Nom : Aku no Yuki
Auteur : Gakuto-Sara
Disclaimer : Sakura Taisen est pas à moi %)
Acte 7 : Ayamé
Ayamé soupira. Satani et ses démons étaient beaucoup trop présents à son goût, ces derniers temps.
Elle se remémora les derniers évènements. Celui qu'elle persistait à appeler Yamasaki était allé torturer psychologiquement Iris, Sakura, Maria, Kanna, Kourran, et, bien qu'elle continuât de nier, sans doute Sumire. Les six jeunes filles en étaient sorties démoralisées, en état de choc, incapables de combattre le moindre démon.
Errant dans les ruelles sombres de la Cité Impériale, Ayamé savait qu'il risquait de se montrer.
Mais elle n'était pas assez bête pour penser que ce n'était qu'un risque. Il allait forcément se montrer devant elle. Ils le savaient tous les deux : Ils s'étaient aimés.
Et, pour la jeune femme, on pouvait même dire qu'elle l'aimait toujours. Cela aussi, ils le savaient.
C'était bien le problème.
Ayamé n'avait pas peur, elle ne craignait pas Yamasaki, non : Elle l'aimait, d'un amour désespérément profond. Et cela, malheureusement, lui faisait prendre des risques inconsidérés.
Comme celui de s'éloigner seule, ce soir là, dans le seul but de tenter une action désespérée.
Elle soupira, puis déclara de sa voix douce et posée, comme si elle le savait derrière elle :
- Tu peux te montrer, Yamasaki. Je ne suis pas non plus tout à fait abrutie, tu sais.
Il y eut un long, long, très long silence. Ayamé crut un instant s'être trompée.
Mais, malheureusement, elle avait eu un bon pressentiment, et elle sentit la présence du jeune homme avant qu'il ne se montre totalement. Elle eut un sourire amer.
- Je n'ai jamais douté de toi, Ayamé. Même au temps de nos combats face aux Kôma, tu as toujours été très fine.
- Mais je n'ai pas vu venir ton ambition, Yamasaki. Et je m'en voudrais toujours pour ça.
Il la regarda d'un air moqueur.
- La raison de nos combats… Le père de Sakura se battait pour Sakura. Et toi ? Pour qui te bats-tu ?
- Et toi, hein ? Aurais-tu oublié pourquoi tu te battais ?
- Tu sais très bien pour qui je me bats. J'ai simplement décidé d'ouvrir les yeux. Ni toi ni personne ne gagnera contre les démons. Seuls les vieux séniles comme Yoneda ou les jeunes fous comme ton capitaine et sa division des Hana qui peuvent y croire. Ils perdront.
- Non, au contraire ! Je sais qu'ils parviendront à sauver nos villes et nos familles. Je leur fais confiance.
- Sans doute. Mais te souviens-tu à qui tu obéis ? Le haut commandement, qui rassemble les pires pourris de la capitale ! Ils enverront Sakura et les autres à la mort sans le moindre état d'âme !
- Je sais que c'est en partie à cause d'eux que tu as failli mourir durant la bataille où le père de Sakura est mort. Cependant, ils agissent pour le bien du Japon. Je ne peux leur en vouloir.
Il y eut un silence.
- C'est stupide… Stupide…
- C'est mon choix.
- …Tu mourras donc, comme les autres. Je vais devoir te quitter, le vieux Yoneda m'a défié hier… Il faut croire qu'il était plus pressé que les autres de mourir.
Le jeune homme aux longs cheveux d'argent eut un rictus sadique et amorça un mouvement pour s'éloigner d'Ayamé. Celle-ci eut deux réflexes totalement contradictoires : Elle saisit le bras de Yamasaki et sortit son pistolet, le braquant sur son ancien camarade.
Yamasaki haussa les sourcils, et se retourna vers elle, tranquille, pour saisir le pistolet et le pointer contre son propre cœur.
- Eh bien, si cela peut mettre au clair les sentiments que tu as pour moi, Ayamé, n'hésites pas. Je n'attends que cela.
Et il lui offrit un sourire moqueur.
- Je…
- Dépêche-toi donc, Ayamé. Je pourrais me dégager et te tuer, tu le sais, non ?
Ayamé baissa la tête.
- Eh bien, je pense que je vais te laisser, chère Ayamé. Pauvre de toi… Tu sais pour qui je me bats. Alors, que fais-tu encore dans les rangs de mes ennemis ?
Yamasaki la prit dans ses bras et lui glissa à l'oreille, comme une confidence :
- Tu sais bien que c'est pour toi que je me bats, Ayamé. Je te l'ai suffisamment dit, non ?
Et il disparut, tel un mauvais dessin que l'on efface. Ayamé se laissa glisser au sol, vidée. Un anneau doré tomba de sa poche et roula au sol, témoin des fiançailles de la jeune femme et de l''un de ses anciens camarades.
- Je sais, Yamasaki-kun… Je sais… C'est bien le problème…
Artemis: ... *travaille sur son ordi* Eh, Sam, *blabla technique*
Sam: *blabla technique*
Rodney: TOi le gamin, fais gaffe à qui tu dragues! *blabla technique*
Nathan: Ou comment les imbéciles se jalousent entre eux. Vous vous êtes plantés là dans votre calcul.
Holly: ... Eh mince, un congrès de génies...
