Chapitre 5:Toi, moi et elle.

Ploc, ploc, ploc.
A petites gouttes la pluie tombait sur les carreaux, rendant l'atmosphère palpable.
Le début d'une tempête montrait le bout de son nez, plongeant la pièce dans une pénombre plus sombre que la nuit déjà bien avancée.

Pendant que Cameron et House se séparaient après ce touché qui les avait électrisé, avait électrocuté chacun de leurs muscles, de leurs os, grillant la moindre parcelle de peau,
court-circuitant leur cerveau, et leurs pensées, un éclair passa devant les seules vitres sans volets.
La lune se cachait à travers un nuage pas très épais, n'empêchant pas tout de même nos deux médecins de se fixer droit dans les yeux comme perdus dans le lointain.

Far far away is the world where we are....

Le tonnerre gronda bruyamment mais ne déconcentra pas les deux personne présente dans cette pièce close.
Le reflet de chacun était visible dans les yeux de l'autre
Rien en pourrait briser cette bulle dans laquelle ils étaient confinés, il s'agissait de leur espace vital.

Cameron leva sa main avant de la diriger vers le torse de House, pour simplement l'y poser.
Ils s'étaient mis debout quelques secondes plus tôt, par l'initiative de House qui avait sa jambe dans une mauvaise posture.
Il sourit en sentant ce contact doux et tendre.
Elle soupira d'aise en sentant le cœur de l'homme en face d'elle battre à tout rompre, lui prouvant qu'elle n'était pas seule à sentir et ressentir les sensations de leur deux corps proches, trop ou pas assez, on verra bien.
Greg prit une longue inspiration, humant le parfum de la jeune femme.

Taking a breath next to you is like going to heaven....

Il approcha sa main de son visage, mais ne la toucha pas, la frôla du bout des doigts la faisant frissonner.
Le souffle de l'immunologue se coupa, un instant avant de reprendre à une vitesse vertigineuse.
Ils ne se quittaient pas des yeux, le message qui les traversait était perdu, profond, intense.
La main de Cameron passa du torse de son patron à son épaule, à son dos, avant d'enfin arriver au niveau de sa nuque et de la naissance de ses cheveux.
Elle caressa cette partie lentement et tendrement prenant son temps pour s'imprégner des frissons de plaisirs qui le faisait gémir presque silencieusement.

Lui, avait fait descendre sa main le long du bras de la jeune femme, toujours sans la toucher ce qui multiplié les sensations par mille et plus.
House avait senti son pouls rapide lorsqu'il était passé par son cou dans lequel il voulait plonger ses lèvres, mais il s'était retenu.
Une fois arrivé au niveau de son poignet, il prit sa main dans la sienne pour les entrelacer.

When you touch me, i die but when i touch you i fall....

Elle approcha alors son visage du sien, doucement, prenant tout son temps pour savourer l'instant.
Ils se souvenait leur premier baiser, dans ce bureau même, à quelques centimètres près du lieu exact où elle avait fais un premier pas.
Cela n'était pas allé plus loin et pourtant, il aurait suffi que Cameron ne fasse pas toujours passer ses priorité avant tout pour que cela devienne à la fois pire et meilleur.
Les respirations se mêlaient au fur et à mesure que leur visages se rapprochaient.
Un goût d'éternité se ressentait dans cette future étreinte promise.
Une fois à deux ou trois millimètres de ce baiser tant réclamé, une hésitation plana en eux.
N'était-ce pas dangereux?
Qu'allait-il se passer après tout ça?
Les questions se bousculaient dans leur têtes; et à travers leurs regards ils discutaient.
Une boule se forma dans leur estomacs du fait que la tension montait.
Ce fut alors le néphrologue, qui referma sa main plus fortement sur celle de son employé, pour lui donner du courage et lui montrer que lui aussi en avait envie.
C'est dans un commun accord et une harmonie parfaite qu'il se rejoignirent dans un baiser des plus simples pour débuter, avant de devenir passionnel; alors que le ciel dehors se déchirait d'un éclair qui foudroya l'arbre d'à côté.
La soif de l'autre montait à mesure que leurs lèvres devenaient pressentes, que leurs langues se cherchaient sans ménagement, que leurs haleine s'alliaient parfaitement.

Kissing you is like loving, for the eternity....

Gregory la poussa contre le mur, posant sa leur main liées et sa main libre sur cet appui.
Reprendre leur souffle leur était pénible, cela signifiait quitter la douceur de l'autre.
Mais après un moment, embrasser ne suffisait plus, il leur fallait capturer et appartenir à l'autre à la fois.
Ils avaient besoin de se sentir proche et lointain, de ne faire qu'un et deux.
House pressa son corps contre celui emprisonné de sa partenaire, lui arrachant un soupir qu'elle avait essayait d'étouffer en vain.
La main qu'il avait appuyé sur le mur, avait commencé à enlever les boutons de sa chemise à elle, pendant qu'elle s'occupait des siens.
Ils avait toujours les mains liées contre l'obstacle qui les retenait de tomber.
Quelques secondes suffirent afin d'envoyer leurs hauts au loin.
Allison rompu alors le baiser et fixa son amant dans les yeux, captivant son regard.
Elle voulait savoir si il était prêts, s'il ne le regretterait pas....comme la dernière fois.
Pour toute réponse, il lui embrassa le front de façon tendre et chaleureuse.
Elle n'en attendait pas loin avant de descendre sa main libre vers le bas de House alors que lui, lui embrassait le cou et lui mordillait l'oreille.
Dehors, le tonerre grondait plus fort que jamais.

If you catch me it's forever, but if i take you, i hope you want me.....
De loin, derrière la vitre et appuyé dessus, on pouvais voir une femme une larme coulant le long de sa joue pour poursuivre son chemin dans un vide, avant d'enfin s'écraser au sol.
Le Dr Cuddy avait juste voulu voir si tout allait bien à cause de l'orage et de l'arbre en feu à l'extérieur.
Elle avait vu ses baisers que jamais elle n'avait eu, elle avait vu ses caresses qu'elle avait toujours voulu, elle avait vu des sentiments dont jamais elle n'avait fais parti.
Elle partit alors, le pas trainant, mouillant le sol de ses larmes salées qui inondaient son visage.
Elle avait voulu les rapprocher, elle avait réussi plus qu'elle ne le voulait ou l'espérait.

I lost him, i'm lost; she has him, she has all....