Chapitre 4:Instinct et rêve.
Allison devait courir.
Fuir était la seule solution.
Ses jambes l'emmenait dans un long couloir sombre, la lumière à l'autre bout n'était point blanche mais bleue.
Ce bleu dans lequel on veut plonger, encore plus attrayant que l'eau et plus tentant qu'un ciel sans nuage, dans lequel vont de gens afin de voir une autre vie ailleurs.
Elle voulait arriver à l'atteindre, à l'attraper.
Elle voulait faire comme les enfants à qui on tendait un seau plein de peinture; elle voulait y plonger les mains à l'intérieur et s'en impregner de la tête aux pieds.
Elle pouvait en sentir l'odeur; cette odeur masculine, provocatrice, tentatrice, passionée, aphrodisiaque.
Le genre d'odeur dont on ne peut se passer.
Celle qui vous colle à la peau alors que vous ne savez même pas en retenir l'arôme tant que vous ne l'avez pas sous le nez.
Elle pouvait aussi en sentir le touché sous ses doigts, cette douceur rude, cette partie qui griffe légèrement mais qui ne peut que vous faire frissonner car les griffures sont tendres et chatouillent.
De la sueur coulait sur son front, et ses jambes forçaient sur ses réserves d'énergie.
Elle entendait un souffle à ses côtés, un souffle bien lointain et pourtant elle en ressentait la fraicheur jusque dans sa moëlle osseuse.
House, lui était à côté du lit de Cameron.
Elle dormait, rêvait, cauchemardait.
Dès les premières minutes d'agitation, il avait ouvert ses yeux et avait accouru au chevet de son employé.
Il l'avait vu trembloter et l'avait donc couverte, frôlant son front de bout de ses doigts.
De la sueur le recouvrait.
Il prit donc une éponge et l'essoa une fois mouillée pour enfin la mettre sur la tête de la jeune femme.
Dans son rêve, son sang se glaçait légèrement à ce contact trempé et froid.
House respirait difficilement.
Il paniquait, se demandant si finallement elle n'était pas tombée malade, son employé, son amie, sa confidente, son complément.
Et bien oui, elle 'tait son contraire, son complément.
Le ying et le yang, le bien le mal, la belle et la bête.
Sa différence elle était, son opposée et pourtant alors qu'il devrait la détester.....
Enfin bref, il ne pouvait faire autre chose que de ressentir ce manque lorsqu'elle n'est pas là.
Il la fixait, se remémorant les passages heureux qu'ils avaient vécu ensemble.
Leur lien particulié qui jamais ne s'éteindra, si il l'avait juré.
Il ne pourrait jamais la laisser tomber, dans son dos il avait assisté à chacune de ses peines et avait fais des efforts pour que la raison ait vite disparu.
Et oui, il avait continué de veiller sur elle.
Cameron ne s'arrêtait plus, la lumière n'était qu'à quelques centimètres qui lui parraissaient être des kilomètres.
Elle sentait chaque souffrance dans son corps, son pouls pulsait dans ses tempes, son sang s'agitait, ses muscles se contractaient à chaque mouvement.
Mais alors qu'elle allait toucher la lumière, l'atteindre, l'avoir, la gagner.
Cameron se releva, faisant se redresser House par la même occasion.
Elle était en position perpendiculaire à ses jambes allongées.
House était pile en face d'elle à uniquement 2 centimètre de la bouche de l'autre, voir moins étant donné que leurs nez se touchaient.
Leurs yeux étaient connectés, soudés entre-eux.
La surprise passa dans leurs traits, laissant place à la peur puis à un vide......suivi de la soif.
Non pas de la soif comme celle de n'importe qui, mais la soif D'UNE personne.
Allison baissa la première les yeux sur les lèvres de l'homme en face d'elle, qui fit de même une ou deux secondes plus tard.
Ils aveint l'impression que leurs coeur allaient sortir de leurs poitrine, que leurs bras et jambes allaient tomber tellement ils ne les sentaient plus, que leurs cerveau alleint griller à force de chauffer voir de brûler.
Dans un même élan, ils approchèrent leurs lèvres de celles de l'autre.
Elles se touchèrent alors, non pas se frôlaient, ni ne s'embrassaient, elles se touchaient.
Le meilleur moyen de goûter les sensations de l'autre, s'était le juste milieux qu'il y avait entre se précipiter et faire durer.
Mais cette fois, s'était fait, ils goûtaient.....et étaient électrifiés.
