Nom : Aku no Yuki
Auteur : Gakuto-Sara
Disclaimer : Sakura Taisen est pas à moi %)
Acte 2 : Kourran
La jeune technicienne sourit. Elle avait enfin terminé les plans pour la réparation du Kobu de Sumire, qui avait presque explosé dans le dernier combat.
Se relevant prestement, son crayon et ses papiers sous le bras, elle jeta un œil au hangar plongé dans les ténèbres. Les Kobu semblaient dormir, ainsi rangés.
Kourran alla s'installer aux commandes du sien, juste pour vérifier que tout allait bien. Apparemment, les commandes fonctionnaient, mais avec un léger temps de retard sur les instructions de la jeune fille aux nattes violettes.
Redescendant prestement, elle farfouilla un instant ses dossiers et prit celui de son Kobu, le vert.
- … Je ne vois pas ce qui cloche… Ah, si !
Elle prit son crayon et sa gomme, rectifia deux circuits, trois boitiers. Allant rapidement dans sa réserve, elle prit le matériel dont elle avait besoin et s'attela aux modifications.
Deux heures plus tard environ, elle se relevait et s'essuyait son front couvert de sueur, pleine de fierté. Remontant dans son appareil, elle effectua deux manœuvres, et remarqua que le décalage, bien que moins présent, était toujours bien là.
Elle descendit, contrariée. Qu'est ce qui clochait encore ? Elle reprit son schéma et l'observa attentivement.
Cette fois-ci, le problème était bien caché, songea-t-elle. Les boitiers et les circuits lui semblaient corrects et sans erreur visible. Elle se gratta un instant la tête, puis replongea dans ses schémas, en vain malheureusement.
- Tu devrais avancer cette connexion, c'est elle qui ralentit ta machine, Kourran.
Sursautant, elle se retourna. Yamasaki, le grand Yamasaki, se tenait devant elle. Si elle n'avait pas su qu'il ne faisait qu'un avec Satan, elle se serait sans doute évanouie sur le coup.
Yamasaki…
Satan.
- Qu'est ce… Qu'est ce que vous voulez ?
Elle se maudit d'avoir balbutié aussi pitoyablement quand elle vit le rictus moqueur de son interlocuteur. Le jeune homme aux cheveux argentés se rapprocha d'elle, qui était aplatie contre son Kobu, et toucha du bout des doigts l'imposante machine verte.
- C'est tout de même du bien beau travail de la part d'une simple débutante, sans explications ni aide de ma part, souffla-t-il en souriant toujours. Ce qui est sûr, c'est que tu as de l'avenir dans la mécanique, Kourran.
- Vous… Vous croyez ?
Elle se mordit les lèvres. Elle devait se mettre dans la tête que ce n'était pas son idole mais son ennemi qui se tenait devant elle. Pourquoi rougissait-elle ainsi ?
Elle n'avait aucune raison d'être intimidée. Cet être était mauvais, dangereux, puissant, mais il n'était pas le grand Yamasaki, créateur des Kobu et farouche ennemi des démons.
Il ne l'était plus.
- Bien sûr. Si la Capitale Impériale et ses habitants n'allaient pas disparaître, je t'aurais conseillé de continuer dans cette voie, jeune fille. Seulement… Si tu restes avec les autres de la division des Fleurs, tu vas mourir.
- N… Non ! Ce n'est pas vrai ! Nous allons vaincre les démons, nous allons VOUS vaincre ! Je le sais !
- Ah oui ? Tu oublies une chose, Kourran. J'ai pensé, inventé, créé les Kobu, et même si tu les as modifiés, je connais leurs moindres défauts, secrets et qualités. Je peux très facilement les rendre tous hors-service, Kourran. Et sans eux, comment comptes-tu lutter ? Tu vas perdre, et les autres avec toi. Sur le terrain de la technique, tu restes une débutante face à un savant expérimenté.
- Je… Je sais. Mais cela ne change rien !
Incapable de reculer puisqu'adossée à son Kobu, la jeune fille rangea ses plans dans sa sacoche, fixant toujours son ancienne idole. Elle secoua énergiquement la tête.
- La technique ne peut pas tout, ce qui compte, ce sont nos sentiments ! Sakura, Iris, les autres, moi… C'est ça qui compte !
- Ah oui ? C'est donc ça, ton excuse ? Et dis-moi… Que ressens-tu –Que peux tu ressentir- d'utile, pour tes amies ? L'amitié ? Le père de Sakura est mort, alors qu'il avait de nombreux amis ! Cela ne vaut rien, comme raisonnement. De plus…
Il se rapprocha encore un peu de la petite Kourran. Son rictus s'élargit aussi.
- Qu'est ce qui te fait croire que les autres ressentent de l'amitié pour toi, Kourran ?
Elle baissa la tête. Il sourit, et s'éloigna lentement.
- Toi aussi, tu es faible, Kourran.
Yamasaki: ... *habillé en Ayanami*
Ayanami: ... *habillé en Satan*
Hao: Donc là le but c'est de trouver qui est qui?
Gaito: Yep. Galère...
Kuro: AYANAMI-SAMA! *saute sur le vrai Ayanami*
Ayame: Yamasaki-chiosa! *court vers le vrai Yamasaki* Revenez du côté du bieeeeen!
Hao: ... Conclusion, les filles ont une meilleure vue que les gars. %)
