Guidés par les fragrances des Cullen, nous trouvâmes instantanément l'hôtel où nous attendait les autres. Ils étaient tous installés dans des fauteuils du hall d'entrée du bâtiment.

Connaissant leur goût de luxe et leur moyen financier, je ne pris même pas la peine de m'extasier devant la majesté de la bâtisse.

Lorsqu'Esmée et Rosalie purent nous voir, j'ai crut qu'elles allaient faire une crise cardiaque. Elles sautillaient comme des gamines se tenant la main comme si le père Noël leur avait offert le cadeau de leur rêve. Elles coururent même beaucoup trop vite vers mon amoureux posté à côté de moi et se jetèrent sur lui un peu comme moi je l'avais fait en l'embrassant.

Les employés et les clients de l'hôtel nous fixaient étrangement sûrement interpellés par le raffut que causaient ces retrouvailles émouvantes. Toutes deux étaient très agitée, ne semblant pas être capable de contenir la joie et le bonheur qui les submergeaient.

Esmée se tourna alors vers moi, m'adressant un regard reconnaissant. Elle me prit tendrement dans ses bras. Lorsqu 'elle s'écarta, je pus lire dans ces yeux toute l'étendue de sa reconnaissance. Je n'avais pourtant aucun mérite car dans le fond, j'étais responsable de leur séparation. C'était à cause de moi qu'Edward était partit.

Une fois les embrassades terminées, nous montâmes tous dans la suite « parentale » réservée par Esmée. Là, nous nous installâmes confortablement dans les canapés près a y passer la nuit. Installé dans les bras d'Edward toute crainte pour cet objet avait disparue. Je m'y sentais bien, à l'aise. Nous restâmes près d'une heure à discuter ainsi, Edward rattrapant ce qu'il avait manqué pendant son séjour dans le cercueil et moi donnant quelques anecdotes inutiles de ma vie à Volterra. Tout semblait normal.

Nous apprîmes plus tard, que Rosalie avait prit soin de réserver plusieurs suites pour nous donner plus d'intimité. Ainsi Rosalie et Emmett avaient la leur ainsi qu'Edward et moi. Jasper n'avait rien prévu d'autre que rester sur le canapé a regardé la télévision.

Comprenant le fond de la pensée de Rosalie, je proposai à Edward de se rendre dans notre chambre pour pouvoir discuter en privé nans les oreilles de ses vampires à l'affût du moindre potin. Il accepta et me suivit sans ronchonner.

Les couloirs étaient désert lorsque nous les traversâmes main dans la main tel un vrai couple.

Il semblait bien que mes résolutions de lui en vouloir étaient tombées à l'eau. Je me demandais si il ne posséder pas un don obligeant quiconque s'approche de lui à l'aimer. Non… impossible ! A Forks les élèves l'évitaient. Mais peut-être ne l'une-t-il que sur moi ? Pfiou Bella …arrête là ! tu divagues. Le stress sûrement. Le stress, quel stress ?

Certainement à cause du fait que tu vas te retrouver seule dans une chambre avec ton petit ami que tu n'as pas vu depuis longtemps et avec qui tu as profondément envie de passer un moment inoubliable ?

Edward ne me laissa pas l'occasion d'approfondir mes réflexions car il me tirait déjà vers l'intérieur de la chambre.

- Que dirais-tu de remettre les explications à plus tard et de profiter de ce moment ? Murmura-t-il alors qu'il me plaquait contre la porte de la chambre. Qui l'aurait crut si entreprenant ?

Alors qu'un « d'accord » s'échappait de mes lèvres, les siennes s'attaquaient avidement à ma bouche, la capturant et la suçotant délicatement.

Je me serrais contre lui et il me pris dans une étreinte pour me porter jusqu'au lit. Il nous allongea l'un contre l'autre de sorte qu'il puisse toujours me voir et moi aussi.

Je pouvais déjà sentir son excitation et une vague de chaleur traversa tout mon corps. J'avais hâte de la sentir concrètement réalisant son oeuvre.

Edward dit finalement d'une voix rauque :

- Bella, mon amour, il grogna de nouveau alors que je commençais à lui caresser lentement le torse, tu…es…sûre? Je veux dire ….

- Chuuut, apprécie, lui ordonnai-je.

C'était si mignon. Il me donnait encore une fois une échappatoire. Pas ce soir. Mon esprit et mon corps étaient prêts. Je voulais ça autant que lui. Rien ne comptait plus que nos corps enlaçés dans ce lit.

- Edward, mon amour Je le veux. Je te veux, je veux plus.

Je le regardais droit dans les yeux. Je pouvais sentir pleinement son corps de pierre se pressait contre le mien et me demandais si lui, comme moi, ne préfèrerait pas que je retire mes propres vêtements. Cependant, j'étais bien trop pudique pour prendre les devants.

Je souris alors que nos deux corps se rapprochèrent encore plus comme si cela était un signal, nos lèvres se rencontrèrent de nouveau et Edward entreprit de manière éhontée de défaire les boutons de mon chemisier.

Les mains d'Edward avaient glissé en bas de mon dos. Elles couvraient maintenant mes fesses et il me tira plus près de lui. Je mordis ma lèvre inférieure alors que qu'il tirait sur l'agrafe de mon soutien-gorge et le jetai sans management par dessus mon épaule.

Jamais je ne l'aurai crut autant à l'aise dans ce domaine si intime alors que lui était – enfin je suppose- toujours vierge. Mais dans les rêves érotiques qu'il semblait s'être imaginé, j'imagine qu'il ne laissait aucune place à la peur de me blesser ou à la pudeur.

Prenant confiance en moi, je retirais sa chemise en défaisant chaque bouton lentement pour bien apprécier la vue progressive sur son torse. Une foi retirée, je fis glisser mes doigts sur son torse musclé, je m'attardais sur ses tétons, faisais des petits cercles tout autour et les pinçais gentiment. L'expression sur son visage ne pouvait être décrite par des mots. Très sexy. Je ne pus m'empêcher de m'approcher et de passer ma langue sur un de ses tétons alors que je continuais à caresser l'autre. Hmmmm. J'aimais la façon dont ils se durcissaient sous l'effet de mes caresses.

Et lui prodigua rapidement les mêmes caresses sur mes seins et rien jusque là n'avait été aussi bon que la sensation des lèvres sur ma poitrine.

Ses lèvres se posèrent sur les miennes et commencèrent à bouger en rythme. Je savourai la douceur et le fermeté des ses lèvres... c'était tellement agréable. Mes mains caressaient la colonne vertébrale d'Edward de bas en haut, tandis qu'une des siennes fourrageait dans mes cheveux et que l'autre caressait mon sein droit avec délicatesse.

Je sentais la chaleur de mon corps augmenter, le brasier était entrain de transformer en véritable incendie. Mon désir pour lui n'avait jamais été aussi fort.

Il empoigna ma hanche droite dans sa main et la maintenaient immobile pour se placer au dessus de moi. Cette nouvelle position était bien plus agréable que la précédente. Ainsi je pouvais voir son visage et sentir bien mieux tout son corps contre moi. Il descendit le visage et attrapa de ses mains habiles les bords de mon pantalon. Il le fis glisser avec mon shorty puis remonta vers mon visage. Enfin, sans que je puisse m'attendre à ça de sa part, il glissa deux doigts en elle. J'émis un petit cri de surprise étouffé par ses lèvres et mes yeux se refermèrent alors qu'il commençait de petits mouvements de va-et-vient réguliers en entrant puis ressortant de moi.

J'arquais mes hanches et comprenant que j'étais toute proche, il augmenta la vitesse de ses doigts et massa ses seins gentiment, pinçant les tétons, laissant courir ses doigts au milieu de ma poitrine, vers le haut et laissant sa main libre reposer légèrement sur mon cou, me retenant contre lui tendrement.

Très vite, j'explosais contre ses doigts magiques, criant son nom telle une désespérée. Il sourit comprenant mon besoin impérieux de l'avoir en moi alors qu'il léchait le liquide qui avait coulé sur ses doigts.

Je reprenais mes esprits en fixant son regard joueur. Je relevais alors mes cuisses, pleine d'audace et m'appliqua à baisser le pantalon de monsieur à l'aide de mes pieds. Une fois arrivé en bas, je fis de même avec son caleçon. Lui semblait apprécier ce nouveau moyen de déshabillage.

Il vint se positionner entre mes cuisses. Je pouvais sentir le bout de son membre caressait l'entrée de ma féminité puis doucement... très doucement... il glissa en moi. Il commença à bouger tout doucement à l'intérieur de moi avec la plus grande douceur possible à chaque pénétration. Cela ne me suffisait pas bien trop habituée à me faire baiser telle une bête même si Edward était bien meilleur que Demetri.

- Plus fort… ! Gémis-je entre mes dents.

Mes ongles s'enfoncèrent dans la peau de mon dos, et il me pénétra durement, encore plus profondément... Il me semblait ne plus avoir aucun contrôle sur mon corps, ni sur les cris de plaisir qui s'échappaient de ma bouche... tout comme les siens... rauques, graves et entraînants…

Je savais qu'il était proche de l'orgasme …et moi aussi. A peine deux pénétrations plus tard mes muscles se contractèrent et je jouis avec lui laissant nos cris se mélangeaient dans un chant sensuel et bestial.

Il se retira alors précautionneusement de moi et s'installa sur son flan à ma droite. Je pouvais aisément sentir sa respiration rapide contre ma peau. Lorsque je levai le regard vers son beau visage, je constatai qu'il avait fermé les yeux sûrement emporté par le son des battements de mon cœur.

Jamais je ne m'étais encore sentie aussi bien. J'étais allongée sur le ventre d'Edward totalement nue et recouverte par une fine couverture qu'il avait du glisser sur moi pendant que j'étais perdu dans mes pensées.

La nuit était déjà bien avancée et les minutes défilées lentement nous permettant de profiter pleinement de ce moment de bonheur. De temps à autres, Edward caressait le bas de mon dos ou mes cheveux mais aucune parole n'était jamais échangée. Nous nous contentions d'apprécier cet instant de calme, savourant des retrouvailles riches en émotions.

Lorsque j'avais imaginé et rêver encore humaine de ce moment où il me permettrait de e connaître entièrement, j'avais imaginé cela intense, puissant, salvateur. Mais rien n'égaler le plaisir que je venais de prendre cette nuit avec lui. Il venait de me combler au-delà de toute mais espérance et ce n'était en rien comparable avec ce qu'il s'était passé avec Demetri. D'ailleurs, pas une seule fois son souvenir ne m'avait accaparé tant il avait mis en alerte chacun de mes sens et mon esprit.

Maintenant, je connaissais l'Edward amoureux, passionné, affectueux, mais aussi sauvage et fervent. Je connaissais tout ce que je pouvais savoir sur lui et il me tardait de savoir si j'avais étais moi aussi à la hauteur.

- Edward ? chuchotai-je.

- Oui mon amour…

- Hum … j'aimerai savoir…

- Oui ?, dit-il en embrassant le sommet de mon crâne.

- Pourquoi étais-tu nu tout à l'heure ?

Je n'avais aucunement eu l'intention de lui demander cela maintenant mais le bisou qu'il venait de me faire m'avait quelque peu troublée.

- Eh bien. En fait, c'était juste plus confortable d'être dévêtu. Mes vêtements grattés par moment… Et puis je ne crains ni le froid ni la chaleur alors à quoi bon m'encombrer puisque personne ne pouvait me voir.

- Ca ne me déranger absolument pas moi ! plaisantai-je.

- Je ne te savais pas aussi coquine, très chère…

- Hum … tu veux jouer à ça avec moi, monsieur le pervers. Eh bien tu vas perdre…

Et c'est alors que s'entama une bataille d'oreillers et autres sortes de coussins Dont le vainqueur fut bien évidemment : moi !

Nous retombâmes tout les deux sur le matelas, épuisés et repus, mais soulagés. C'est comme si le peu de tension qui persistait entre nous avait disparue. Et je m 'en sentais soulagé.

- Tu m'as manquais, dit-il dans un souffle.

- Toi aussi, lui répondis-je. Chaque instant de mon humanité était une véritable torture… mais j'e dois avouer que j'ai finis par te détester. Je t'en voulais de m'avoir abandonné.

- Bella. … Il n'y a rien de plus légitime que de me détester après ce que j'ai fait. S'il te plait, raconte moi ce que j'ai loupé ? Vraiment… pas des choses sans importance.. .je veux tout connaître de ta vie d'avant que tu viennes me retrouver.

Et pour répondre à sa demande, je décider de tout lui déballer : sans mentir, sans rien omettre, même les horreurs récentes que je venaient de subir….

Car si nous devions reprendre notre relation là où nous l'avions laissée, je voulais que cela se fasse sur une base de confiance t non de mensonges même si ils étaient destinés à protéger l'autre.

Une journée et une nuit passèrent ainsi, nous découvrant l'un l'autre, apprenant à connaître nos corps, et repartant sans cesse dans de nouvelles étreintes. J'imagine qu'Esmée avait du briffer Emmett pour qu'il ne vienne pas nous déranger, sans quoi son silence paraissait bien étrange mais par nous déplaire.

Le soleil commençait une nouvelle fois à pointer son nez même si le temps n'avait pas réellement court dans cette chambre. L'éternité semblait bien courte lorsque l'on était en compagnie d'un vampire tel qu'Edward.

Je ne me lassais pas de sentir ses caresses sur mon corps et je laissais moi-même mes doigts se baladaient sur son torse divin à la couleur de neige.

Après une journée de plus à traîner dans le lit, nous décidâmes d'aller retrouver le reste de la famille afin qu'ils puissent profiter pleinement de leur fils ou frère. L'égoïste que j'étais ne voulait pas se résoudre à délaisser un corps appelant à la tendresse pour rencontrer un monde de joie, d'excitation et de curiosité. Rester enfermé était en quelque sorte un échappatoire aux blagues vaseuses d'Emmett que ni Edward ni moi n'avions envi d'entendre.

Alors que nous parcourions les quelques pas séparant les suites. Nous passâmes devant celle réservée au nom d'Emmett et Rosalie. Sur le pas e leur porte, nous n'eûmes pas besoin de tendre l'oreille pour entendre une plainte, ou plutôt un gémissement, résonné dans la pièce. Un geignement féminin dirai-je.

- Ohh !!! OUiiiiii…..

Cette fois, le son s'apparentait d'avantage à un cri de plaisir et ne laissait aucun doute quant à l'activité exercée à cet instant par les locataires.

Edward et moi nous regardâmes, échangeant un sourire complice. Nous tenions un argument de point pour obliger Emmett à fermer son clapet. Hum … ! Je jubilai déjà.

Quand nous entrâmes enfin dans le salon du couple parental, nous les trouvâmes confortablement installés et enlacés dans le canapé qui trônait au milieu de la pièce. Esmée avait placée une main sur le dessus de la tête de Jasper et caressait affectueusement ses cheveux blonds alors qu'il était assis en tailleur à même le sol, le dos reposant contre le sofa.

Nous prîmes place à côté d'eux et ils esquissèrent tous un sourire goguenard. Je me doutais bien que leur imagination devait les avoir amenés à tirer des conclusions sur nos activités. Mes soupçons se confirmèrent quand j'entendis un léger grondement sortir de la poitrine d'Edward.

De tel pensées de la part d'Emmett, Rosalie et Jasper passent encore, articula-t-il, mais de votre part papa et maman ça me choque… Espèce de parents pervers !

Et chacun se mit à rire comme si ça ne nous étiez plus arrivé depuis longtemps. En réalité, tout le monde semblait pouvoir rire à la plus sotte des bêtises… cela semblait être un moyen de se soulager de la trop forte pression qui pesait sur nos épaules depuis toutes ces années.

Des bruits de pas lourds résonnèrent à nos oreilles et tout le monde se retourna pour fixer Rosalie et Emmett qui venaient d'entrer à leur tour dans le living-room. Il semblerait que leur petite sauterie est tournée court !

Oups ! Aurai-je dit ça à haute voix ?! Mince alors, comme c'est bête pour eux…

- Et on se demande bien à cause de qui on s'est arrêté, hein ? Dit Rosalie en fixant tour à tour son mari puis moi. Môsieur veut absolument parler à sa soeurette d'amour… Et ça ne peut même pas attendre que sa femme ait son orgasme !!!!

Et nous repartîmes tous dans un nouveau fou rire... .Merci chère divine Rose. Je crois qu'à nous deux ont l'a bien humilié…

Un coup de sonnette vint interrompre ce moment en famille si convivial. Qui pouvait bien venir nous voir si tôt le matin ? Peut-être faisions nous trop de bruit ?

Carlisle se leva pour aller ouvrir. J'entendis qu'il discutait rapidement avec notre visiteur mais j'étais bien trop occupée à accaparer les lèvres divines de mon amant. Mon beau-père réapparu aussi vite qu'il était partit et semblait profondément troublé par une chose qui nous était inconnue. Je pouvais entendre le faible son d'une respiration provenant du hall d'entré ais aucun battements : un vampire ?

- Bella, c'est pour toi !