Ziva attendit que Tony soit profondément endormit pour quitter la chambre, elle n'avait dormit que deux heures et bientôt trois heures du matin sonneraient. Ils n'avaient plus beaucoup de temps et, cette fois, elle devait une explication à son partenaire. La culpabilité la rongeait depuis sa décision et elle décida de s'en servir pour avancer plutôt que d'écouter cette petite voix dans sa tête qui lui hurlait de rester. Cette voix avait d'ailleurs une étrange ressemblance avec celle d'Abby.
Elle se dirigea vers son bureau près de la fenêtre du salon, attrapa un stylo et du papier et commença à écrire.
Tony,
Je vais, encore une fois, déroger à une des règles de Gibbs et m'excuser. Je te demande pardon, je romp une de mes promesses et je sais que cela risque de te faire du mal, encore. Mais je voudrais que tu comprennes, et je sais que tu le feras. Parce que malgré tout ce que tu peux faire croire aux autres, Anthony DiNozzo est quelqu'un de sensible et qui se souci des autres.
Je pars parce que c'est le seul moyen d'arrêter cet homme et sauver Sarah et Kate. Elles ne méritent pas de se retrouver dans cette guerre familiale qui n'a que trop duré. Toi non plus tu ne méritais pas de te retrouver au milieu de tout ça et crois moi j'ai essayé de te tenir à l' écart. Mais, ces derniers mois ont été si différents pour moi, j'ai cru qu'une fois dans ma vie je pouvait me laisser aller à mes sentiments. Je me suis trompée visiblement.
Nous n'avons jamais parlé de notre relation, nous contentant de vivre l'instant présent et de profiter l'un de l'autre. Ce séjour à Paris a été magique. Mais puisque la vie semble s'acharner contre nous, alors je voudrais te remercier. Tu m'as sorti de l'enfer, tu m'as aidé à reprendre goût à la vie et à croire en elle. Tu te caches sous tes airs macho mais je sais qui tu es au fond et crois moi cela en vaut largement la peine. Je t'ai vu changer ces dernières années, et peut être au fond que l'épisode Jeanne a fait de toi l'homme que tu es aujourd'hui. Malgré toutes les souffrances engendrés par toute cette histoire. Je t'en pris reste tel que tu es.
Tu dois te demander ce qu'il me prend de parler ainsi, ce n'est pas la Ziva que tu connais. Et bien, comme tu as du le constater, moi aussi j'ai changé. Et pour la première fois depuis longtemps, je me sens moi-même. Je peux être aussi froide qu'un iceberg et aussi brulante qu'un volcan, tu l'as dit toi-même.
Je m'étais jurée d'attendre une déclaration enflammée du grand Italien que tu es. Mais compte tenu des circonstances, je vais déroger à la règle.
Voilà longtemps que mes sentiments pour toi sont profonds, je t'aime Tony.
Pardonne-moi.
Ziva.
Elle plia la feuille et inscrivit le prénom de son amant sur le dessus. Inspirant profondément, elle se leva et posa sa lettre en évidence sur le bar de la cuisine. Au même moment, Ari sortait de la chambre d'ami suivit de près par Kate. Elle avait un air grave. Elle jouait incroyablement bien la comédie se dit soudain Ziva. Elle avait feint sa bonne humeur devant Tony.
Les deux anciens assassins du Mossad posèrent leur sac à dos dans l'entrée, Kate se tenait à l'écart les bras croisés autour de son torse. Ziva s'approcha de sa belle sœur et contre toute attente la prit dans ses bras.
« Il va t'en vouloir, il va être très en colère…il comprendra…plus tard. » Murmura-t-elle au creux de l'oreille de l'ancien agent du NCIS.
« Ne t'inquiète pas pour lui, je sais comment gérer Tony. » Fût tout ce que Kate pu dire.
« Je ferai tout pour te le ramener, je te le promet… » Acheva Ziva.
Elle s'était détachée avant que Caitlin ne puisse dire quoi que ce soit. Ari s'approcha alors, ils s'étaient tout dit, ils s'étaient fait leurs adieux. Il posa le dos de sa main sur la joue de sa femme en une caresse tendre et emplie d'amour. Puis il l'embrassa sur le front et fit demi-tour sans se retourner. Ziva ouvrit la porte et les deux anciens agents du Mossad disparurent. Kate soupira, essuya une larme et repartit dans la chambre, tout en sachant qu'elle ne dormirait plus.
Elle su qu'elle s'était endormie malgré tout lorsque Tony fit irruption dans sa chambre, la lettre de Ziva à la main.
« Je le savais ! » Hurla-t-il.
Kate s'assit sur son lit et jeta un coup d'œil au réveil. 7H du matin.
« Tony calme toi. »
Elle savait que rien n'y ferait et pourtant elle devait tenter de le résonner. Il était capable de partir à leur poursuite, il l'avait déjà fait.
Il s'arrêta la regardant soudain, les larmes dans ses yeux n'avaient pas disparues et le jeune homme comprit.
« Tu le savais n'est-ce pas ? Tu le savais et tu n'as rien dit ! Tu n'as rien fait ! Elle est parti se faire tuer ! ENCORE ! »
Il frappa violemment contre la porte du dressing, l'enfonçant presque totalement. Il jura et la douleur se propagea dans son bras. Il secoua la main se demandant s'il ne s'était pas cassé quelque chose. Il ne vit pas arriver la gifle monumentale de son ancienne partenaire.
« Ari aussi est parti se faire tuer ! Que voulais-tu que je fasse ? Eli David ne s'arrêtera pas, tu le sais comme moi ! Il sont les seuls à pouvoir encore faire quelque chose ! Et malgré tout ce que j'aurai pu dire ils ne m'auraient pas écouté ! J'ai une petite fille Tony et sa sécurité passe avant tout. Ari le savait, et Ziva a prit sa décision seule. Nous savions déjà qu'Ari partirait en arrivant chez vous ! »
Les larmes trop longtemps contenue se déversèrent malgré elle et Tony vit une autre Kate. Une femme paniquée à l'idée de perdre l'homme de sa vie et il s'en voulu aussitôt. Il s'approcha et la prit dans ses bras. Il ne l'avait jamais vu ainsi mais elle les avait quitté si longtemps auparavant. Et devenir mère changeait une femme.
Il se détacha de la jeune femme et, de sa main encore valide, attrapa le téléphone qui tronait sur la table de chevet.
« Si je le pouvais je le tuerais moi-même. Je hais cette homme… »
Il composa un numéro, Kate le regardait incrédule sachant pertinemment que Tony parlait du directeur du Mossad.
« …McGee déjà debout tant mieux. Je veux que tu me trouve le vol prit par Ziva et Ari pour Tel Aviv ! »
« Tony mais… »
« Tout de suite Tim ! »
Le jeune agent sursauta lorsqu'il entendit son prénom et se précipita sur son ordinateur. Quelque chose de grave avait du se passer, Tony ne l'appelait jamais par son prénom.
« Pas de Ziva David, ni de James Mackensie sur aucun vol depuis Washington ou New-York… »
Tony expira longuement, il allait peut être pouvoir les rattraper.
« …attends, j'ai Lisa et Tommy Dinardo en vol en ce moment même de New-York à Tel Aviv. Tony que se passe-t-il ? »
« Rejoins nous chez Ducky. »
Et l'italien raccrocha.
Le téléphone de Ziva étant parfaitement sécurisé, Tony ne se soucia pas des conséquences de son appel. Il se retourna vers Kate.
« Habille toi, nous partons. »
Il se retourna la laissant seule. Kate venait de voir un tout nouveau Tony et comprit soudain qu'elle voyait le vrai Tony à l'œuvre, celui qu'il ne laissait que rarement apparaître.
Trentes minutes plus tard, ils sonnaient chez le médecin légiste, après s'être assuré de ne pas avoir été suivit. C'est un Gibbs anxieux qui leur ouvrit la porte, il ne paru pas surprit de voir Kate entrer suivit rapidement par un Tony visiblement angoissé et nerveux.
« Kate ! »
Abby venait d'apparaître et de sauter au cou de son amie.
« Contente de te voir Abby, Ducky tu as l'air en forme. Tony montre ta main à notre cher docteur. »
L'italien secoua la tête mais l'œil réprobateur de Gibbs le fit changer d'avis. Timothy allait parler lorsqu'une minuscule tornade brune fit irruption dans la pièce.
« Maman ! »
« Mon cœur, tu vas bien ? »
Kate s'agenouilla et prit sa fille dans ses bras, la serrant contre son cœur. L'enfant rendit son étreinte à sa mère et hocha la tête lorsqu'elle s se détachèrent l'une de l'autre.
« Où sont papa et tante Ziva ? » demanda alors la petite .
« Partis en voyage mon cœur, peux-tu aller voir si oncle Tony et Ducky ont besoin d'aide ? »
La fillette hocha la tête et disparu du salon. Kate se leva et se retourna vers Gibbs.
« Kate ? » Demanda Abby d'une toute petite voix et plus inquiète que jamais.
« Ils sont parti pour Tel Aviv comme McGee a du vous le dire. Il vont mettre un terme à toute cette histoire. »
Elle ferma les yeux et se laissa faire lorsqu'Abby la prit dans ses bras.
Merci encore pour vos reviews et voilà déjà la suite, je me suis sentie inspirée hier soir. Je m'excuse à nouveau pour les quelques fautes qui restent.
A bientôt,
Et ne m'en voulez pas après ce chapitre lol
