Chapitre 8: Petite découverte.
L'école a repris depuis une semaine après nos vacances très mouvementées. Tout était revenu à la normal: Des bagarres, des têtes de mules et des boudins à gogo. Rien de plus normal.
Tout le monde rentrait du lycée, Momiji arriva le premier à la demeure de Shigure qui ouvrit la porte en compagnie d'Hatori.
- Salut.
- Super de la visite, y avait longtemps, dit le propriétaire de la maison
D'un coup le téléphone sonna et Momiji se jeta dessus pour être le premier à décrocher.
- Oui….
- On ne t'a pas déjà dit de ne pas répondre au téléphone si tu n'es pas chez toi!
Momiji ne l'écouta pas, il passa le téléphone à Akiho qui fut surprise que se soit pour elle.
- Allô! …. Salut toi, y a longtemps!, s'exclama-t-elle surprise. Si je peux venir te voir en ville. Oui je crois, pas de problème. J'arrive tout de suite, ajouta-t-elle avant de raccrocher.
- Tu peux me déposer en ville, s'il te plait?, demanda Akiho à Hatori qui allait partir.
- Oui pas de problème.
- Tu vas où ? Voir qui ? Combien de temps?, s'inquiéta le chien.
- En ville voir un ami et pour le temps je ne sais pas du tout, je ne l'ai pas vu depuis très longtemps. Et puis c'est quoi cet interrogatoire? Tu me surveilles?
Elle partit dire en revoir à tout le monde et déposa un baissé sur la joue de Momiji qui se transforma aussitôt en un tout mignon lapin.
- Qu'est qu'il lui prend? Je voulais juste te dire merci!
- Moi aussi, je peux avoir un gros bisou?, lâcha Hatsuharu
- Arrêtes de te foutre d'Akiho !, dit Yuki.
Un pof retentit dans la maison et Momiji se transforma très vite en humain
- Va t'habiller toi, miaula Kyo en lui balançant ces vêtements à la figure.
- Non pas de bisou pour toi, je préfère les adorables petits lapins, ils sont plus chou que les gros bœufs.
Un Paf retentit et Momiji se transforma en lapin à nouveau en entendant ces mots.
- Mais qu'est ce qu'il a, il est malade ma parole, demanda Akiho.
- Il le fait exprès c'est tout, lâcha le chat en sortant de la pièce trop bruyante à son gout.
- Tu viens alors?
- Oui, j'arrive tout de suite !
Dans la voiture le silence régnait.
- Je te dépose où?
- A la demeure des Somas.
Hatori la regarda avec des yeux remplis de questions.
- Répètes moi ça, je n'ai pas du comprendre ! Tu es sur?
- Quoi je fais ce que je veux ! Kureno vient de m'appeler. Il vient de découvrir mon retour en ville. Il veut me parler, expliqua-t-elle calmement.
- Tu risque de croiser Akito, elle ne voulait pas que Kureno découvre ton retour.
- Je sais, c'est bien pour ça que je vais le retrouver devant la porte d'entrée. Je ne mets pas un pied dans la demeure. Après, on va en ville.
Arriver devant la demeure. Akiho retrouva Kureno qui l'attendait comme promis.
- Salut Hatori !
- Fais attention à toi Akiho, dit le médecin.
- Promis.
Sur le chemin, le silence se fit pesant, personne n'osait commencer en premier à parler.
- Regardes des aigles, lâcha d'un coup la jeune femme en montrant du doigt le toit d'un immeuble. Ils sont magnifiques.
- C'est rare de les voir en ville.
- Tu n'as pas du tout changé depuis tout ce temps.
- Toi par contre si, avoua le coq. Tu as beaucoup grandi. Tu es devenu une vraie jeune femme.
- L'opposé de ma sœur. Pourquoi voulais-tu me voir ?
- Juste pour avoir de tes nouvelles.
- ça sonne faux !, rigola Akiho en l'entraînant dans un parc.
- C'est vrai. Je voulais de parler principalement de la malédiction.
- Arrêtes de tourner au tour du pot, s'énerva-t-elle. Tu veux savoir quoi?
- Toujours aussi directe et délicate, l'informa-t-il légèrement perplexe en vue de sa forte réaction.
- Le chemin le plus court est la ligne droite. Demandes à ma sœur, c'est la seul chose qu'elle m'a apprise.
- Quand crois-tu que tout sera fini, que la malédiction sera totalement levée?
- Elle s'appelle comment ?, questionna-t-elle en s'approchant dangereusement de son visage.
- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles ! répondit-il rouge de honte ?
- Il y a toujours une fille dans les histoires à problème des garçons. Tu es resté fidèle à ma sœur après la perte de ta malédiction. Pourquoi tu veux savoir quand le jour de la libération approche ! Pourquoi ce changement si soudain ? Il y a une fille dans l'histoire j'en suis sur? Allez dit, moi je ne mords pas!
- Pourquoi tu es parti après la perte de ma malédiction ?, demanda le coq essayant ainsi de changer de discussion.
- Tu ne réponds pas à ma question!
- Toi non plus.
- Je me souviendrai toujours du regard d'Akito après, et de tes larmes, lâcha-t-elle tristement. J'avoue aussi que j'avais peur de mes pouvoirs.
- Tu as raison, je suis tombé amoureux d'une autre fille. Seule la suppression totale de la malédiction pourra me permettre de l'aimer au plein jour.
- Je peux juste te dire que le jour j approche à grand pas. Mais je ne connais pas la date. Ça dépend des maudits et aussi de ma sœur.
Sur ces derniers mots, ils se quittèrent. Kureno partit sans avoir une réponse convenable à ses questions.
De retour à la demeure, Akiho fut prise de remord de devoir tout le temps mentir à ses amis. Elle monta donc directement dans sa chambre où elle s'endormit très vite et rêva au monde qui pourrait l'entourer sans cette malédiction.
Le lendemain, au petit matin, Akiho se réveilla. Durant la nuit, elle avait très mal dormi, voir presque pas dormit du tout. Durant le petit déjeuner, Kyo la nargua.
- Tu as une sale tête, ça change du rat.
- Va te faire foutre!
Sur le chemin pour aller à l'école, Tohru s'inquièta pour son amie.
- Tu es sur que ça va? Tu es pale, tu dois être malade!
- Mais non, dit-elle en souriant, c'est juste que je n'ai pas assez dormi. Une nuit de sommeil et c'est reparti.
- Tu aurais peut être du rester au lit alors pour te reposer, lâcha le rat avec inquiétude.
La matinée se passa très bien jusqu'au moment du repas.
- Ce n'est pas trop tôt. Enfin la pause, hurla à moitié Akiho en sortant dehors sur le toit. Je ne tenais plus en place.
- Coucou, c'est nous !, cria Momiji en arrivant.
- Tu as l'apparence d'un ado mais la mentalité d'un môme de cinq ans. Tu le lâches quand ton sac à dos lapin ?
- Je ne le lâcherai jamais Akiho, c'est une part de moi.
Le repas se passa bien, tout le monde discutait et comme d'habitude Momiji faisait l'idiot jusqu'à que la cloche retentit
- Akiho est bizarre aujourd'hui !, murmura Momiji à l'intension de Tohru et Kyo
- Elle a toujours été bizarre, dit le chat en rigolant.
- Je t'interdis de dire ça sur elle.
Akiho monta les marches tranquillement, dans la direction de la salle de cours, à coté de Hatsuharu quand les marches bougèrent toutes seules, le carrelage faisait des vagues.Akiho bascula en arrière, Momiji se jeta sur elle pour la rattraper, oubliant totalement la malédiction.
Akiho retomba dans ses bras. Tous les Somas retenaient leur souffle, inquiet pour la suite. Tohru se précipita aussi vers Akiho et Momiji comme pour éviter le pire. Elle le regarda perplexe, il ne s'était pas métamorphosé en lapin.
- Son front est brûlant. Je l'apporte à l'infirmerie, annonça Momiji.
- Attention, tu es fou. Et si…..
Momiji n'écoutait pas Yuki, il se précipita déjà vers l'infirmerie avec Akiho dans les bras. Les autres restaient plantés dans les escaliers.
- Vous avez bien vu la même chose que moi. Pincez-moi, je rêve!
Arisa ne se gêna pas, mais au lieu de pincer Kyo, elle lui frappa très fort sur la crane.
- Mais c'est une expression, espèce d'idiote.
À l'infirmerie, Momiji resta près d'Akiho. Il lui prit la main, et la tint fermement. Au bout d'une demi-heure, Hatori arriva pour apporter Akiho chez elle.
- Je suis son oncle et son médecin.
- Son ami qui est très inquiet et peu être lui aussi…
- Il va venir avec moi aussi !, dit Hatori coupant cours la discussion avec l'infirmière.
Il alla voir Momiji et Akiho qui était à peine réveillée.
- Akiho, tu peux marcher ou je dois te porter jusqu'à la voiture?
- Je ne sais pas du tout, déclara-t-elle en portant une main à sa tête.
- Tu es sur de toi Hatori, tu sais c'est…
Hatori ne l'écouta pas, il prit Akiho dans ces bras. Et la encore, il ne se passa rien.
Tout le monde resta silencieux dans la voiture. Akiho avait déposé sa tête sur l'épaule de Momiji et s'y endormit.
Shigure les attendait avec impatience au pied de la porte. Il ouvrit la portière et prit Akiho dans les bras. Momiji n'en croyait toujours pas ces yeux. L'homme ne se transforma pas non plus en chien.
Shigure la déposa dans son lit et la laissa dormir tranquillement.
Dans le salon, Hatori apporta le thé. Momiji restait toujours silencieux, il ne comprenait plus rien a la situation.
- Pourquoi tu n'es pas rester en cours toi ?, demanda le chien
Momiji ne lui répondit pas, il semblait perdu. Son visage exprimait autant d'expression d'un poisson hors de l'eau.
- Tu es tout chamboulé, conclut le maitre des lieux.
- Elle avait raison Shigure, le jour approche à grand pas !, lâcha Hatori en rentrant dans la cuisine après avoir rendu visite à la malade.
- Quel jour ? Pourquoi on peut la prendre dans nos bras? Pourquoi elle est malade? Pourquoi…
- Calmes toi, Momiji !
- Non, je veux comprendre. Ce n'est pas possible!
- Que fais-tu là? Tu devrais rester au lit Akiho, tu es malade !, cria à moitié Shigure sur la jeune femme qui était assise sur les marches, la tête posée sur la rambarde.
- Je ne suis pas malade, juste très fatiguée!
- Tu devrais comme même rester tranquille dans ton lit, dit Hatori en s'approchant d'elle.
- D'abord je veux savoir ce qui c'est passé après que tu m'as mise dans la voiture?
- Tu as dormis dans la voiture et je t'ai mise au lit tout à l'heure, annonça Shigure.
- C'est tout, je n'ai pas fait de bêtise?
- Comment ça c'est tout, pas de bêtise, je ne comprends plus rien. Pourquoi…
- Super, on commence par où ?, demanda Akiho ironiquement en regardant Momiji.
Ils passèrent tous dans le salon. Hatori porta la jeune femme pour éviter qu'elle ne tombe.
- Comment ça « on »?, interrogea le chien. C'est ton histoire pas la notre.
- Commence par le début, ce serai déjà bien!
- Euh…..Tu sais que je suis une Soma…..
- Ça je le sais déjà. Ça n'explique pas pourquoi on a pu te prendre dans nos bras sans nous transformer?
- Laisses-moi finir! C'est du au fait qu'une partie de la légende fut oublié avec le temps. Seule la partie qui intéressait la famille Soma est restée en mémoire, seule la partie les animaux et le Dieu est perpétuée de génération en génération.
- Tu veux en arriver où, vous comprenez tous ce qu'elle dit?, questionna Momiji en regardant chacun son tour, les personne présente.
Ses yeux se fixaient principalement sur sa cousine qui avait la tête posée sur l'épaule du dragon.
- On a eu du mal à comprendre au début la première fois qu'elle nous a raconté la vraie légende, avoua Hatori. La légende est basée sur une histoire vraie. Sauf que notre famille oublie de dire à chaque fois que durant la fête que Dieu donna, un humaine était présent, enfin plutôt un enfant.
- Pour faire simple, dit l'écrivain. Nous, on représente les animaux, Akito le Dieu…
- Alors Akito représente l'enfant ?, coupa Momiji comme si une illumination venait d'arriver.
- Oui, jusqu'à maintenant, depuis que la malédiction s'est abattu sur la famille, jamais tous les membres conviés à la fête ont été présents en même temps. Soit l'un des animaux manquait ou l'enfant. D'un coté l'enfant manque souvent durant les générations, il n'est pas la tout le temps.
- Pourquoi ?
- On ne sait pas, mais une chose est sûre, jamais le Dieu et l'enfant ont eu le même sang dans leurs veines. Hors aujourd'hui le Dieu est mon ainé.
- Akiho est la plus maudit dans la famille. Même si nous perdons la malédiction, Akiho restera telle qu'elle est actuellement.
- Elle a déjà enlevé la malédiction de Kureno quand elle était petite, c'est pour ça qu'elle est partit, compléta Shigure
- C'est pour ça qu'Akito voulait l'effacer de notre mémoire.
- C'est bien tu as tout compris.
- Va te reposer maintenant, les autres vont bientôt arriver, ordonna le médecin. Ils doivent aussi se poser beaucoup de questions.
- Je vais t'aider!
- L'amour rend aveugle!
Shigure reçut sur la tête un grand coup de la part de la jeune femme à cause de cette remarque.
- Tu n'es pas si fatigué que ça! Aller au lit!
Akiho s'installa sur le lit et parla un peu avec Momiji avant de s'endormir.
- Tu dois me promettre de ne répéter à personne ce que tu viens d'apprendre même pas à Hatsuharu. Promets le moi!
- C'est promis, dit-il en lui prenant la main.
Akiho s'endormit très vite et Momiji resta à coté d'elle ne voulant pas lui lâcher la main.
Il profita de ce moment pour la regarder dormir, il déplaça une de ces mèches de cheveux pour mieux admirer son visage.
- Tu es vraiment très belle. Comme j'aimerai pouvoir te parler. Te dire tous ce que je ressens pour toi!
Un grand bruit se fit entendre en bas, le sortant de son admiration.
- Tient, ils sont rentrés, pensa le jeune homme.
Momiji sortit enfin de la pièce et juste après qu'elle soit sûre qu'il soit partit, Akiho s'assit sur le lit, ces joues étaient totalement rouges et des larmes commençaient à couler le long de celle-ci.
Le bruit se fit de plus en plus fort dans la cuisine, akiho décida alors de descendre après s'être calmée.
- C'est de moi que l'on parle, questionna la jeune femme en s'installant sur les marches, la tête posée sur la rambarde.
- Retournes tout de suite au lit, plus vite que ça! Et vous la ferme !, hurla Hatori. Elle doit se reposer, si elle veut être en forme rapidement.
- On veut juste comprendre pourquoi, Momiji a pu la prendre dans ces bras ?, cria à son tour Kyo
- Ce n'est pas possible. Comment tu as fait Momiji?
- Arrêtes de te foutre de nous, sale chien.
Akiho s'approcha de Kyo et le prit dans ces bras. Il se transforma aussitôt sous les yeux de tout le monde.
- Tu vois que ce n'est pas possible Mr le Chat!
- Lâches moi tout de suite !, miaula ce dernier furieux.
- Non c'est ta punition.
Momiji croisa le regard d'Akiho qui lui sourit tendrement, il recula et se cogna la tête contre le mur.
- Attention à mes murs, s'inquiéta le chien. Et puis j'ai raison l'amour rend aveugle.
Akiho et Momiji passèrent tous les deux au rouge.
- C'est quoi cette histoire encore?
- C'est entre eux et moi.
- Toi au lit maintenant, demain, je passe dans la journée pour te faire un examen complémentaire, ordonna Hatori.
Akiho obéit et commença à monter les marches en tanguant un peu.
- Tu vas me lâcher à la fin, miaula une fois de plus Kyo.
- Kyo a raison pour une fois, tu nous le rends !
Elle le déposa dans les bras de Tohru, ce qui ne plut pas du tout à Kyo. Puis alla au lit tranquillement comme si rien ne s'était passé.
