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( POV Watson )
J'ouvre la porte. Toujours à demi nu. Je vois ses joues s'empourprer l'espace d'un instant. Je crois que la vision d'un Sherlock Holmes rougissant est la chose la plus érotique que j'ai jamais vue.
-Watson, vous sentez-vous bien ?
J'ignore sa question et envahi délibérément son espace personnel dans l'espoir de l'acculer au mur.
-Watson, que faites-vous ?
Il est coincé, je ne suis qu'a quelques centimètres de lui.
-Watson…
Plus que quelques millimètres, une épaisseur de lèvres…
Mon Dieu, que suis-je en train de faire ?
Je me redresse, complètement paniqué : je suis sobre à ce jour, impossible donc de mettre mon écart de conduite sur le compte de l'alcool. Il ne va plus jamais vouloir me parler… J'en mourrai s'il se désintéressait de moi !
-Watson ?
Où vais-je aller ? Je n'ai pas assez d'économies pour trouver un nouvel appartement. J'ai juste assez pour l'hôtel, et seulement quelques soirs…
-Watson !
Je ne survivrai jamais sans lui… Sans le violon à quatre heures du matin, les entrées fracassantes, les expériences douteuses, les joutes verbales, sa présence, son odeur… Je l'aime trop pour ça…
-WATSON !
Ca y est, c'est la fin… Je me retourner pour faire face à mon bourreau.
-Holmes ?
-Nom d'un chien, Watson, allez-vous finir ce que vous avez commencé et venir m'embrasser ou dois-je venir quémander mon baiser moi-même ?
-Je vous demande pardon ?
Je dois rêver, c'est impossible…
-Pour l'amour du ciel, embrassez-moi !
Je me rapproche de lui et m'empare de ses lèvres comme un affamé. Dieu qu'il est divin. Je tiens son visage en coupe et il articule entre quelques baisers
-Je propose (smack) Que nous (smack) Approfondissions (smack) Notre activité (smack) A l'abri (smack) Dans le salon (smack) John (smack)
Je réponds par l'affirmative et atterri dans ses bras lorsqu'il ouvre la porte du salon, juste derrière lui, sans prévenir. Il me renverse, toujours dans ses bras, et me murmure
-Je vous aime autant tendre que sauvage mon ami…
Puis il referme la porte d'un coup de pied et nous fait tous deux tombers sur le tapis devant la cheminée. Je me sens rougir : que faire à présent ?
-John, je propose de prendre les commandes pour cette fois, qu'en dites-vous ?
Nous somme décidément sur la même longueur d'ondes.
-J'allais vous le proposer, Sherlock.
Je ferme les yeux en sentant ses lèvres se promener dans mon cou puis descendre sur mes épaules. Il redessine mon torse, plutôt musclé par l'armée, avec sa langue et revient mordiller mes tétons. Suite à cette délicieuse torture, je ne peux retenir cris et gémissements. J'étouffe un hoquet de surprise en sentant son souffle sur ma virilité. Rien que l'idée même de me retrouver dans sa bouche me fait durcir instantanément. Mais Holmes reste Holmes quoi qu'il arrive et le voici en train d'embrasser l'intérieur de mes cuisses en délaissant mon désir vibrant littéralement de frustration.
-Holmes.
-Vous êtes effroyablement bandant, Watson, j'ai failli venir, tout à l'heure, suite à votre gémissement quand j'ai mordu vos mamelons.
Mais c'est pas vrai ! Il ne va tout de même pas me faire un cours d'anatomie dans un moment pareil ! Je suis tellement submergé par les émotions que je ne me suis même pas rendu compte qu'il nous a déshabillé tout les deux.
-Holmes !
-Vous ai-je dit que vous étiez encore plus beau que dans mes rêves ? Vous êtes à en damner un Saint, c'est mirifique…
-Holmes !
-Oui, mon… Amant ?
Je rougis mais murmure tout de même
-Pour l'amour de vous, Sherlock, sucez-moi !
Il s'exécute, les yeux brillant.
Il est doué. Très doué. Tellement doué que je ne distingue plus le rêve de la réalité. C'est au bord de l'explosion que je le supplie de cesser. J'en veux plus. Beaucoup plus. Tellement plus que je ne peux m'empêcher de bouger mon bassin tout contre le sien. Il gémit et, attentionné comme jamais, me murmure :
-Au risque de me répéter, John, en êtes-vous vraiment sur ?
-Vous voulez vraiment le savoir Sherlock ? Fort bien. Je vous veux en moi violement et profondément. Je veux que vous nous fassiez hurler de plaisir et que vous vous répandiez en moi en soupirant mon nom. Ai-je été assez clair ?
Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais, visiblement, j'ai été étonnant. Il me regarde, complètement abasourdi. C'est pas qu'un Holmes effaré me déplaise, mais je meurs d'envie de lui, moi !
-Bon, qui ne dit mot consent, et dans ce cas…
J'attrape sa main et commence à lui suçoter savamment deux doigts. Ma langue à tôt fait de le ramener sur terre car ses lèvres repartent à la découverte de mon corps et ce n'est qu'après plusieurs minutes qu'il retire doucement ses doigts de ma bouche pour se frayer un chemin suivant ma colonne vertébrale puis entre mes fesses jusqu'à mon anus. Mes yeux dans les siens, je sens une intrusion en moi. C'est douloureux et agréablement nouveau à la fois. L'agréable prend le pas sur la douleur lors de sa seconde intrusion. Je le sens alterner des mouvements plutôt coquins avec des gestes fait pour me détendre. Il me murmure soudainement d'une voix rauque :
-Faisons au moins douloureux, vous voir souffrir réellement me rend malade…
Je lui souris. Il est décidément très attentionné aujourd'hui. Il se couche sur le tapis et m'invite à m'agenouiller au dessus de sa virilité.
-Ainsi, me dit-il, vous décidez du rythme. Vous savez mieux que moi comment votre corps tolère une douleur moyenne. Quand vous serez prêt, dites-le.
Je m'exécute. C'est très douloureux mais je ne laisse rien paraître. Une fois assis sur lui dans tous les sens du terme et assez détendu pour pouvoir parler je lui soupire :
-Allez-y…
Il se redresse, faisant vibrer son sexe en moi. C'est très agréable, finalement. Il prend possession de mes lèvres et commence à bouger lentement. Chaque poussée fait monter mon plaisir graduellement. Il accélère légèrement, ne pénétrant encore plus profondément.
-HAAA !
-Votre prostate, John…
-Ho Seigneur… Encore !
Il frappe cette petite glande enfouie tout au fond de moi encore et encore, inlassablement. C'est au summum du plaisir, à une microseconde de l'explosion qu'il me murmure :
-Je vous aime, John.
Orgasme. Puissant, délicieux, incroyable. Magique.
Nous retombons, le souffle coupé, sur notre tapis. Instinctivement, je me blottis dans ses bras. Je murmure
-Moi aussi.
-Pardon ?
-Moi aussi, je vous aime, Holmes.
-Vous m'en voyez ravi.
