Nom : Aku no Yuki

Auteur : Gakuto-Sara

Disclaimer : Sakura Taisen est pas à moi %)


Acte 3 : Iris

Iris était assoupie sur son lit, les bras serrés autour de son cher ours en peluche. Les draps défaits gisaient au sol. La petite blonde, en effet, avait beaucoup cauchemardé la veille au soir, au point de réveiller Ayamé et Sakura.

Le tonnerre gronda, et réveilla l'enfant en sursaut.

La petite papillonna des paupières, encore un peu abrutie par le sommeil. Se frottant les yeux, Iris descendit de son lit, remit les draps à leur place initiale et installa son ourson dessus.

- Dis, Jean-Paul, tu crois que je peux demander à Sakura Onee-san de dormir dans sa chambre ?

Bien sûr, elle n'attendait pas de réponse. Elle n'attendait jamais de réponse. Son ourson ne parlait qu'avec les yeux. Et elle seule était capable de le comprendre.

C'était ainsi que ça marchait, depuis toujours. Et il n'y avait aucune raison que cela change.

Elle saisit le bras de la peluche et allait vers la fenêtre quand un nouveau coup de tonnerre la fit sursauter. Sentant de grosses larmes lui monter aux yeux, la petite blonde ouvrit le placard et s'y installa, serrant son ourson dans ses bras.

- Je suis sûre que ça va vite passer, Jean-Paul, tu n'as pas de raison d'avoir peur… Pas… De raison… D'avoir peur… Ça va passer… Ça va… Passer…

Et voila, elle pleurait. La tête enfouie dans les bras, les mèches blondes tombant en cascade sur son ourson, elle pleurait. Le tonnerre devait s'arrêter. Il allait forcément s'arrêter.

- Jean-Paul…

Soudain, elle rouvrit brusquement les yeux, l'air paniqué, et redressa la tête.

- Ils… Ils arrivent !

A partir du moment où elle eut réalisé ce que cela voulait dire, elle redoubla de pleurs. Iris referma les portes du placard sur elle, dans le vain espoir de se cacher.

Satan sourit en entrant dans la vaste chambre vide en apparence. Le bruit des sanglots d'Iris le dirigea vers le placard. Arrivé devant le meuble de bois, il s'accroupit et entrouvrit la porte. Découvrant la tête blonde de l'enfant, son sourire s'élargit.

- Eh bien, petite Iris, tu pensais que je ne te trouverais pas ? On ne joue pas à cache-cache, pourtant.

Iris releva brusquement la tête, sans pour autant lâcher son ourson ni arrêter de pleurer.

- V… Vous…

- Bonjour. J'espère que tu ne vas pas aussi mal, d'habitude. Tuer des pleurnichardes n'a aucun intérêt.

- J… Jean-Paul…

- Jean-Paul, c'est le nom de ton ourson, je me trompe ? Si tu crois qu'il va te répondre, je pense que tu vas attendre longtemps, petite Iris. Il ne vit pas, tu sais ?

- Jean-Paul me répond ! Jean-Paul répond avec ses yeux. Il est mon ami !

Souriant de la naïveté de l'enfant, Satani attrapa une patte de la peluche, et la tira vers lui, entrainant l'enfant à sa suite. Fermement agrippée à son ourson, Iris tomba en avant sur le sol froid de la chambre. Essuyant de nouvelles larmes, elle se releva lentement, et tira sur sa peluche comme si sa vie en dépendait.

- Lâchez Jean-Paul. Vous n'avez pas le droit de me le prendre, c'est mon ami !

- Qu'est ce qui te fait croire que je fais attention aux règlements, Iris ? Je suis bien au dessus de tout cela.

Comme pour le lui prouver, il se leva, tenant toujours la peluche, et contraignit la petite blonde à la lâcher pour ne pas l'abîmer. L'enfant se mit à tendre les bras pour récupérer son bien, à moitié en larmes. Lui continuait de tenir « Jean-Paul » au-delà de la portée de la petite blondinette.

- Tu ne peux rien pour ta peluche, Iris. Que peux-tu donc faire pour tes amies, si tu n'arrives même pas à défendre ce qui t'es cher ? Tu n'es rien. Rien.

- Jean-Paul ! Mon ami !

- Je ferais mieux de le garder, tu sais. Cela te donnerait peut-être une raison plus sérieuse de te battre.

- …

La petite fille le regarda dans les yeux.

- Jean-Paul n'a pas peur. Et moi non plus.

Il haussa les sourcils et lâcha l'ourson en peluche. Disparut.

- Tu n'es pas si faible que ça, alors, Iris.


Iris: JEAN-PAUL! *serre son nounours*

Vincent: ARH! Une peluche! *yeux brillants*

Ayame: Toi, éloigne-toi d'Iris! *le tape avec un sabre d'entrainement*

Vincent: AIE-EUH! *pleure*

Echo: ... Vincento-sama, calmez-vous...

Vincent: *prend Echo comme doudou*