Chapitre 18 : Révélations.

Renji marchait nerveusement dans le couloir de l'hôpital et faisait subitement demi-tour dès qu'il approchait de la chambre de son capitaine. Comment lui dire ? Comment lui dire que sa petite sœur est en vie sans lui filer un infarctus ?

- Je devrais pas stresser comme ça ! Après tout, c'est une super bonne nouvelle que je lui apporte !

- Hé, Renji ! Interpella alors Ichigo. Qu'est-ce que tu fous ici ? T'as enfin daigné sortir de la chambre de ta femme finalement ?

Le lieutenant tiqua. Quand Ichigo les avait surpris, Joyuki et lui en ce que nous appellerons « pleine action conjugale », le Shinigami avait été profondément choqué, puis, le traumatisme passé, il s'était mis à vanner Renji comme pas possible et avait, pour l'occasion, annulé sa déclaration de rester puceau, ce à quoi Renji avait répliquer par un méchant « c'est Rukia qui va être contente ! »

- Ichigo, si t'es juste là pour m'emmerder, sérieux, repasse plus tard, j'ai un truc important à faire là…

- Ah ouais ? Quoi donc ?

- Bah je dois annoncer à Kuchiki Taicho que Joyuki est revenue parmi nous mais j'ai peur de lui faire faire la crise cardiaque du siècle…

- Attend…tu lui avais pas encore dis…Fit Ichigo, légèrement stressé.

- Bah non, pourquoi ? Dis donc, t'es tout pâle tout d'un coup, qu'est-ce qui t'arrive ?

- Euh…en fait l'autre jour quand je suis venu et que je suis allé chercher le jus d'orange à Joyuki bah…j'ai fais un crochet par la chambre de Byakuya et il était réveillé et un moment j'ai dis quelque chose comme « au fait, je reviens de la chambre de Joyuki, elle va super bien ! »

- …oh merde…et il a fait une syncope ?

- Pour être honnête, j'ai pas fais gaffe…

- Je vois, t'étais concentré sur une autre Kuchiki, pas vrai ? Fit Renji en donnant un petit coup de coude à Ichigo et en lui faisant un gros clin d'œil complice.

- Mais bordel arrête de faire des sous-entendus entre moi et Rukia !!

- Je te rend la monnaie de ta pièce, mon vieux ! Depuis que t'es arrivé tu fais que nous charrier Joyuki et moi !

- Gnagnagna…

- Bon, c'est bien joli toutes ces politesses, mais je dois aller voir mon capitaine moi !

- Je t'accompagne ! Moi aussi j'ai envie de rire !

- Crétin…

Renji s'approcha timidement de la porte de la chambre de Byakuya et frappa.

- Entrez. Invita le capitaine.

Renji passa la tête dans l'entrebâillement de la porte :

- Bonjour, Kuchiki Taicho, je ne vous dérange pas ?

- Non, Renji, je voulais justement te voir.

- Ah…Fit le lieutenant en entrant complètement, suivi de près par Ichigo.

- Hier, le Shinigami remplaçant Kurosaki Ichigo est venu ici et à parler de Joyuki, disant qu'elle allait bien et Rukia ne semblait pas surprise…j'attend des explications à cette mauvaise plaisanterie…

- Ah mais c'est pas une plaisanterie, Taicho ! Elle est vraiment revenue !

Byakuya fronça les sourcils, ne laissant rien présager de bon vis à vis de son lieutenant :

- Waaaah ! T'as vu comment il te regarde ! Ca sent la dégradation ça ! J'en connais un qui va passer un sale quart d'heure et se retrouver à nettoyer les chiottes de la sixième division ! Lança Ichigo.

- La ferme, Ichigo ! Donc, Taicho, je vous disais que ce n'était pas une blague. Moi aussi je tiens à elle donc je ne marcherai pas dans ce genre de plaisanterie.

- Oh c'est émouvant ! Dit Ichigo en faisant mine de renifler.

- Ichigo, encore une réflexion et tu passes par la fenêtre…

- Abarai Fukutaicho, Joyuki est morte il y a deux mois alors j'aimerai vraiment savoir comment il se peut qu'elle soit à nouveau en vie. Kurosaki Ichigo et toi vous chamaillerez plus tard.

- Oui, pardon Taicho. Donc, comme elle me l'a expliqué, Aizen a réussit à récupérer les particules spirituelles qui formaient son corps et le scientifique du Hueco Mondo les a rassemblé pour reformer le corps originel de Joyuki et y a injecté une âme d'Arrancar. C'est elle qui vous a attaqué, cette Huzylo Sosuke, c'était en fait Joyuki en Arrancar.

- Si j'ai bien compris, Joyuki, ou du moins son corps, est devenu une marionnette aux mains d'Aizen…

- C'est ça ! Au début, Huzylo m'a dit que l'esprit de Joyuki était mort, mais c'était faux ! La vraie Jo était toujours là quelque part et elle a repris le dessus et a vaincu l'âme d'Arrancar en elle ! C'est pour ça que je vous dis qu'elle est revenue !

- Ouais ! Et elle pète le feu de Dieu ! Elle mange, elle blague, elle gueule, elle s'envoi en l'air…

A la dernière phrase du Shinigami remplaçant, Renji et Byakuya frisèrent la syncope. Le capitaine fusilla alors son lieutenant du regard d'un air de dire « elle est encore en convalescence, merde ! » Et puis même, Byakuya ne tenait pas vraiment à savoir où, quand et comment son lieutenant et sa sœur avaient ce genre d'activité !

- Kurosaki Ichigo. Commença le Kuchiki en grinçant des dents. N'aurais-tu pas d'autres informations plus intéressantes que celle que tu as énoncé dernièrement concernant ma sœur ? Quelque chose comme sa date de sortie d'hôpital ?

- Aucune idée, mais le plus tôt sera le mieux, j'aime pas la bouffe de l'hosto… Fit alors une voix reconnaissable entre mille.

Byakuya tourna rapidement la tête vers l'entrée de sa chambre. Sa petite sœur était là, appuyée contre l'encadrement de la porte, souriant malicieusement. Le capitaine écarquilla les yeux, ce n'était pas qu'il n'avait pas cru au récit de Renji, mais tout de même, la voir en chair et en os alors que la dernière image qu'il avait d'elle était son cadavre se décomposant dans ses bras…

Un silence s'installa, heureusement, Joyuki le rompit bientôt :

- Bon, Renji et le crétin, dégagez la piste ! Lança-t-elle joyeusement.

- Attend… « crétin », c'est moi ?!!! S'offensa Ichigo.

- Tu crois quand même pas qu'elle m'a t'appeler par mon prénom…Objecta Renji.

- Hého ! Je vous ai dis de dégager la piste ! Répéta Joyuki, adoptant la position d'un coureur de fond dans les storting-block.

Renji et Ichigo s'écartèrent du lit de Byakuya sans trop comprendre.

- A vos marques…prête…parteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeez ! Cria Joyuki en se mettant à courir vers le lit de Byakuya et en sautant les trois derniers mètres…pour finir par atterrir en plein sur le capitaine :

- Onii-chaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan ! Tu m'as manquéééééééééééééééééééééééééééééééé ! Dit-elle en serrant fort Byakuya contre elle, sans s'apercevoir que le pauvre Kuchiki avait la tête enfoncée dans sa poitrine et qu'il suffoquait.

- Euh…je crois qu'il n'a plus d'air là…Tenta Ichigo.

Mais Joyuki, trop plongée dans son câlin, ne l'entendit pas et continua de serrer son aîné contre elle, et donc à l'étouffer. Byakuya finit par agiter les bras et donner des signes de mort imminente.

- Hého ! Faudrait songer à le lâcher là ! Il est en train de mourir !

- Hein ? Quoi ? Fit Joyuki en relâchant son étreinte et laissant enfin Byakuya respirer.

- Pourquoi je n'ai pas eu droit à un gros câlin comme ça, moi ? Pleurnicha Renji.

- Ouais mais toi tu te l'es tapé dans la chambre alors te plains pas. Souffla Ichigo.

- Ca t'as vraiment marqué, hein ? Fit le lieutenant avec un énorme sourire sadique.

- Mais pas du tout ! S'offensa Ichigo.

- Ah ouais ? Et qui c'est qui gueulait « oh mon dieu mais c'est horrible ! Beurk ! » ?

- Pfff…pauvre crétin…Bouda le roux.

- Onii-chan ? Ca va aller ? Respire, respire ! Encourageait Joyuki en agitant un chiffon devant le visage de Byakuya pour lui donner de l'air.

- Pas de doutes, c'est bien ma sœur…Songea le capitaine.

- Ah voilà, il reprend son teint normal…Tout à l'heure il était limite bleu, comme un gros schtroumf ! Commenta Ichigo.

- A tes souhaits. Dit Renji.

- Mais non ! Les schtroumfs ! Vous connaissez pas les schtroumfs ?!

Renji, Byakuya et Joyuki eurent une même réponse :

- …

- Mais enfin on a tous connu les schtroumfs étant gosse ! « Viens au pays des schtroumfs il existe un chemin ! Viens au pays des schtroumfs, ce n'est jamais très loin ! »

- …

- …

- … Tu t'arranges pas…Conclut Renji.

- Bande d'incultes. Grommela Ichigo.

- Et si tu pouvais arrêter là tes comparaisons douteuses, Kurosaki Ichigo. Tiqua Byakuya qui en avait marre d'être tant tôt comparé à un « vioque » et tant tôt à un « schtroumf ».

C'est alors qu'Unohana fit son entrée dans la chambre :

- Et bien, et bien, il y a beaucoup de monde dans cette petite chambre. Dit-elle doucement. Je suis venue vous apporter de bonnes nouvelles à tous.

- On sort bientôt ?!! Espéra Joyuki.

- Oui. A vrai dire, Kuchiki Joyuki, vous pourrez partir de l'hôpital dès ce soir.

- YOUPIIII !

- Abarai Renji, vos blessures n'étaient que très minimes et vous n'avez même pas besoin de soins importants, alors vous êtes libres de partir quand vous voulez. Mais pour vous, Kuchiki Taicho, je vous demande d'attendre encore un peu. J'aimerai vous garder encore une nuit en observation mais je pense pouvoir vous laisser partir dès demain midi. Voilà, bonne journée à tous.

- Merci, Unohana Taicho ! Dirent les Shinigamis en cœur.

Et le soir même, Joyuki était dehors, non sans avoir câliné son frère aîné et lui avoir promis de revenir le chercher à sa sortie demain midi. En attendant, Ichigo avait pris congé et était parti squatté encore un peu chez les Kuchiki, quant à notre couple préféré, il était rentré chez lui bien tranquillement.

- Ca me fait bizarre de revenir ici…Dit Joyuki en observant la petite chambre de Renji, nostalgique.

- Et moi je suis bien content que tu reviennes ici !

- Dis, qu'est-ce qui est arrivé à la porte…celle-ci est neuve, qu'est-ce qui est arrivé à l'ancienne ?

- Ah…euh…en fait, après ta mort j'ai fais une grosse déprime et comme je voulais pas sortir de ma piaule, Ichigo a défoncé la porte et j'ai du la remplacer…

- Tu déprimais à ce point ? Dit Joyuki, touchée.

- Si tu crois que c'est agréable de perdre sa femme…

- Rooooooh c'est trop mignooon ! Hurla Joyuki se jetant au coup de son lieutenant favori.

Le lendemain matin, Joyuki se réveilla dans les bras de Renji et déclara en baillant :

- Ce genre de réveil à deux, ça, ça m'a vraiment manqué.

Renji souleva une paupière et sourit :

- T'étais triste sans ta couverture chauffante préférée ?

- Tout à fait. Tu veux quoi pour le p'tit dej ?

- Hmm…Je crois que ce matin, le petit déjeuner, ça va être toi. Susurra le lieutenant en se mettant à mordiller le coup de sa femme.

- Avec ou sans confiture, ta Joyuki ? Blagua la Kuchiki.

- J'aime bien cette formule, « ma Joyuki ».

- Et oui. Je suis ta Joyuki, et toi t'es mon Renji rien qu'à moi. Déclara la jeune femme en se blottissant contre son mari.

- Au fait, pour le petit déjeuner, on peut attendre un peu, non ? On est pas pressés et personnellement, je suis assez tenté par une grasse matinée avec toi.

- Niveau grasse matinée, je crois qu'on est déjà pas mal, il est midi et quart…MIDI ET QUART ?! Oh merde ! Je devais aller chercher Onii-chan à l'hôpital !

- Calme-toi, Jo. Unohana a dit qu'il sortirait LE midi, pas A midi pile…Grogna Renji en s'enfouissant dans les draps.

- Peut-être, mais j'y vais…et puis…je ne sais pas pour toi, mais moi, j'ai très envie de voir la tête que le vioque de Kyuuhei va tirer en voyant que je suis de retour…

- C'est un argument, mais je préférerai quand même rester au lit avec toi…

Mais Joyuki était déjà en train de s'habiller, au grand dam du lieutenant qui fit de même.

- Regarde, Renji ! Il sort de l'hôpital ! On est pile à l'heure ! S'exclama Joyuki en pointant son frère du doigt.

- Je t'avais dis qu'on n'avait pas besoin de se magner…Dit Renji, pas encore tout à fait réveillé et qui regrettait vraiment sa grasse matinée avec Jo, surtout qu'il n'avait pas eu pour projet de ne faire que dormir, après tout, un lit a d'autres usages, surtout quand une jolie fille est dedans.

- Salut, Byaku-kun ! Salua Joyuki en déposant un baiser bruyant sur la joue de son frère.

- Bonjour Joyuki, Renji.

- Bonjour, Taicho. Salua respectueusement Renji car, même si Byakuya était son beau-frère, il restait son capitaine.

- Allez, viens, Byakuya ! J'ai hâte de voir la tête de Kyuuhei quand il me verra !

Et Joyuki se mit à tirer sur la manche de son frère et de Renji pour les faire avancer vers la demeure Kuchiki.

Les trois Shinigamis entrèrent doucement dans la demeure pour ne pas se faire remarquer, et Joyuki profita du parfait silence pour faire savoir qu'elle était là :

- YOUUUUUUUUUUUUUUUHOUUUUUUUUUUU ! JE SUIS RENTREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE ! Hurla-t-elle à pleins poumons.

Petit à petit, les Kuchiki pointèrent le bout de leur nez hors de leur chambre et, reconnaissant leur deuxième chef de famille, ils sortirent la saluer et lui exprimer leur joie de la revoir. Yowai et Kamoku, les deux servantes qui avaient sympathisé avec Joyuki et que sa mort avait beaucoup peiné, lui sautèrent littéralement au cou, sous les regards indignés de certains membres du clan

Et, celui que Joyuki attendait le plus, Kyuuhei, arriva. Joyuki le regarda triomphalement et dit :

- Bah alors ? On dit pas bonjour à sa Kuchiki préférée ?

Kyuuhei la fusilla du regard et repartit dans sa chambre, visiblement furieux.

- Moi qui croyais lui avoir manqué. Dit Joyuki avec un faix air triste.

- Joyuki-sama ! Joyuki-sama ! Comment est-ce possible ! On vous disait morte ! S'exclama Kamoku.

- Je l'étais en fait…mais c'est une histoire un peu compliquée alors je vous la raconterai plus tard…

L'effervescence des retrouvailles passée, on organisa quand même un grand dîner pour fêter ça, et Joyuki avait déclaré « si Papy Kuchiki était là, il ordonnerait qu'on fasse la fiesta, alors c'est parti ! »

Et, effectivement, il y eu une assez bonne ambiance au dîner du soir, ce qui était plutôt surprenant de la part des plus grands coincés de la Soul Society, j'ai nommé, les Kuchiki !

Joyuki et Renji se prirent une petite chambre près de celle de Byakuya, le lieutenant dormait paisiblement, Joyuki, elle, décida de faire un petit tour dehors. La nuit était plutôt fraîche, et au goût de la Kuchiki, c'était agréable. Le silence était complet si on oubli le bruissement du vent. Joyuki soupira en souriant :

- Je fais l'andouille depuis que je suis revenue, il n'empêche, je suis vraiment heureuse d'être de retour…

La Kuchiki fronça les sourcils en sentant une présence à sa droite :

- Ah tiens…Kyuuhei…Dit-elle, un peu surprise. On regrette de ne pas m'avoir dit bonjour ce midi ?

- Sale petite peste. Dit le vieillard d'un air menaçant en s'approchant.

- Ah, okay, il est pas venu là pour un câlin…Songea Joyuki. Qu'est-ce qu'il me veut encore, ce vieux fou ?

- Sale petite peste. Répéta Kyuuhei. Vous ne me ferez donc même pas le plaisir de mourir ? Vous salissez le nom des Kuchiki depuis votre naissance avec votre obstination, votre comportement, votre langage, votre mariage…

- Fais gaffe à ce que tu dis, le vioque. Mon mariage est très bien.

- Vous avez fais entrer une personne du Rukongai dans notre famille…

- Et alors ? Hisana et Rukia viennent aussi du Rukongai mais ça n'empêche pas que ce sont des personnes très gentilles.

- Ce n'est pas pareil. Ces deux misérables sœurs ont été introduites dans la famille par Byakuya-sama mais lui, il n'a jamais fait d'autre erreur de conduite, il n'est pas une tâche depuis sa naissance comme toi !

- C'est ça, c'est ça. T'attend quoi au juste avec ton petit discours ? Que je fonde en larmes et aille me pendre ?

- Ce sera le scénario idéal oui, mais je peux toujours donner un coup de main.

Et ni une, ni deux, Kyuuhei jeta ses mains autour du cou de Joyuki, resserrant son emprise :

- Sale petite morveuse ! Mais meurs, meurs donc, meurs pour le bien de tous !

Joyuki agrippa les vêtements de Kyuuhei et le fit basculer par-dessus elle. La jeune femme chercha un moment sa respiration et réussit à articuler :

- Je…vous…avais dis de…ne plus…me toucher…sinon…

Les paroles de Joyuki le jour où il l'avait giflé revinrent en la mémoire de Kyuuhei. « Ne vous avisez surtout pas de me toucher à nouveau, sinon, je dirai à Byakuya ce que vous avez fait il y a 25 ans…et à mon avis, il n'appréciera guère cette petite révélation… »

- Sale putain ! Non, tu ne diras rien !

Prise de panique, Joyuki hurla un seul mot avant que Kyuuhei ne se jette à nouveau sur elle :

- BYAKUYAAAAAAAAAAAAA !

Entendant le nom du chef de famille, Kyuuhei se stoppa, son couteau toujours à la main. Byakuya ne tarda pas à faire son apparition :

- Qu'est-ce qui se passe ? Joyuki, tu vas bien ?

Encore sous le choc, la jeune femme ne sut quoi dire et Kyuuhei rangea discrètement son arme :

- Tout va bien, Byakuya-sama. Joyuki-sama a juste fait un mauvais rêve.

Joyuki secoua vigoureusement la tête pour démentir et haleta. Byakuya s'approcha d'elle et se tourna vers Kyuuhei :

- Qu'avez-vous fait ? Demanda-t-il simplement.

Pris de cours, Kyuuhei ressortir son arme :

- Désolé, Byakuya-sama, mais cette sale peste doit mourir !

Kyuuhei s'élança pour la troisième fois mais un Zabimaru libéré lui barra le chemin :

- Pas touche à ma femme, vieux con. Menaça Renji.

Quelques minutes plus tard, Kyuuhei avait les mains liées dans le dos par les Shinigamis qui s'occupaient de la sécurité de la demeure.

- Emmenez-le dans les cachots. Ordonna le Kuchiki..

- Non ! Protesta Joyuki. Je veux qu'il reste, je veux voir sa tête quand il verra que je t'ai tout dis…

- Que tu m'as tout dis quel propos ?

- Je voudrais…je voudrais te dire pourquoi je suis partie pendant si longtemps…

- SALE PESTE ! JE T'INTERDIS DE PARLER !

Renji mit un violent coup de poing à Kyuuhei :

- Et toi je t'interdis de la menacer ! Lança le lieutenant, véritablement furieux.

Sur ordre de Byakuya, les Shinigamis Protecteurs se retirèrent, il ne restait maintenant que Kyuuhei, hors d'état de nuire, Renji, Byakuya et Joyuki, tout ce petit monde fut installé dans la chambre du noble chef de famille.

Joyuki alla se blottir contre Renji et commença son récit, puisant dans les petites caresses de son mari la force de tout raconter :

- Il y a 25 ans, tu te souviens que j'ai quitté la maison parce que Kyuuhei m'avait engueulé parce que j'avais des amis qui venaient du Rukongai et que soit disant je ne devais pas avoir ce genre de relations.

- Je m'en souviens. Dit Byakuya

- J'ai déclaré quitter le clan mais…mais je voulais juste partir quelques jours sur Terre pour me calmer en fait…Je n'ai jamais voulu partir pendant 25 ans ! En fait, quand j'ai voulu revenir à la Soul Society, le Dangai ne s'ouvrait pas ! Au début, j'ai cru que il y avait un problème technique, et comme Yoruichi était sur Terre en ce moment là, je lui ai demandé de l'aide et elle m'a emmené chez Urahara Kisuke. Je lui ai expliqué le problème et il m'a demandé de réessayer. C'est ce que j'ai fais mais je n'arrivais toujours pas à ouvrir de portail. Il m'a dit qu'il ne voyait pas à quoi c'était dû, mais qu'il allait ouvrir un passage pour moi pour que je puisse rentrer. C'est ce qu'il a fait, mais quand j'ai voulu entrer dans le passage, j'ai été projetée en arrière. Kisuke m'a alors dit qu'il n'y avait qu'une explication possible : j'étais interdite d'entrer à la Soul Society.

- Je ne suis pas sûr de te suivre. Dit Byakuya.

- Au début, moi non plus je n'ai pas compris. Mais un peu plus tard, Kyuuhei est venu sur Terre pour me voir, et il a dit que c'était lui qui avait bloqué ma capacité à entrer dans le passage par un sort de Kido spécial. Et ensuite, il a ajouté que si jamais j'arrivais à revenir ou que j'envoyais quelqu'un te contacter à mon sujet, c'est à toi qu'il s'en prendrait, Onii-chan…

Byakuya et Renji écarquillèrent les yeux.

- En gros, ce salop t'as bloqué sur Terre et t'as dis que si tu revenais, il tuerait ton frère…Bouillonna intérieurement Renji.

Joyuki acquiesça :

- Mais moi je voulais pas te laisser tout seul, Onii-chan ! Alors, j'ai demandé à Kisuke s'il pouvait m'aider à briser ce sort de Kido. Il a accepté, il m'a entraîné dur pour que je devienne plus puissante et en parallèle, il potassait des bouquins de magie avec moi et Yoruichi faisait son possible elle aussi. Au bout de 25 ans, on a réussit à briser ce sort. Quand je suis revenue à la Soul Society, la première chose que j'ai faite c'est d'aller voir Kyuuhei pour lui dire que j'étais de retour, que j'avais gagné en puissance et que si jamais il te touchait ou qu'il faisait quoi que soit envers toi, je te dirais tout pour que tu le punisses ou que je me charge de lui personnellement…

- Mais pourquoi ne pas m'en avoir parlé avant ?

- Parce que quand je suis allé voir Kyuuhei, il m'a supplié de ne rien te dire. Il m'a dit qu'il ne te toucherait pas et…il m'a fait tellement pitié que j'ai accepté de garder le secret et aussi, je ne voulais pas que tu vois à quelle point notre famille est pourrie…

Renji caressa doucement les cheveux de sa femme et son regard croisa celui de son capitaine :

- Ne t'inquiète pas, Joyuki, tout cela est finit maintenant. Rassura Byakuya.

- Ouais, et le vieux con là, il pourra plus rien te faire, c'est promis ! Renchérit Renji.

Joyuki sourit.