Remerciements pour "anonymes":
Noleme: Tu sauras bientôt ce qui concerne James. Moi-même je ne sais pas où il est exactement. Il y aura un chapitre qui montrera la réaction d'Edward à propos du viol de Bella. C'est vrai que c'est la première fois que tu me laisses une review mais il n'est jamais tard pour m'en laisser. Merci!
Bella22: Je suis ravie que tu ais lu d'une traite ma fic. J'espère que tu trouveras les idées des chapitres qui suivront tout aussi bien. Bises. Merci d'avoir laissé une review.
Chapitre 15
Le lendemain se passa tranquillement. Ce samedi fut juste animé par les blagues de mauvais goût d'Emmett vis-à-vis de Bella et Edward. En effet, ma meilleure amie avait passé l'après midi avec Edward dans sa chambre. Ainsi Emmett s'était imaginé des trucs que lui seul a pensé. De mon côté, j'ai passé ma journée à regarder la télé avec Esmé ou à l'aider à cuisiner. En fait, il s'agit de notre petit rituel du samedi. De plus, c'est notre façon de passer un moment entre filles tranquillement.
En effet, ça énerve Emmett ce rituel donc il passe ses week-ends soit avec Rose, soit à taquiner Bella et Edward depuis le nouvel an, c'est-à-dire depuis qu'ils sont officiellement en couple.
En ce qui concerne Carlisle, il restait les samedis travailler à l'hôpital.
En fin d'après-midi, après le dîner, Carlisle,Esmé, Emmett, Edward et moi étions devant le journal TV. Carlisle était rentré plus tôt aujourd'hui.
Au programme, il y avait une personne arrêtée pour viol sur une jeune fille de 16 ans à Memphis. Je commençais à me rappeler un mauvais souvenir. Non! N'y pense pas! J'essayais d'écouter cette petite voix qui me disait d'arrêter d'y penser mais c'était trop récent pour que je puisse y oublier. En plus, ça s'était produit dans la même ville.
Plongée dans ces sombres pensées, je n'avais pas entendu le reste du programme et quand je revins à moi un reportage sur ce viol était diffusé à l'écran.
« Nous sommes en ce moment à Memphis sur le lieu où a été produit le viol. » commença le journaliste. « La famille n'a pas voulu être filmée mais a répondu à nos questions avant ce reportage. Les parents nous ont dit que le violeur, Jacob Black, était le petit ami de leur fille depuis moins d'un mois. Ils avaient remarqué que le garçon n'avait pas de bonnes fréquentations et était ainsi de mauvaise fréquentation pour leur fille. Leur fille ne les aurait pas écoutés et aurait continué en cachette à voir ce garçon âgé de 17 ans. Selon la police, ce garçon ne leur serait pas inconnu. En effet, il a déjà été arrêté pour viol mais cette fois sur des filles qui avaient le même âge que lui. »
A partir de ce moment, je repartis à la dérive de mes souvenirs.
Flash Back:
Je l'attendais devant sa maison parce que c'était ce qu'il m'avait ordonné. Je l'aimé éperdument donc je lui avais obéi.
Quand il arriva enfin, il avait 15 minutes de retard. C'était la première fois que ça lui arrivait mais ça ne m'avait pas plus interloquée. En fait il m'avait embrassée comme il en avait l'habitude donc ça m'avait fait oublier son retard.
Il me fit entrer dans sa maison mais quand je dis « sa maison » c'est parce que c'était vraiment la sienne puisqu'il vivait vraiment seul, sans parents, car il m'avait dit qu'ils étaient morts dans un accident de voiture. C'était surement sa façon d'amadouer sa victime.
Enfin passons!
Donc tout cela pour dire que j'étais entrée dans sa maison, puis il m'avait littéralement poussée dans les escaliers pour en faire de même pour que j'aille dans sa chambre. Cependant, tout en me poussant, il avait placé une main devant mes yeux donc je ne pouvais pas voir ce qui m'attendait comme torture.
Mais je lui faisait confiance, malgré sa brutalité du moment, je n'avais pas peur. Je ne sais pas pourquoi j'avais interprété son comportement comme s'il était stressé et qu'il m'avait préparée une surprise. Pour ce qui était de la surprise, je ne m'étais pas totalement trompée, seulement je m'attendais à un autre type de surprise. Je m'égare là!
Il m'avait approchée de son lit puis m'y avait allongée. Je m'étais laissée faire comme une c***e.
Pourtant je commençais à être effrayée par ce qu'il me faisait. Je ne comprenais pas pourquoi il m'attachait les poignets et les chevilles et pourquoi il m'avait bâillonnée. Je sais que j'ai été stupide mais à l'époque j'avais confiance en lui.
Ensuite, ce qui devait arriver arriva.
La même chose qu'à cette fille.
J'avais porté plainte peu de temps après car j'avais croisé une fille qui avait eu affaire à lui. Je m'étais sentie moins seule et ça m'avais ,et à elle aussi, donné la force de le dénoncer à la police.
C'est donc nous les filles en question dans ce reportage. Ça faisait maintenant 10 mois que le... viol s'était produit.
Fin Flash Back.
Un frisson m'échappa. Je revoyais que trop bien ce qu'il m'avait fait. Je le revivais. J'avais l'impression qu'il me touchait en cet instant même et qu'il me blessait sauvagement. Je fermais les yeux inconsciemment. Je n'aurais pas du le faire car je revoyais dans les moindres détails son regard quand il m'avait pénétrée puis insérée des objets. Je réentendais ce qu'il m'avait dit, menaçant: « je te tue si tu oses me dénoncer! ».
- Sofia?
Je sursautais en rouvrant les yeux et m'enfuyais dans ma chambre. Mais je n'eus pas le temps d'atteindre les escaliers car deux bras m'entourèrent fermement pour ne plus que je bouge.
- Sofia! Fit une voix grave. Calme-toi! Tu m'entends? Calme-toi!
Mais je ne pouvais pas me calmer, c'était beaucoup trop dur pour moi. Ce reportage m'avait fait me rappeler mes démons que je pensais avoir laissés derrière moi.
Alors je me débattais même si je savais que c'était en vain.
Je ne voulais pas en parler à qui que ce soit. Je ne pouvais pas.
Je criai:
- Lâche-moi! Non! Pitié! Laisse-moi! Je pensais que c'était Jacob, mon violeur.
- Calme-toi, Sofia. C'est moi,...Emmett.
- Non! Tu me mens comme tu l'as toujours fait avec moi! continuai-je en me débattant et en délirant.
Soudain, je sentis quelque chose se planter dans mon bras. C'est quoi? Une piqûre?
Je me détendis immédiatement, sans contrôler moi-même mon corps. Un tranquillisant?
Je me laissais aller dans les bras de la personne qui me tenait toujours aussi fermement mais sans me faire mal . Et j'entendis:
- Montes-la dans sa chambre. Je vais veiller sur elle.
- Non, je m'en charge. Vous avez bien vu, elle a pris Emmett pour quelqu'un d'autre qui devait sûrement avoir sa force. Je crois que le mieux serait qu'une femme s'occupe d'elle, donc moi. S'opposa calmement une voix de femme. Esmé?
- Bon alors Emmett tu la montes dans sa chambre et Esmé tu veilles sur elle. Tiens-nous au courant quand elle ira mieux.
Je n'entendis rien d'autre, par contre je sentis que l'on gravissait les escaliers. Puis on me déposa sur quelque chose de moelleux, qui devait être mon lit si j'avais bien compris ce qui s'était dit plus tôt.
Quelqu'un s'assit à mes côtés et caressa mes cheveux.
Ce geste me détendis un peu car ce ne pouvait être qu'Esmé cette façon de me les caresser. Ses caresses étaient tendres. Comme une mère. Pas du tout ce que pouvait me faire Jacob.
Après m'être complétement calmée, avec l'aide de la piqûre et de la tendresse d'Esmé, petit à petit j'ouvris les yeux. Quand mes yeux furent complétement ouverts, je vis le visage d'Esmé au dessus de moi qui me souriait.
- Ça va mieux ma chérie? S'enquit-elle.
- Désolée. M'excusai-je pour ce qui venait de se passer.
- Pourquoi? Nous n'avons rien à t'excuser. Tu n'as rien fait. Me contredit-elle doucement.
- Si. Je suis désolée pour m'être comportée comme je viens de le faire. Persistai-je mais en baissant la tête de gêne.
- Tu veux m'expliquer?
- …
- Ça a un lien avec ce qui se diffusait à la télévision?
Je hochais la tête.
- Tu sais que si tu as besoin d'en parler je serais là pour t'écouter, d'accord?
- D'accord.
Un silence s'installa mais je le rompis:
- Merci Esmé.
- C'est normal que je me comporte avec toi de cette façon. C'est ce que font les mères avec leurs enfants. Elles sont là pour les protéger, les consoler et même les disputer quand ils font des bêtises. Je ris au dernier point car ça me faisait penser aux bêtises de mes frères de cœur qui sont pires que des gamins parfois. Elle se joignit à mon rire puis continua: Tu sais que je te considère comme ma fille donc c'est tout à fait normal que je m'inquiète pour toi et veuille te protéger.
- Merci quand même. Je l'embrassai sur la joue. Et elle me prit dans ses bras réconfortants.
- On descend? Me proposa-t-elle.
- Oui.
Quand les garçons nous entendirent arriver au salon, ils nous firent une place sur le canapé couleur crème. Ainsi je me trouvais entre Esmé à ma gauche et Emmett à ma droite sur le canapé crème, Edward et Carlisle s'étaient assis sur le canapé noir qui tourne le dos à la porte d'entrée.
Tous me regardaient attendant sûrement que je prenne la parole et que j'explique mon comportement.
Cependant, je ne me sentais pas prête à leur donner des explications, surtout que je n'avais pas pu le faire avec Esmé.
Ce fut Carlisle qui rompit le silence:
-Sofia. Peux-tu nous expliquer ce qu'il vient de se passer, s'il te plaît?
Je secouais la tête négativement en la gardant baissée.
- Tu n'es pas obligée ma chérie. Me rassura Esmé.
- Nous ne t'en voulons pas. Quand tu t'en sentiras prête tu le feras mais nous ne te forcerons pas. Affirma Carlisle.
Je le remerciai d'un hochement de tête.
Il se faisait tard, j'entrepris de me lever et de leur souhaiter une bonne nuit, puis je montais dans ma chambre.
Après avoir pris une bonne douche bien chaude, je m'engouffrais dessous la couette, relaxée. L'eau chaude avait toujours était relaxante pour moi après des moments durs.
Je m'endormis rapidement.
- Ahhhhh! Non... Non!... Non! Criai-je en me débattant dans mon sommeil.
Des bras puissants me serrèrent alors je me débattis encore plus et en criant de plus en plus fort.
D'autres bras, plus tendres, me serrèrent moins fort. C'est ce qui m'apaisa. Petit à petit, les bras puissants me lâchèrent. Mais je me trouvais toujours dans des bras.
- Sofia? Ma chérie, ce n'est qu'un cauchemar. Tout va bien.
J'ouvris les yeux et vis Esmé. C'était elle qui venait de parler. Je me blottis dans ses bras.
Au bout de quelques minutes, je desserrais mon étreinte.
- Ne pleurs pas ma chérie. Fit Esmé, en me séchant les yeux. Chut... Calme-toi. Nous sommes là. Tu es en sécurité. Ajouta-t-elle en plongeant son regard dans le mien.
- Mmh...approuvai-je.
- Ça mieux ma p'tite marmotte? Fit Emmett en essayant d'alléger l'atmosphère.
- Désolée.
- Pourquoi? S'étonna-t-il.
- Pour m'être débattue...Je t'ai pris pour quelqu'un d'autre.
Suite à cette révélation je me rendis compte que j'en avais trop dit.
- Sofia? Est-ce que quelqu'un t'as fait du mal? Aurait-il la même force que moi? Voulut-il savoir.
- Euh...
- Dis-le moi,s'il te plaît. Nous avons besoin de savoir et surtout moi pour que je sache comment faire avec toi pour ne pas que tu fasses une crise comme tout à l'heure.
- Oui. Lâchai-je.
- Oui quoi? Oui pour ma force? Oui car quelqu'un t'as fait du mal?
- Pour les deux. Avouai-je en baissant la tête et le regard par la même occasion pour ne pas qu'ils perçoivent la douleur dans mes yeux.
Mais Emmett ne se laissa pas embobiner, comme s'il savait pourquoi je le faisais et qu'il avait déjà eu affaire à cette situation. Il me releva la tête avec sa main mais je gardais toujours le regard baissé. Il ne faut absolument pas qu'il voie ma douleur.
- Regarde-moi dans les yeux, Sofia. Fit-il doucement.
Je relevais les yeux mais les fermais.
- Ouvre tes yeux, ma chérie. Emmett et moi avons vraiment besoin que tu nous expliques pour que l'on puisse te soutenir et mieux te comprendre. Intervint Esmé.
J'ouvris les yeux à contre cœur et dis très vite:
- jemesuisfaitvioléparmoncopain.
- Euh..Tu ne peux pas la refaire en moins vite, s'il te plaît sœurette? Fit Emmett.
- Nous ne te jugerons pas. Et si tu préfères, ce que tu diras restera entre nous trois. Proposa Esmé.
Je hochais la tête:
- Je préfèrerais. Merci.
- Vas-y. Nous t'écoutons. M'encouragea-t-elle.
- Alors ne m'interrompez pas, s'il vous plaît.
- OK. répondirent-ils ensemble.
- A l'époque, mes parents étaient toujours là. L'année dernière, en février plus précisément, mon petit ami m'avait donné rendez-vous chez lui. J'étais éperdument amoureuse de lui donc quand je l'ai vu arriver en retard, pour la première depuis que je sortais avec lui, je ne me suis pas posée de question. Même quand il a eu des gestes brutes. En effet, il m'a poussé dans les escaliers et dans sa chambre et pendant cela il m'avait couvert les yeux avec une de ses larges mains. J'ai été naïve car je pensais qu'il me réservait une surprise. Je fis une pause pour reprendre mon souffle et me calmer un peu car c'était dur pour moi d'en parler. J'expirais puis recommençai. Il m'a ligotée sur le lit et bâillonnée. J'ai commencé à prendre peur mais c'était trop tard. Il...J'ai..enduré ses tortures sans pouvoir me défendre, crier à l'aide ou même lui échapper. De toute façon, avec sa carrure je n'aurais pas pu m'échapper ou m'éloigner de lui trop loin car il était beaucoup plus grand que moi donc plus rapide. Il m'aurait rattrapée ou retrouvée.
A la fin de ma phrase, je m'effondrais en larmes. Esmé me serra dans ses bras réconfortants.
- Nous sommes là maintenant, p'tite sœur. Fit Emmett.
- C'est celui dont parlait le reportage quand je me suis débattue la première fois, Emmett.
- Celui qui a..euh...enfin tu vois...la fille de Memphis? Demanda Emmett, gêné.
- Oui. Soufflai-je.
- As-tu porté plainte? Demanda-t-il.
- Oui. lui répondis-je. Mais je n'étais pas seule ou sinon je n'aurais pas eu la force de le faire. Il m'avait menacée. Terminai-je pour moi-même mais vu son regard, le dernier mot ne leur avait pas échappés.
- Menacée?
- Oui Emmett. Mais il est en prison maintenant pour un bon bout de temps. Le rassurai-je.
- Tu es sûre que tu n'essaies pas de te convaincre que tu ne crains plus rien plutôt que nous?
- ...Je ne répondis pas à Emmett car en effet c'était le cas.
- Ne l'effraie pas Emmett. Réprimanda Esmé. Nous veillerons sur toi, Sofia. Ajouta-t-elle à mon attention. Rendors-toi ma chérie.
- Désolée de vous avoir réveillé.
- Ce n'est rien. Me rassura-t-elle.
Ils m'embrassèrent puis retournèrent se coucher.
Bon chapitre ou pas?
J'espère que ça tient debout et qu'il vous a plu.
Bises.
