriblement coupable. Pour lui, le seul responsable de la mort de sa femme était lui-même et pas l'Arrancar. L'Arrancar avait pour travail de tuer les Shinigami, il avait fait son boulot lui. Si seulement il avait fait de même, si seulement il avait lui-même apporter les dossiers.

Renji se retourna sur son côté droit, jamais il ne pourra oublier le moment où il avait débarqué à l'endroit où sa femme était morte, là où il avait vu son capitaine à genoux dans l'herbe et le visage baissé.

« -Taicho ! Criait Renji en arrivant, essoufflé. Taicho, j'ai senti le reiatsu de Joyuki, où est-elle ?!

Byakuya avait relevé la tête, lentement, très lentement en se demandant comment il pourrait annoncer à Renji que la femme qu'il aimait venait tout juste de mourir ?

- Renji…Bredouilla-t-il.

Le lieutenant sentit tout de suite que quelque chose allait de travers quand il avait perçu le manque d'assurance dans la voix de son terrible capitaine :

- Taicho, dites-moi ce qui se passe ! Où est Joyuki ?! Où est-elle !?

- Renji…je suis désolé…elle…elle…

Bien sûr, Abarai avait très bien compris ce qui venait de se passer, il sentait qu'elle n'était plus là, mais il ne voulait pas y croire, il ne le pouvait pas. Renji ferma les yeux autant qu'il put pour empêcher les larmes de couler.

- Non…non…elle a pas pu…

- Je suis désolé, Renji. Avait murmuré Byakuya.

Pour que Kuchiki Taicho soit si ému, il fallait bien un grand drame, Renji le savait.

- NON ! JE VOUS CROIS PAS ! VOUS MENTEZ ! VOUS MENTEZ ! ELLE EST VIVANTE ! ELLE PEUT PAS ETRE MORTE ! ELLE…elle…elle peut pas…

Et le lieutenant avait fondu en larmes. »

- Kuchiki Taicho ! Interpella Rikichi, surpris de voir son capitaine devant la porte de son Renji-san.

- Qu'y a-t-il ?

- Kurosaki Ichigo est arrivé, mais il voudrait savoir pourquoi vous lui avez demandé de venir.

- Je vous ai dis de le mener à Rukia pour qu'elle lui explique…

- Oui mais il ne veut pas y aller ! Il dit que c'est vous qui lui avez demandé de venir et que c'est donc à vous de lui expliquer !

Byakuya soupira :

- Quel enquiquineur celui-la alors ! Pensa-t-il.

Le noble Kuchiki passa devant Rikichi et sortit de sa division. Ichigo était là, sur le seuil, en train de regarder le décoration d'un air las :

- Yo, Byakuya ! Dit-il en voyant le capitaine.

- C'est Kuchiki Taicho pour toi. Rectifia Byakuya.

- Tss…on croirait entendre Toshiro. Répliqua le rouquin.

Sans crier garde, le Kuchiki lui empoigna le bras et le forcer à le suivre :

- Hé ! Où on va comme ça ?! Mais lâche-moi putain !

Byakuya poussa Ichigo dans son bureau et referma la porte derrière eux :

- Non mais…Protesta Ichigo.

- Tais-toi, Shinigami remplaçant ! Coupa Byakuya. J'ai quelque chose d'important à te dire.

Ichigo se calma devant l'air grave du capitaine.

- Il est drôlement pâle, le Byakuya. Et puis, il a fait un régime ou quoi ? Il a vachement maigri depuis la dernière fois que je l'ai vu. Songea le rouquin. Bon, qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-il à voix haute.

- Cela concerne Renji.

Ichigo se concentra soudainement, pour que Byakuya le fasse venir à cause de Renji, il devait vraiment y avoir quelque chose de grave :

- Il a quoi, Renji ?

- Il y a que j'ai une sœur. Dit Byakuya.

- Euh…ouais je sais, Rukia…mais c'est quoi le rapport ?

- Non, pas Rukia. J'ai une sœur biologique qui est revenue depuis peu à la Soul Society. Tu l'ignores sûrement mais Renji et elle se sont mariés il y a environ six mois.

Ichigo fit les yeux ronds.

- Et il m'a même pas invité à son mariage, le salop !

- Disons qu'il n'était pas prévu que ce soit lui le marié…Expliqua Byakuya.

Le jeune Kurosaki était complètement perdu mais tant pis.

- T'as laissé Renji épousé ta sœur biologique ?! Une noble ! Bah putain !

- Oui.

- Va savoir pourquoi, je sens que c'est un fameux phénomène, ta sœur !

- Elle l'était en effet. Mais…Joyuki est morte il y a deux mois…

Pour Ichigo, ce fut à nouveau le choc, il se mit à bredouiller :

- Ah euh…je…j'étais pas au courant…désolé enfin…euh…mes condoléances quoi…

- Le moral de Renji est au plus bas, j'ai donc pensé que tu pourrais le résonner et le faire sortir de sa chambre pour que nous le reprenions en main.

Ichigo sauta du bureau où il s'était assis :

- Okay ! Je vais aller le remuer, ce lourdeau !

Ichigo sortit donc dans le couloir et tambourina à la porte de la chambre de Renji :

- Ohé ! Grosse feignasse ! Ouvre-moi ! Cria-t-il.

- Ichigo ?! S'étonna mentalement Renji en reconnaissant la voix de son ami.

- Ouvre ou je défonce la porte ! Tonna Ichigo.

Renji fourra à nouveau sa tête dans son oreiller :

- GETSUGA TENSHO !

Un grand éclair bleuté défonça la porte. Ichigo rentra dans la petite chambre avec son zanpakutôh sur l'épaule :

- T'es sourd ou quoi ? Je t'avais demandé d'ouvrir.

Ichigo tenta tant bien que mal de ne pas avoir l'air choqué devant la mine pâle, presque cadavérique de Renji.

- Byakuya m'a raconté. Dit-il doucement en s'asseyant sur le bord du lit de son ami. Je suis désolé pour toi.

Renji tournait le dos au Shinigami roux et ne daigna pas répondre, ce qui lui valu une grande baffe qui le fit tomber du lit :

- NON MAIS TU T'ES REGARDE ! Tonna Ichigo. PUTAIN ALORS C'EST CA UN LIEUTENANT DE LA SOUL SOCIETY ! JE SAIS PAS GRAND CHOSE DE JOYUKI MAIS JE SUIS SURE QUE SI ELLE ETAIT LA, ELLE APPRECIERAIT PAS QUE TU SOIS DANS CET ETAT ! RESSAISIS-TOI BORDEL !!

Renji, à terre, regarda Ichigo avec de grands yeux :

- Si tu crois que c'est facile de se reconstruire après ça…Murmura-t-il.

- Je sais très bien ce que c'est. J'ai perdu ma mère quand j'étais petit. Mais t'es pas seul tu sais, y'a des gens qui sont près à t'aider à faire ton deuil. Y'a Rukia, moi…et peut-être même Byakuya !

Renji lui fit un petit sourire :

- Je suppose que tu es la voie de la raison…pour une fois…

- Ouais, on peut dire ça…Sourit Ichigo en tendant une main à Renji pour l'aider à se relever, main que le lieutenant accepta.

- Et Rukia, comment elle le vit ?

- Bah, Joyuki et elle étaient pas très proche alors…

- Je vois.

- Et Kuchiki Taicho ? Tu l'as vu ?

- Ouais, il a vraiment une sale gueule, tout blanc, tout maigre, un peu comme toi.

Ichigo mit son zanpakutôh devant le visage de Renji pour que celui-ci s'y regarde comme dans un miroir. Le lieutenant faillit ne pas de reconnaître. Il était vraiment en piteux état.

- Bon allez ! Dit Ichigo en rangeant son arme. De un, je vous emmène bouffer Byakuya et toi avant que vous ne tourniez de l'œil, on va aller chercher Rukia aussi, ça lui fera plaisir de voir que tu vas bien…

Il fallu un peu forcer la main à Byakuya pour qu'il accompagne tout le monde pour manger, mais il se souvint de ce que Joyuki avait dit à Kamoku et accepta de dîner avec Ichigo, Renji et Rukia, et c'était les Kuchiki qui recevaient !

Au début un peu réticents pour manger, Byakuya et Renji ne résistèrent pas longtemps quand les plats furent amenés. Rukia et Ichigo les regardèrent manger avec plaisir…Après un dîner ou Byakuya et Renji avaient manger pour cinq (il faut dire qu'après deux mois à ne quasiment pas manger, ils avaient vraiment les crocs), tout le monde alla dormir. Byakuya dans sa chambre, Renji dans une autre qui était inoccupée, Rukia dans sa chambre et Ichigo…

- Rukia ! Laisse-moi sortir de putain de placard ! Beuglait le Shinigami remplaçant en essayant de s'extirper du meuble.

- Pas question ! Riposta Rukia qui maintenant les portes du placard bien fermées. Tu vas voir ce que c'est de dormir dans un petit placard à la con comme chez toi !

- Mais putain tu m'énerves ! Laisse-mois sortir !

- Non !

- Pitié Rukia, tu es la plus belle, la plus intelligente, la plus forte, je t'aiiiiime ! Supplia Ichigo.

Rukia écarquilla les yeux et relâcha soudainement la pression sur les portes du placard et Ichigo, qui poussait comme un bourrin dessus, tomba aux pieds de la demoiselle.

Rukia se gifla mentalement. Qu'elle était idiote d'avoir pensé qu'Ichigo était sérieux au moment où il lui avait dit « je t'aime » ! C'était uniquement pour éviter d'avoir à passer la nuit dans le placard qu'il avait dit ça ! C'était une blague, rien de plus ! Rien de plus…malheureusement.

La petite brune se coucha dans son lit, laissant Ichigo sur son parquet.

- Bah Rukia, pourquoi tu fais la gueule ?

- Pour rien. Dit la petite Shinigami, la gorge nouée.

- Tu pleures ? S'étonna Ichigo.

- Non, je pleure pas ! Rétorqua Rukia en le regardant, les larmes aux yeux. Il était con ou quoi ? C'était évident qu'elle était triste, si seulement il pouvait comprendre pourquoi…si seulement ses sentiments étaient réciproques !

Ichigo interpréta les larmes de Rukia de travers et crut que la jeune fille pleurait à cause de la mort de Joyuki. Il la prit contre lui et la serra dans ses bras :

- Oh, allez, t'inquiète pas, je t'aiderai à faire ton deuil toi aussi.

Rukia comprit qu'Ichigo ne se doutait absolument de rien mais ne dit rien. Pour une fois qu'elle était dans ses bras, elle n'allait pas tout gâcher !

La jeune Shinigami pleura d'avantage. Certes elle était dans ses bras, mais pas pour la raison qu'elle voulait ! Les sanglots de Rukia redoublèrent d'intensité et Ichigo essaya tant bien que mal de la réconforter…

Et alors que Rukia se calmait, un énorme reiatsu envahit la Soul Society. Un reiatsu d'Arrancar qui ne rappelait rien de bon à Renji et Byakuya.

- Bien. Dit Aizen en contemplant la Soul Society depuis son point de vue aérien.

L'ex-capitaine posa alors une main sur la tête de la petite femme à côté de lui :

- Tue-les tous. Lui ordonna-t-il.