Chapitre second

( POV Watson )

Le streap poker, c'est mon jeu préféré. Si bien que nous y avons joué toute la journée… En buvant du Whisky. Et la, je suis bien éméché. Holmes, malgré qu'il tienne beaucoup mieux l'alcool que moi a presque tout perdu. Objets comme vêtements. Il lui reste, en tout et pour tout, pour préserver l'honneur, un petit coussin callé entre ses jambes. Moi aussi j'ai perdu. Il me reste mon pantalon, mon caleçon et mon chapeau. C'est tout.

-Êtes-vous sur de vouloir continuer, Watson ?

Aucune once de peur ou d'appréhension dans cette question. Sherlock Holmes est a l'aise en toute circonstance. Moi, beaucoup moins. Mais vu l'état dans le quel je suis…

-Sur et certain, Sherlock… A vous de jouer.

-Bien, dans ce cas, brelan de dames.

Il étale ses cartes devant mes yeux.

-Ha ha haa ! Suite !

-Bravo John, j'avoue que vous m'avez écrabouillé.

-Par ici la monnaie.

Et la, je ne sais si c'est du à l'alcool, à la chaleur ambiante de la pièce ou à l'heure tardive, mais mon colocataire m'a fait un sourire charmeur avant de me lancer le dernier rempart à la pudeur et de prendre une pause que je qualifierai d'aguicheuse. Je laisse un instant mes yeux vagabonder sur son corps musculeux et presque imberbe. Magnifique. Il intercepte mon regard appréciateur et me murmure :

-Maintenant que je vous ai tout donné, il est peut-être temps d'aller nous coucher…

-Non, Sherlock, il vous reste encore quelque chose à perdre.

Il me regarde, étonné.

-La quelle ?

Je lui réponds tout en mélangeant les cartes.

-Un baiser.

Sa bouche s'entrouvre légèrement sous l'effet de la surprise. Mon cœur fait un bond quand je vois qu'il n'a l'air ni de vouloir me mettre son poing sur le nez, ni de se carapater dans sa chambre. Au contraire, je vois ses yeux briller.

-Allons-y, me dit-il.

Je regarde mes cartes et une douce chaleur envahi mes reins quand je me rends compte que j'ai quatre as.

-Carré d'as !

-Un deux et trois dames. Il semblerait que vous ayez gagné.

-Embrassez-moi.

Il pose délicatement ses cartes et se penche par-dessus notre tapis de jeux pour poser ses lèvres sur les miennes, une main dans ma nuque. Je me sens soudain électrocuté par une décharge d'adrénaline et, l'alcool aidant, je m'abandonne dans les bras de mon meilleur ami. J'ai même cru entendre

-Je vous aime, John…