Je sais, je sais je suis vraiment vilaine de vous faire attendre autant entre chaque post... je sais aussi que j'ai du perdre pas mal d'entre vous en cours de route à cause de cela, mais la vie étant la vie je ne peux pas toujours faire ce que je veux comme je le veux
Bon j'ai essayé de me faire pardonnée des 2 chapitres merdique postés précédemment et vous en fais un long, très long, le plus long de cette fic je crois...
J'espère que vous l'aimerez, qu'il sera à la hauteur de vos attentes ;)
Je tiens à remercier 3 filles exceptionnelles qui sont toujours là pour me secouer quand j'en ai besoin, pour me remotiver aussi et surtout patientes comme des anges quand je leur tiens la jambe sur msn pendant des heures pour avoir leur avis. Ma lil', ma bêta chérie aussi sadique et perverse que moi, ma chouchou d'amour distributeur perso d'amitié et de soutient et Mag avec qui je voue une passion commune pour un certain texan, le dessin et l'ecriture...
Merci les filles d'être vous et d'être là!
Et enfin je tiens à remercier chacune d'entre vous pour continuer à me lire, pour laisser une trace de votre passage, pour vos mise en alerte... enfin bref pour tout LOL
j'arrête de blablater et vous laisse lire ce looooooooooooooooong chapitre
Bises mes choupettes je vous retrouve en bas ;)
Petit rappel du chapitre précédent:
A cette constatation mon désir redescendit en flèche pour laisser place au mal être et aux doutes.
Bien sûr Jasper le sentit et cessa ses caresses. Il revint à hauteur de mon visage, l'encadrant de ses mains froides et douces.
- Que se passe-t-il mon cœur ? m'interrogea-t-il soucieux
Que faire ? Lui dire la vérité ? Lui avouer qu'il était un virtuose sachant manier l'instrument qu'était mon corps comme personne? Lui confier que j'étais complètement ignare dans ce domaine ?
- Je… Je ne me sens pas très bien tout à coup, mentis-je.
- Ai-je fais quelque chose….je veux dire ai-je eu un geste déplacé qui...
- Non, le coupai-je en me redressant.
- Que puis-je faire? S'enquit il en caressant mon visage inlassablement
- Je…je vais aller me rafraichir un peu, ça ira mieux ensuite, affirmai-je en me dirigeant vers la porte.
- Je t'attends là, je ne bouge pas
Je me retournai et lui offris un pauvre sourire. Il était si beau nonchalamment allongé sur mon lit que ça en devenait presque douloureux. Comment avais-je pu croire une fois de plus qu'un homme à la beauté irréelle puisse me trouver attirante. Non mais quelle conne!
Sur ces constatations je quittai la chambre et me refugiai dans la salle de bain pour laisser libre court à mes larmes.
POV Jasper
Elle venait de quitter la pièce et déjà je sentais la mort se ré-approprier mon être, prenant sa revanche sur le souffle de vie qu'elle m'insufflait par sa présence. La douce chaleur de son corps contre le mien avait disparue et je redevenais l'être macabre et froid que j'étais depuis des années maintenant.
Des années durant lesquelles je n'avais eu aucun respect pour la vie humaine, la considérant uniquement quand elle me permettait de me repaitre. Des années durant lesquelles j'aurais ri si quiconque s'était risqué à dire qu'une humaine chétive me ferait tourner les sens, deviendrait le centre de mon univers, LA personne que je voulais à mes côtés pour le reste de ma sombre éternité. Et pourtant c'était bien là ce qui m'arrivait...Risible n'est-ce pas ?
A l'instar d'un drogué, plus je côtoyais Bella plus elle me devenait indispensable. Tout en elle la rendait précieuse à mes yeux. Sa douceur, sa gentillesse, sa compassion sans oublier sa beauté, naturelle et pourtant si renversante. J'en étais venu à chérir sa maladresse, caractéristique qui la rendait unique en son genre, et me permettais de "voler à son secours". J'aimais son don inné pour le sarcasme, les rougeurs qui s'emparaient de son visage lorsqu'elle était gênée. Et plus que tout j'aimais sa générosité. Son aptitude à toujours faire passer le bonheur des autres avant le sien. En un mot je l'aimais ELLE. Cependant, il y avait une petite ombre au tableau idyllique qu'était cette merveilleuse femme. Une petite tache minuscule et pourtant terriblement gênante et agaçante : ses émotions. Sur ce plan-là, Bella était déconcertante, pouvant contenir une tristesse ou une colère incommensurable, pouvant passer d'une joie infinie à la mélancolie, du bonheur à la culpabilité... Pour moi, c'était de vraies montagnes russes ! Elles devenaient de plus en plus difficiles à suivre et à gérer.
Malgré la douce bulle de passion qui nous avait entourés lors de ses dernières minutes j'avais senti le changement brutal de ses sentiments. Passant de la fièvre brulante du désir à la mélancolie profonde.
Un tourbillon de questions m'assaillit. Le regrettait-elle-LUI ? Je priais que ça ne soit pas le cas. Regrettait-elle ce qui venait de se passer ? Je ne le croyais pas.
Ce n'était pas ma fierté d'homme qui parlait quand j'affirmais cela, mais mon don d'empathie. Je n'avais pas détecté de remords en elle, seulement du doute et de la tristesse dont j'ignorais l'origine.
Une odeur salée, que je ne connaissais que trop bien, vint titiller mon odorat aiguisé alors que je laissais errer mon regard dans sa chambre, découvrant son univers plus intimement. Malgré l'épaisseur des murs qui nous séparait j'aurais identifié ce parfum entre mille. Cette flagrance qui me comblait parce qu'elle était proprement sienne et qui me tuait de chagrin parce qu'elle provenait de ses larmes. Ses petites perles d'eau salée, si éphémères soient elles, étaient devenues la plus puissante des armes que l'on pouvait utiliser à mon encontre, me terrassant dès qu'elles faisaient leur apparition. Je ne pouvais plus rester ici. Je ne le voulais pas. Pas quand je savais qu'elle se trouvait à quelques mètres de moi, seule et triste.
Silencieusement, je traversai sa chambre, ouvris la porte et me dirigeai à l'odorat jusqu'à la porte derrière laquelle elle tentait de me cacher sa peine. Avec une lenteur délibérément calculée je tournais la poignée de celle-ci découvrant ma belle face au miroir d'une minuscule salle d'eau. Elle détaillait avec application chaque parcelle de son visage, de ses joues maculées de traînées noires dues à ses pleurs. Puis brusquement d'un revers de main rageur elle les effaça et fixa avec hargne son image. Je pouvais sentir cette colère envahir tout son être, gagnant peu à peu en intensité. Plus elle se regardait, plus elle augmentait. Puis, la colère se dilua quelque peu laissant place à du dégout.
Je savais que Bella n'avait jamais eu une très haute estime d'elle-même mais j'ignorais que c'était à ce point. Tellement happée par le reflet que lui renvoyait le miroir elle n'avait toujours pas remarqué ma présence. Alors que je m'apprêtais à la lui signaler elle émit un petit rire sarcastique et s'adressa à son reflet.
- Que croyais-tu, hein ? Tu t'attendais à quoi ? Rien, tu n'as strictement rien à lui offrir.
Sa phrase se mua en un sanglot déchirant qui m'atteignit en plein cœur guidant mes pas jusqu'à elle.
- Permets-moi de douter de la véracité de cette affirmation déclarai-je, en me matérialisant derrière elle, la faisant sursauter.
Ses yeux quittèrent alors son reflet et allèrent se vriller au sol, ses sanglots redoublant d'intensité.
- Bella, s'il te plait, regarde-moi... Parle-moi, je ne supporte pas de te voir comme ça. La suppliai-je, alors que mes mains effectuaient un tendre et je l'espérais réconfortant va-et-vient sur ses bras dénudés.
Mais une fois de plus elle se murait dans son silence, fuyant avec application mon regard qui essayait d'accrocher le sien dans le miroir. Malgré l'ambiance pesante de l'instant je ne pus m'empêcher de remarquer la réaction instantanée de nos corps lorsque je l'avais touchée. Elle frissonnait et je brûlais. Je brûlais de tendresse et d'envie pour cette belle brune qui par deux fois m'avait offert une ascension fulgurante et rapide vers le paradis et qui par deux fois également m'avait fait vivre une chute rapide et brutale vers l'enfer avec la perte de ce lien « particulier » que nous avions réussi à créer.
J'ignorais comment agir avec elle. Devrais-je me déclarer ? Lui avouer à quel point elle m'était devenue indispensable ? Lui dire que ce que je ressentais pour elle surpassait de loin tout ce que j'avais connu jusque là ? Ou au contraire taire ses sentiments de peur que leur intensité la fasse fuir ? Chaque cellule de mon être avaient beau être intoxiquée par sa présence et me la réclamait à corps et à cris, je devais bien me rendre à l'évidence : je ne connaissais rien d'elle. Comme elle ne connaissait rien de moi, de cet être abject que j'avais été dans le passé, des conditions de ma transformation, de Maria, des guerres que j'avais livrées en son nom... Elle ignorait tout de Jasper Whitlock et avait seulement quelques connaissances sur Jasper Hale membre de la famille Cullen.
Un sanglot déchirant me sortit de mes pensées et me ramena au moment présent.
- Tu penses ne rien avoir à m'offrir Bella, tu te trompes.
- Arrête, murmura-t-elle entre ces larmes
- Non je veux te montrer à quel point tu fais fausse route, quelle femme extraordinaire tu es ! Tu es forte et courageuse…
Elle nia de la tête
- N'es-tu pas cette humaine qui s'est interposée entre un vampire et un loup il y a quelques semaines ? N'es-tu pas celle qui a mis sa vie en danger pour soigner ma blessure ? A bien y regarder je ne crois pas me tromper, affirmai-je en souriant.
- Tu es intelligente et serviable, repris-je comme elle ne disait rien
De nouveau secoua la tête ce qui agrandit mon sourire.
- Têtue et déterminée
Ses lèvres esquissèrent un petit rictus
- Et par-dessus tout, tu es belle...
Je ponctuais par un chaste baiser victorieux sur son épaule
- Attirante...
Une nouvelle fois mes lèvres se posèrent sur la peau de crème de son cou
- Et terriblement sexy, finis-je en mordillant le lobe de son oreille.
Une nouvelle négation de sa part mais je décidai de l'ignorer. Le rythme de son cœur s'accélérait devenant assourdissant, m'hypnotisant totalement. Elle ne me repoussait pas. Je décidai alors de continuer.
- Oh si, crois-moi affirmai-je avec conviction. Quand je t'ai vu descendre ces marches à la villa j'ai cru perdre la raison, j'ai dû faire appel à toute ma force et ma retenue pour que l'homme que je suis contienne l'impétueuse envie qu'il avait de te revendiquer devant tous, de te faire sienne au milieu du salon, lui confiai-je en déposant une myriade de baisers sur la courbe gracile de sa clavicule.
Je vis des rougeurs apparaître sur ses joues et sentis un désir bien sexuel émaner d'elle. Imaginait-elle là scène ? Si j'avais été humain, j'aurais frémis d'excitation.
- Oui beauté, tu n'imagines pas à quel point tu étais éblouissante ce soir. Il faudrait être un crétin de première pour ne pas avoir succombé à ton charme. Même Emmett a eu en bug en te voyant, ris-je en me rappelant la tête de ce dernier.
-Jasper … Je ne serai jamais le dixième de ce qu'elle est. Jamais je ne te connaîtrai comme elle te connait. Je ne serai jamais aussi parfaite qu'elle, murmura-t-elle après de longues minutes de silence.
Voilà donc le fond de problème. Alice ou plus exactement ma relation passée avec elle. Je ne pouvais nier qu'elle aurait toujours une place particulière dans mon cœur, elle serait à jamais ma confidente, ma meilleure amie en quelque sorte. Je l'aimais, c'était certain mais plus de la façon dont Bella le sous-entendait. Elle m'avait fait devenir celui que j'étais aujourd'hui. Un être capable de tomber amoureux de Bella, de reconnaître l'exception qu'elle était. Je tenais à Alice, oui mais j'aimais Bella.
- Bella soufflai-je, j'ai partagé beaucoup de choses avec Alice c'est vrai, nous nous sommes connus à un moment peu glorieux de mon existence, elle a été la petite lumière qui a éclairé le chemin vers la vie que je mène maintenant. Et je ne la remercierai jamais suffisamment, mais tout cela est révolu. Elle compte encore beaucoup pour moi, comme une sœur compte pour son frère au même titre que Rose, ou Esmée ont une place importante dans ma vie.
-Je ne veux pas d'une copie d'Alice, repris-je. Je te veux, toi, Bella Swan, humaine de ton état avec toutes ces petites choses qui font de toi la personne que tu es. Quand tu es entrée dans nos vies j'ai préféré me tenir loin de toi, par peur de commettre l'irréparable à cause de ma faiblesse. Par égard pour Edward et pour Alice, mais maintenant cela m'est impossible. Je réalise qu'elle fou j'ai été. Si j'avais appris à te connaître plus tôt, cela nous aurait peut-être évité une situation si … délicate.
Elle restait toujours silencieuse mais elle ne pouvait me cacher ses sentiments. Elle était émue. Profondément touchée et ne souhaitait que me croire. Pourtant son manque de confiance en elle revenait la hanter.
- J'ai longtemps considéré Alice comme la lumière qui éclairait ma nuit, mais ce n'était rien à côté de ce soleil éblouissant que tu y as apporté, terminai-je
- Je ne pourrai jamais te donner tout ce qu'elle t'a donné Jasper.
- Et que m'a-t-elle donné que tu serais incapable de m'offrir Bella ? Rétorquai-je. De la tendresse ? De l'affection ? De l'amour ? Du bonheur ? Bella tu es capable de m'offrir toutes ces choses. De la compassion ? Du soutien ? De...
- Du plaisir, me coupa-t-elle soudainement en vrillant enfin son regard dans le mien à travers le miroir.
- Je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas le cas, répondis-je troublé par ses doutes.
Avec tout le désir qu'elle m'inspirait, tout le plaisir que je ressentais déjà sous ses caresses, je n'avais pas de doutes sur la force de nos ébats. Le rythme de son cœur s'accéléra de nouveau et ses joues prirent une teinte rouge soutenue preuve qu'elle était gênée.
- Parce que je n'ai jamais... je n'ai pas … Je ne sais pas comment...
- Hey beauté, calme-toi, la coupai-je en passant mes bras autour de sa taille. Le fait que tu n'aies pas d'expérience n'implique pas que tu sois incapable de procurer du plaisir à quelqu'un Bella. Il n'y a pas de bons ou de mauvais gestes, ni de guide détaillé sur la procédure à suivre. Si tu veux mon avis les relations intimes sont un savant mélange d'égoïsme et d'altruisme, il faut laisser parler ses envies tout en restant à l'écoute de l'autre.
- Mais je n'ai jamais... Et je suis terrorisée, avoua-t-elle en nouant ses doigts aux miens sur son ventre
- Bella il n'y a pas que l'acte en soi qui est source de plaisir. La découverte du corps de l'autre, les caresses, les baisers ... tout ça peut générer désir et volupté. Et crois-moi tu es très douée pour ça. Tu me crois ?
- Oui, souffla-t-elle mais pas aussi rassurée que ce que je l'avais espéré
- Bella, je ne te forcerai à rien. On a tout notre temps.
- Non, ce n'est pas ça c'est que …
- Quoi donc ma belle ?
- Tu m'as fait découvrir des choses, des sentiments jusque là inconnus pour moi. Et je sais que je ne pourrais jamais en faire autant pour toi, parce que c'est loin d'être nouveau pour toi. Tu es si sûr de toi, de tes mouvements, je … je ne sais même pas si … si tu as apprécié... un peu, finit elle rouge pivoine en se mordant la lèvre inférieure.
Comment pourrais-je ne pas avoir aimé la sentir se presser contre moi ? Comment ne pas avoir apprécié ses baisers fougueux ? Comment ne pas m'être délecté de ses gémissements ? Et comment pouvait-elle seulement en douter ?
- Si seulement tu savais à quel point mon cœur. Si seulement tu savais à quel point il m'est difficile de garder le contrôle dans un moment pareil ... Je pensais que c'était évident… je me sens comme un jeune puceau avec toi ! Tu te trompes quand tu dis que ce n'est pas nouveau. Tout est nouveau avec toi Bella. Et rester maitre de moi…
- Alors, ne le reste pas, plaida-t-elle. Je ne veux plus de ce masque d'impassibilité, de cette impression d'être la seule à prendre du plaisir, je te veux toi, Jasper Hale, vampire de ton état avec toutes ces petites choses qui font de toi la personne que tu es, fit-elle en reprenant mes propres mots.
J'acquiesçai conquis par sa tirade. Après tout je ne pouvais pas me contredire, si ?
- Égoïsme et altruisme m'as-tu dit ? Me questionna-t-elle alors que ses yeux brûlaient de cette flamme qui m'embrasait.
- Égoïsme et altruisme, lui répondis-je curieux de voir ce qui allait suivre.
- Serait-ce plutôt égoïste ou altruiste de vouloir sentir tes mains sur ma peau ? me demanda-t-elle en faisant glisser nos doigts toujours noués sous sa chemise jusqu'à ce qu'ils atteignent la peau douce de son ventre.
- Je dirai que c'est un savant mélange des deux ...répondis-je en suçotant le lobe de son oreille
Je sentais le grain de sa peau changer sous mes doigts, elle frissonnait. Mes doigts, explorateurs conquérants partirent à la découverte de cet éden qu'était sa peau chaude et soyeuse. Je traçais de petits cercles atours de son nombril appréciant la douceur et la sensibilité de sa peau à cet endroit. Puis très vite j'eus envie de plus et mes cercles s'élargirent découvrant chaque centimètre de ce corps magnifique qui m'était offert. J'appréciais à l'aveugle le plat de son ventre musclé et les courbes voluptueuses de ses hanches, laissais mes doigts glisser vers ses côtes quand je rencontrais un obstacle de tissu.
Ses pupilles chocolat rencontrèrent les miennes interrogatrices et noircies de désir dans le miroir.
Sans que je ne m'y attende elle dénoua nos doigts et les siens allèrent défaire le premier bouton de son chemisier. Je l'admirais, incapable de défaire mon regard d'elle, si timide et pourtant si sexy et sûre d'elle. Petit à petit les boutons cédèrent sous ses mains tremblantes pour me laisser enfin entrevoir ce qui avait fait barrière à mon exploration.
A travers le miroir mes yeux glissèrent de ses magnifiques lacs chocolat pour atteindre sa divine bouche tentatrice, puis l'arc de son cou que je vis bouger sous la difficulté de sa déglutition.
Sa chemise faisant quelque peu entrave à ma vue mes mains glissèrent sur ses épaules et dans une caresse je fis glisser le vêtement sur le sol. Ma belle n'avait pas esquissé le moindre geste et je pouvais entendre sa respiration devenir laborieuse. Quant à la mienne, bien qu'inutile, elle resta coincée je ne sais où au fond de ma gorge quand je découvris son bustier de dentelle rouge.
Cette couleur semblable à celle de sa robe qui un peu plus tôt avait fait naitre des idées non louables dans mon esprit me subjuguait d'une tout autre manière à présent m'intimidant autant qu'elle attisait mon désir pour elle. Ce contraste saisissant entre son teint et le carmin me troublait tout autant mais ce mince morceau de dentelle était plus intime, le dernier rempart à sa nudité et elle avait choisi de me le dévoiler.
Mes mains reprirent leur exploration, errant au gré de leurs envies à travers les motifs de la dentelle. Je frôlai l'arrondi de sa généreuse poitrine testant sa réaction avant d'aller plus loin. Son petit soupir de contentement et les salves de désir qui émanaient d'elle m'incitèrent à approfondir mon examen. Mes mains se posèrent alors fermement sur sa poitrine l'empaumant avec douceur et envie, la choyant et la vénérant comme un objet précieux et fragile. Son soupir se fit gémissement, son Ô combien délectable pour mes oreilles. Je me concentrai sur son plaisir, mais la voir si belle et abandonnée découvrant sa sensualité sous mes mains, ne pouvait me laisser de marbre. Elle voulait avoir un aperçu de mon ressenti, qu'il en soit ainsi. Je collai mon bassin contre ses fesses, lui montrant ainsi toute l'étendue de mon désir pour elle. Sa réaction ne se fit pas attendre, mais comme toujours Bella étant Bella, elle ne fut pas celle à laquelle je m'attendais. Au lieu d'être troublée mon geste elle accentua ce contact, attisant un peu plus encore le feu qui consumait ma virilité.
N'y tenant plus je la retournai pour qu'elle me fasse face et m'emparai de ses lèvres. Avec douceur au départ, mais le désir sous-jacent nous poussa l'un et l'autre à plus de fougue. Nos langues se rencontrèrent avec urgence, la sienne chaude et pleine de vie cherchant à dompter la mienne froide comme la mort.
C'est haletante et frustrée qu'elle dut mettre un terme à ce baiser, sa condition d'humaine la rappelant à l'ordre. Quant à moi je ne pouvais plus quitter sa peau, je voulais gouter chaque parcelle d'elle, me délecter de ce gout et de cette odeur, jusqu'à ce que j'en sois rassasié si cela pouvait être possible un jour ... Je laissai mes lèvres glisser sur sa joue puis sa mâchoire, remontai derrière son oreille, endroit particulièrement sensible chez elle, puis redescendis vers son cou, sa jugulaire où je ne pouvais m'empêcher de faire courir ma langue. Je sentais cette artère que j'affectionnais tant, palpiter sous ma caresse, m'excitant encore plus. Bien qu'il me soit inconcevable de perdre le contrôle et de gouter son sang, je mordillai sa peau tendre. Mon excitation grandissait avec ce geste et chose inattendue celui de ma douce également.
Mes doigts frôlèrent de nouveau sa poitrine à travers le tissu, j'en traçais les contours, sentais le cœur de ma belle battre à tout rompre, au fur et à mesure que mes cercles se rétrécissaient pour en atteindre la partie la plus sensible. Je la contournai, l'évitai sciemment, je voulais lui faire découvrir le pouvoir de l'anticipation, sentir monter en elle ce mélange de frustration et lascivité.
Mon périple reprit, de même que son calvaire. Je lui prodiguais de sages caresses évitant tous endroits stratégiques, m'arrêtant à la lisière de son jean, pour repartir à l'assaut de ses seins sans jamais effleurer ces petits bouts de chair qui tendaient vers moi.
POV Bella
Je ne sais plus quel auteur avait comparé l'homme qui désire à un prisonnier dans son cachot, j'avais trouvé cela absurde, presque exagéré, mais c'est parce que je n'avais encore jamais ressenti cela...
En cet instant je me sentais oppressée...Prisonnière de mon désir, captive de ce feu ardent que chacune de ses caresses attisait. Je n'avais qu'une envie, un besoin : laisser éclater cette bulle à la fois douloureuse et délicieuse qui avait pris naissance au plus profond de moi.
Mais apparemment Jasper en avait décidé autrement. Au lieu d'éteindre l'incendie qui me consumait, il l'alimentait sans cesse me faisant découvrir de nouvelles sensations. Chaque partie de mon corps effleurée, touchée, semblait s'embraser sous ses doigts experts. Malgré la douleur née de la frustration et de l'attente imposée je ne voulais qu'une chose : qu'il continue à me faire découvrir les affres du plaisir...
Son regard noirci par le désir se posait sur moi, me faisait me sentir femme et me donnait le courage nécessaire pour me battre avec les mêmes armes que lui...Une dernière grande inspiration pour reprendre quelque peu contenance et je me lançais ...Il avait décidé de jouer et bien j'allais suivre les règles de son jeu...
POV Jasper
Ses mains jusque là restées immobiles vinrent accrocher mes épaules. Noyé dans son désir et le mien je n'avais pas vu la détermination poindre en elle. Mais une fois mes yeux ancrés dans les siens, je ne pouvais passer à côté. Cette nouvelle lueur qui teintait ses pupilles la rendait plus attirante, plus désirable.
Comme je l'avais fait précédemment elle fit glisser ses mains chaudes sur mes épaules, mes bras, mon buste, les découvrant avec application, dessinant de ses doigts tremblants chacun de mes muscles, qui involontairement se contractaient sous son toucher timide. Mes yeux se fermèrent afin de savourer pleinement l'instant. Jamais de telles sensations ne m'avaient envahies, jamais un simple effleurement ne m'avait électrisé de la sorte...jamais je n'avais atteint cette plénitude avec de simples caresses.
Avec délicatesse elle posa ses lèvres chaudes et charnues pour la première fois sur mon torse. Puis une deuxième. Et une troisième. Ses mains se mêlèrent au ballet incessant de sa bouche m'envoyant à mille lieux de là. Ses doigts devenus plus assurés cajolaient mes abdominaux, avant de tracer le V à la lisière de mon jean. Interdit par cette nouvelle et délectable assurance, je n'esquissai aucun mouvement, la laissant prendre les décisions, soucieux de ne pas la bousculer et surtout fébrile à l'idée qu'elle veuille s'arrêter.
Ses doigts agrippèrent la ceinture de mon jean et c'est déterminée qu'elle en fit sauter le premier bouton, me surprenant encore une fois.
- Bella… grognai-je sous l'effet du plaisir qu'elle me procurait
Sa satisfaction me frappa avec force, mais je n'eus pas le temps, ni l'envie d'analyser plus longuement ce nouveau sentiment puisque déjà le cliquetis caractéristique du petit morceau de ferraille m'interpelait. La deuxième attache de mon pantalon venait de céder.
Bien que mon envie de la laisser continuer son entreprise soit forte, celle de la découvrir fut plus grande et c'est à vitesse vampirique que j'inversais les rôles.
Malgré mon empressement je me forçais à être doux dans mes gestes et c'est avec tendresse que je fis glisser mes mains le long de ses cuisses pour la débarrasser de son jean.
Je continuai à faire glisser le tissu, lentement pour savourer la découverte de ses courbes et la douceur de sa peau. A genoux devant elle, je la débarrassai définitivement de son pantalon avant de relever la tête pour la regarder.
- Magnifique, soufflai-je en l'admirant.
Le rouge qui s'emparait à nouveau de ses joues s'accordait à merveille avec celui de son bustier et du minuscule bout de dentelle qui me cachait sa féminité.
A genou, je vénérais la déesse qu'elle était. Son corps parfait, sublimé par cette dentelle qui émoustillait tous mes sens, attirait le mien presque douloureusement. J'avais besoin de sentir de nouveau sa chaleur s'infiltrer en moi, j'avais besoin de l'embrasser jusqu'à ce qu'elle en perde haleine pour m'insuffler ce souffle de vie qu'elle seule était capable de m'offrir. D'un prompt mouvement je me redressais pour lui faire face, me noyais dans son regard brillant de désir avant de fondre avec avidité sur sa bouche.
Très vite je fus débarrassé de mon jean à mon tour et me retrouvai quasi nu face à elle.
Elle me regardait avec gourmandise, intimidée par cette nouvelle intimité. L'impatience et l'appréhension se disputaient son être alors qu'elle continuait son examen méticuleux. Egoïstement je chassais cette pointe de crainte grâce à mes aptitudes, pour ne laisser en elle que ce sentiment euphorisant qu'est l'impatience. Cela fonctionna, au-delà même de mes attentes.
Féline, tel un prédateur prêt à fondre sur sa proie elle fit un pas dans ma direction, frôlant mon corps avec le sien dans une divine caresse. Ses mains se posèrent sur mon torse qu'elle effleurait du bout des doigts faisant naitre en moi l'envie de plus. Je ne pouvais la quitter des yeux, j'épiais ces moindres mouvements dans l'espoir que ce simple frôlement se fasse plus pressant, à la hauteur du désir qui émanait d'elle et qui me consumait.
Sa lèvre inférieure emprisonnée entre ses dents elle plongea son regard dans le mien avant de contourner prudemment mon corps sans jamais rompre le contact de ses doigts sur ma peau.
Ces derniers furent remplacés par ses mains qui partirent à l'assaut de mon dos, le caressant avec application. Les paupières closes je profitais de ces divines sensations qu'elle me procurait sans même en être consciente.
Comme elle l'avait fait précédemment ses lèvres se posèrent sur ma peau à plusieurs reprises, avant qu'elle vienne coller son buste contre celui-ci afin d'atteindre mon torse.
Ses lèvres continuaient leur divine torture, déposant des baisers humides sur mon épaule alors que ses doigts cajolaient mes pectoraux puis mon abdomen.
La regarder faire à travers le miroir était une des expériences les plus sensuelle et excitante qu'il m'ait été donnée de vivre.
Je regardai ses mains glisser sur ma peau, plus bas, de plus en plus bas, jusqu'à atteindre la lisère de mon boxer. Elle mordit timidement mon épaule lorsque ses pouces passèrent sous l'élastique de mon sous-vêtement, étouffant par la même occasion le petit gémissement qui lui échappa lorsqu'elle frôla le bout de mon sexe.
Je grognai totalement happé par la volupté de l'instant par la timidité de ses gestes qui pourtant paraissaient si assurés. Elle bâtissait pierre après pierre mon désir, ma soif d'elle, de son corps, mon envie de lui faire découvrir l'apogée du plaisir et de l'atteindre avec elle, grâce à elle.
- Bella…. Tu … tu me rends fou, avouai-je totalement noyé dans mes sensations.
- Montre-moi Jasper. Montre-moi à quel point je te rends fou, murmura-t-elle contre mon épaule.
D'un geste vif et assuré je la plaquais avec prudence contre le mur derrière elle.
Je me saisis de ses mains pour les maintenir fermement au dessus de sa tête et collai mon corps contre le sien. Nous gémîmes en cœur lorsque ma dureté entra en contact avec la chaleur de sa féminité.
- Est-ce assez convainquant? lui murmurai-je suavement à l'oreille, en accentuent le frottement de nos intimités.
- C'est convainquant en effet, haleta- t elle mais j'ignore si ça l'est suffisamment continua-t-elle rougissante et joueuse.
Une nouvelle fois je ne pus retenir un grognement.
- Ne t'a-t-on jamais dit qu'il était dangereux de provoquer un vampire, beauté? Soufflai-je en embrassant la peau tendre de son cou.
Sa réaction physique ne se fit pas attendre. Sa respiration devint de plus en plus laborieuse et son corps se couvrait de délicieux frissons.
- Je n'ai pas peur de toi, répliqua-t-elle.
-Voyez- vous ça? souris-je. Sais-tu à quel point je peux être dangereux? Lui demandai-je en faisant courir ma langue sur sa jugulaire.
- Tu ne me feras aucun mal, gémit-elle.
- Sais-tu à quel point il est difficile de m'échapper ? continuai-je en embrassant le haut de sa poitrine découverte
- Je…je n'ai pas l'intention de m'échapper, répliqua-t-elle avec difficulté en frissonnant encore plus
- Sais-tu à quel point je suis rapide et puissant? repris-je en me noyant dans son regard illuminé par le désir.
Toujours prisonnière de mon emprise elle s'approcha comme elle put de moi accentuant volontairement le contact de nos corps.
- Je ne demande qu'à voir, me murmura-t-elle au creux de l'oreille d'une voix outrageusement sexy .
- Tu joues avec le feu, mon cœur la provoquai-je
- Et qui t'as dit que je jouais?
Elle allait causer ma perte. Entendre ces mots sortir de sa bouche, ces mots qui m'étaient destinés ne faisait qu'augmenter mon désir pour elle.
Sans plus attendre je capturai sa bouche. Nos langues se mêlèrent, entament un baiser fougueux, se disputant leur domination dans ballet érotique où nous exprimions avec passion notre désir pour l'autre.
Aussi brûlant soit notre baiser, aussi ardente soit la passion qui nous habitait, je sentais la chaleur de son corps diminuer, comme si elle lui échappait peu à peu.
Ses frissons s'intensifiaient, me rendant quelque peu inquiet. Je me séparai de ses lèvres pour l'observer. Lorsque la réalité me frappa, je reculais d'un pas, un seul petit pas qu'il me fut douloureux de faire parce qu'il nous séparait, mais nécessaire pour elle.
- No..non…Jas..Jasper..s'il ..te ..te ..plait, gémit-elle alors que ses mains crochetèrent avec force mon cou, cherchant à me retenir près d'elle.
- Bella, tu es gelée, lui signifiai-je alors que ses dents s'entrechoquaient violement.
- Je..je..m'en..je m'en fiche, protesta-t- elle en collant de nouveau son petit corps contre le mien.
- Sois raisonnable beauté, plaidai-je en déposant un chaste baiser sur ses lèvres. Tu vas finir par tomber malade.
- Je suis..cer..taine..que tu ferais un..ex..excellent docteur, rétorqua-t-elle pleine de sous-entendus.
Je souris face à sa détermination.
- Bien que l'idée de te soigner de bien des manières différentes soit plus que plaisante, je ne veux pas que tu finisses transie de froid.
- Ré..réchauffe-moi dans ce cas
- Bella….sois raisonnable, la suppliai-je sentant ma volonté faiblir
Elle lâcha prise et fit un pas en arrière. Sa déception était palpable, surtout pour moi, et je me sentais coupable. Coupable de son affliction, coupable de cette condition qu'était la mienne et qui m'imposait d'être froid comme la mort. Coupable de ne pouvoir la tenir contre moi aussi longtemps que je le désirais sous peine qu'elle souffre physiquement de l'éternel hiver qui m'habitait. Son regard rivé au sol elle fit un pas de plus en retrait.
Sa déception se mua en triomphante allégresse après quelques minutes de silence pesant, durant lesquelles je me haïssais de la faire souffrir même de façon involontaire.
Je ne saisis pas immédiatement la raison de ce brusque changement d'humeur mais lorsque de fines gouttes d'eau s'écrasèrent sur ma peau je ne pus m'empêcher de sourire.
Toujours parée de sa dentelle rouge mais désormais ruisselante, elle me regardait intensément, semblant chercher quelconque réponse à une question silencieuse.
J'étais hypnotisé. Elle m'hypnotisait. Son odeur rendue plus puissante par l'eau chaude qui coulait sur elle, m'intoxiquait. Les perles d'eau qui sillonnaient son corps parfait me fascinaient. Une plus particulièrement retint mon attention. Posée sur ses lèvres tentatrices elle glissa lentement jusqu'à son cou, puis roula langoureusement jusqu'à atteindre son dessous avant de disparaitre dans son décolleté.
Mon désir devint douloureux lorsque je me mis à imaginer cette petite goutte perlant maintenant au bout de son sein attendant que mes lèvres la capture, goutant pour la première fois à cette peau rose foncée durcie par le désir.
Sans plus attendre je la rejoignis, l'emprisonnai dans l'étau de mes bras et inhalai son parfum entêtant avant de l'embrasser avec fougue et passion.
Rapidement je défis les attaches de son bustier, libérant sa poitrine qu'elle s'empressa de couvrir avec son bras dans un ultime sursaut de pudeur. Je fis un pas en arrière, puis un autre de manière à pouvoir contempler sa silhouette dans son intégralité. Elle était simplement divine. Elle incarnait tentation, luxure, et innocence à la fois, mélange parfait, qui faisait d'elle l'être le plus désirable que j'avais jamais vu depuis que ma nuit éternelle avait commencée.
POV Bella
J'étais quelque peu rassurée de voir que mon désir pour lui n'avait pas complètement annihilé ma personnalité. Heureuse de constater que ma pudeur n'avait pas entièrement disparue.
J'avais été quelque peu effrayée de voir ce que mon envie de lui pouvait me faire faire et dire. Ces mots que j'avais prononcé, ces paroles sorties sans même que je les contrôle, ces insinuations…. Jamais je ne me serais cru capable de telles choses.
Le regard de Jasper balayant mon corps me brulait. Mais comment pouvais-je lui en tenir rigueur alors que j'étais certaine de le fixer avec autant d'insistance détaillant son corps parfait?
Jamais je ne m'étais trouvée si peu vêtue face à un homme, et ne savais comment agir.
Tout en moi n'était que contradiction. Envie, peur, continuer, arrêter, rester, partir…..
Je voulais fuir son regard et pourtant ne pouvais esquisser le moindre geste.
Je redoutais son examen mais était heureuse et excitée de m'y soumettre. Mon regard suivait le chemin invisible que sa musculature traçait à ces gouttes d'eau chanceuses qui léchaient son corps divin, passant successivement de son visage parfait, à ses épaules carrées. De ses pectoraux à ses abdominaux. De la lisière de son boxer à son anatomie sur laquelle mes yeux s'attardèrent plus que ce que la politesse ne le voulait.
Un léger grognement me rappela à l'ordre et je fermai les yeux, honteuse qu'il ait surpris mon regard insistant sur cette partie de son corps.
Je sentais sa présence tout autour de moi, cette fragrance qui était sa signature, cette fraicheur qui contrastait tant avec la brume étouffante que l'eau brulante de la douche avait créée autour de nous, nous isolant du reste du monde.
Les yeux toujours clos j'attendais sa réaction. Je l'entendais inhaler profondément, comme si après de longues minutes d'apnée il se permettait enfin de prendre une bouffée d'air salvatrice. Par mimétisme ou par besoin je ne saurais le dire je fis de même, imprégnant chaque cellule de mes poumon de son parfum divin. Je bloquais volontairement ma respiration emprisonnant le plus longtemps possible, un peu de lui en moi.
Je sentais ses doigts, dans un toucher léger, caresser le bras qui dissimulait toujours ma poitrine. Il se saisit avec délicatesse de ma main, noua nos doigts et sans que je lui oppose trop de résistance l'ôta de mon décolleté pour la faire glisser sur ma cuisse.
- Ne te soustrais plus jamais à mon regard Bella, murmura-t-il à mon oreille d'une voix douce mais un tantinet autoritaire qui affola mes sens.
Comment pouvait-il me faire perdre tout contrôle avec seulement sa voix ?
Une fois de plus mon corps me trahissait et je gémis légèrement.
POV Jasper
Mon désir se faisait de plus en plus pressant et je devais le canaliser au mieux de manière à garder le contrôle. Je ne voulais et n'avait en aucun cas le droit de déraper avec elle. Non seulement parce qu'elle était humaine et physiquement fragile mais aussi parce qu'elle m'était trop chère.
Mon ton s'était fait plus rude que je l'aurais voulu lorsque je lui avais demandé de ne plus me cacher son corps sublime, je m'en étais immédiatement voulu. Mais une fois de plus elle me prit au dépourvu m'envoyant une puissante déferlante de plaisir avant d'émettre un timide gémissement.
- Tu es magnifique mon cœur, tu n'as aucune raison de te cacher, la rassurai-je en couvrant ses épaules de baisers.
Nos mains toujours solidement nouées caressèrent sa cuisse, remontant lentement le long de ses côtes, redescendant sensuellement sur son ventre ferme où elles stoppèrent leur course frénétique. J'entendais son cœur s'affoler et battre à tout rompre.
Malgré ma douloureuse envie d'elle je devais m'assurer qu'elle était en accord avec ce que nous nous apprêtions à faire, je devais être certain qu'elle ne me demanderait pas de m'arrêter dans quelques minutes, parce qu'il me serait impossible de refouler mon désir.
- Es-tu certaine de ce que tu veux? la questionnai-je à voix basse.
Elle acquiesça fébrilement
- Dis le à voix haute Trésor. Je veux entendre ce « oui » sortir de ta bouche, murmurai-je en faisant glisser nos mains vers sa féminité.
- J'ai peur Jasper. Peur de te vouloir de manière totalement déraisonnable, peur de ce que nous apprêtons à faire haleta-t-elle. Mais oui je veux que tu continues.
- Je ne te ferai pas l'amour mon ange, susurrai-je sensuellement à son oreille pour la rassurer alors que nous continuions à caresser sa peau.
Sa déception et son soulagement m'envahirent suite à ma révélation. J'ignorais lequel des deux sentiments prédominait, mais son manque de confiance en elle revint en force lui, laissant croire j'imagine qu'elle n'était pas suffisamment bien, suffisamment attirante.
Je repris ma phrase espérant ainsi chasser tous ses doutes concernant son pouvoir de séduction et le désir qu'elle puisse inspirer.
-Je ne te ferai pas l'amour ce soir Bella. Le jour ou nous passerons ce cap, si tu veux passer cette étape avec moi bien sûr, tu feras de moi un homme comblé, je serais heureux comme jamais je n'ai pu l'être pendant les cent dernières années. Mais ce jour là je veux que tu m'appartiennes entièrement, que notre acte soit le reflet de notre amour et non uniquement de la passion que nous nous inspirons mutuellement. Je ne veux pas prendre ta pureté contre le carrelage froid d'une salle de bain, je veux t'offrir la plus délectable des expériences, je veux que tu te souviennes de notre première fois jusqu'à la fin des temps.
Encore une fois je pouvais sentir que mes mots l'avaient touchée, émue et frustrée. En silence je continuai à guider nos mains vers son intimité frôlant la lisière de son dessous, nous aventurant sur les motifs floraux de la dentelle. Son incrédulité se perdait dans les méandres de son désir qui reprenait son ascension fulgurante, attisant encore et encore le mien.
- Jas..Jasper je croyais que… commença-t-elle en constatant que j'agissais à l'inverse de ce que je venais de confesser
- J'ai dit que nous ne ferions pas l'amour ce soir Bella, pas que nous ne prendrions pas de plaisir rétorquai-je ma voix éraillée par l'envie.
Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit je fis glisser nos doigts toujours entrelacés à l'intérieur du petit bout de tissus rouge qui, au vue de ma position, ne me cachait rien du galbe parfait de ses fesses. Ma belle se tendit soudainement face à cette intrusion, sa respiration se bloqua instantanément. Elle tenta de retirer sa main de la mienne mais je maintenais fermement, l'empêchant de m'échapper.
- Fais-moi confiance Bella, murmurai-je
Mes lèvres se posèrent à la base de son cou, ma langue glissa sur sa jugulaire alors que mes doigts et les siens effleuraient pour la première fois son centre chaud et humide.
Et une nouvelle fois elle gémit et je grognai.
Je voulais approfondir ma caresse, pouvoir réchauffer mes doigts gelés avec cette radiation de chaleur qui émanait de son intimité. Je poussai nos doigts à être plus inquisiteurs, les faisant courir entre ses lèvres intimes. Après quelques savant et langoureux va-et-vient entre ses plis mouillés je plaçai mon index à son entrée et pénétrai en douceur dans son antre.
Son gémissement se fit plus bruyant alors que je me délectais de la sensation d'être en elle.
J'avais trouvé mon paradis.
Comme je l'avais fait plus tôt avec son jean je fis glisser son string le long de ses cuisses avant de le lui retirer. Je parsemai la peau de ses jambes de baisers dévoués et gourmands jusqu'à atteindre sa féminité. L'odeur de son désir était si puissante, autant, si ce n'est plus que l'odeur de son sang. J'inhalai profondément, ancrant ce parfum prometteur en moi et résistai difficilement à l'envie de gouter à ce délicieux nectar. Je voulais laisser ma langue recueillir chaque goutte de cette ambroisie jusqu'à en tarir la source mais je n'en fis rien à cause de la panique qui commençait à la gagner. Elle n'était pas encore prête pour cela, pas encore suffisamment à l'aise avec son corps et sa sexualité naissante.
Je me redressai, quelque peu frustré, et capturai son regard à la fois désolé et reconnaissant.
Du revers de la main je caressai sa joue dans un geste tendre et affectueux.
- Je suis désolée, murmura-t-elle coupable
- Tu n'as pas à t'excuser de quoi que ce soit Bella. Je ne ferai rien sans ton consentement, ni sans être sûr que tu sois prête.
Elle posa délicatement ses lèvres sur les miennes en signe de reconnaissance, avant de crocheter ma nuque, écrasant ses seins contre mon torse. Nos langues se retrouvèrent, se caressèrent dans une divine chorégraphie sensuelle et érotique. La sensation de la sentir nue contre moi n'avait nulle pareille et je ne pus empêcher mes mains de partir à l'assaut de son corps tentateur.
Elles cajolaient ses seins, les pétrissaient avec douceur et envie. Je laissais volontairement mes pouces effleurer ses pointes durcies lui arrachant un gémissement de plaisir face à cette sensation nouvelle. Ma langue impatiente de gouter à cette chair sensible, remplaça avidement une de mes mains, dansant tantôt suavement tantôt rudement autour de sa pointe tendue. Galvanisé par ses soupirs et gémissement mes dents acérées se mêlèrent au ballet mordillant prudemment son sein. Son plaisir se décupla, m'atteignant avec force, fragilisant un peu plus encore la maitrise que je m'efforçais de garder. Je m'appliquais à donner la même attention à chacun de ses seins savourant la texture particulière et tendre de cette partie de son anatomie.
Je sentais que sa retenue s'effritait face au déferlantes de plaisir que lui procurait ma bouche, mais je sus qu'elle s'était effondrée quand dans un gémissement presque plaintif elle rejeta sa tête en arrière totalement abandonnée à son plaisir.
Jamais je n'avais vu un spectacle d'une telle beauté. Se pourrait-il que dans l'abandon le plus total de l'apogée de son plaisir elle soit encore plus radieuse qu'en cette seconde? Poussé par ma curiosité, je fis glisser ma main le long de son buste et comme si ce corps lui était familier, comme si elle en connaissait la moindre parcelle elle trouva le chemin vers la chaude féminité de ma belle humaine.
Avec une douceur infinie je cajolai la source de son plaisir et du mien, en effleurant consciemment et volontairement le centre stratégique. A chaque passage ses gémissements se faisaient plus bruyants, sa respiration plus difficile, ses hanches commencèrent à bouger au rythme de mes mouvements recherchant plus de contact.
Ni tenant plus j'introduisis un doigt en elle savourant le gémissement qui accompagna mon geste. Si je l'avais trouvé chaude avant, la chaleur qui se dégageait se son bas ventre maintenant était plus puissante, comparable à un brasier consumant tout sur son passage. Elle m'enveloppait, me contaminait, littéralement. Je poussai un deuxième doigt en elle et elle gémit plus fort. Elle était sublime.
Mon érection devenait douloureuse toujours prisonnière de son carcan mais j'aurais pu supporter cette douleur éternellement si elle m'avait permis d'admirer cette femme lorsqu'elle s'abandonnait dans mes bras. Quoi que ? Avec ma vitesse vampirique je me débarrassai de mon dernier vêtement libérant ma verge tendue, qui pointait fièrement vers ce petit corps chaud qui réagissait de manière totalement incontrôlée à mes caresses.
Alors que j'introduisais encore mes doigts dans son antre ruisselante de désir je me saisis de mon sexe et débutais de longs va-et-vient que je savais libérateur. Mes deux mains s'accordaient parfaitement l'une à l'autre, totalement synchrones elles imposaient à nos deux intimités le même rythme.
Je n'étais plus certain d'être maitre de mes émotions en cet instant mais je perdis totalement le contrôle quand je sentis cinq petits doigts chauds s'enrouler autour de mon sexe.
Agréablement surpris par son geste je plongeai dans son regard.
- Laisse-moi te donner du plaisir. Laisse-moi essayer de te faire autant de bien que tu m'en fais Jasper, quémanda-t-elle en commençant de timides aller-retour sur ma virilité.
Je fermai les yeux totalement happé par les sensations qu'elle me procurait. Du bonheur et du plaisir à l'état pur, jamais une telle caresse ne m'avait à ce point fait perdre pied. Sentir la chaleur de sa main empoigner ma longueur, dure et froide la réchauffer de la plus douce des manières était une expérience indescriptible.
Petit à petit mon bassin se mit à se mouvoir au rythme langoureux de sa main, approfondissant la caresse. Ma main toujours prisonnière consentante de sa féminité brûlante ralentissait ses mouvements pour s'adapter à ceux de Bella créant la douce illusion que nous ne faisions qu'un.
Mes gémissements se joignirent aux siens. Je sentais son désir m'atteindre avec force brisant à chaque salve la carapace que j'avais érigée autour du mien. Je la devinais proche de la libération lorsque ses gémissements se firent plus gutturaux et que j'y entendis mon prénom presque supplié.
Mes mouvements s'accélérèrent et elle en fit de même sur mon sexe gorgé réduisant à néant le bouclier à mon désir, qui se mêla au sien et la pénétra avec force.
Ses yeux accrochèrent les miens cherchant une explication à ce qu'elle venait de ressentir et dans une ultime plainte elle s'abandonna à la jouissance. Sa beauté en cet instant me subjugua. Jamais je n'avais vu une créature si parfaite que ma Bella à l'apogée du plaisir.
Ma propre libération était proche.
Ma main vint couvrir la sienne qui cajolait ma longueur lui intimant des gestes plus rapides plus rudes. Les yeux rivés sur nos deux mains travaillant à l'unissons à mon plaisir fut libérateur et dans un grognement sourd je me répandis dans sa main.
Son corps encore tremblant vint se lover contre le mien. Instinctivement mes bras s'enroulèrent autour de sa taille et je l'embrassai avec tendresse et dévotion lui criant silencieusement l'amour qu'elle avait su faire naitre en moi.
Puis j'approfondis mon baiser avec passion la remerciant du plaisir incommensurable qu'elle venait de me procurer et je terminai avec dernier baiser léger, plein de promesses. Promesse que toutes les sensations éprouvées ce soir ne seraient que les prémices d'une passion incommensurable, promesse d'un futur commun, d'une éternité d'amour et d'ivresse.
Lorsque nos lèvres se quittèrent, nos regards s'accrochèrent et nous demeurâmes de longues minutes sans parler, nous noyant littéralement dans l'autre à la recherche de je ne sais quelle vérité silencieuse.
Sa bouche s'ouvrit à plusieurs reprises sans qu'aucuns mots n'en sorte. Sa reconnaissance, sa joie et son affection suintaient à travers elle et venaient m'envahir.
- Merci Jasper, murmura-t-elle enfin timidement contre mon torse.
- Ne me remercie pas trésor, tout le plaisir était pour moi, sans jeu de mots ! plaisantai-je le cœur léger et le corps comblé.
Elle rit. Et là encore je la trouvai magnifique.
- Je ne crois pas. J'espère juste ne pas avoir été trop … maladroite, dit-elle en rougissant
- Jamais je n'ai pris autant de plaisir avec une caresse si « basique » si tu me permets l'expression. Jamais je n'ai pris autant de plaisir à en donner à une femme. Tu as été parfaite Bella, la rassurai-je avant de déposer un chaste baiser sur ses lèvres de satin.
- Tu n'étais pas mal non plus me taquina-t-elle
- Merci, j'essayerai de faire mieux la prochaine fois, lui confiai-je alors que je sentais son désir renaitre à mes paroles pleines de promesses.
Après de longues minutes passées à nous embrasser langoureusement et à nous nettoyer mutuellement de toutes traces de nos ébats nous regagnâmes sa chambre avec pour seul atour, un drap de bain.
Epuisée par sa journée riche en émotion ma belle petite humaine se glissa sous les draps sans même prendre la peine d'enfiler un quelconque vêtement de nuit et m'invita à la rejoindre. Ravi de voir qu'elle non plus ne souhaitait pas que nous nous séparions, je me glissai sous la couette épaisse et chaude et me débarrassais du carré d'éponge noué autour de ma taille. Elle fit de même ré-attisant ma soif de son corps.
Mais je devais me tenir correctement, me comporter en gentleman, elle avait vraiment besoin de sommeil.
Sa tête vint se poser sur mon torse, sa main là où mon cœur aurait dû battre, un de mes bras passa autour de sa taille la maintenant fermement contre moi.
C'est dans cette position qu'elle glissa progressivement vers le sommeil, et que nous passâmes le reste de notre première nuit. Ensemble.
Et voilou c'est tout pour aujourd'hui!
Alors ce petit morceau? Vous avez aimé? Détesté?
Je veux tout savoir...alors juste un ti mot pour me dire que vous avez lu et je serai la plus heureuse des auteures
Je ne vous dis pas à bientôt pour ne pas vous faire de fausses joies mais je ne vous oublie pas et fais au mieux
Bises
Elo
