Chapitre 21 : Billes de nacre.
- ET BORDEL ! Hurlèrent les Abarai dans une synchronisation parfaite avant de gicler plus loin.
Szayel éclata de rire :
- Unis jusqu'à la mort, c'est ça ? Ironisa-t-il. N'ayez crainte, vos vœux de mariage seront respectés, vous allez crever côte à côte et comme je suis généreux, je m'engage même à vous acheter un caveau de famille.
- Mais ta gueule ! Crièrent encore les mariés.
Zabimaru et Tsukineko foncèrent sur l'octavo qui les dévia d'une main.
- Comme c'est touchant, un couple dans la mort…
- On t'a dit de la boucler ! Renchérit Joyuki.
Sa longue queue de chat à double tranchant dont le fonctionnement était semblable à Zabimaru revint en revers vers Szayel. Celui-ci parât négligemment le coup en plaça son bras devant son visage. Il écarquilla soudainement les yeux. Il avait…mal ?! Ses yeux jaunes glissèrent sur son bras. En plus de Tsukineko, Zabimaru était planté dans son bras.
- Bande de petits cons de Shinigami…votre numéro de duettistes commence à me courir sur les nerfs !
L'octavo, à cran car il pensait en finir nettement plus rapidement avec ces Shinigami et ce Quincy, lança ses deux ailes vers le couple.
- Joyuki ! Dégage ! Cria Renji.
La Kuchiki n'eut pas le temps de répondre ou de réagir que Renji l'avait poussée hors
de portée des ailes. Elle tomba plus loin et cria à son tour :
- Renji !
Trop tard, le lieutenant était enserré par les deux ailes. Le détenteur de Zabimaru ne pouvant plus bouger, il était dans de sales draps. Mais, loin de laisser son homme prendre tous les coups à sa place, Joyuki sortit ses longues et les planta fermement dans la première aile à sa portée. Szayel hurla en remuant son aile endolorie, rendant une partie de sa liberté à Abarai mais faisant valdinguer Joyuki dans les airs.
- SALE PETASSE ! LACHE MOI ! LACHE MOI ! Cria l'octavo à s'en faire péter les cordes vocales.
Tel le chat, Joyuki s'agrippa davantage à sa « proie » en plantant ses griffes dedans et renforçant sa prise buccale. Finalement, commençant à avoir la désagréable impression que son petit déjeuner allait retrouver sa liberté, elle lâcha prise, la tête plus tournante qu'une toupie. Elle zigzagua et finit par tomber plus loin. Szayel ramena son aile vers lui pour examiner les plaies.
- C'est pas vrai…sale petite…Qu'est-ce que…
L'octavo fit avec stupéfaction que son aile, à l'endroit mordu, commença à geler. La glace s'étendit à toute son aile et, quelques secondes après, elle se brisa.
- AAAAAAAAAAAAAAAH ! Hurla Szayel sous la douleur. Qu'est-ce que…ton zanpakutôh est pourtant de type force !
- Et non justement ! On croit qu'il est de type force car il change uniquement d'apparence, mais en réalité, il est aussi de type kido.
- C…Comment…serait-ce…
- Et oui ! C'est un des zanpakutôh dits polyvalents. On croit qu'ils sont rares mais en réalité, leur possesseur préfère ne garder qu'un aspect de leur arme pour les cas d'extrême urgence. Comme moi. On utilise la capacité kido ou force de notre zanpakutôh en gardant l'autre comme botte secrète.
Szayel sourit avant d'éclater de rire :
- MAGNIFIQUE ! J'ai ici un maître du Bankai, un Quincy, et un zanpakutôh polyvalent en Bankai ! Je suis le plus chanceux du monde ! Tu seras certainement très intéressante à disséquer !
- Va te…
Joyuki s'interrompit à la main levée par Szayel ordonnant le silence :
- Réfléchit. Dit-il. Tu as peut-être brisé une de mes ailes mais je te signale que l'autre n'a pas bougé d'un pouce.
Horrifiée, Joyuki se tourna vers Renji qui était toujours prisonnier.
- Je te propose un compromis. Dit Szayel.
- Ca sent le mauvais plan ! Jo, quoi qu'il te propose, refuse ! Cria Renji.
- La ferme, Shinigami. Souffla l'octavo en resserrant sa prise sur lui. Je disais donc qu'un compromis pourrait être intéressant. Comme tu le sais, mes ailes peuvent créer des poupées des personnes qu'elles ont emprisonné et ainsi, je peux détruire leurs organes. Bien que j'ai prit mon temps jusqu'à présent, il ne me faudra pas plus de quelques secondes pour recréer une poupée et réduire en miettes le cœur de ton cher et tendre.
- Accouche. Qu'est-ce que tu veux ? Demanda Joyuki.
- Rengaine ton zanpakutôh et je le laisse partir.
- Et après ? Quand tu auras libérer Renji et que je ne serai même plus en Shikai, on fera quoi, des gaufres peut-être ? Faudrait pas songer à me prendre pour une conne non plus ! Ce serait signer notre arrêt de mort à tous les deux que d'accepter ce…
Joyuki s'interrompit et se retourna juste à temps pour voir une troisième aile se précipiter sur elle. Elle ne put esquiver et se fit engloutir comme Renji et Ishida avant elle.
- Joyuki ! Cria Renji.
- Joyuki-san ! Lança le Quincy.
- Bordel mais d'où elle sort cette aile ?! T'en avais que deux tout à l'heure, salop ! Hurla Renji.
- Allons, allons. N'as-tu pas écouté ta femme parler tout à l'heure ?
- Hein ? C'est quoi le rapport ?
- Elle a parlé de sa botte secrète quant à son zanpakutôh. J'ai juste utilisé le même procédé en ne dévoilant pas tous mes atouts tout de suite.
L'aile autour de Renji se retira sans rien lui faire, ce qui surpris évidemment tout le monde :
- P…Pourquoi ? Bégaya le lieutenant.
- J'ai brisé ton Bankai et analysé ton kido et ton Shikai sous toutes les coutures, tu n'es plus intéressant pour moi.
La troisième aile laissa retomber une Joyuki inconsciente à terre. Renji se précipita vers elle en l'appelant.
L'octavo, de son côté, ouvrit la poupée de Joyuki et commença à farfouiller dans ses organes :
- Voyons voir. Tendons, vertèbres, foie, estomac, rein…par quoi vais-je commencer.
Renji ramena Joyuki contre lui et la serra. Szayel continua de fouiller la poupée en sifflotant gaiement. Soudain, il s'arrêta en souriant de toutes ses dents :
- Voyez-vous ça ! S'écria-t-il en brandissant deux petites boules blanches collées l'une à l'autre.
- C'est quoi ça ? Demanda Ishida.
- Des petites choses typiquement féminines…Que je vais me faire un plaisir de détruire…
- Hein ? Fit Renji. Mais qu'est-ce que c'est ?
- On cherche donc un double-détail que seules les femmes possèdent…Analysa Joyuki.
Les regards de Renji et Ishida glissèrent irrésistiblement sur la poitrine de cette dernière.
- AU SECOURS ! CE FELE VA ME FAIRE PETER LES SEINS ! Hurla la Kuchiki.
- Du calme Jo…Fit Renji.
- NON PAS DU CALME JO ! CA M'A PRIT DES ANNEES ET DES ANNEES POUR FAIRE DU BONNET D ALORS C'EST PAS CETTE PIEUVRE RATEE QUI VA ME FAIRE RETOURNER A L'ETAT DE PLANCHE A PAIN !
Voyant que Renji et Ishida la regardaient comme si elle était la dernière des tarées, elle ajouta :
- Et puis en plus…ça doit faire mal…
- Bande d'idiots. Ces petites billes ne sont pas des représentations mammaires.
- Ah bon ? Fit Joyuki. Je vois pas bien ce que j'ai en double et que les hommes non pas…à part peut-être mon nombre de neurones…
- HEY ! Protestèrent le Quincy et Abarai.
- Blague les gars, blague ! Fit Joyuki en prenant une mine innocente.
- Vous visez bien trop haut. Fit Szayel.
- Alors…un double-détail féminin en dessous de la ceinture…Analysa encore la Kuchiki. Je sèche.
- Je ne vois pas non plus à quoi il fait allusion. Dit Ishida, méfiant.
- Moi non plus, et ça commence à me les briser sérieux ! Cria Renji, paniqué car ne sachant pas ce que Szayel s'apprêtait à détruire chez sa femme.
- Bien que je sois quelqu'un de généreux, je n'irai pas jusqu'à vous livrer la réponse…Peut-être comprendrez-vous quand je les aurais fait exploser. Une fois la douleur clairement localisée, peut-être que l'illumination se fera.
Par la suite, Nemu et Kurotsuchi Taicho entrèrent en jeu, remportant la victoire grâce au filtre de surhomme du terrible capitaine. Mayuri finit par se pencher et ramasser les deux billes de nacre collées que Szayel avait lâché. Il lu l'inscription noire dessus.
- Ah, on va enfin savoir ce qu'il avait l'intention de m'exploser. Dit Joyuki en s'approchant pour lire à son tour.
Mais avant qu'elle n'arriva à sa hauteur, Kurotsuchi Taicho écrasa les billes dans sa main et les réduit en miettes. Joyuki hurla.
- Du calme. Cet Arrancar étant mort, ses poupées n'ont plus aucun effet sur vous.
- Donc…vous m'avez rien détruit là ? Se rassura Joyuki.
- Rien du tout non.
- MAIS POURQUOI VOUS LES AVEZ ECRASEES ?! ON VOULAIT SAVOIR CE QUE C'ETAIT NOUS ! Explosa Renji.
- Je ne pense pas que c'était une bonne manière que de l'apprendre. Plaida le capitaine.
- Hein ? Mais il a fumé son hakama lui ou quoi ?! Apprendre quoi ?! Cria Joyuki à son tour.
- Vous verrez une fois rentrés à Soul Society.
- Ils commencent à me les casser les scientifiques…Grogna Renji.
Finalement, Renji, Ishida, Dondo Chakka, Pesche et Joyuki tombèrent sur Ichigo, en même temps que Rukia, Byakuya, Chad, Unohana et Isane. Orihime, elle, était toujours retenue prisonnière, n'oubliez pas qu'elle s'est fait reprendre par Starck.
De leur côté, les capitaines restants affrontaient les trois premiers Espada et leur fraccion.
***
Les forces de la Soul Society et du Hueco Mondo s'étaient affrontées des semaines durant, se closant de justesse sur la victoire des Shinigamis.
Bien entendu, les premiers exposés tels qu'Ichigo et sa bande étaient dans un piteux état, mais après un petit coup de Bouclier des Deux Cieux d'Inoue, il n'y parut plus.
D'ailleurs, Orihime fut innocentée par les dires de Kurosaki et des autres auprès de la Soul Society qui n'avait jusqu'à alors pas statué sur la question « Inoue nous a-t-elle trahi ou pas ? »
Maintenant que la victoire était leur, il ne restait qu'une chose à faire : la fête !
Cela ne traîna pas d'ailleurs. Dès que les capitaines de division rentrèrent sous les acclamations des autres Shinigamis, le saké coula à flots.
- On a gagné ! On a gagné ! Chantonnait Joyuki, l'épaule en sang mais le sourire éclatant.
- Remue pas trop ton bras ! Remue pas trop ton bras ! Chanta Renji sur le même ton en essayant désespérément de mettre un bandage.
- Unohana Taicho peut le faire ça ! En plus t'es encore plus blessé que moi ! Ce n'est pas que je n'apprécie pas la vue plongeante sur tes abdos mais elle serait nettement plus agréable sans les entailles sanguinolentes.
Renji leva les yeux au ciel, désespéré mais amusé. Ayant -enfin- réussi à faire tenir un bandage à peu près correct sur l'épaule de sa femme, le lieutenant consenti à aller se faire soigner lui aussi.
Joyuki se releva, voulant accompagner son mari, mais se rassit aussitôt, la tête entre les mains.
- Ca va pas ? S'inquiéta Renji.
- Si.
- T'es sûre ? C'est pas la première fois que ça t'arrive ce genre de tournis.
- J'ai du me lever trop vite. Foutue énergie débordante.
- Tu ferais mieux d'aller voir Unohana Taicho toi aussi. Et puis, y'a toujours cette histoire des billes de Szayel qui me trotte dans la tête. Imagine c'est une maladie ou je ne sais quoi…
- Une maladie qui toucherait que les femmes ? Je pense pas que les microbes fassent la différence.
- D'accord, mais le jour où tu verras une femme avec un cancer de la prostate, surtout, préviens-moi.
Joyuki éclata de rire :
- Okay, okay, je vois où tu veux en venir, c'est parti pour aller se faire soigner ! Lança-t-elle.
Ichigo ayant entendu la dernière phrase de la Kuchiki miniature, il lança à son tour :
- T'as enfin décidé de te faire interner, quelle bonne idée !
- Ta gueule rouquin raté ! Rétorqua Joyuki.
- Trop aimable.
Arrivés devant la quatrième division, Joyuki fut prise d'un nouveau tournis :
- QUI a mit du saké dans ma bouffe sérieux ?! Grogna-t-elle.
Ils patientèrent un peu, puis, le capitaine de la quatrième l'examina, souriant doucement :
- Je pense savoir ce que vous avez, mais pour être sûre, j'aimerai vous faire quelques examens supplémentaires.
- C'est grave ou pas ? Demanda Renji.
- Oh non, pas du tout. Sourit Unohana.
Les Abarai échangèrent un regard moitié paumé moitié anxieux. Qu'avait Jo exactement ?
