Coucou tout le monde ( enfin si il reste quelques personnes par ici lol )
Je sais que je vous ai fait beaucoup attendre pour ce chapitre mais ne dit-on pas " Plus c'est long, plus c'est bon"?
J'essaye de m'excuser là en fait mais je suis inexcusable de vous avoir fait tant attendre........
Je tiens tout d'abord à vous présentez tous mes voeux pour cette nouvelle année, qu'elle vous apporte bonheur, santé et tout ce que vous souhaitez.....
Ensuite je vous remercie pour toutes vos review anonymes et enregistrées qui me touchent beaucoup et me motivent.
Je suis aussi très heureuse de voir que de malgré le temps je compte de nouvelles lectrices ( lecteurs?) à qui je souhaite la bienvenue parmi nous et que je remercie vivement pour leurs review.
J'oublie souvent de le faire, mais cette fois ci j'y pense lol. Je voudrai remercier mes choupettes d'amour à savoir ma chouchou, Anaïs et Lil' pour leurs patience, leurs conseils avisés, leurs idées qui me permettent de débloquer certains passages et pour leurs corrections grâce auxquelles vous pouvez lire un chapitre qui n'a pas une faute à chaque mot ou presque. ALORS UN ENORMISSIME MERCI A VOUS 3 LES FILLES VOUS ÊTES DES PERLES!!!!!!!!!
Traite de blabla je vous laisse lire ce long ( enfin pour moi) chapitre et vous retrouve en bas
Bonne lecture mes choupettes
Bises
Elo
CHAPITRE 15: Et maintenant?
POV Edward
« Il est celui dont j'ai besoin là maintenant »
Comment ces simples mots avaient pu anéantir mon cœur épris de la sorte? Comment cette petite phrase pouvait me faire souffrir plus intensément que n'importe quelle blessure infligée à mon corps indestructible en presque un siècle d'existence ?
Un gémissement de douleur prit naissance dans mes entrailles me déchirant un peu plus de l'intérieur au fur et à mesure qu'il progressait pour franchir la barrière de mes lèvres exposant ainsi aux yeux de tous, la douleur monumentale qui m'habitait.
Je regardais son corps secoué de sanglots s'éloigner de moi. L'acte abject que je venais de commettre avait mis de la distance entre nous aussi bien physiquement que sentimentalement.
- Bella? l'interpelai-je, prudent, en faisant un pas dans sa direction.
J'espérais pouvoir l'atteindre, la toucher, la prendre dans mes bras et la supplier durant l'éternité de me pardonner ma faiblesse mais c'était sans compter sur ce traitre qui vint s'interposer, me sommant à voix basse de ne plus bouger. Je n'en aurais rien fait si Emmett ne s'était pas mis à ses côtés, un regard méprisant et menaçant posé sur moi. Je l'avais déçu, je pouvais l'entendre dans ses pensées et savais que lui ne me pardonnerait pas. Non seulement à cause du fait que j'avais blessé Bella, qu'il considérait comme sa petite sœur, celle qu'il se faisait un devoir de protéger mais également parce que je venais de faire resurgir les vieux démons qui avaient anéantis la femme qui régnait sur son cœur.
Mon amour se figea au son de ma voix mais ne se retourna pas. Sur le moment j'en fus blessé mais au final cela n'était il pas mieux ? N'était-ce pas moins douloureux pour moi de ne pas revoir son si beau visage ravagé par les larmes que j'avais encore provoquées?
- Bella, je voudrais tellement que ceci ne se soit pas produit, je sais que m'excuser est totalement déplacé – ce que confirma Rosalie en me grognant dessus – mais je t'en supplie laisse-moi une chance de m'expliquer.
Son corps se secoua plus violemment mais elle ne me répondit pas.
- Arriveras-tu à me pardonner un jour, aussi lointain soit-il, mon comportement ignoble ? demandai-je craignant sa réponse, au bout de quelques seconde de silence pesant.
Je la vis prendre une grande inspiration et se tourner lentement vers moi.
Son regard capta le mien et me terrassa. Plus une once d'amour. Que du regret, de la tristesse et de la…déception. Bien évidemment que je l'avais déçue !! A quoi d'autre pouvais-je m'attendre?
- Edward …je t'ai déjà pardonné ton….ta perte de contrôle. Je… Bien que Rose affirme le contraire je suis responsable de ça. Je t'ai fais souffrir en me comportant ainsi avec Jasper. Je…
- Ca ne m'excuse pas ! la coupai-je, désireux de lui prouver à quel point je m'en voulais.
- Disons que c'est une… circonstance atténuante, dit-elle en souriant sans joie.
Comme toujours ou presque elle cherchait à amoindrir ma monstruosité et la gravité de mes actes.
- Une fois de plus je t'ai fait souffrir, constatai-je amer. La colère et la déception que je lis dans tes yeux me tuent mais je…
- Te rappelles-tu des deux seules conditions que je t'ai imposées avant de reprendre notre relation à ton retour ? M'interrogea-t-elle sa voix brisée par les larmes alors que nos trois spectateurs écoutaient l'échange avec attention
- Oui mon ange, je m'en souviens, affirmai-je avec conviction
- Dis-moi Edward !! Dis moi quelles promesses tu m'as fais!!!! Commença-t-elle à crier
- Je t'ai promis de ne plus prendre de décisions à ta place et de ne pas te…
Je m'arrêtai venant de comprendre enfin où elle voulait en venir.
- Me mentir, finit-elle
Je venais de mourir une seconde fois. Et cela était bien plus douloureux que la brulure qui avait incendiée mon corps et mon cœur durant les trois jours qu'avaient duré ma transformation.
Je me sentais vide et mort. Celle qui était ma vie, celle qui avait donné à mon cœur, mort depuis de nombreuses années, l'illusion de battre de nouveau, venait de quitter ma chambre. Cette même pièce que j'avais espéré être le berceau de notre amour ce soir et qui s'avérait être devenu celui de mon martyre. J'attendais la réaction d'Emmett et Jasper, priant avec ferveur pour qu'elle soit violente, suppliant les dieux pour qu'ils se laissent aller à leur rage, à la répulsion qu'ils avaient à mon encontre et qui suintait de leurs regards noircis par ce mélange de sentiments haineux exacerbés.
Ne dit-on pas qu'il faut soigner le mal par le mal?
J'étais prêt à l'endurer, à souffrir physiquement, à crouler sous les coups de mes frères pour apaiser la douleur qui broyait mon cœur.
POV Jasper
Mon don était à mon image. Complexe et changeant. Agréable et exécrable à la fois. Rassurant et déstabilisant.
J'avais ce pouvoir de ressentir la moindre émotion aussi minuscule soit-elle, la possibilité de l'amplifier, la modifier ou encore même l'annihiler selon mon envie, mon humeur. Avec les années et la pratique j'avais appris à apprivoiser cette partie de moi, et à la dompter, afin de ne pas me laisser submerger par le ressenti de chacun.
Mon don m'avait été profitable lors de mes premiers pas de vampires aux côtés de Maria, lorsque je pouvais par ma simple volonté figer nos ennemis dans une abominable terreur ou encore lorsque j'utilisais mon empathie pour stimuler les troupes avant le combat leur donnant cette euphorie dévastatrice qui avait fait de nous des vampires craints et redoutés au delà des limites de mon Texas natal.
Il s'avérait être aussi une bénédiction lorsque je me retrouvais à proximité de personnes dont l'amour ou le bonheur s'infiltrait en moi m'apportant un bien-être momentané qui pansait la noirceur habituelle des sentiments humains.
Mais ce que je préférais par-dessus tout c'était ce qu'il m'apportait depuis ces derniers mois, depuis mon retour à Forks, depuis que Bella était devenue mon centre d'attraction, mon point de repère.
Grâce à lui je pouvais, malgré la distance physique qu'il y avait entre nous, me sentir proche d'elle. Ces émotions m'apprenaient à la connaitre elle et ses valeurs. Aucun doute, mon don d'empathie sur Bella faisait de moi un homme meilleur chaque jour.
Cependant en cet instant, dans cette chambre, face à LUI je maudissais les dieux, ou qui que se soit d'autre, de m'avoir doté de ce don.
Car aujourd'hui je devais mettre en œuvre tout ce que j'avais acquis par le passé pour ne pas laisser les émotions d'Edward m'envahir.
Je devais lutter pour que sa culpabilité et sa tristesse ne m'atteignent pas et laisse mon amertume intacte.
J'étais en colère contre lui pour avoir osé la blesser, pour détenir son cœur, et je dois l'avouer malgré l'amour que je lui portais, j'étais en colère contre elle de lui avoir pardonné si rapidement son comportement qui aurait pu avoir des conséquences désastreuses sur elle et sur le reste de notre famille. Comment pouvait-elle être si…..humaine?
Ces réflexions me firent baisser ma garde et après quelques secondes je me sentis las, triste. Il était en train de gagner du terrain et ça je le refusais. Je luttais et m'épuisais en vain. Son désespoir était tel qu'il s'infiltrait en moi contre ma volonté et me terrassait.
L'idée me vint alors et un sourire sadique naquit sur mon visage. MA colère et SON affliction se livraient bataille en moi certes mais je n'avais pas dis mon dernier mot. Je pouvais modifier les émotions alors c'est-ce que je fis. Je laissais délibérément sa peine et sa culpabilité m'envahir les modifiants pour nourrir ma rage à son encontre. La puissance qu'elle atteignit après un instant dictait mes pas jusqu'à lui, j'étais bien décidé à lui infliger la pire des tortures, à lui asséner coup après coups jusqu'à se que la fatigue me gagne, c'est-à-dire jamais. Je voulais le faire payer. Le faire payer pour tout ce qu'il lui avait infligé depuis son retour.
Mon poing s'abattit sur son visage parfait une fois puis une autre et encore une autre sans qu'il n'esquisse le moindre mouvement pour l'éviter, ce qui me mit hors de moi. Mon poing fendit l'air une fois de plus mais fut arrêté à mi-chemin par une poigne brulante qui me ramena à la raison.
- Mec, arrête ça de suite, tenta de me raisonner Jacob. Elle ne te pardonnera jamais si tu viens à le blesser ou pire.
- Tu . Ne. Sais . Pas. Ce . Qu'il. Lui. A. Fait, articulai-je difficilement la mâchoire soudée par la colère
- Non et je crois qu'il en est mieux ainsi si je veux pouvoir appliquer le conseil que je viens de te donner, me confia le meilleur ami de Bella en fusillant Edward du regard.
Je savais qu'il avait raison, il la connaissait mieux que quiconque, peut être même mieux qu'elle ne se connaissait elle-même, mais ce qu'il me demandait était impossible, je ne pouvais me résoudre à le laisser s'en tirer aussi facilement.
Comme en écho à ma dernière pensée Emmett, immobile jusque là, vint se placer devant moi captant mon regard meurtrier.
- Jake à raison Jazz, je pense que la souffrance qu'il ressent en ce moment suffit à le faire payer. Et pense à ma petite Bella. Elle à besoin de toi au mieux de tes capacités et pas de toi avec des envies meurtrières, ajouta-t-il avec un clin d'œil complice.
Je devais bien me rendre à l'évidence et admettre qu'ils avaient raison. Puisque le blesser physiquement m'éloignerait de Bella je ne le toucherais pas mais ……
Me détachant de la prise de mon ami, parce que c'est-ce que Jacob était devenu pour moi, et de mon frère je lançai un dernier regard au corps d'Edward avachi sur le sol.
- Tu crois souffrir Edward? Tu penses que ça ne peut pas être pire? Crois moi ça peut être encore plus douloureux.
Sans ajouter un mot de plus je quittai la pièce non sans avoir mis mon don en action. A vitesse humaine je descendis les escaliers menant au salon accompagné de Jacob et Emmett jusqu'à ce qu'un hurlement de douleur à fendre le cœur du plus insensible des être s'élève dans la villa m'arrachant un sourire victorieux. Maintenant il savait ce que souffrir voulait dire.
POV Rosalie
Je suivais les traces de Bella menant hors de la pièce non sans avoir jeté un dernier regard à Edward.
Il semblait brisé, et je ne pouvais, non je ne voulais pas le plaindre. Il était seul responsable de son malheur.
La similitude de la situation m'obligeait à repenser à cette nuit. A la nuit où Carlisle avait fait de moi ce que j'étais à présent. Les événements qui avaient précédé la naissance de Rosalie Hale vampire. Je me rappelais de chaque parole, chaque geste inconvenable et brutal qu'avait eu mon riche et influent fiancé de l'époque et ses amis. Je me remémorais chacune de mes suppliques, chacun de mes « non », chaque tentative pour les arrêter, pour mettre fin à ce supplice, en vain. Je me souvenais également avec une exactitude déconcertante du goût de chaque larme qui avait glissée sur mes lèvres ce soir là.
Je me souvenais de tout. La situation bien que très différente était en quelques points semblable. Très semblable. Trop semblable à mon goût. Ce qui ravivait ma haine.
La femme froide et distante au passé torturé que j'étais, voulait laisser libre court à sa colère mais je ne pouvais m'y résoudre. Peut être est-ce semblant de lien familial qui nous unissait depuis des décennies qui me retenait? Peut être était-ce la voix rassurante de mon mari me rappelant que nous étions arrivés avant que l'irréparable ne se produise? Je l'ignore.
Une partie de moi hurlait de toutes ses forces qu'il devait payer pour avoir continuer son entreprise alors qu'elle le suppliait d'arrêter, et l'autre partie ne restait pas silencieuse me raisonnant, me criant avec tout autant de véhémence que Bella lui avait pardonné- bien que cela me paraisse inconcevable- et que je devais tenter d'en faire autant.
Je m'exhortais au calme en me répétant inlassablement qu'il ne s'agissait pas de Royce, m'empêchant ainsi de broyer chaque os de son corps pour me venger, la venger de l'affront commun qui nous unissait dorénavant .
- Rosie, occupes toi d'elle s'il te plait. Prends soin d'elle jusqu'à ce que je sois moi-même en état de le faire.
J'acquiesçais d'un hochement de tête à la demande de mon frère, dont le ton ne laissait aucun doute sur le contrôle qu'il s'efforçait de maintenir sur ces émotions, pour elle, pour ne pas l'exposer à sa fureur.
Mon « jumeau » n'avait aucun secret pour moi. Avec les années et les boniments que nous servions aux bonnes gens de Forks- et des autres villes que nous avions habitées- sur notre lien de parenté nous avions développés une complicité…..fraternelle. Il était le seul - à l'exception d'Emmett- à me connaitre réellement, à savoir que sous cette carapace d'indifférence et de froideur que je servais à tout un chacun j'étais plutôt du genre fragile et sensible. Quand à moi j'étais devenue sa confidente, celle qui savait par de simples mots lui faire baisser la pression lorsque son don lui pesait trop, lorsqu'il lui devenait difficile de gérer les sentiments intérieurs de tout le clan réuni. Bien que nous soyons tous deux blond comme les blés notre ressemblance allait bien au-delà du physique, nous étions sur la même longueur d'onde, comme connectés. Parfois nous n'avions besoin d'aucun mot pour nous comprendre, si l'un était heureux l'autre rayonnait et l'inverse était tout aussi vrai.
Et là je pouvais ressentir sa souffrance bien qu'il se maitrise parfaitement, servant aux autres un visage impassible à l'opposé de ce qu'il était réellement à cet instant. Le voir souffrir de la sorte me déchirait mais que pouvais-je faire d'autre que prendre soin de Bella? Rien. Jasper pouvait être le plus doux des hommes comme il pouvait être également la pire des brutes lorsque sa colère prenait le dessus comme maintenant.
Je pouvais aisément comprendre que ce qu'avait fait Edward l'affecte, il s'était beaucoup rapproché de Bella depuis l'attaque de Victoria sur la plage de la réserve mais ce que j'ignorais, et que je compris tant le ton de sa voix exsudait la fureur, c'est qu'il y avait bien plus que de l'amitié entre ces deux là.
J'aurai pu m'en douter après la démonstration fiévreuse qu'ils nous avaient faite il y a quelques heures mais j'avais pensé que…. Que rien à vrai dire.
- Rosie….. L'impatience de mon frère me rappela à ma tâche et je quittai enfin cet enfer pour rejoindre Bella.
En un clignement d'œil je me retrouvai dans ma chambre où Bella m'attendait.
- Je pense que ceci devrai être plus confortable, lui dis-je en lui tendant un jean et un chemisier empruntés à ma « mère ».
- Nous ne faisons pas la même taille me fit elle remarquer en dissimulant du mieux qu'elle pouvait ses larmes
- Ce sont ceux d'Esmée, vous faite pratiquement la même taille, la rassurai-je. Je vais te laisser te changer pendant ce temps je vais aller ……te chercher de quoi boire, improvisai-je.
J'ignorais comment me comporter. Je n'avais pas l'habitude d'être prévenante et chaleureuse avec elle, ni avec qui que ce soit d'autre mais son regard si triste et désemparé réveillait en moi cet instinct maternel que j'avais enfoui très profond. J'avais envie de la consoler, de la rassurer, la conseiller, de prendre soin d'elle tout simplement.
Je quittai la pièce, lui laissant un peu d'intimité, et me dirigeai vers la cuisine pour lui rapporter ce que je lui avais promis.
Quelques minutes plus tard- j'avais pris mon temps sachant qu'elle n'avait pas notre dextérité et notre vitesse- je regagnai ma chambre et la retrouvai allongée en position fœtale sur mon lit, pleurant presque silencieusement.
Je m'approchai d'elle et m'assis à ses côtés sur le lit. J'étais désemparée, je ne savais quelle attitude adopter. Aussi je restai silencieuse, hésitante. Devais-je attendre qu'elle se décide à prononcer un mot, ou au contraire entamer la discussion afin qu'elle évacue tout ce qu'elle avait sur le cœur. Inconsciemment je me mis à caresser ses cheveux dans un geste que je voulais rassurant. Je décidai de garder le silence jusqu'à ce que ses sanglots se calment.
- Je suis désolée Rosalie, chuchota-t-elle après quelques minutes de lourd silence.
- Désolée de quoi ma belle ? lui demandai-je
- De ce qui vient de se passer. Bien que j'ai l'air naïve je me doute bien que ça a dû faire remonter à la surface ton passé douloureux.
Cette fille était incroyable. Elle venait de vivre une expérience traumatisante et se
souciait de mon ressenti.
- Ne te préoccupe pas de moi. Pour le moment ce qui compte c'est toi. Comment te sens-tu?
- Je vais bien... je crois.
- Bella!! Comment peux tu aller bien après un truc pareil ! m'insurgeai-je
- Je ne sais pas. J'ai toujours été un peu bizarre comme fille ça pourrait être une explication, ajouta-t-elle lascive
- Ca pourrait en effet, mais j'ai du mal à le concevoir. Enfin comprends-moi. J'ai vécu le même genre d'expérience il y a des années et n'en suis pas encore totalement remise alors que toi en l'espace de quoi…? Cinq minutes? Tu lui pardonnes et passes à autre chose. Tu as toujours fait preuve de beaucoup de courtoisie à notre égard et j'admire ta bonté mais là Bella ….
Je m'étais quelque peu emportée dans mes propos et m'en voulais mais bon sang comment pouvait-on pardonner ça, même à son petit ami. Non ! C'était… non.
Bella se redressa et s'assit en tailleur au centre du lit. Je l'imitai et m'installai face à elle.
- Je…je ne vous ai même pas remercié, Emmett et toi, pour votre intervention. Sans vous l'irréparable se serait produit,… je pense. Et c'est là toute la différence qu'il y a entre nos deux situations Rosalie. Edward n'a pas…abusé de moi.
- Tu n'as pas à nous remercier Bella, c'est normal ! N'importe qui aurait agi de la même manière, la rassurai-je. Mais même si l'acte en lui-même n'a pas eu lieu, Dieu merci, tu lui as dis non et il ne t'a pas écouté.
La situation me paraissait complètement irréelle il y a quelques heures nous étions tous heureux, ou presque et là me voila à réconforter notre petite humaine qui s'était refusée à son petit ami, mon frère en l'occurrence, qui n'avait eu cure de ses protestations. Il y avait quelque chose qui m'échappait, une chose que je ne saisissais pas.
- Bella?
-Humm
- Je peux te demander quelque chose ? Naturellement si c'est trop personnel ou que tu ne souhaites pas me répondre rien ne t'y oblige.
- Vas-y je ferai de mon mieux, sourit-elle timidement.
- Tu aimes Edward n'est-ce pas?
- Oui
- Te sentais-tu prête à passer ….le cap ce soir avec lui?
- Oui, je crois
- Tu crois ou tu en es sûre?
- J'en suis sûre même si je crevais de trouille, rit-elle
- Je crois que c'était aussi son cas, plaisantai-je à mon tour avant de retrouver mon sérieux et d'arriver enfin là où je voulais en venir. Alors si tu aimes Edward, que tu te sentais prête à devenir une femme dans ses bras pourquoi t'es tu refusée à lui?
Je la vis se mordiller la lèvre inferieure et triturer ses doigts avec force au point que j'eus peur l'espace d'une seconde qu'ils ne se brisent. Je sentais qu'elle était gênée par ma dernière question, et la teinte rouge caractéristique que son visage prenait me le confirmait.
- Bella, rappelle-toi, tu n'es pas obligée de me répondre, affirmai-je après quelques secondes de mutisme
POV Bella
Que devais-je faire? Lui mentir? Esquiver la question? Ou au contraire tout lui raconter? Peut être pourrai t elle m'aider, me conseiller? J'étais perdue.
D'un côté Rosalie était une jeune femme avec de l'expérience, semblant connaitre les tenants et les aboutissants d'une relation amoureuse, mais de l'autre elle était la « sœur » d'Edward et celle de Jasper.
Mes sentiments étaient confus, je me sentais honteuse de ressentir cette attirance pour le frère de mon petit ami. Ce magnétisme qui me poussait irrévocablement vers Jasper était il uniquement physique ou y avait il plus? Aimais je réellement Edward? Comprenais moi bien, si Edward était réellement l'homme qui détenait mon cœur pourquoi me sentais je si fébrile sous le touché de son frère? Pourquoi lorsque ces lèvres c'étaient posées sur moi dans sa chambre j'aurai donné tout se qui était humainement possible pour que ce soit celle d'un autre vampire? Les questions se succédaient dans ma tête, nombreuses, de plus en plus nombreuses à chaque seconde de silence qui s'écoulaient. Prenant une grande inspiration j'osais enfin me lancer.
- Rosalie, as-tu déjà était attirée par un autre homme qu'Emmett depuis que tu es en couple avec lui? Je veux dire physiquement
- Je..Euh non jamais. Bien entendu il m'ai arrivée de me retournée sur quelques humains ou même vampires qui étaient plutôt…plaisants mais Emmett les éclipsent tous à mes yeux sourit elle. Elle irradiait de bonheur dés qu'elle parlait de son mari, je trouvais ça touchant. Jamais je n'avais vu la belle blonde avec une visage si tendre.
Pourquoi cette question Bella?
-Je…je ..Mon Dieu que c'est humiliant dis je en passant mes mains sur mon visage.
- Bella jusqu'ici je n'ai jamais étais très…correcte et aimable avec toi. Mais tu peux avoir confiance en moi m'assura-t-elle d'une voix presque suppliante . Je ne suis pas là pour te juger.
Elle semblait sincère et après tout que risquais je? L'humiliation ? Après cette soirée je crois que ça ne pouvait pas être pire de tout façon. Et puis peut être que l'avis d'une personne extérieure pourrai m'aider à y voir un peu plus clair.
- Je ne sais même pas par ou commencer avouais je
- Et si tu commençais par le début m'incita-t-elle avec un sourire rassurant
- Ca risque d'être long
- C'est pas un soucis rappelles toi j'ai l'éternité devant moi plaisanta-t-elle
-C'est vrai mais pas moi lui souriais je .
Le silence s'installa de nouveau et je remercier Rosalie de ne pas me brusquer, d'attendre que je sois prête. Mon esprit rejouait les événements des derniers mois, depuis leurs départ jusqu'à ce soir, ravivant avec une clarté incroyable tous les souvenirs que j'avais . Les bons comme les mauvais.
- Quand Edward m'a quitté, que vous êtes parti, commençais je , j'ai été brisée. J'avais la sensation qu'il était parti avec mon cœur y laissant un trou béant et affreusement douloureux à la place. Les jours qui ont suivit votre départ j'ai refusé de me nourrir, de boire ou même de parler, j'étais comme morte. Non j'étais morte, rectifiais je. Après quelques semaines mon père m'a menacé de me renvoyer en Floride, je pense qu'il ne savait plus comment gérer ma tristesse et qu'il comptait sur ma mère pour me sortir de là, mais même elle n'y serai pas arrivée, et puis je ne voulais pas quitter Forks, je ne pouvais pas renoncer au seul lien que j'avais avec lui.
Je lui racontai ensuite ma traversée du désert pour essayer de m'en sortir. D'avoir au moins la force de me lever le matin. Mon amitié avec Jacob et les loups. Et finalement mon échec, le trou béant que leur absence avait laissé qui ne cessait de grandir et de m'épuiser :
- Alors j'ai décidée, égoïstement, d'en finir et me suis rendue sur l'une des falaises de la réserve.. lâchai-je enfin
Ressasser ses mois de solitude avait fait affluer mes larmes et avait nouer ma gorge. Sans un mot Rosalie me tendit le verre d'eau que je m'empressais de porter à ma bouche pour faire disparaitre cette désagréable sensation de sécheresse.
-C'est là qu'une des deux seules personnes que je ne m'attendais pas à revoir à fait son apparition et m'a empêchée de commettre la plus grosse bêtise de toute ma vie.
- Jasper souffla Rosalie
- Jasper confirmais je. Je reprenais alors mon récit lui relatant le plus fidèlement possible ma réaction lorsque je l'ai vu, qu'il m'a touché, lui avouant même qu'une fraction de seconde j'avais osé imaginé qu'Edward était revenu, puis vint ensuite la rencontre ave les loups, et leurs alliance avec Jasper ,malgré leurs aversion respective, pour combattre Victoria. Rosalie crispait la mâchoire contenant sa colère, ou sa frustration je l'ignore.
-C'est a ce moment là que mon frère à été blessé, non? Me questionna-t-elle
J'acquiesçais silencieusement sentant de nouveau la culpabilité pointer le bout de son nez.
- J'ignore les détails parce Jacob, sur ordre de Jasper, m'avait emmenée au loin dans la forêt pour mettre le plus de distance possible entre elle et moi, jusqu'à ce qu'un hurlement de loup se fasse entendre et que nous repartions en direction de la plage. Toujours est il que quand nous sommes arrivés Jasper et Sam gisaient au sol. Les membres de la meutes s'occupèrent de Sam alors que moi je ne voyais que le corps inerte de ton frère.
Les mots affluaient désormais alors que je lui relatai la panique, la peur et l'horreur qui m'avaient envahie à cet instant. Et je finis même par lui révéler ce que j'avais fait pour sauver Jasper…
- Tu…Tu as entaillé ton poignet sur les crocs d'un loup garou pour sauver un vampire? Me questionna-t-elle interdite
- Je sais que vous trouvez ça stupide, irréfléchi ou je ne sais quoi d'autre, mais…..j'ai eu si peur qu'il ne se relève pas, si peur qu'il ne disparaisse par ma faute, que vous ne me pardonniez jamais cette énième erreur….
- Je trouve ça très courageux au contraire, et ne te remercierais jamais asses pour ce que tu as fais ce jour là. Il y avait un risque énorme tout de même avoua-t-elle sous entendant l'immaturité de Jasper en temps que vampire végétarien.
- Je ne crois pas. Je n'imagine pas qu'il soit venu me sauver d'une mort certaine pour être celui qui mettrai fin à mes jours juste après. Et puis Jacob était là , veillant au cas ou un éventuel dérapage survienne.
Mon auditrice m'écoutait attentivement, je reprenais donc mon récit depuis leurs arrivée et la rage que j'avais ressenti lorsqu'Edward avait accusé Jasper d'être dangereux pour moi, puis le jour ou j'avais renouer officiellement avec Edward et les « conditions » que j'avais émises. Je ne voulais plus d'un petit ami paternaliste, me protégeant de tout et de rien comme une petite fille, je voulais être son égale dans cette relation, je voulais être femme. C'est rougissante que je racontais à Rosalie comment il y a deux jours Edward et moi avions découvert le corps de l'autre, cette flamme de désir que j'avais vu naitre dans ces yeux et l'envie qui en avait découlée d'être….sexy pour lui ce soir, de revoir cette douce folie bruler dans ces iris ,d'être tout simplement , pour une fois digne de lui.
- Le moins que je puisse dire c'est que l'effet obtenu n'a pas été celui que j'escomptais, confiai-je
- Pourquoi dis-tu cela? Me questionna Rosalie en haussant les sourcils
- Je .. Je n'ai vu aucun changement dans son regard lorsqu'il m'a aperçue, rien de plus que si j'étais encore vêtue de mon éternel jean.
- Je suis désolée Bella. Edward s'avère être un sombre crétin parfois et malheureusement tu en as eu deux belles démonstrations ce soir, soupira-t-elle
- Durant le reste de la soirée j'ai essayé, au mieux, de cacher ma déception et ma tristesse face à sa réaction, ou plutôt son absence de réaction, je m'en sortais bien, enfin c'est se que j'aime croire puisque qu'après que je fus envahit par un bien être et une confiance en moi démesurée j'ai croisé le regard de Jasper qui me souriait fier de lui.
- Ne lui en veux pas Bella, il n'a pas fait ça en pensant à mal crois-moi, malgré tout ce qu'on en dit Jasper est une bonne personne
- Oh mais je ne lui en veux pas, au contraire, je pense que sans son intervention j'aurais fondue en larmes et serais partie me réfugiée dans le plus petit recoin de cette maison tellement je me sentais ridicule.
- Tu n'étais pas ridicule Bella, affirma-t-elle. Et venant d'elle, une beauté vampirique sans pareille, je pensais que je pouvais prendre cela comme un compliment
- C'est là que toute la soirée à basculée. Jasper … a eu les mots et le regard que j'avais tant espéré trouver chez Edward. Ce regard fou et ses mots flatteurs qui auraient dû me sembler déplacés et pourtant…cela n'a pas été le cas. Au contraire. J'avais l'impression d'être belle, désirable à ses yeux et je ne m'en sentais pas coupable.
Je ne m'étais pas rendue compte que je m'étais remise à pleurer jusqu'à ce que Rosalie essuie de ses pouces les perles salées qui roulaient sur mes joues.
-Puis nous avons dansé, nos corps se rapprochaient, ses mains se sont posées sur moi et… c'était un véritable incendie dans mon corps. Mes hanches, le creux de mes reins….puis enfin mes lèvres. Quand ses lèvres délicates et fougueuses se sont posées sur ma peau…Je crois que c'est à se moment là que j'ai perdu pied m'abandonnant à toutes les sensations qu'il me procurait. Jamais je n'avais ressenti de telles choses Rosalie, même pas il y a deux jours avec Edward. J'ai désiré Jasper, Rosalie. Je l'ai désiré de tout mon être, chaque cellule de mon corps le réclamait. . J'aime Edward mais jamais je ne l'ai voulu avec une telle force…. Si tu savais comme j'ai honte. Si tu pouvais imaginer à quel point je ne voudrais pas avoir ressenti tout ça.
J'aurai voulu finir ma confession mais les sanglots de plus en plus bruyants secouaient mon corps et m'empêchaient de prononcer un mot de plus. J'aurais souhaité alléger ma conscience, amoindrir ma honte en avouant à Rosalie que j'éprouvais encore ce besoin viscéral de le sentir près de moi. Car je devais l'admettre j'éprouvais cette envie impétueuse de savourer à nouveau la délicieuse sensation de ses lèvres dures et froides sur ma peau rendue brûlante au contact de ses mains prudentes et expertes. Mais ce fut impossible. J'étais devenue silencieuse. Emmurée dans ce mutisme à cause de la honte, de la culpabilité, du regret et du désir qui me consumaient.
Rosalie s'approcha de moi et m'étreignit tout en me murmurant des « Shhh Bella », des « Calmes toi s'il te plait », des « Tu n'es pas coupable, ce genre de sentiment ne se contrôle pas » mais rien ne parvenait à me calmer. Pourtant l'étau froid des bras de Rosalie fini par m'apaiser au bout de longues minutes. Apaisement qui fut de courte durée puisque retentit alors ce cri déchirant que je reconnu comme celui d'Edward.
POV Jasper
C'est une Bella effondrée que j'avais ramenée jusqu'à la maison du chef Swann. Elle était restée muette durant tout le trajet, et elle l'était encore alors que nous étions installés autour de la table de sa cuisine. Et son silence me tuait.
Je savais que nous devrions parler de ce qu'il s'était passé ce soir, mais je ne voulais pas la brusquer, pour le moment une seule et unique chose m'importait: ELLE.
Je sondais ses émotions tentant de les détacher les unes des autres, d'en démêler le flot anarchique.
Presque tous les sentiments négatifs humains possibles se livraient bataille en elle: la colère, la tristesse, la honte, la culpabilité…..Comment pouvait elle contenir tout ce tumulte émotionnel? Comment pouvait-elle restée si …stoïque face à la violence de toutes ses émotions ? Mentalement je courbais l'échine face au poids de ces dernières, alors qu'elle ne laissait rien paraitre. Quoi qu'Edward puisse en penser Bella était loin d'être une fragile petite humaine. Loin de là. Elle était forte, bien plus forte que la majorité d'entre nous.
Je laissai lentement mon don s'insinuer en elle, essayant de lui apporter un semblant de sérénité.
- Je t'en prie Jasper, ne fais pas ça, me supplia-t-elle lorsqu'elle comprit que j'étais la cause son brusque apaisement
- Bella comment peux-tu me demander une chose pareille? Comment peux-tu me demander de te laisser souffrir de la sorte sans intervenir? M'emportai-je muselant malgré tout mon don.
- Parce que je le mérite, murmura-t-elle plus pour elle que pour moi. Mais c'était sans compter sans mon ouïe plus développée que la norme.
Avant qu'elle ne puisse cligner des yeux, je fis pivoter sa chaise et m'accroupis face à elle, l'obligeant ainsi à croiser mon regard. La tristesse profondément ancrée que je lus dans ces magnifiques yeux me déchira le cœur. Je voulais, pour ce soir du moins, lui faire oublier toute cette souffrance. Lui accorder quelques heures de répit après cette fin de soirée cauchemardesque.
Dans un geste affectueux et apaisant je caressais sa joue chaude et humide. Malgré les circonstances, mon corps ne pouvait rester insensible à cette proximité, à ses grandes prunelles chocolat qui m'hypnotisaient, à ce parfum envoutant qui réveillait tous mes sens. Mais trop vite à mon goût elle rompit notre contact visuel, fixant son regard sur le lino. Je ne pus empêcher un sentiment de rejet de monter en moi.
- Et puis je savoir pourquoi ? lui demandai-je à voix basse tout en relevant délicatement son menton pour l'obliger à me regarder.
Sa tête pivota frénétiquement de gauche à droite me signifiant sa réponse. Je scrutais son visage toujours dans ma main. Ses joues commençaient a prendre cette teinte rosée qui la rendait encore plus resplendissante, et ses yeux brillaient de cette lueur qui avait eu raison de ma retenue quelques heures plus tôt. J'admirais l'œuvre d'art qu'elle était tout et écoutait la douce mélodie de son cœur qui battait de plus en plus vite, de plus en plus fort.
Ces battements anarchiques, ce rythme effréné, identiques à ceux qui m'avaient obnubilés lorsque j'avais posé mes mains envieuses sur ses courbes captivantes.
Ce même tempo soutenu qui avait vu mon désir pour elle s'accroitre de manière exponentielle lorsqu'il avait trouvé écho en elle.
Se pourrait-il que….
Incapable de me retenir plus longtemps pour obtenir une réponse je tirai profit de mon aptitude et transpercer son silence. Et là je sus enfin….
- Bella, Bella, Bella ! Aurais-tu oublié que je suis empathe mon cœur? La taquinai-je d'un air charmeur et résigné.
Face à ma question, qui était en fait plus une révélation, elle se recula brusquement envoyant sa chaise au sol et se dirigea à l'autre bout de la cuisine, fuyant la réalité que je venais de lui mettre sous les yeux.
Appuyée sur le minuscule plan de travail en formica, elle me tournait le dos, luttant intérieurement entre son désir grandissant à chaque contact avec moi et sa culpabilité. En moins d'une seconde je me matérialisai dans son dos gracile que je plaquai volontairement sur mon torse, alors que mes mains se plaçaient sur les siennes.
- Est-ce à cause de ce que tu ressens que tu estimes mériter de souffrir Bella? Lui susurrai-je à l'oreille lui provoquant une salve de frissons.
Elle gardait le silence mais son corps parlait pour elle à mon plus grand bonheur. Son souffle devenait saccadé, ses petites mains fragiles agrippaient avec force le bord de son appui alors que son cœur battait à tout rompre. Je souriais à sa tentative plutôt pitoyable, il faut l'avouer, de ne rien laisser paraitre.
- Réponds-moi Bella. Est-ce à cause de ce sentiment que tu te sens si triste et si coupable?
Elle acquiesça. Fort de sa réponse et de mon emprise sur elle je décidai de forcer ma chance et de continuer mon interrogatoire.
- Pourquoi? Demandai-je simplement en me rapprochant un peu plus d'elle
- Parce que jamais je n'ai ressenti ça pour lui, pas avec autant de force, confia-t-elle en pleurant. Parce que je devrais me sentir coupable de ce sentiment et pourtant ce n'est pas le cas. Parce que je devrais me tenir loin de toi mais je ne le peux. Parce que j'aurais dû m'insurger lorsque tu as posé tes mains sur moi mais mon corps les réclame encore. Parce que je me consume de l'intérieur à chaque fois que tu me touches alors que toi….
- Que moi quoi?
- Ce n'est…. pas le cas, termina-t-elle en larmes.
- C'est-ce que tu penses?
- Oui, affirma-t-elle à voix basse.
Sans qu'elle ne quitte mon étreinte j'attrapai ses mains et la forçai à me faire face.
- Regarde-moi Bella, lui ordonnai-je.
Elle s'exécuta et planta son regard teinté d'envie et de regrets dans le mien.
- Tu penses être la seule à ressentir cela, c'est bien ça? Lui demandai-je
Elle acquiesça.
- Ferme les yeux. Ferme les yeux et laisse-moi te montrer.
Elle s'exécuta. Je posais mon front contre le sien et laissais mon désir pour elle la pénétrer. Je sentis son corps chanceler sous la force de mes sentiments.
- C'était quoi ça ? me demanda-t-elle haletante
- Ce que JE ressens
- Mais comment? Comment peux-tu….
L'incohérence de ses propos me fit rire.
- Il y a des tas de choses que tu ignores à mon sujet beauté. Mon don me permet d'absorber les émotions mais je peux également partager les miennes, ce que je fais très rarement. Cela peut s'avérer être difficile à gérer pour un novice, mais je devais te montrer à quel point tu faisais fausse route il y a quelques minutes.
Elle se mordit la lèvre inférieure dans un geste innocemment sexy avant de relever son regard brûlant d'envie sur moi.
Je luttais pour rester de marbre. Je ne devais pas réitérer les erreurs d'Edward. Je ne devais pas me laisser aller à mon désir ce soir, pas après ce qu'il lui avait fait, mais je n'étais qu'un homme. Un homme dont les pulsions devenaient de plus en plus incontrôlables.
- Mon cœur, par tous les saints, je t'en supplie arrête de me regarder ces yeux gourmands et cette moue scandaleusement sexy. Je suis un vampire mais il n'en reste pas moins vrai que je suis un homme que le désir consume depuis plusieurs heures. Je ne suis pas certain de garder une attitude respectable si tu continues ainsi.
Un sourire sensuel s'étira sur ces lèvres charnues brisant un peu plus mon contrôle.
- Laisses toi aller alors.
- Bella… grognai-je
- Embrasse-moi Jasper
-Es-tu certaine de ce que tu me demandes ? m'assurai-je d'une voix presque tremblante de désir. Et ce n'était pas peu dire venant d'un vampire. Elle me faisait vraiment perdre la tête.
- Montre-moi ce que tu t'évertues à contrôler Jasper, chuchota-t-elle en traçant les contours de mes muscles à travers mon chandail.
Cette phrase eut raison de ma maitrise et je laissai enfin tout mon besoin s'exprimer librement.
Alors?????????????
Suis je pardonnée pour ce retard?
J'espère que c'est le cas et que vous avez aimé ce petit chapitre.
Dites moi tout avec une tite review ça serai cool si on pouvait atteindre les 400 reviews * fait ses petites yeux suppliants à la Alice*
