Du côté de Sana et Akito. ( surtout d'Akito cette fois )
CHAPITRE 5 : Un bonheur chamboulé
Pff, décidément, tout ce que j'entreprends ne se déroule pas comme je le veux…
Akito avait pour but de devenir professeur de karaté, mais manque de chance, apparemment, il n'avait pas le tempérament pour exercer ce métier, d'après son ancien professeur.
Ce n'était pas vraiment son rêve d'apprendre aux plus jeunes ce sport, mais disons que c'était plutôt son dernier espoir de mener son avenir à bien. Mais, une fois de plus, c'était raté.
Comme d'habitude, en fait…
Le jeune homme était un tout petit jaloux de Sana, elle qui était toujours si active, si énergique et surtout… si souriante… Elle avait un boulot en or, qui lui plaisait, et qui lui rapportait ! De plus, il n'acceptait toujours pas le fait qu'elle traîne toujours avec Naozumi, même si celui-ci n'était qu'un ami. Rien de plus.
Oui, rien de plus…
Akito, pour se consoler de tous ces évènements, se remémorait plusieurs souvenirs qu'il a partagés avec sa compagne. Des bons, mais aussi des mauvais. Mais il se disait que c'était surtout grâce à ces « mauvais » moments du passé que le couple avait fini par se former.
Malheureusement, chaque jour, Akito avait des pensées négatives, comme par exemple Naozumi qui avouerait à nouveau ses sentiments pour Sana, et que celle-ci changerait d'avis et sortirait avec celui-ci. Il en faisait également de douloureux cauchemars, tellement ces pensées le tourmentaient. Même s'il savait qu'il devait faire confiance à sa femme, même s'il savait que ceci était primordial dans une vie de couple, il ne pouvait s'empêcher d'être inquiet.
Est-ce qu'elle me quittera aujourd'hui ? Est-ce qu'elle me quittera demain ? Ou alors est-ce qu'elle m'a déjà quittée… il y a longtemps ?
« Faut absolument que je cesse de délirer, moi. J'ai l'impression que je deviens fou à penser tout ça. »
Akito avait donc décidé de se changer les idées en se promenant dans la vaste forêt de la ville, là où il pensait être tranquille. Juste après que celui-ci était parti, Sana rentra à la maison, épuisée après cette journée assez éprouvante. Elle espérait inconsciemment que son mari puisse la masser ou la réconforter, même après leur petite dispute matinale.
Mais, il n'était pas là. Akito n'était pas là. Un grand vide s'installa dans la tête de Sana. Elle décida de l'attendre. Pourtant, il était tard. Pourquoi n'était-il pas encore là ?
Je t'attends…J'espère… que tu n'es pas fâché…
Les yeux de Sana flanchèrent vivement vers le bas. Qu'est-ce qu'elle s'ennuyait sans son Akito. Son Akito toujours grincheux, mais au fond si gentil et si adorable…
Du côté de celui-ci, il marchait toujours en réfléchissant à diverses choses. Mais au fond, c'étaient toujours les mêmes choses.
Tout à coup, il fit une rencontre bouleversante… Une fille qui pleurait au bord du lac… Qui cela pouvait-il bien être ? Akito la connaissait.
Non, ce n'est pas possible, elle… elle est revenue ?
…
Il prit la soudaine décision de l'ignorer. Pourquoi ? Qui était-elle ? En tout cas, cette jeune fille n'ignorait pas du tout Akito, bien au contraire.
« Hé Akito, ça faisait longtemps ! Comment tu vas ?
- Fuuka… Tu n'étais pas sensée être à Osaka ? »
Fuuka… C'était la meilleure amie de Sana ( mentionnée au chapitre 1 ), qui était sortie pendant un moment avec Akito. Il se trouvait qu'après être sortie du lycée, Fuuka avait décidé de retourner dans sa ville d'origine y faire sa vie, Osaka. Mais pour quelle raison était-elle revenue ? Et d'ailleurs, elle pleurait…
« Tu n'es pas content que je sois de retour ?
- Si au contraire, je me demandais juste… pourquoi tu l'étais.
- Oh ça c'est une longue histoire… Serais-je capable de te la raconter ?, fit-elle d'un sourire mélancolique.
- En tout cas, ce n'est pas pour nous annoncer une bonne nouvelle, à ce que je vois… Qu'est-ce qui se passe ?
- Eh bien, vois-tu… Mon petit-ami m'a plaqué. Je l'aimais tellement, je pensais qu'on pouvait lui faire confiance…J'avais tort, il s'est bien moqué de moi, le… !
- Calme-toi, ça ne va rien arranger de réagir de cette manière…Même si je sais que cela est plus facile à dire qu'à faire… »
Après ce petit dialogue, Akito pensa tout de suite à sa situation de couple. Même si tout cela n'était que le fruit de son imagination, il était en quelque sorte comme Fuuka.
« Et comment va Sana, ta femme, maintenant ? Ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue non plus !
- Euh, elle va… elle va bien.
- C'est tout ce que tu me trouves à dire ? Ah là là… »
Fuuka ne pouvait plus résister. Elle ne cessait de penser à son horrible petit-ami, lui qui lui avait fait gobé tant de mensonges pendant tant d'années…Trois années…Elle pleura toutes les larmes de son corps, se jetant ensuite dans les bras d'Akito, qui lui caressa instinctivement ses cheveux mi-longs, afin de la réconforter comme il pouvait.
Fuuka trébucha accidentellement, mettant Akito à terre et la jeune fille affalée sur celui-ci. Leurs visages se rapprochèrent…
…
Sana n'en pouvait plus. Elle pensait du fond de son cœur qu'il était arrivé quelque chose à Akito. Quelque chose, comme… le fait qu'il soit attaqué par une bande de jeunes qui se rebellaient, par exemple. Elle décida de l'appeler.
Monsieur Hayama Akito n'est pas joignable pour le moment… Veuillez laisser un message après le…
« Non, non, NON ! Réponds, mais réponds, mince ! Je t'en supplie ! »
Monsieur Hayama Akito n'est pas joignable pour le mo…
« NOOOOON ! Je veux te voir ! Je veux entendre ta voix ! Je veux t'embrasser ! Je veux…Je te veux ! »
Monsieur Hayama Aki…
« AAAAAAAAAAAAAAAAAHHH ! »
Sana balança son portable par la fenêtre, toute émotion s'en allant brusquement de son regard. Qu'est-ce qui lui était arrivé ? Où il était ? Toutes ces questions la torturèrent. C'était la première fois qu'elle agissait de cette manière. La première fois qu'elle s'inquiétait autant pour son mari… Alors que si ça se trouvait, il était en train de s'amuser ailleurs…
Lui, s'amuser ? Impossible…
Mais alors…
Sana se dirigea en courant le plus rapidement possible vers l'endroit préféré d'Akito, le bord de lac dans la forêt de la ville.
Et que voyait-elle, la question ne se posait pas…
Cette scène me fait rappeler les souvenirs douloureux du passé…
