Me revoila avec le chapitre 2!!!

Tout d'abord un grand merci pour toutes vos reviews ça fait chaud à mon p'tit coeur de voir que vous avez aimé ce que j'écris .

Un grand merci a Anaïs pour la correction de ce chapitre

Stop au blablabla et place à la lecture!!!!!

CHAPITRE 2 : Ultimes confessions

POV Bella

Falaise de la Push

J'ignorais combien de temps cela faisait que je me trouvais là, dans cette position, les genoux remontés contre ma poitrine, le menton posé sur ceux-ci, à admirer l'horizon qui s'étalait sans fin devant moi.

L'océan, rien que l'océan à perte de vue. L'ondulation continue des vagues et le bruit de leurs fracas aux pieds de la falaise m'apportait une certaine sérénité.

Plus les minutes s'écoulaient, plus le ciel s'obscurcissait. Le vent commençait à souffler, rendant le balai harmonieux de l'eau puissant et captivant.

La forêt qui s'ébauchait à quelques mètres de moi était silencieuse, comme si la tempête qui se préparait avait fait fuir toute vie qui trouvait d'habitude asile et protection au sein de sa verte magnificence.

J'étais seule. Même la plage d'ordinaire arpentée par plusieurs promeneurs était déserte.

De là où je me trouvais, je pouvais distinguer au loin les silhouettes des troncs d'arbres blanchis qui jonchaient la grève. Ce tableau était une singularité de la réserve que je n'avais jamais vu ailleurs.

Le plus gros d'entre eux, dont les branches s'élevaient vers le ciel, avait été mon abris, mon havre de paix ces derniers mois. Je pouvais y rester assise des heures durant, pour contempler la mer ou pour simplement discuter avec Jacob.

C'est en regardant ce magnifique paysage que je repensais à ces quelques vers trouvés sur le net il y a peu de jours et qui reflétaient parfaitement mon état d'esprit actuel :

Donnez-moi la mort

Et c'est alors

Que je pourrai prouver

Que je n'étais d'aucune utilité.

Et lorsque l'on me poignardera

Enfin un doux sourire apparaitra

Sur mon visage

Si paisible et si sage,

Qui à vos yeux

Est si doux et merveilleux

Mais qui à l'intérieur

Renferme beaucoup trop de pleurs

Après les avoir récités intérieurement pour la énième fois, je regardais ma montre qui indiquait 9h50.

Ma décision était prise.

Je ne reculerais pas.

Je sauterai de cette falaise à 10h, me libérant ainsi cette insurmontable douleur qui me consumait depuis plusieurs mois.

Je ne voulais plus souffrir, je ne le supportais plus, il fallait que cela cesse.

Ne dit on pas que le temps guérit toutes les blessures? Pourquoi avais-je l'impression que les miennes ne s'apaisaient pas mais qu'au contraire, le temps ne faisait que les accroitre?

Peut être parce que j'étais une adolescente de 18 ans consumée par la perte d'un amour intense.

Pourquoi avais je choisi 10h ?

C'était l'heure à laquelle avait débuté le premier cours de biologie que j'avais partagé avec LUI. Celui durant lequel il avait lutté pour ne pas céder à ses instincts et me tuer. J'aurai préféré qu'il se laisse aller à sa nature ce jour là. La douleur de sa morsure aurai été de loin, moins intense que celle laissée par son absence. Le résultat étant le même, plus ou moins rapide seulement : MA MORT.

Je me mis à repenser mélancoliquement à ce premier cours, au cours duquel avait débuté ma fascination pour LUI. Il m'attirait en tout point. Sa voix, le ténor le plus sensuel qu'il m'est été donné d'entendre, son odeur subtil mélange de miel et de soleil, son corps digne des plus grands sculpteurs Grecs (ou peintres Italiens), son visage si parfait et ses yeux incandescents d'une profondeur telle, que je pouvais m'y noyer et à travers desquels j'aimais penser que je pouvais sonder son âme et lire l'amour qu'il me portait.

Comment avais-je pu être aussi naïve et croire qu'il ait pu avoir quelques sentiments à l'égard de la banalité que je suis?

Je ne dis pas qu'il ne s'est jamais intéressait à moi, mais peut être était-ce plus le mystère de mon esprit hermétique à son don qui l'avait séduit ?

Cela faisait maintenant 6 mois qu'IL m'avait quitté, me laissant seule, je ne reprenais toujours pas pied. Certes je donnais le change afin que mon entourage ne s'inquiète pas trop pour moi. Cependant j'étais certaine de ne duper personne. Tout n'était qu'apparences, je donnais l'impression de remonter la pente mais en réalité je me briser un peu plus chaque jour. Je n'entamais aucune conversation et me contentais de répondre lorsque l'on m'apostrophait. Je ne souriais plus mais esquisser un pâle fantôme de ce qu'avait pu être mon sourire lors de la période la plus heureuse de ma vie.

Moi si altruiste en temps normal, savais pertinemment que mon geste était égoïste, mais je n'étais qu'une humaine fatiguée de livrer bataille depuis des mois contre sa détresse. Je baissais les bras. J'abandonnais.

Il me restait 10 minutes avant l'heure fatidique. Je repensais aux miens, à ce que je m'apprêtais à faire et l'incidence que cela aurait sur leurs vies.

Charlie, mon père.

Je l'avais rejoint à Forks il y a presque un an. Je savais qu'il était heureux et comblé de m'avoir chez lui, même s'il ne le montrait pas.

Nous avions beaucoup de traits de caractère communs. Nous ne faisions pas étalage de nos sentiments, nous étions très pudiques et réservés mais surtout nous avions connu la perte déchirante de notre premier amour. Malgré les années je savais que Charlie ne s'était pas remit du départ de ma mère et qu'il en souffrait encore. J'admirai la manière qu'il avait de gérer la situation, comment pouvait-il vivre avec cette peine si profondément ancrée en lui? Comment pouvait-il surmonter cela?

L'explication?

Il était fort et malheureusement je n'avais pas pris cette qualité de lui.

J'avais pris soin de lui pendant cette année, lui préparant de bon petits plats, entretenant la maison, le laissant libre de mener sa vie comme il en avait l'habitude avant que je vienne perturber son quotidien si bien établi. Puis ce fût à son tour de prendre soin de moi lorsqu' IL est parti.

La semaine suivant mon abandon fût, j'imagine, la pire à supporter pour mon père. Je m'étais réfugié dans ma catatonie, espérant que le trou béant de ma poitrine se refermerai mais il n'en été rien.

Je ne m'alimentais plus, ne dormais plus, revivant nuit après nuit cette rupture. Je n'allais plus au lycée, refusais de parler à mes amis. Je n'étais plus moi-même, je m'étais perdue sur le tortueux chemin de la souffrance.

Me vint ensuite des images de mon enfance avec Renée. Elle était l'opposée de mon père, exubérante, démonstrative. Je l'aimais pour ça, bien qu'il ne m'ait été simple de gérer ses frasques au quotidien lors de ma jeunesse.

Je nous revoyais encore lors d'un de nos moments de complicité dans la cuisine de ma grand-mère Marie, en train de préparer un gâteau à la fleur d'oranger. Ce souvenir était tellement vivace que j'avais l'impression de pouvoir sentir le succulent parfum qu'il dégageait lorsque nous le sortions du four. Puis nous nous installions toutes les trois à la table de la cuisine afin de déguster une part de ce délicieux « Bella's cake » comme elles l'appelaient avec un grand verre de lait. C'était notre rituel du dimanche après midi qui avait duré des années jusqu'à ce que ma mère rencontre Phil. Je lui en voulu beaucoup au départ, de me voler mes moments d'intimité avec ma mère, puis en voyant à qu'elle point il la comblée je m'étais raisonnée. Elle méritait ce bonheur après toutes ces années qu'elle avait sacrifiées pour s'occuper de moi.

Lors de ces années de mariage avec Charlie elle avait touchée l'amour du bout des doigts mais depuis que Phil partageait sa vie, elle l'avait attrapé à bras le corps. J'étais heureuse de la voir si épanouie avec son nouveau mari et l'enviais, certaine que je ne vivrai jamais ce bonheur. J'en avais perdu la possibilité en le perdant LUI. Je savais pertinemment que si je continuais de vivre je finirai seule ou me contenterai d'un amour édulcoré sans cette passion dévastatrice que j'éprouvais pour LUI.

A cette dernière pensée le visage de Jake s'imposa à moi.

Ma vie s'était résumée à lui depuis ces 6 derniers mois. Il avait été là pour me réconforter, me consoler, m'empêcher de succomber à la souffrance. Il avait été un ami sincère et dévoué, le meilleur ami que l'on puisse avoir. Lui de son côté ne me considéré pas comme une simple amie, il avait des sentiments pour moi, il me l'avait montré et avoué à maintes reprises.

Il était prêt à m'aimer inconditionnellement sans recevoir la même chose en retour. Je savais que je l'aimé aussi mais comme un frère. Est-ce que cet amour serait suffisant si je me décidais à lui laisser une chance?

Jake ne méritait pas cela, c'était un homme merveilleux qui devait être aimé avec passion. Je ne pouvais pas me résoudre à lui offrir les restes d'un cœur anéanti. Je savais que j'allais le briser de la pire des manières qu'il soit en mettant fin à mes jours. Cela m'avait fait douter ces derniers jours, il ne me le pardonnerait jamais.

Sa peine serait sans fin mais elle serait très vite remplacée par l'envie de LE tuer pour avoir indirectement provoqué ma perte.

La pluie coulant sur mon visage me ramena brusquement à l'instant présent.

Un rapide coup d'œil à ma montre : 9h59.

Je me dressais et me dirigeais vers l'extrémité de la falaise. J'étais si proche du précipice que je pouvais déjà sentir monter en moi une once de sérénité.

Il me restait cependant une chose à faire afin d'être libérée totalement du poids qui pesait sur mes épaules depuis si longtemps.

Inspirant profondément l'air iodé je commençais alors à haute voix mon ultime confession.

- « Edward, je t'ai attendu et ai espéré que tu me reviennes chaque jour de ces six derniers mois.

Tu es parti avec mon cœur, mon âme et le futur que j'avais choisi.

Tu étais ma vie. Comment puis-je vivre maintenant que tu es loin de moi?

Je t'ai aimé avec toute la force dont j'étais capable mais cela n'a pas suffit.

Je n'ai pas la force de t'oublier et de passer à autre chose. Je ne suis qu'une humaine après tout, avec ces défauts et ses faiblesses.

Je t'ai promis de ne commettre aucun acte stupide ou téméraire mais la douleur provoquée par ton absence m'ai insupportable.

Comment ai-je pu être aussi stupide et croire que l'ardeur de mon amour pour toi serait suffisante à te garder à mes côtés pour l'éternité ?

Avant toi je n'avais jamais connu l'amour, après toi je ne le connaitrais jamais plus.

Tu auras été mon seul et unique amour et tu le resteras toujours. »

Les larmes striées désormais mon visage mais un léger sourire s'esquissa sur mes lèvres. J'en avais fini avec ma douleur. Je savais qu'il m'entendrait à travers les pensées d'Alice.

Je fermais les yeux et murmurais un « je vous aime, pardonnez moi » à l'attention de mes parents, de Jake et……d'Edward.

Ceci accompli je prenais une grande inspiration et me laissais tomber dans le vide, vers ma délivrance.

Fini pour aujourd'hui,j'espère que ça vous a plu!!!!

Le chapitre 3 sera je pense pour la fin de semaine prochaine

N'oubliez pas le p'tit bouton vert , c'est que du bonheur de lire vos reviews