Nom : Aku no Yuki

Auteur : Gakuto-Sara

Disclaimer : Sakura Taisen est pas à moi %)


Acte 4 : Sakura

Sakura sentit longuement les fleurs de la devanture, puis acquiesça en souriant et s'exclama :

- Merci, madame. Vos fleurs ont l'air de sentir très bon, mais je suis un peu pressée aujourd'hui. Je reviendrais demain, je vous le promets. Vous me mettez ce bouquet de côté, s'il vous plait ?

- Bien sûr, mademoiselle. Je vous attendrai.

Sakura sourit à la vieille qui tenait le commerce floral et reprit sa longue marche vers le théâtre impérial et le QG de la division des fleurs. La rue, animée, était aussi joyeuse que si elle ne risquait rien. Cela plaisait à Sakura, ce calme, cette détente, si loin de la pression que lui inspirait les Kobu, Satani et les autres démons.

- Alors, Ryusuke, attrape-moi donc !

- J'arrive, grand frère !

Deux enfants, de l'âge d'Iris à peu près, la bousculèrent. Sans se vexer, Sakura se retourna en souriant pour les regarder s'éloigner dans la foule, eux qui ressemblaient à deux petites ombres agiles. Les échos de leur rire se perdirent lentement dans la rue étroite.

- Bonjour, mademoiselle Sakura !

Un peu étonnée, la jeune fille aux cheveux sombres reconnut une petite fille à qui elle avait donné un peu d'argent quelques jours auparavant. L'enfant n'avait pas l'air tellement plus riche, mais ses yeux brillaient d'un éclat particulier.

- Bonjour, toi. J'espère que tu vas mieux depuis la dernière fois. Tu avais l'air affamée.

Un voile de tristesse passa dans les yeux de la petiote, mais elle sourit d'un air éclatant.

- Oka-san avait besoin de l'argent pour acheter un médicament. Je vous remercie pour votre gentillesse, mademoiselle Sakura. Oka-san va beaucoup mieux, maintenant.

- Tu veux dire que tu n'as toujours pas mangé à ta faim, depuis l'autre fois ?

- Euh… Ce n'est pas grave, mademoiselle Sakura.

- Si, c'est grave ! Viens avec moi, je t'emmène quelque part où tu pourras manger.

Si elle ne tombait pas sur Sumire ou Yoneda, Sakura était sûre que tout le monde serait d'accord avec elle : l'enfant devait manger. Forte de cette résolution, elle voulut prendre la main de l'enfant. Seulement, celle-ci sembla tout d'un coup terrorisée et s'enfuit brusquement, laissant Sakura sur place sans explications.

- Eh bien, petite, qu'est ce que tu…

- Bonjour, Sakura.

La jeune fille en resta paralysée. Cette voix, elle ne la connaissait que trop. Se relevant brusquement, elle fit face à Satan –qui, une fois de plus, avait choisi de se transformer en Yamasaki, – et se mit en position de combat, les sourcils froncés.

- Qu'est ce que vous voulez, Satan ?

- Aurais-tu oublié la politesse ? Pourtant, la dernière fois, tu étais bien moins sûre de toi.

- S'il est vrai que je vous ai traité avec un respect non feint la dernière fois, c'est que je vous prenais pour quelqu'un de respectable, un ami de mon père, ce que vous n'êtes pas. Je n'ai pas de raison d'être polie avec vous, Satan. Partez d'ici. Je ne veux pas me battre, surtout au milieu de tous ces gens.

- Et si je t'y obligeais ?

Souriant, l'homme plongea son regard dans les yeux bleus de la jeune fille et continua, l'air de rien :

- Si, par exemple, je demandais à… Deux ou trois démons de venir détruire cette rue, que ferais-tu ? Tu serais bien obligée de te battre, très chère. Je tiens tout un pays en otage, tu ne le savais pas ? Je peux attaquer n'importe où, n'importe quand. Et tu serais obligée de te battre, de faire passer ton devoir avant la protection de la ville et de ses habitants.

- Je le sais. Et je le ferais. Mais je vous trouve bien lâche de menacer mes supérieurs ainsi, Satan. Si vous êtes vraiment un homme, –ce dont je doute fort, – vous vous battriez en combat singulier avec le commandant Yoneda, sans pouvoirs ni autres artifices.

- Seulement, je ne suis plus un homme, Sakura. De plus, il me semble que Yoneda n'accepterait pas ce combat. Il a peur de moi, et nous le savons tous les deux.

- La peur existe, certes. Mais, sans elle, comment pourrait exister le courage ? Celui d'affronter ses peurs, d'affronter la mort, de vous affrontez vous-même. Vous n'avez pas eu ce courage, et regardez ce que vous êtes devenu !

Satani la fixa intensément, puis sourit de nouveau avant de disparaitre.

- Je suis Satan, l'homme le plus craint de tout le Japon. Tu es certes courageuse, Sakura, mais tu es faible. Oh oui, très faible.


Iris: ... Uh... Satan est un méssant...

Setsuna: Iris veut bien jouer avec moaaaaa?

Opachô: OPACHÔ VEUT JOUER AUSSI!

Seyram: ...

Aï: ...

Toma: Yai, nous aussi^^

Opachô: OPACHÔ VEUT QUE SEY-CHAN, AÏ-CHAN ET TO-KUN JOUENT AUSSI!

Iris: Wouééé, plein de n'amiiiis... %)