Chapitre 3 : La rencontre avec Akito.

Ce matin Akiho fut la première à se lever. Elle devait se préparer physiquement mais surtout mentalement à revoir Akito.
- Déjà debout et réveillée, c'est un miracle, informa le chat.
- Tu vas déjà voir Akito, demanda Tohru en regardant son amie qui avait l'air triste.
- Plutôt je l'aurais vu, plutôt je serai libre. Car après ce que vous m'avez dit ce n'est pas un enfant de cœur.
- ne vous inquiétez pas, je vais avec elle, informa Shigure, je ne vais pas la lâcher d'un pouce.
- c'est bien ça qui est le plus inquiétant, exprime Kyo en sortant de la cuisine avec une bouteille de lait à la main.

Mais ce n'est qu'après le repas du midi, que l'ainé des Soma et la jeune femme prirent la direction de la grade demeure familiale. Sur le chemin, personne ne parlait. Shigure savait ce qu'il en coûtait à Akiho, d'aller voir Akito.
- Je suis sûr que tout va bien se passer.
Akiho ne le regarda même pas, elle avançait sur la route tel un automate. Devant la grande porte d'entrée, une folle envie de faire demi-tour la prit, mais le bruit d'une voix familière l'aida à rentrer dans le territoire du grand méchant loup.
- Bonjour, y avait longtemps, dit un homme très efféminé en la prenant dans ces bras.
- Bonjour Ritsu. Tu as raison, ça fait longtemps. Comment va mon petit singe adoré ?
- le petit singe va bien. Je suppose que tu viens voir Akito. Fais très attention à toi, il est de très mauvaise humeur.
- Ce n'est pas mon jour de chance aujourd'hui, c'est toujours sur moi que ça tombe, je vais m'en prendre plein la poire. D'un coté, il est toujours de mauvaise humeur, conclut Akiho en déposant un baiser sur la joue du jeune homme.
Elle continua d'avancer à reculons en direction de la maison d'Akito, Shigure lui tenait la main pour éviter toute fuite. Près de la bâtisse du chef, il lui lâcha la main, pour éviter que celui-ci les voie ainsi et qu'il décide de les punir pour un quiproquo.
- bonjour, rentres, chère Akito, je t'attendais. Toujours aussi ponctuelle. Par contre, toi, tu restes dehors mon cher Shigure.
Ce dernier allait répliquer, mais Akiho l'en empêcha en rentrant et en fermant vite fait la porte de la demeure. Elle s'inclina devant Akito et s'adressa à lui s'en se relever.
- Bonjour à vous aussi, Comment allez-vous, après tout ce temps ?
- Pourquoi tant de cérémoniel, relèves toi, près tout, tu es ma tendre petite sœur ?
- Je sais, mais on ne sait jamais avec toi, comment nous comporter. Et je croyais que l'on ne devait jamais dévoiler nos secrets respectifs. Si non, rien ne va aller. Oublions les sœurs, ajouta Akiho avec défi en relevant la tête pour regarder le chef de famille droit dans les yeux.
- Toujours aussi mauvais caractère.
- Je te retourne le compliment, ma tendre sœur.
Akito se leva du siège où elle venait juste de s'asseoir et s'approcha d'elle rapidement pour la gifler.
- Je suis le Chef, tu me dois respect, ne l'oublie jamais.
- Et toi, n'oublies jamais qui je suis aussi, cracha-t-elle en regardant Akito droit dans les yeux. Entre nous deux, c'est toi la moins maudite, ne l'oublie jamais.
Au même moment Hatori rentra dans la pièce
- Bonjour, je viens pour ta consultation Akito, déclara-t-il en se plaçant entre les deux femmes.
- Plus tard, je parle d'abord à ma sœur.
- Bonjour Hatori, ça fait plaisir de te revoir en pleine forme.
- C'est pareil pour moi, avoua le médecin avec un grand sourire.
- Avant que tu partes, j'ai un point à éclaircir avec toi, petite sœur.
- Quel point noir rempli ton cœur ?
- Je veux parler avec toi du fait que Hatori n'a pas réussit à effacer la mémoire de tout le monde sur toi, après ton départ.
- C'est comme ça et puis voilà. Ce n'est pas grave, dit Akiho en levant les épaules et en regardant le plafond avec émerveillement.
- Si c'est grave. Tu n'es qu'une petite misérable, insouciante…
-Quoi, tu ne vas pas me dire, coupa-t-elle en regardant de nouveau sa grande sœur, que tu as peur pour ton lien de malheur avec les maudits diminue. N'oublie pas que je suis comme toi, je suis liée à eux même s'ils ne savent pas pourquoi.

Les deux jeune femmes se fixaient en silence jusqu'à que la plus jeune des deux décide de reprendre la parole.

Et oui, grande sœur, je sais tout de toi, dit-t-elle en la défiant une fois de plus avec ces yeux noirs.
Akito l'attrapa, la plaqua sur le sol la roulant de coup dans l'estomac et dans les cotes.
- Ne me cherche pas petite peste, hurla le chef de famille.
Hatori les sépara avant que ça dérape trop entre eux. Akiho se releva avec un peu de difficulté comme si rien n'avait eu lieu.
- Ce n'est pas tout, mais je n'ai pas que ça à faire. Je dois y aller. À plus tard, peut être, chère sœur.
Elle se dépêcha de partir, laissant derrière elle, Akito et Hatori très surpris de sa réaction d'indifférence qui ne lui ressemblait pas. Elle alla ensuite chez Kagura, pour aller voir Rin.

- Bonjour vous deux, comment ça va ?, demanda Akiho avec un grand sourire.
En l'a voyant, dans la demeure des Somas, Rin et Kagura restèrent sans voix, puis après quelques minutes, elles arrivèrent enfin à aligner quelques mots.
- Que fais-tu ici ? Si Akito te voit, tu vas passer un sale quart d'heure, déclara Kagura en regardant par la fenêtre une chose invisible. Tu es folle ou bientôt morte.
- Je vote pour les deux, je suis folle et bientôt morte. T'inquiète, j'ai déjà vu Akito donc…..
- Tu t'es déjà fait engueuler, informa Rin en lui coupant la parole. Tu acceptes enfin d'être une Soma.
- J'ai vu Akito, mais ça ne veut pas dire que je suis une Soma. Je passe juste vous dire bonjour, puis je dois partir.
- ça fait plaisir, on a un courant d'air à la place d'une cousine. Tu vas repasser quand ?, interrogea Kagura.
- Franchement, je ne sais pas encore, avoua la jeune femme. Mais je t'appellerai pour te le dire, dès que je le sais.
En ouvrant la porte, elle tomba nez à nez avec Shigure qui ne l'avait pas vu partir tout à l'heure.
- Salut les filles, Hatori m'a dit que je te trouverai ici. Tu es folle, tu veux mourir pour un tel comportement avec Akito, dit-il avec sérieux.
- Mon frère ne m'a pas tué, donc tout va bien.
- Fait attention à toi la prochaine fois, je t'ai déjà demandé de revenir, je ne veux pas avoir ta mort sur la conscience.
- Je suis prête, on peut rentrer, à la prochaine fois, les filles, déclara Akiho comme si elle n'avait pas entendu ses amis.
Ils commencèrent à avancer quand soudain, Akiho vit sa chère sœur à la fenêtre de sa demeure. Et par grand respect. Elle lui fit un signe d'adieu de la main.
- C'est moi ou tu te fou d'Akito.
- C'est toi, on se cherche seulement, avoua la jeune femme avec un grand sourire. Mais, entre nous deux, c'est moi, la plus grande têtue. Et ça, elle ne l'a pas encore compris ou ne veut pas l'admettre ! Dommage, tu ne trouves pas ?, ajouta-t-elle.

Ils rentrèrent vers la maison. Sur le chemin, elle lui raconta ce qui s'était passé exactement avec Akito pendant l'entrevue.
- Et près tu dis que c'est moi qui joue avec les sentiments dans gens.
- Toi tu joues avec tout le monde, moi je joue qu'avec elle. Et je mens beaucoup aussi à trois personnes, conclut-elle en regardant les étoiles qui commencent à apparaître dans le ciel.
- Il commence à faire nuit. On va peut être se dépêcher de rentrer, dit Shigure en regardant le même spectacle qu'elle.

Arrivé à la maison, ils retrouvèrent tout le monde, autour de la table, près à manger dès leur arrivé. Pendant le dîner, personne ne parlait vraiment de sa journée respective. Personne ne parlait de l'entrevue d'Akiho avec le chef de la famille Soma.
Comme presque à chaque repas, une bagarre commença entre Yuki et Kyo. Et comme à chaque fois, Yuki gagna contre Kyo.
- Comment s'appelle ton amie, au faite ?, demande Yuki une fois réinstallé à sa place à table.
- C'est Isuzu, pourquoi ?
- C'était juste pour savoir. C'est étrange mais nous avons aussi, une cousine qui s'appelle ainsi, et en plus elle s'est fait hospitalisée, il n'y a pas longtemps.
- c'est vrai, mais elle est sortie depuis quelques temps, conclut Shigure.
- Au faite, demain, vu que tu travailles Tohru, déclara Akiho pour changer rapidement de conversation. Je viendrais te chercher avec Yuki, vu que cet idiot de Kyo essaye encore d'apprendre à se battre avec son maître et que je ne veux pas rester seule avec Shigure.
- Tu me cherches aussi, tu ne vas pas t'y mettre aussi à me charrier, gueula le chat en se plaçant face à la jeune femme avec un air menaçant.
- Tu te fais des idées Kyo, informa Shigure en posant ces mains sur les épaules d'Akiho. C'est un ange, ça se voit, il y a une auréole au dessus de sa tête.
- De quoi, tu parles, tu es trop idiot et bizarre.
Il quitta la pièce, après avoir frappé Shigure sur le crâne.
- Tu l'as bien cherché celle-là, ça t'apprendra à dire des bêtises plus grosses que toi, rit Akiho.
- Tout à fait d'accord, ajouta Yuki en rigolant avec elle.
- Vu que c'est comme ça, tout le monde au lit plus vit que ça.
Tout le monde explosa un peu plus de rire, sauf bien sur, Shigure. Il faisait la tête à la place.

Akiho alla se coucher assez tard ce soir là, profitant de l'eau chaude de la salle de bain pour calmer la douleur de ces bleus. Elle se coucha en espérant de ne plus devoir revoir sa chère grande sœur rapidement.