Cette fois, nous sommes du côté de Tsuyoshi et Aya.

CHAPITRE 2 : Une vie injuste

Tsuyoshi, vivait toujours chez sa mère avec sa petite sœur Aono, qui elle, venait de rentrer au lycée. Le jeune homme timide à lunettes téléphonait tous les jours Aya, la femme de sa vie. Ils ne pouvaient pas se fixer de rendez-vous, juste se parler au téléphone. La raison était que les parents de Aya n'acceptaient pas cette relation. Le jeune couple persévérait, faisait tout ce qu'il pouvait afin de convaincre ces adultes, qui eux, étaient de vraies têtes de mule. Quand ils avaient quelque chose en tête, ils ne pouvaient plus se la retirer.

Un jour, Aono ne pouvait plus supporter de voir cette relation immobile, sans progression. Elle décida d'aider son frère et ce, par tous les moyens.

« Onii-chan ! Quand est-ce que tu vas enfin devenir un homme et arrêter de jouer aux fillettes ?

- Aono, qu'est-ce que tu veux dire par là ?

- Ben, qu'il faut que tu te décides à bouger ! Va chez Aya Onee-chan et prouve à ses parents que tu es le seul homme qui a réussi à capturer son cœur, et inverse !

- Mais ils ne voudront jamais l'accepter, même si je leur disais que je serais prêt à mourir pour elle !

- C'est bien toi, ça ! Abandonner avant même d'essayer… Tu me déçois beaucoup, Onii-chan ! Bon moi, je vais continuer de lire mon bouquin dans ma chambre…

En attendant, ne reste surtout pas les bras croisés ! Prouve à Aya Onee-chan que tu l'aimes énormément ! »

De douces larmes coulèrent lentement sur les joues de Tsuyoshi. Des larmes d'un léger goût amer.

Il se disait :

Mais si... Si ses parents ne veulent pas de moi, c'est que je ne suis pas assez bien pour Aya…

Une autre voix retentissait dans son esprit :

Idiot ! Ce ne sont pas les sentiments de ces adultes qui comptent, mais ceux de Aya, ta bien-aimée ! Et elle t'aime, n'oublie jamais ça !

Ce fut alors que Tsuyoshi frappa brusquement sa tête contre le mur, il cherchait divers moyens de se punir d'être aussi bête et aussi naïf… Comment se faire pardonner d'être aussi lâche ? Il se rendait compte que dans sa façon de parler se dégageait un sentiment d'égoïsme, de protection de soi.

Oui. Il voulait éviter d'avoir des soucis avec les parents difficiles et très stricts d'Aya. Il fixa l'horloge un instant. C'en était trop. Le temps passait trop lentement pour Tsuyoshi. Il voulait revoir le sourire de sa petite amie le plus vite possible.

Il courait, courait. La demeure de Aya était à environ 3 kilomètres à pied.

Il était essoufflé, mais ne prêtait pas attention à ce « détail ». Lui qui était bien trop égoïste jusque là. Lui qui avant tombait amoureux de toutes les filles qui lui offraient des chocolats ou autres petites babioles…

Mais c'était fini. Tsuyoshi avait finalement pris la décision de… « Changer ». Il voulait tout faire pour protéger Aya, la rendre heureuse, la faire sourire…

Son sourire… Maintenant c'est tout ce qui importe…

Le jeune homme à lunettes parvint enfin à se tenir devant la porte. Une porte qui pour lui, était comme un mur qui séparait le couple. Au début, il transpira légèrement. Les larmes étaient sur le point d'arriver, mais pas question de faire demi-tour.

Il faut juste... que j'ouvre cette porte.

Il l'ouvrit.

Il y eut un grand silence durant à peu près 2 minutes.

Il voyait Aya, qui se tenait debout, une photo de Tsuyoshi à la main, et les larmes qui inondaient celle-ci. La jeune fille n'avait pas encore aperçu celui qui comptait le plus pour elle, celui qui faisait trembler joyeusement son cœur, celui qui la faisait rire… Elle se disait que tout était fini, tout…

On croyait que rien ne pouvait nous arrêter, mais le destin en avait décidé autrement…Oui, le destin, ce maudit destin…

Tsuyoshi n'osait pas prononcer un seul mot. Mais il n'avait plus peur, il avait décidé de faire un pas en avant.

« A… Aya-chan ?

- Oh non, ce n'est pas vrai, voilà que… snif… je me mets à… à avoir des hallucinations…

- Non, Aya-chan… c'est…c'est moi ! Tsuyoshi ! »

C'était une chance, les parents n'avaient pas l'air d'être à la maison. Ils pouvaient se parler sans craindre qu'ils interviennent violemment.

« Tsu…Tsuyoshi-kun ? Est-ce… réellement toi ?

- Comme tu le vois. J'ai eu tort de me comporter comme un crétin, je le regrette, j'ai décidé de changer… pour toi, pour notre amour !

- Tsuyoshi-kun, ce n'est pas la peine, je t'aime tel que tu es, et je t'aimerai toujours !

- Si tu veux, tu peux venir vivre chez moi ! Ainsi tes parents ne nous arrêteront plus !

- Même s'ils essayent, ils ne réussiront jamais ! Et puis, je me fiche de leur cas, emmène-moi ! »

Au même moment, la porte claqua. Qu'est-ce que cela voulait dire, la question ne se posait pas. La chance tourna.

Encore un obstacle à franchir…