Chapitre 1 : Foutu réveil

POV EDWARD

Vendredi 11 septembre 2009

BIP…BIP…BIP…BIP…PAAAF! Je venais juste d'exploser mon 2 ème réveil cette semaine. Six heures du mat'… Je grommelais dans mon oreiller avant de me lever péniblement et de me diriger vers la cuisine afin d'ingurgiter d'urgence une tasse de café. Etant médecin, je déconseillais aux autres d'en consommer de trop alors que moi-même je n'étais pas capable d'aligner 2 mots avant ma 3ème tasse. Vraiment pitoyable… En préparant mon café je posais alors les yeux sur une des photos encadrées accrochées au mur de la cuisine ; une photo de mes parents, Esmé et Carlisle. On y voyait parfaitement à quel point ils sont heureux et parfaitement assortit. Je n'aurais pas pu avoir de meilleurs parents.

Mon père est médecin comme moi et je ne saurais expliquer à quel point il était heureux et fier quand il y a quelques années je lui ai annoncé que je voulais embrasser la même carrière que lui. Il faut savoir que mon père à toujours été mon modèle ; un homme charitable, excessivement généreux et tolérant, aimant et j'en passe. Il était à la fois facile et difficile de vivre avec un homme comme lui. Facile parce c'est quelqu'un de vraiment formidable, un père comme tout le monde en rêve. Mais difficile parce qu'il est justement si extraordinaire que c'est vraiment compliqué d'arriver à sa hauteur. Ma mère, elle, est décoratrice d'intérieur. C'est quelqu'un de très affectueux et aussi fantastique que mon père. Elle est très connue dans sa profession et a remarquablement réussi sa vie. Quand j'ai emménagé dans cet appartement, elle a bien sur voulu m'aider pour la décoration mais je tenais à me débrouiller tout seul, je voulais en quelque sorte faire mes preuves vis-à-vis d'elle, qu'elle soit fière de moi. Et puis après tout, j'ai quand même 28 ans ! A présent il me reste encore quelques aménagements à faire dans la cuisine, et notamment remplacer cette vieille cuisinière à gaz qui horrifie ma mère à chaque fois qu'elle passe ici. Mais je crois que dans l'ensemble, je me suis bien débrouillé.

La photo à coté de celle de mes parents me représente en compagnie de ma sœur cadette Alice, et mon frère ainé Emmet ainsi que Jasper, le fiancé d'Alice, et Rosalie la femme d'Emmet. Emmet marié… On aurait pu croire à une excellente blague ! Et pourtant non, lui l'ancien coureur de jupon invétéré était bel et bien casé. Rose et lui s'était bien trouvé. A l'époque, elle travaillait dans un garage qui s'occupait surtout de voiture de collection et lui chez un concessionnaire de l'autre coté de la rue. Ils se sont fait la guerre pendant quelques mois avant de tomber dans les bras l'un de l'autre. Qui aurait pu croire que cette superbe blonde à l'air chic (et qui aime mettre les mains dans le cambouis) et cet ours qui me sert de frère serait si bien assorti ? Aujourd'hui, ils sont les patrons d'un des garages les plus connus ici à New-York. Alice, elle, est une accro au shopping et aux vêtements et est naturellement devenue styliste. Son fiancé (et accessoirement mon meilleur-ami), Jasper est aussi médecin et travaille en soins palliatifs. Il a cette capacité si utile d'apaiser les gens. On se connaît depuis l'enfance. Je me souviens de la première fois ou il est venu à la maison. Nous avions 8 ans et Alice en avait 5. Je n'oublierai jamais qu'au moment où il a franchi la porte, elle m'a regardé avec une lueur étonnamment mature pour une enfant de cet âge et m'a dit qu'un jour elle se marierait avec lui. Bien sur, elle avait raison. Ils sont fiancés et ont décidés de se marier dans un an et demi. J'avais sous les yeux les photos de 3 couples heureux au possible. Et moi j'étais seul, ce qui était aussi bien comme ca. Oh bien sur, j'avais eu des relations comme n'importe qui. Mais à chaque fois, cela s'était mal terminé. Mensonges, tromperies, j'en avais eu assez de tout ça et était fermement décidé à rester seul. Je me suffisais amplement.

Sortant de mes pensées, je pensais qu'il était plus que temps de plonger sous la douche et… QUEL IDIOT !!! Je n'étais pas de garde aujourd'hui et j'avais oublié de couper mon réveil. J'envisageais alors un instant de retourner me coucher jusqu'à une heure un peu plus décente mais j'étais bien réveillé. Je retournais alors dans la chambre et regardais mon réveil cassé avec toute la haine que je pouvais mettre dans un regard et décidais de m'habiller pour aller faire un jogging. En allant dans la salle de bain j'allumais la radio. Katie Melua chantait « Thank you stars ». N'étant pas d'humeur à entendre des mercis, des bons sentiments et autres, je coupais la radio après quelques secondes.

Une fois que je fus habillé et que j'eus pris mon petit-déjeuner, je sortis et commençais à courir. Sans m'en rendre compte, je me retrouvais à Central Park. Je n'y venais pas souvent alors que c'était magnifique. Après quelques kilomètres, je m'arrêtais près d'un banc afin de reprendre mon souffle et rattacher mes lacets. Je promenais mon regard autour de moi. Une jeune fille attira mon attention, un peu plus loin. Elle n'était pas très grande et devait avoir environ 23 ans. Ses longs cheveux bruns ondulaient légèrement. Elle portait un jeans et un long manteau rouge. Elle frottait ses mains l'une contre l'autre, sans doute pour les réchauffer. Après tout, ce matin n'était pas très chaud. Elle se trouvait avec une autre fille et semblait préparer quelque chose. Elles avaient avec elles des tas de cartons et des glacières. L'autre fille tenta de soulever un des cartons mais il était visiblement trop lourd pour elle. Elle du dire quelque chose de drôle car la brune éclatât de rire. Sans que je sache pourquoi, ce rire me fascinait. Peut-être parce qu'il semblait si insouciant… Oui, c'était le mot, insouciant. Cette insouciance qui me manquait depuis mes déceptions sentimentales. J'avais été tellement déçu à de maintes reprises que j'avais dressé des barrières autour de moi que seule pouvait franchir ma famille. J'étais devenu méfiant et désabusé. A présent je me contentais d'ignorer les avances des femmes et leurs regards sur moi. Que ce rire m'atteigne, me touche à ce point étant franchement étrange. J'envisageai d'aller lui parler… Pour lui dire quoi ? « Bonjour, votre rire me fascine et je me demande pourquoi, moi qui suis devenu quelqu'un de plutôt renfermé et inaccessible… » C'est ça Cullen, appelle toi-même l'asile directement, ca lui évitera de le faire ! J'abandonnais donc cette idée aussi vite qu'elle m'était venue. Je voulais continuer mon chemin mais quelque chose m'en empêchait. Le plus dérangeant c'est que je ne savais pas quoi… Soudain, elle fit un tour sur elle-même pour regarder autour d'elle et m'aperçut. C'est alors qu'elle vint vers moi… Mes mains étaient moites et je ne comprenais toujours pas pourquoi. Quand elle fut arrivée à ma hauteur, je regardais son visage. Il reflétait la joie de vivre tout simplement. Elle avait des yeux couleur chocolat où n'importe qui aurait voulu se noyer. Ses cheveux avaient l'air si doux que j'eu envie de passer ma main dedans et sa peau était si soyeuse qu'elle devait obligatoirement être faite pour être caressée. Son nez et ses joues étaient légèrement rouges, à cause de l'air frais. J'avais juste envie de la prendre dans mes bras. Une telle créature ne méritait pas d'avoir froid. Mais bon sang, qu'est ce qui m'arrivait ??? Elle me fit alors un grand sourire.

- Bonjour, moi c'est Bella !

Bella… Elle n'aurait pas pu s'appeler autrement. Mon estomac faisait des sauts périlleux et je cru sentir les genoux trembler. Visiblement, elle attendait une réponse de ma part mais j'étais paralysé…

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Voilà, après avoir tâtonné pendant des heures, le premier chapitre est fini !!! C'est là qu'on se rend compte que ce n'est pas facile d'ordonner, d'exprimer toutes ses idées et de ne rien oublier. Je crois qu'on ne se rend pas compte avant de se jeter à l'eau.

Enfin, j'espère que le premier chapitre vous plaira et vous donnera envie de lire la suite.