Lorsque j'eus finit, Eléazar se leva et annonça haut et fort :

- Je vous suis !

Il décidait donc de prendre notre partit et de se battre à nos côtés pour libérer notre monde du joug volturique. Il lança quelques regards furtifs à ses camarades attendant probablement que d'autres manifestent leur volonté de poursuivre la guerre désormais déclarée.

Après un certain temps d'attente et de réflexion, Carmen et Kate se levèrent à leur tour. D'un mouvement de tête, elles signalèrent leur décision positive à notre requête. Seule restait Irina qui semblait plus qu'hésitante. Carlisle prit la parole dans l'espoir de la convaincre.

- Je connais les risques que nous te demandons de prendre, la vie de chacun de nous est en péril du fait que nous nous attaquons à une puissance bien plus supérieure en nombre que la notre. J'en suis conscient et respecterait ton choix si celui ci s'avère d'être de tourner le dos à ta famille pour protéger ta vie.

- Je ne suis pas égoïste ! Je voudrais juste attendre de savoir ce qu'en pense Tanya !

- Tu sais pertinemment bien ce que va en penser Tanya, répliqua Eléazar, l'avenir de notre espèce est en jeu. Tu nous serais d'une aide précieuse alors s'il te plait Irina, apporte nous ton soutien.

Elle sembla réfléchir quelque peu mais ne sembla pas convaincue.

- J'émets une condition ! Je veux me battre aux côtés d'Emmett !

Ben voyons ! Madame n'avait visiblement pas comprit qu'il fallait se méfier des apparences. Certes, Emmett était robuste mais son impulsivité et sa frénésie lui jouaient parfois des tours Jasper avait peut-être moins fier allure physiquement mais Son expérience personnelle en matière de guerre, son dévouement et son esprit stratégique nous seraient certainement plus bénéfique en vue notre situation.

Carlisle accepta ce compromis qui dans le fond n'en était pas vraiment un puisque de toutes façons, il avait déjà été décidé que nous devrions nous battre par groupes de combattants pour assurer le plus de sécurité possible à chacun de nous.

Carmen et Esmée se levèrent pour aller chercher des rafraîchissements à tout le monde car la mise en place du plan promettait d'être longue et nécessitait toute notre attention.

Je tiquai au mot « rafraîchissement ». En réalité, il s'agissait de la dernière mode chez les vampires végétariens. Ils conservaient du sang d'animal en stock pour ensuite pouvoir proposer divers parfum – pumas, grizzli, cerf et autres– à leurs invités.

Je trouvai ce nouveau système très appréciable. Et visiblement mon petit ami aussi. Alors que je me collais contre lui pour apprécier sa présence, il prit mon visage en coupe de ses deux grandes mains de pianiste et avança son visage vers le mien. Croyant qu'il allait m'embrasser, je fermais les yeux pour apprécier la douce caresse de ses lèvres sur les miennes. Après une petite seconde, je rouvrais les yeux me rendant compte qu'il n'en faisait rien. Au lieu de ça je le vis avec une sorte de rictus collé sur les lèvres. Il rapprocha son visage du mien et finit par sortir légèrement sa langue de sa bouche pour venir caresser les coins de mes lèvres. Il goûta plusieurs fois à la substance qui si trouvait puis vint me donner un bref baiser.

- Tu devais boire du sang de puma plus souvent ma chérie, dit-il, tu en avais sur les coins de ta bouche et s'était absolument divin.

Je rougis, une fois n'est pas coutume. Tout le monde avait assisté à la scène, et certains avaient un regard moqueur. Étions-nous donc si ridicules ?

Moi, je trouvais ce qui venait de se passer, certes cliché, mais absolument romantique.

- Oh les gamins ! S'esclaffa Emmett, les bisous et léchouilles c'est pour les coincés ! Moi, j'embrasse ma femme ailleurs, hein Rosie !

- Idiot, répliqua cette dernière en lui donnant une tape derrière la tête.

Chacun rit de la situation et c'est dans une atmosphère plus détendue que nous reprîmes nos réflexions.

…..

A la fin de la journée, Jasper avait décidé qu'il fallait des à présent contacter le plus de personne possible. Ainsi, il avait déjà reprit contact avec Peter et Charlotte qui devient nous rejoindre prochainement, les patriarches avaient téléphoné aux amazones, de vieilles connaissances, qui devaient les recontacter pour leurs faire par de leurs décision et enfin, nous avions tous lancé un vibrant appel à la population vampirique par l'intermédiaire d'une onde de radio pour qu'ils se mobilisent à nos côtés.

Nous avions décidé que la seule et vraiment convaincante manière d'intervenir pour stopper Aro était d'user de la force.

Un plan de bataille avait été établit…

A présent les dés étaient jetés…

Il ne nous restait plus qu'à espérer que beaucoup des nôtres se joindraient à nous et que les pertes seraient minimes … si nous gagnions… Ce qui n'était en aucun cas garantit. Mais nous nous devions d'intervenir…

Les Dénalis nous avait attribués des chambres par couple et nous avait conseillés de nous retrouver en amoureux pour la soirée afin de passer un peu de temps ensemble avant la grande bataille.

C'est ainsi que je me retrouvais installée sur les genoux d'Edward, vêtue de simples sous-vêtements a discuté gaiement avec lui de sujets plus banals les uns que les autres pour tenter d'oublier l'horreur qui se profilait à l'horizon. Edward se sentait capable de soulever des montagnes pour se débarrasser des Volturis et enfin pouvoir vivre en paix sans eux.

Une idée me vint soudain en tête alors qu'il m'embrassait tendrement dans le cou.

- Edward ?

- Hum ? marmonna-t-il alors que sa bouche s'activait de plus en plus à me mordillait la peau de cette partie si sensible.

- Est-ce que tu as déjà réfléchit à notre avenir ensemble ?

- Bien sur : je nous vois très bien tous les deux à Forks ou dans un endroit tout mouillé comme tu aimes tant à passer nos journées à chasser avec Emmett et Rose et nos nuits à faire l'amour jusqu'à ce que le jour se lève. Et puis pourquoi ne pas retourner en cours aussi. Comme ça, je pourrais narguer tous ces imbéciles immatures qui n'auront d'yeux que pour la plus belle femme du monde. Mais tu es à moi ! finit-il en s'attaquant cette fois à mes lèvres.

- Oui … hum… pourquoi pas. Mais je pensais plutôt à comment vivre tous les deux. Je veux dire… ben … Tous les deux dans la même maison ou … enfin…

- Mariés ? m'interrogea-t-il.

Il semblait vraiment surpris mais j pouvais aussi voir dans son regard qu'il était absolument ravi. J'hochais la tête pour lui signifié qu'il s'agissait effectivement de ce à quoi je pensais puis la rebaissais aussitôt, honteuse d'émettre de tells idées.

- Whaou… ! Bella. Je…je pensais que … à cause de Charlie et ta mère… enfin, je croyais que tu ne voulais jamais te marier. Enfin, c'est pour ça que je ne t'ai pas demandé plus tôt. C'est… je t'aurais fait ma demande des qu'on s'est retrouvé si j'avais su…

- Ben tu vois, mes parents étaient humains et quand on a commencé à sortir ensemble, je l'étais aussi donc, je n'avais pas une vision objective « passer mon éternité à tes côtés ». Mais maintenant, je sais ce que mon cœur veut. Je sais ce que JE veux.

- Et qu'est ce que tu souhaites si fort ?

- Ne jamais, au grand jamais être séparé de toi… pouvoir profiter de ton corps et ton esprit dès que je le souhaite sans jamais avoir à me demander où tu es. Je veux qu'on voyage ensemble, qu'on découvre le monde. Et quand notre heure sera venue, c'est avec toi que je veux disparaître de ce monde. Pour gagner l'autre ma main dans la tienne.

- Whaou… ! Tu m'impressionnes de plus en plus… Je… enfin… Je t'aime !

- Moi aussi je t'aime. De toute mon cœur et de toute mon âme.

Après cette déclaration, je le vis déposer un genou sur le sol de la chambre et il me releva pour que je sois face à lui. Je dus baisser la tête pour croiser son regard qui hurlait son bonheur. Nous n'avions pas besoin de mots.

Et c'est à ce moment qu'il prononça cette phrase qui fit chavirer mon cœur.

- Isabella Marie Swan, acceptes-tu de m'épouser ?

J'attendis une minute qui parut une éternité pour m'imprégner de ces doux mots qui résonnaient en moi et aussi un peu pour le faire languir. Il semblait pressé que je donne ne réponse et aussi angoissé que je n'ai subitement changé d'avis.

- Oui, bien sur que je veux devenir ta femme.

Il m'attrapa alors dans ces bras et me fit tournailler dans les airs. Je le serrais de toutes mes forces puis glissais mes bras derrière sa nuque pour pouvoir l'embrasser. Il répondit à mon baiser avec vigueur et fougue tout en me caressant à travers mes vêtements pour ne pas perdre de tant sur ceux qui, à n'en pas douter aller suivre.

Sans rien y comprendre, je me retrouvai allongée sur le lit. Edward était penché au-dessus de moi et déposer une myriade de baisers sur mon ventre, s'approchant toujours plus de mon sexe.

Il souffla sur mon intimité avant d'aller embrasser l'intérieur de mes cuisses. Mon corps s'arqua, et je laissai échapper une plainte d'impatience. Je voulais sentir sa langue sur chatte mais n'osais pas prendre d'initiative.

Puis enfin, il embrassa ma féminité avant de faire glisser sa langue sur mes lèvres intimes m'arrachant des gémissements de plaisir incontrôlés. Il s'attaqua ensuite à mon clitoris, l'aspirant, le mordillant. Mes hanches se soulevaient lorsqu'il me pénétra avec sa langue.

- Oh Mon Dieu ! Geignis-je.

Il la faisait entrer et ressortir alors que son pouce roulait sur mon clitoris. Je sentais une bulle de plaisir grandir en moi. L'orgasme était une proche. Il intensifia sa caresse sur mon clitoris et j'explosai littéralement hurlant son nom.

Il revint à mon oreille et souffla :

- Alors, qu'est ce que ça fait d'être la futur madame Edward Cullen ?

- J'adore… et je tiens absolument à ce qu'on se marie au plus vite pour la nuit de noce !

- Compte sur moi pour que tu t'en rappelles toute ta vie !

Mes yeux appelaient au plaisir de la chair et il ne résista pas longtemps à satisfaire mon désir me pénétrant d'un habile coup de rein.

Alors que je m'attendais à subir des assauts fougueux et déterminé, il me surprit en prenant son temps à aller lentement et en ressortant presque totalement de moi à chaque passage. Il voulait profiter de ce moment mémorable en le gravant à jamais dans nos esprits et vu le plaisir que j'y prenais, j'étais aussi toute pour.

Edward caressa à de nombreuses reprises mes lèvres de siennes et s'amusa à me faire frissonner en taquinant me seins. J'étais en train de déchirer la peau du dos d'Edward tant le plaisir que son sexe me procurait était intense.

Je finis par exploser en resserrant mes parois contre sa virilité ce qui provoqua son propre orgasme. J'hurlai alors à son oreille tout mon plaisir alors qu'il grognait sensuellement mon nom.

Je tenais à profiter de cette soirée pour assouvir les moindres de ces désirs et profiter de ces derniers instants de quiétude avant la prochaine bataille.