Coucou tout le monde

Tout d'abord mille excuses pour avoir tarder à vous envoyer ce chapitre mais j'ai eu pas mal de difficultés avec le premier POV qui j'espère ne vous décevra pas

Pour revenir au dernier chapitre j'ai pu constater que l'imprégnation avait sucitée de nombreuses réactions toutes aussi différentes les unes que les autres allant du " oh non tu peux pas faire ça" au " oui Jella!Jella!" ( hein Dri!!!!)

Un énorme merci à toutes les revieweuses non enregistrées pour tous les compliments que vous m'adressez et qui me vont droit au coeur

Je suis désolée de ne pas répondre au cas par cas mais je suis un petit peu pressée en ce début d'aprem, je me rattraperai au prochain post c'est promis!!!!

Stop au blabla je vous laisse lire et vous retrouve à la fin

Bises

Elo

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CHAPITRE 11: S'apprivoiser

POV Alice

FB

Moi, si enthousiaste et pleine de vie habituellement, n'étais plus que l'ombre de moi-même depuis ces derniers mois, depuis que mon égoïste et torturé de frère avait décidé que, pour le bien de Bella son amour et accessoirement ma meilleure amie, nous devions partir, la laisser, l'abandonner. Je n'avais pas pu lui dire au revoir, il me l'avait interdit, et cela me rongeais, je lui en voulais. Que devait-elle penser de mon attitude? Quelle amie étais je?

Je n'avais pas besoin de visions pour savoir comment le futur évoluerait. Je savais que Bella et Edward s'aimaient passionnément et que cette rupture les briserait tous les deux, qu'elle les conduirait à des extrêmes où seule une passion et une dévotion telles qu'ils se portaient mutuellement pouvait vous mener. Ils souffriraient de façon exacerbée. Tout comme moi. Tout comme chaque membre de cette famille, exceptée Rosalie peut être.

Chacun endurait la peine à sa manière. Carlisle et Esmée se réfugiaient dans le travail. Edward s'isolait dans sa chambre en écoutant à tut tête des musiques la lui rappelant. Emmett chassait, avec sa femme, plus que de raison juste pour retrouver cette sensation de vide spirituel que nous procurait la traque de notre proie. Mon amour quand à lui souffrait. Il se sentait horriblement coupable et espérait qu'il aurait un jour la chance de se racheter aux yeux des nôtres. Et moi j'essayais d'oublier grâce à ma passion pour la mode et les vêtements. Je me surprenais par moment à imaginer l'allure de Bella dans telle ou telle tenue que j'avais vu ou créé.

Mon frère m'avait interdit d'observer l'avenir de ma meilleure amie prétextant que nous ne devions plus interférer dans sa vie mais ce matin là je n'ai rien contrôlé.

La scène qui se déroulait dans ma tête s'était imposée d'elle-même et la vision de Bella sautant d'une falaise pour mettre fin à ses jours et par la même occasion à la lente agonie que nous avions fait naitre en elle après notre départ, me brisa.

Les mots Bella, falaise, mort raisonnaient dans ma tête et ce n'est que lorsque Jasper m'interrogea frénétiquement que je compris qu'ils avaient involontairement franchis la barrière de mes lèvres. Mon mari tenait là l'occasion qu'il espérait de faire amende honorable aux yeux d'Edward et sans perdre une seconde, il disparu ne laissant à sa place qu'un courant d'air.

La tristesse que je ressentais me cloua au sol bien que mon esprit m'ordonne de me lever et d'aller avec Jasper à Forks pour rejoindre Bella.

Mon don ne me laissait aucun repos, et une autre vision cauchemardesque s'imposa à moi.

Jasper les yeux noircis par la soif conduisant la Volvo d'Edward à vive allure en direction de Forks.

Comment avais-je pu être si négligente ? Je savais que mon époux se punissait d'avoir faibli et qu'il s'assoiffait depuis quelques semaines afin de ressentir partiellement la douleur incommensurable qu'il avait imposée à notre famille et à notre frère plus précisément.

Je n'aurai jamais cru cela possible mais mes sanglots s'intensifièrent et ce n'est que lorsque la main rassurante de Carlisle se posa sur mon épaule que je réintégrais la réalité quittant peu à peu l'horreur du futur. Rapidement je reprenais mes esprits et lui racontais ce que l'avenir m'avait confié lors de ma première vision puis la seconde, lui avouant la peur que j'avais que la soif de Jasper trahisse ses bonnes intentions. Ramassant doucement les morceaux de verre brisés sur le sol je scrutais le futur à la recherche du moindre incident, du moindre indice sur le déroulement de l'avenir. Mais rien. Je ramassais la photo de Bella et moi et, m'installa sur mon lit en position fœtale essayant d'atténuer la douleur sournoise qui se répandait en moi. J'observais le cliché de nous deux, rayonnantes de bonheur lors de son dix huitième anniversaire, suppliant mentalement ma meilleure amie de ne pas commettre cette bêtise et priant le ciel pour que Jasper arrive à temps et que sa condition ne lui dicte pas ses geste. A son tour Carlisle prit la décision de retourner dans cette ville où nos éternités avaient changées il y a six mois.

Secondes, minutes, heures, journées, j'ignorais combien de temps s'était écoulé depuis mon dernier aperçu du futur quand enfin je vis.

Bella le visage strié de larmes faisant sa déclaration à Edward avant de sauter.

Elle était dévastée, anéantie et tout cela par notre faute.

Je n'avais jamais entendu des mots aussi poignants et vu autant de souffrance consumer une même personne.

Malgré le fait qu'elle souhaite qu'Edward entende cette confession à travers moi je ne pouvais m'y résoudre. Je savais qu'il l'aimait à en mourir et que ces mots, cette situation seraient pour lui qu'enfer et damnation. Je continuais à me focaliser sur le futur cherchant l'intervention de Jasper ce que je vis après un moment, à mon plus grand soulagement. Jasper la tenait fermement contre son torse et je la voyais lutter contre son esprit pour savoir si tout cela était réel ou si son imagination lui jouait des tours.

Puis de nouveau plus rien. Le trou noir.

J'avais beau me concentrer à m'en provoquer la migraine je ne voyais plus rien. Je n'avais jamais expérimenté ce genre de « noir » c'était la première fois. Une sorte d'interférence me cachant l'avenir de mon époux et de ma meilleure amie. Je paniquais. J'appelais Carlisle pour lui expliquer ce qui venait de se passer, il me rassura et me dit qu'il serait bientôt à destination et me demanda de le rejoindre avec les autres dès qu'ils seraient tous rentrés.

C'est pourquoi une fois les autres revenus de leurs chasse, je les entrainais avec moi après un minimum d'explications vers Forks, en prenant bien soin de cacher mes pensées à mon frère.

Plus les kilomètres qui nous séparés de Bella, Jasper et Carlisle s'amenuisaient plus je sentais Edward tendu et gagnait par la colère. Mais ce que je ne soupçonnais pas le moins du monde c'est la réaction irrationnelle et disproportionnée qu'il eu une fois que nous franchîmes le seuil de notre ancien domicile.

Si je pensais avoir souffert durant ces 6 derniers mois je m'étais trompée.

Si j'étais certaine que mon cœur mort s'était brisé le jour où nous avions fuis cette ville encore une fois je faisais fausse route.

Tout cela n'était rien à côté de ce que j'ai ressenti en voyant les deux hommes les plus importants de mon univers se battre. D'un côté Jasper, mon mari, mon amour, mon tout et de l'autre Edward mon frère adoré, mon meilleur ami et confident. Chaque coup porté, m'atteignait violement en pleine poitrine. Si mon cœur battait toujours, il aurait abdiqué face à la douleur insoutenable que me provoquée la scène qui se jouait sous mes yeux. Je priais, suppliais Edward mentalement d'arrête ,de laisser une chance à Jasper de s'expliquer mais la furie qui s'était emparée de lui le rendait sourd à mon plaidoyer.

FFB

Nous reprenions peu à peu notre existence là ou nous l'avions laissée en quittant Forks. A quelques changements près.

Il avait fallu un moment à Bella pour accepter notre retour dans sa vie et quand elle l'avait fait je ne pouvais en être plus heureuse. Pourtant elle semblait distante, sur ces gardes rien à voir avec la Bella qui s'était immergée totalement dans notre monde il y a six mois. Elle donnait l'impression de vouloir garder un pied dans son monde pour ce protéger d'un autre éventuel départ de ma famille.

Ensuite il y avait ce nouveau sentiment que j'éprouvais à l'égard Edward. L'amertume. J'avais eu du mal à accepter sa décision de quitter Bella. Surtout parce qu'il cachait ses propres peurs derrière l'excuse de sa non sécurité à nos côtés. Et pourtant je l'avais fait. Cette décision égoïste nous avait valu quelques mots mais j'aimais mon frère alors, j'avais dit oui, bien que la situation me pèse beaucoup. Mais cette haine qu'il avait développé envers mon mari, ça je ne pouvais pas le supporter. Comme je ne pouvais pas effacer de mes souvenirs les coups qu'il lui avait portés le jour de notre retour. Il ne voulait plus lui adresser la parole et l'évitait au maximum mais lorsqu'ils se retrouvaient par malheur dans la même pièce, l'air de cette dernière se chargeait de particules invisibles de haine qui m'étaient intolérables. J'aimais ces deux hommes et les voir se déchirer ainsi me tué.

Puis il y avait Jasper et Jacob, les deux « J » comme nous les avions rebaptisés Bella et moi. Chaque jour qui passait me rapprochait de l'un et m'éloignait de l'autre. J'étais impuissante face à cette distance que me mon mari mettait entre nous. Je ne pouvais que la subir et espérer que ce n'était que passager, que le contre coup des derniers événements. Jasper a toujours été un homme mystérieux et solitaire, mais depuis notre retour, la seule personne avec qui il semblait vouloir partager du temps et ses magnifiques sourires était Bella. Lorsque ma meilleure amie n'était pas là, il remettait son masque torturé et s'isolait.

J'ignorais comment réagir à cela, si je devais être reconnaissante envers elle de le faire sourire malgré les tensions présentes au sein de notre famille, ou si au contraire je devais être jalouse de cette relation privilégiée qui naissait entre eux sous mes yeux impuissants. C'est cet abandon progressif de la part de mon mari, l'amour commun que nous avions pour Bella, et la colère que nous partagions envers Edward qui me poussait peu à peu à me rapprocher de Jacob. Les débuts avaient été déroutants si je puis dire. Petit à petit nous avions appris à nous connaitre, à gérer notre révulsion pour l'odeur de l'autre et Carlisle avait découvert que mes « absences » de visions étaient dues à sa présence.

Ce noir était à la fois déroutant et plaisant. Déroutant parce que je craignais que quelque chose arrive aux miens sans que je puisse le prévoir et plaisant parce qu'ainsi il pouvait me surprendre par ces attentions, chose que toute femmes apprécie. Dernièrement alors que je m'étais rendue à Port Angeles en compagnie de Bella pour une séance de shopping « de retrouvailles » il nous avait rejoint. Après avoir arpenté les centres commerciaux, mon humaine de meilleure amie m'avait demandée, non, suppliée serait le terme le plus approprié pour que nous nous arrêtions quelques instants afin qu'elle se repose. Nous nous étions installées à la terrasse d'un café. Alors qu'elle dégustait son thé et que je jouais avec un verre d'eau, Jacob arriva à notre table, un sourire impeccable plaqué sur ses lèvres. Il nous tendit à chacune une magnifique rose blanche « aussi pâle et jolie que vous mesdemoiselles, pour l'odeur en revanche nous dirons qu'il y a encore quelques progrès à faire de ton côté Alice » avait-il dit avec un clin d'œil complice. J'aimais son sens de l'humour, la façon qu'il avait de me faire sourire quand tout autour de moi me poussait plutôt à pleurer. Jacob était devenu, un ami, avec qui je partais régulièrement chasser pour me confier. Plus je passais du temps avec lui, plus j'avais envie d'en passer, nous étions devenus inséparables et nous quittions uniquement pour qu'il puisse aller dormir. Je mettais ces heures à profit pour tenter de me rapprocher de Jasper, en vain, et pour scruter le futur à la recherche d'un imminent danger pour les miens.

POV Jasper

Connaissez vous ce proverbe qui dit, je cite « un seul être vous manque et tout est dépeuplé »?

Et bien voila ce que je ressentais à chaque fois que Bella s'éloignait de moi. J'avais l'impression d'être perdu, seul au monde.

J'imaginais que cette sensation était dû à son sang, au fait que chaque cellule de celui ci présent dans mon corps réclamait d'être au plus prés de sa source originelle. Mais il y avait certainement plus.

Elle était la seule et unique personne avec laquelle j'avais envie et besoin d'être.

Elle était cette petite humaine aux magnifiques yeux chocolat qui m'obsédait un peu plus chaque jour.

Elle était la seule à réussir, juste par sa présence, à m'ôter ce masque de tristesse que j'arborais depuis le retour du reste de la famille et la seule à me faire sourire sans que cela me demande un effort.

C'était naturel et pourtant je me sentais atrocement coupable.

Je n'étais pas dupe et savais pertinemment que mon comportement faisait souffrir Alice.

Les semaines passaient et je m'éloignais d'elle. Ce n'était pas volontaire de ma part, juste inévitable. Elle qui avait été ma moitié pendant plusieurs centaines d'années, elle qui me connaissait par cœur, ne m'apportait plus ce réconfort et cette joie de vivre dont elle avait teintée mon univers pendant tout ce temps. Tout cela je le trouvais désormais auprès de Bella. Pendant les rares moments où nous nous retrouvions seuls, j'atteignais une plénitude que je n'avais jusque là jamais connue, je me sentais bien heureux, entier.

Elle m'était devenue indispensable, vitale. Aucun doute elle était devenue une partie de moi à part entière et celle-ci devenait de plus en plus importante, grignotant jour après jour un petit peu plus d'espace.

Par soucis d'honnêteté envers moi Jacob m'avait fait part, lors d'une de ses visites quotidiennes à la villa, de cette particularité Quilleute qu'était l'imprégnation. Et c'est rougissant qu'il m'avoué que l'objet de son imprégnation n'était autre que ma femme. Je ne pouvais que sourire face à l'ironie du destin. Je m'éloignais d'elle tandis que lui essayer de s'en rapprocher.

Contrairement à ce qui aurait dû être, j'étais soulagé. Pas jaloux mais soulagé que quelqu'un comme lui puisse prendre soin de mon petit lutin et lui rendre le sourire après ce que je lui infligeais. J'avais sympathisé avec Jacob ces dernières semaines et il était à mes yeux ce que je pouvais espérer de mieux pour Alice.

Je la connaissais depuis le temps et savais que ce qu'elle espérait par-dessus tout, hormis le fait que les personnes auxquelles elle tenait soient heureuses et en sécurité, était d'être surprise. Malheureusement c'est une chose que je n'ai jamais pu lui apporter mais Jacob lui, le pouvait étant donné qu'il annihilait involontairement les visions de cette petite brune pétillante. Après l'aveu de mon nouvel ami je me sentais délesté d'un poids et prenais réellement conscience de mes sentiments actuels envers Alice. Elle n'était plus mon amante mais ma sœur à présent.

Il ne me restait plus qu'un problème, et pas des moindres, Edward.

POV Bella

Nous étions Samedi, Edward et moi avions convenus de passer l'après midi seuls, une première depuis leur retour. Je finissais de me préparer dans la salle de bain en réfléchissant à la tournure que prenait notre relation. Depuis que je le côtoyais de nouveau je n'avais accepté de sa part que des gestes d'amitié.

Le weekend dernier nous nous étions tous rendus au cinéma, au grand désespoir de mon père qui ne voyait pas d'un bon œil les relations que je renouais avec les Cullen, jugeant que je pardonnais trop facilement à ses personnes qui m'avaient tant fais souffrir. Comment lui en vouloir. Cependant il s'était un peu radoucit en constatant la présence permanente de Jacob au sein de notre petit groupe.

Lorsque nous étions arrivés au cinéma, le hall était bondé, et il était quasi impossible de se frayer un chemin parmi la foule sans se perdre. Edward avait alors saisit ma main dans l'une des siennes et plaçait l'autre dans mon dos afin de m'escorter jusqu'à la salle où se jouait la comédie que nous avions choisis. Ce contact plus intime que ce à quoi nous nous étions autorisés ces dernières semaines m'électrisa. Mes muscles s'étaient tendus et les battements de mon cœur s'accélérés au point que je m'étais demandée si ce dernier n'allait pas finir par lâcher.

Comment pouvait-il encore avoir ce pouvoir sur moi alors qu'il m'avait fait tant souffrir? Pourquoi mon corps, le traitre, réagissait encore de la sorte sous son touché?

Une seule réponse était possible : j'aimais toujours Edward Cullen.

Je savais maintenant que j'étais prête. Prête à lui montrer mes sentiments, prête à me laisser de nouveau embrasser par ses lèvres froides au parfum envoutant, prête à me blottir de nouveau dans ses bras…….

J'étais prête à recommencer ma relation avec Edward, là où nous l'avions laissé il y a des mois. Mais avant tout, nous devions discuter de certaines choses et c'était là le but de notre après midi.

Un petit coup frappé à la porte d'entrée me sortit de ma rêverie, et c'est les mains moites que j'ouvris cette dernière pour découvrir un Edward plus éblouissant que jamais.

Après quelques civilités nous montâmes à bord de sa voiture et quittions la maison du chef Swan.

- Ou m'emmènes-tu ? M'enquis-je afin de briser le silence pesant et gênant qui régnait dans l'habitacle depuis notre départ

- C'est une surprise me répondit il en m'éblouissant avec son fameux sourire en coin qui avait le don de me liquéfier intérieurement

- Edward tu sais que je n'aime pas les surprises gémis-je

- Je le sais parfaitement mais j'aime à croire que tu apprécieras celle-ci

Je croisais les bras sur ma poitrine et commencer à bouder, ce qui lui arracha un petit rire

- Quoi? Le questionnais je faussement en colère

- Rien j'avais oublié à quel point tu étais craquante lorsque tu boudais

Je sentis la chaleur me montait au visage à ses mots et devinais aisément que mes joues étaient devenues pourpres

- ……Et quand tu rougis de la sorte ajouta-t-il en passant le revers de sa main sur ma joue

Je fermais les yeux à son geste et appréciais le contact laissant malgré moi échapper un soupir de contentement. Quand sa main quitta mon visage je ré ouvris les yeux et fixais la route. Un panneau m'indiqua que nous étions sur la I110, c'est la que je compris quelle était notre destination.

Après encore quelques minutes de voiture, Edward se gara sur le bas côté. Je me tournais lentement vers lui, les yeux baignés de larmes.

- La….. La clairière?

Il acquiesça d'un hochement de tête, capturant mon regard avec ses yeux qui aujourd'hui étaient d'une sublime et envoutante couleur or.

- Tu préfères faire le chemin en marchant ou sur mon dos? Demanda-t-il une fois que nous étions sortis de la Volvo

- Sur ton dos si ça ne t'ennuis pas, avouais je rougissante une fois de plus

- Ca ne m'ennuis pas le moins du monde ma Bella, pour tout t'avouer, j'espérais que tu choisisses cette option. N'oublies pas de fermer les yeux, ajouta-t-il en saisissant délicatement mes mains pour m'aider à grimper sur son dos.

Cette proximité et cette sensation d'être à nouveau perchée sur lui, enivrée par son odeur, traversant les bois à toute vitesse m'avaient terriblement manquées.

Quelques minutes suffirent pour que nous nous retrouvions au centre de ce petit paradis végétal. Les souvenirs affluaient et mes larmes jusque là contenues dévalèrent mes joues. Edward s'en aperçu et vint les sécher du bout des doigts

- Nous pouvons rentrer ou aller autre part si tu préfères me proposa-t-il anxieux.

- Non, c'est bon, c'est juste qu'être ici…avec toi ….. Soupirais-je entre mes larmes

Il s'approcha tout doucement de moi et vint une fois de plus sécher mes larmes. Tenant mon visage en coupe il posait des baisers réconfortants sur mon front, mes paupières et mes joues puis colla son front au mien comme nous en avions l'habitude.

- Edward soufflais je en me reculant de quelques centimètres, je ne veux plus souffrir, je ne veux plus ressentir cette douleur avec laquelle j'ai vécue pendant six mois, pleurais-je alors que ses prunelles reflétaient que remords et tristesse

- Bella…. J'ai été stupide. Je suis partit, et Dieu sait que j'en ai souffert, pour que ma condition et mon monde ne te mette plus en danger. Je ne me supporterais plus si quelque chose t'arrivait par ma faute

- Pourquoi es tu là alors? Que je sache ni ton statut ni ton univers ont changés depuis.

- Parce que tu es toute ma vie Bella et que je ne peux vivre sans toi. Les mois que j'ai passées loin de toi ont été une véritable torture, l'enfer à côté me paraitrait doux. Il ne se passait pas un jour, une heure, une minute ou même une seconde sans que je pense à toi. Je t'aime et cela jusqu'à la fin des temps.

A ces derniers mots, des sanglots incontrôlables prirent possession de mon corps, et mes larmes redoublèrent. Il nous assis au sol, me plaçant entre ses jambes mon dos callé contre son torse dur, enroulant ses bras froids autour de moi, formant ainsi une « bulle » protectrice autour de mon corps tremblant.

-Tu…Tu.. As dis ne plus m'aimer quand tu es parti sanglotais je dans son étreinte

- Je t'ai menti. Mentir est un art aisé pour nous Bella. Mais comment as-tu pu me croire aussi facilement? Comment après le nombre de fois où je t'ai répété que je t'aimais?

- Notre relation n'a jamais eu de sens pour moi

- Pardon?

- Je suis si banale et toi si …parfait. Tu mériterais une femme plus à ton image, je ne suis pas asses bien pour toi.

- Bella tu es pour moi la femme la plus parfaite que cette terre ai portée et portera. Tu es loin d'être banale je te l'ai déjà dis tu ne te vois pas correctement.

- Comment être certaine que ta peur pour ma vie ne reprendra pas le dessus demain, dans un mois, un an?

- Parce que maintenant je sais ce que c'est de vivre sans toi et je ne le supporterais plus.

Je ne répondis pas à cette dernière réplique. Je ne savais quoi penser me mentait il? Était-il sincère? Essayait-il juste de faire cesser mes larmes? Ou m'aimait-il réellement comme il l'affirmait?

- Bella? Comment peux-tu me croire si facilement lorsque je te mens alors que tu as tant de difficultés lorsque je te dis la stricte vérité? Mes yeux ne t'ont jamais mentis Bella. Regardes moi et dis-moi ce que tu y lis.

Il desserra un peu son étreinte autour de mon corps et m'aida à pivoter d'un quart de tour afin que je puisse voir son visage. Je scrutais ses prunelles envoutantes à la recherche des réponses à mes insécurités. Après un minutieux examen de son regard et quelques minutes d'intense réflexion je posais délicatement mes lèvres sur les siennes.

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Voilou terminé j'espère que ça vous a plu.

Anaïs m'a prévenue que je risquais de me faire incendiée par les pro Jazz, mais je prends le risque , même pas peur Na!!!!!!!

Alors? Comment avez vous trouver ce chapitre?Bien, nul, bof, peut mieux faire?

Un p'tit click pour tout me dire svp, les reviews sont en baisse je commence à me faire du soucis lol ;)